ouais, 2 cm de difference c 'est pas trop énorme
mince, tu es un poil plus grand que je ne pensais
pov' poule: ca me fait songer à un gag TV des inconnus
OK , mouleofdarkness, on attend avec impatience ce fameux récit
Bon, je mets la dernière main à mon épisode (meuuh, veux pas que ça finisse ), et...voila. J'ai surtout des blèmes au niveau de la structure (éclatée, linéaire, les deux ? ^^ ), de la musique aussi... Petite précision/ spoil : tous les persos seront utilisés, et je sens que la fin va ... disons que je n'explique pas
, du moins pas tout ^^... et les jackson five sont dedans .
En gros, on l'aura dans deux-trois semaines au minimum, non ?
Quant à moi, chapitre 7 (et dernier) pour demain matin.
vive les jackson 5!
2-3 semaines ![]()
deux - trois mois plutôt ![]()
mais comme disait l'oncle Arthur 'mieux vaut tard que jamais'
ok, two pack, aboule ton chapter seven! ![]()
BAIN DE SANG A SAN SALVADOR
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Chapitre Sept
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. Les rotors du << Faucon Noir >> tournaient à plein régime. Volant à vive-allure dans les airs, ce dernier freina ensuite sa trajectoire puis, perdit volontairement de l'altitude, avant de se mettre en stationnaire à quelques pieds au-dessus de l'océan. Les longues pales écartaient les eaux autour de l'hélicoptère, produisant ainsi des vagues divergentes en cercle. Comme lors d'un séisme.
. Un zodiac pneumatique "Mk II" jaillit ensuite de l'habitacle de l'oiseau de fer et se posa à la surface de la mer. Suivi par plusieurs gros sacs, qui atterrirent chacun dans la coq de ce même zodiac. Et finalement, cinq silhouettes, sautant quasi simultanément des deux côtés du Black-Hawk. Après avoir conclu lourdement leur chute dans l'eau, ils convergèrent vers le "Mk II" et y grimpèrent aussitôt à dedans. L'un d'entre eux adressa un geste de la main à l'attention du pilote, et l'hélicoptère reprit de l'altitude avant de rebrousser chemin.
. McKinson prit la barre et dirigea ensuite le petit zodiac en direction de l'île qui se dessinait au loin, sur la ligne d'horizon de la mer. La dizaine de jours d'autonomie des batteries des mouchards placés dans les boîtiers des visées laser des Sig s'étaient bientôt écoulés, mais le signal émettait toujours, depuis l'archipel d'en face. Très faiblement du moins. Si les guerriers rataient leur cible et que cette dernière arrivait à s'échapper, il serait impossible de la retrouver par la suite.
. Puis, les soldats de la mort récupérèrent leurs armes, dans les gros sacs qu'ils avaient lâchés depuis l'hélicoptère : Black Bull avait sa mitrailleuse M-249, alimentée par plusieurs chargeurs supplémentaires de 200 cartouches placés dans son gilet tactique spécial "mitrailleur", et ses armes de poings favorites. Le Chacal brandissait son gros fusil de sniper M-40 A3 et avait mis le traditionnel "boonie hat" des tireurs d'élite. Comme à son habitude, Le Virtuose avait sa casquette de marine enfoncée sur le crâne, et le M-16 A4 / M-203 dans les mains, avec un compartiment spécial sur son gilet tactique destiné à accueillir ses innombrables grenades à fusil mortelles de 40 mm. Quant à lui, L'Artificier restait fidèle au M4 A1, et s'était muni, en plus de ça, d'un fusil à pompe Remington 870 de calibre 12, tandis que L'Exécuteur portait son M16 A4 en bandoulière et avait le sinistre Beretta 93-R dans le holster d'épaule de sa nouvelle tenue de camouflage << Woodland BDU >>.
. N'ayant remarqué aucune présence sur la côte, les cinq guerriers purent accoster tranquillement sur la plage déserte. Prenant le pas de course, ils s'enfoncèrent ensuite dans la jungle. Leurs tenues de combat << Woodland BDU >>, aux teints bruns-kakis, les dissimulaient totalement dans l'épaisse végétation qui recouvrait toute l'île.
. Quelques kilomètres plus loin, alors qu'ils crapahutaient toujours dans la forêt tropicale, Escobar - en éclaireur - perçut des bruits de pas à travers les buissons d'en face, qui craquelaient répétitivement. D'instinct, le tireur d'élite mit un genou à terre et leva son poing droite à mi-hauteur. Signe d'arrêt. Les autres soldats s'immobilisèrent aussitôt, et entendirent à leur tour les bruissements. Puis, Jeff bougea son avant-bras de gauche à droite, et les quatre autres guerriers obéirent à nouveau en se déployant sur les côtés, et en se positionnant chacun derrière un arbre.
. A présent dissimulé par un conifère, l'ex-marine prit son walkie-talkie et y chuchota à l'intérieur :
- Tout le monde prend son silencieux, je tire le premier...
. Sa phrase se conclut au moment même où un gringo, armé d'un M-16 A2, surgit de la rangée de buissons, en face de lui, à une vingtaine de mètres. Ce dernier fut rejoint par trois semblables, marchant nonchalamment avec leur arme en bandoulière.
. Ni une ni deux, le Beretta 93-R dégainé, Steve visa le torse du premier "pistoleros" et appuya sur la détente. Chuintant, le pistolet italien délivra une pastille de 9mm qui se logea dans le coeur du latino, qui s'écroula illico au sol en deux temps. D’abord sur les genoux, puis entièrement. Une demi-douzaine de "plop" identiques se firent ensuite entendre, aux côtés de McKinson, et tous les autres porte-flingue tombèrent, rectifiés en bonne et due forme...
. Ce petit chapitre passé, les cinq guerriers reprirent leur route dans la jungle. Le signal du dernier Sig émettait de plus en plus sur leur montre. Ils n'étaient plus très loin...
***
- Shit...
. L'ex-marine n'en croyait pas ses yeux. Posté au faîte de la colline surplombant et encerclant la clairière, il avait une vue parfaite sur l'hacienda du << jefe suprême >>. Cette dernière était immense, bâtie sur deux étages sans compter les combles. Mais ce qui inquiétait réellement le guerrier, était le grand bâtiment plat juste à la gauche de la demeure. Il ressemblait à s'y méprendre à une sorte de caserne, où des dizaines de "soldados" devaient sûrement être entassés à l'intérieur.
. Une bonne centaine de mètres, peut-être même deux cents, séparaient environ les deux bâtisses du sommet de la butte où étaient positionnés les cinq guerriers. Une distance adéquate pour ce genre d'embuscade. En outre, quelques cahutes ainsi que deux petites tours d'observation, postées à chaque extrémité de la clairière, où sur chacune une sentinelle se dressait, complétaient la petite "base" ennemie.
. En regardant ensuite les hommes vêtus de treillis en train de jouer tranquillement au foot dehors sur l'herbe, McKinson comprit que la "cible" n'était pas en alerte. C'était un bon début. A présent, il suffisait aux soldats de la mort de s'assurer qu'elle était réellement ici, et ensuite, de passer à l'action en ne laissant aucun survivant derrière eux, s'ils voulaient quitter l'île en un seul morceau...
- Ouais... "shit" comme tu le dis ! Lança Hamilton en visionnant à son tour la clairière.
- Une idée sur le plan d'attaque, chief ? Continua Escobar.
. Le soleil commençait à se coucher. L'ex-marine était persuadé que la sécurité serait renforcée pendant la nuit, comme dans tout ce style de bases qui s'attendaient à se faire attaquer par un commando de forces spéciales opérant uniquement dans les nuits sans lune avec tout le matériel sophistiqué pour...
. Le moment judicieux pour frapper était donc à l'aube du lendemain, lorsque les pourris qui n'étaient pas de garde se réveillaient, et les autres allaient se coucher.
- On attend demain matin, répondit McKinson. Leur chef a sûrement un plan d'échappatoire. On va essayer de le trouver pendant cette nuit et de le neutraliser.
. Puis, levant la tête, il remarqua que le ciel venait de s'assombrir d'avantage pendant ces quelques instants, avant de continuer :
- Et je crois qu'on peut commencer tout de suite. Je vais faire un tour avec Joe... Black Bull et Rodriguez, trouvez-vous un endroit et surveillez la caserne et les alentours. Jeff, toi tu restes par là et tu surveilles la baraque.
. Tout le monde acquiesça, tandis que McKinson et Lemieux partirent, en longeant la colline par la droite.
. Une fois la nuit tombée pour de bon, les deux guerriers continuèrent leur chemin en contournant l'hacienda. Toujours par la butte. Arrivés à l'autre extrémité de la clairière, ils découvrirent ce qu'ils cherchaient : la bâtisse formait un "U" en colonnade dans lequel, au milieu du dégagement, se trouvait un petit hélicoptère.
. Un Bell H-13.
. Il s'agissait certainement du << plan d'échappatoire >> que le << jefe suprême >> possédait...
. En outre, l'hypothèse de l'ex-marine était correcte. La sécurité autour de la maison avait bel et bien été renforcée pour la nuit. A peu de choses près, une vingtaine de porte-flingue se trouvaient dans la cour encerclée par le péristyle, n'empêchant toutefois pas aux deux guerriers d'opérer. Prenant le pas de course, le Canadien traversa la clairière et se rua jusqu'au petit hélicoptère. Son expérience en matière d'infiltration lui permit de passer à travers l'obscurité sans se faire repérer par les gringos, ces derniers bien trop occupés à boire des bières autour de leur feu de camp. Puis, il sortit de son gilet tactique une charge de C-4 préfabriquée de taille raisonnable. Deux kilogrammes. Armée, L'Artificier la fixa sur le toit du cockpit du Bell H-13, avant de repartir aussi vite qu'il était arrivé...
. Revenant ensuite vers les trois autres marines, toujours accompagné de Lemieux, Steve saisit son walkie-talkie :
- Le plan d'échappatoire est neutralisé. On attaque demain à l'aube. Restez en position et silence radio, terminé.
***
SUITE
***
. Le jour venait de se lever sur la petite île. Les dernières lueurs crépusculaires, encore visibles dans le ciel, devaient sembler magnifiques aux yeux de McKinson. Mais ce dernier n'en avait cure... les jumelles collées à son visage, il observait une dernière fois la clairière avant l'assaut, positionné derrière un tronc d'arbre couché au milieu de la colline, dans la médiane de la base ennemie.
. Les autres soldats étaient tous à leur position, prêts à intervenir : Hamilton et Rodriguez, légèrement sur le flanc gauche à mi-colline, braqués sur la caserne. Escobar au sommet de la butte, le canon du M-40 A3 orienté sur l'hacienda. Et Lemieux sur le flanc droite, prêt à sprinter jusqu'à l'entrée de la bâtisse.
. Puis, rengainant ses jumelles, le guerrier saisit ensuite son walkie-talkie :
- Jeff, ouvre le bal sur les deux sentinelles. Les autres, prêts à tirer.
. Soudain, en voyant sortir un porte-flingue d'une cahute, aux abords de la colline, se dirigeant ensuite vers cette dernière, l'ex-marine reprit aussitôt :
- Attends !
. Portant un MP5 en bandoulière, le pourri en question arpenta la butte sur quelques mètres, avant de se retourner derrière un petit arbuste et de baisser son pantalon. Enjambant quant à lui le tronc d'arbre couché, McKinson se laissa glisser le long de la colline, tout en faisant le moins de bruit possible, jusqu'à arriver ensuite derrière le gringo qui se soulageait la vessie. D'un mouvement rapide, il sortit son poignard de l'étui à la cheville et porta un violent coup au crâne du pisseur, sans jugement, tandis qu'un deuxième porte-flingue surgissait de la même cahute. Ce dernier perçut le bruit bizarre - celui de la lame s'enfonçant dans la boîte crânienne - derrière l'arbuste, et s'y approcha aussitôt prudemment, après avoir jeté la clope qu'il venait d'allumer.
. Le guerrier n'avait pas eu le temps de cacher le macchabée, lorsque le pourri arriva par le côté du buisson. Halluciné, ce dernier vit le corps de son amigo couché au sol, un poignard planté dans la nuque. Alors qu'il essayait dans la hâte de dégager son AK-47 de sa bandoulière, le porte-flingue fut stoppé net dans son mouvement par une ogive brûlante de 9mm Parabellum jaillissant de l'arbuste, et terminant sa course dans sa tête, juste au-dessus de l'oeil gauche. Le gringo pleura quelques larmes de sang, avant de s'écrouler au sol, sans alerter d'autres ennemis.
. L'orbite rivé au télescope de visée surmontant le M-40 A3, Escobar avait suivi la scène en contrebas avec son index crispé sur la détente, prêt à intervenir si la situation dégénérait. En voyant le deuxième gêneur rectifié d'un tir en pleine tête, il poussa un soupire de soulagement, tandis que, plus bas, McKinson rengaina le Beretta 93-R encore fumant, et récupéra son poignard sur le cadavre.
. Puis, remontant la colline jusqu'à son ancien emplacement, l'ex-marine reprit son walkie-talkie :
- C'est bon Jeff. Les autres, prêts à tirer.
. Il ne fallut, cette fois-ci, attendre que quelques secondes avant qu'une détonation sèche retentisse dans la clairière, et que la première sentinelle tombe comme une mouche de la petite tour d'observation, à l'Est de la base. Effarée, la deuxième, à l'Ouest, tenta de repérer d'où était venu le coup de feu. En vain. Escobar avait déjà manoeuvré la culasse du M-40 A3 et caressa aussitôt, encore une fois, la détente du gros fusil. A nouveau, la dernière sentinelle n'eut pas vraiment le temps de réaliser, il vit simplement un flash émaner de la butte en face de lui, et ravala sa confusion en sentant son crâne exploser par la balle de 7,62 mm...
. Depuis la position des cinq guerriers, on entendait déjà des cris d'alerte provenant de la caserne et de l'hacienda. Les gringos n'avaient pas été insensibles au charme des deux coups de feu et, à présent, ils allaient les rejoindre afin de donner réponse.
. Le doigt crispé sur la détente du M-203 accompagnant le M-16 A4, Rodriguez braquait l'entrée du long bâtiment plat. Au moment où les premiers porte-flingue surgirent de ce dernier, il contracta d'avantage son index et subit le recul de l'arme. Jaillissant de la gueule du lance-grenade, le projectile de 40 mm virevolta divinement dans les airs, avant d'atterrir et d'exploser aux pieds de la horde de pourris qui venaient d'apparaître à l'extérieur. La majorité d'entre eux furent balayés par le torrent brûlant de shrapnel, tandis que les restants furent immédiatement fauchés par les rafales que crachait de toutes ses forces la M-249 de Black Bull.
. Puis, après avoir engagé une nouvelle ogive dans le M-203, le Virtuose tira sur la section de porte-flingue qui venaient de surgir de l'hacienda. McKinson fit de même, à l'aide du M-16 A4 qu'il appuyait sur le tronc d'arbre couché, réglé en semi-automatique. Ses premières balles moururent toutefois dans la façade de la bâtisse. Se ressaisissant, l'ex-marine mit un genou et terre, soulagea son oeil une seconde, et épaula le fusil d'assaut, avant de refaire feu. Le résultat fut de suite plus convainquant : la demi-douzaine de nouveaux frelons métalliques couchèrent au tapis les cinq survivants de la dernière grenade à fusil de Rodriguez.
. Du côté de la caserne, les "soldados" étaient à présent tous immobilisés à l'intérieur du baraquement, par les tirs de suppression très soutenus d'Hamilton. Supportée par le bipied reposant au sol, la M-249 claquait furieusement dans la clairière, en crachant continuellement son venin sur le long bâtiment plat en face d'elle. Sa cadence de tir incroyable de 1000 coups à la minute était très utile dans des cas comme ça...
. Mais, malheureusement, chaque plaisir n'est pas éternel, et la mitrailleuse dut bien finir par sonner à vide...
- Je recharge ! Indiqua Black Bull.
- Rodriguez, prends le relais sur la caserne ! Continua McKinson.
Puis, il attendit que le Black ait remit une nouvelle bandoulière de deux cents cartouches, avant de poursuivre :
- Hamilton, tir de couverture sur l'hacienda ! Joe, avec moi !
. Les deux concernés acquiescèrent, tandis que le bruit creux du M-203 retentissait à nouveau.
. Accompagné du Canadien, l'ex-marine déboula la colline et passa sur le flanc droite de la ligne de feu de Black Bull qui dévastait la façade de l'hacienda. Rejoignant ensuite l'entrée de cette dernière, les deux guerriers s'engouffrèrent dans le vestibule, et se retrouvèrent rapidement bloqués par une double porte verrouillée. Le petit hochement de la tête de McKinson suffit à Lemieux de comprendre ce qu'il lui restait à faire. Alternant ses deux armes afin de se retrouver armé du Remington 870, il visa la serrure et appuya ensuite sur la détente du fusil à pompe, laissant la chevrotine accomplir le reste du boulot. L'ouverture dégagée, des rafales d'armes automatiques de petit calibre répondirent aussitôt, de l'autre côté de la pièce. Des P-M, à première vue.
. L'Américain sortit des poches de son gilet tactique deux grenades à fragmentation. Dégoupillées, il les lança à travers l'encadrement de la double-porte, à ras du sol. Les pourris n'eurent même pas le temps de voir rouler par terre les deux projectiles, ils entendirent juste le début de la double déflagration. Et la suite ne fut que noire total...
. Des bouts de chairs et de matières cervicales virevoltèrent tous azimuts dans la pièce, en abâtardissant le magnifique carrelage couleur bleu de cobalt, alors devenu entrecoupé par de grosses tâches carmins.
. Pendant ce temps-là, un sniper avait tenté de se positionner à l'unique fenêtre, dans les combles de la bâtisse, donnant sur la colline meurtrière. Il eut à peine le temps d'apparaître à travers l'embrasure, que le M-40 A3 de Jeff tonna. La balle de calibre << .308 Winchester >>, jaillissant du fusil de précision, transperça sans aucun problème le vitrage et créa un énorme trou fumant dans la mâchoire du sniper...
. La voie dégagée, les deux guerriers entrèrent ensuite dans la pièce dévastée par le shrapnel des deux grenades lancées auparavant. Les armes automatiques s'étaient tues dans l'hacienda, on entendait juste le lourd crépitement de la M-249 à l'extérieur.
. McKinson et Lemieux étaient certains que le chef ne se trouvait pas au rez-de-chaussée - trop dangereux - et ils n'avaient, par dessus tout, pas le temps de fouiller tout cet étage. Arpentant alors l'escalier central, ils débarquèrent au premier, où les attendaient une demi-douzaine de porte-flingue dans le couloir. Usant de leur fusil d'assaut, les deux soldats s'en débarrassèrent en deux temps trois mouvements. Ils fouillèrent ensuite toutes les pièces de l'étage supérieur en répétant à chaque fois la même approche ; ouverture de la porte au Remington 870, grenade à fragmentation à l'intérieur, et assaut ; jusqu'à avoir nettoyé tout le bâtiment.
. Aucune trace du << jefe suprême >>...
. Du moins, c'est ce que les deux guerriers croyaient...
. Après être revenus au corridor principal du premier étage, un bruit soudain de << lock and load >>, provenant de derrière eux, leur fit vite dire le contraire. En se retournant, ils aperçurent la puissante silhouette de Manuel Delgado, qui brandissait deux gros pistolets-mitrailleurs Uzi avec chargeurs de cinquante cartouches scotchés têtes-bêches. Ce dernier leur adressa un sourire machiavélique, avant d'ouvrir le feu...
. D'instinct, McKinson et Lemieux se jetèrent à travers la première ouverture qu'ils trouvèrent, en échappant de justesse aux frelons métalliques de 9mm. Criant à tue-tête, le jefe continua à mitrailler à travers les parois. Pour les deux soldats, le choix de la tactique s'avérait simple : tir de diversion et prise par le flanc - la première que l'on apprend à l'armée.
. Le Canadien tira quelques rafales, à travers l'encadrement de la porte, tout en se dissimulant grâce au mur, tandis que l'Américain fit le tour par la pièce, afin de contourner le tireur aliéné. Surgissant ensuite dans le couloir au dos de ce dernier, McKinson n'y alla pas par quatre chemins. Basculant son M-16 A4 en mode automatique, il caressa continuellement la détente du fusil d'assaut, laissant les balles de 5,56 mm transpercer l'immense carcasse de Manuel Delgado. Le mastodonte balbucha quelques mots en espagnol puis, s'écroula lourdement au sol...
. La cible morte, il leur fallait, à présent, quitter à tout prix le champ de bataille. L'ex marine saisit de suite son walkie-talkie :
- Hamilton, cesse le feu, on sort ! Jeff, couvre nous !
. Puis, les deux guerriers s'exécutèrent.
. En sortant de l'hacienda, Joe déposa deux pains de C-4 à l'entrée de celle-ci et en lança un autre en direction de la caserne, avant de suivre McKinson qui remontait déjà la colline au pas de course. Arrivé au faîte, ce dernier ordonna le repli général et les cinq soldats quittèrent finalement le sinistre, une fois l'ultime grenade à fusil tirée par le Virtuose. Explosant, le projectile mit un terme au vacarme des coups de feu et détonations, afin d'installer le silence dans la clairière. Néanmoins, ce calme là ne fit pas long feu, lorsque L'Artificier actionna le détonateur des charges de C-4...
. Sursautant tout de même à la terrible déflagration, malgré son accoutumance en la matière, l'ex-marine saisit ensuite l'oreillette de sa radio longue portée :
- Jack, on se casse ! Evacuation au point << Roméo >> dans une heure, terminé.
- Roger that. Over. Répondit le pilote.
. Une petite heure plus tard, au large de la petite île, le Black Hawk récupéra les cinq guerriers au-dessus de la mer, et rebroussa chemin en direction du Belize.
. La mission avait été un succès...
magnifique!
on voit que tu gardais le meilleur pour la fin!
sans mentir, c'est digne d'un bon film d'action professionel.
j'ai apprécié cette approche tactique, les premières frayeurs...
morceaux choisis:
"..ravala sa confusion en sentant son crâne exploser par la balle de 7,62 mm..."
"Des bouts de chairs et de matières cervicales virevoltèrent tous azimuts dans la pièce, en abâtardissant" (jai appris un mot là)" le magnifique carrelage couleur bleu de cobalt"
si ce n'est pas de la poésie,ça, je meure
++++++
je déplore malheureusement quelques maladresses comme
"Comme lors d'un séisme."
-->bone expression mais mal inséré
"Du moins, c'est ce que les deux guerriers croyaient..."
-> tu vend trop tôt la mèche! même si la phrase suivante nous détrompe, le lecteur comme le gars qui regarde le film doit découvrir l'action en même temps
"frelons métalliques" : le terme est excellent mais l'erreur est la repetition!
voilà, que dire de plus?
la conclusion 'c'était un succès resume tout'
felicitation ![]()
Merci pour les fleurs
Je reconnais mes maladresses, à part pour les inévitables "frelons métalliques". Il est vrai que j'utilise cette expression assez régulièrement, mais là, je l'ai mise qu'une fois dans ce chapitre. C'est un style... on arrive vite à bout des rares synonymes : balles, ogives, pastilles, frelons métalliques et c'est à peu près tout.
non, c'est ça le hic
dans ce chapitre même il est utilisé DEUX fois
sinon, ca passait
sinon, tu n'aurais pas du vendre la mèche (c'est impardonnable: fais toi petit
)
encore bravo , sinon ![]()
BAIN DE SANG A SAN SALVADOR
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Epilogue
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- Maintenant... c'en est fini avec eux ? Lança Hamilton,
. Assis sur le bord de la portière ouverte du Black-Hawk, les jambes dans le vide, regardant défiler la mer en-dessous, McKinson rétorqua :
- Pour l'instant oui...
. Mais l'ex-marine savait très bien que ça ne sera jamais terminé avec des gangs de ce genre. Dès qu'on tuait un de leurs "mobsters", deux autres se créaient, et ainsi de suite. Son combat contre le crime organisé était un combat sans fin, mais il en était conscient. Toutefois, il continuait à se battre, car c'était à présent sa dernière raison de vivre, après l'assassinat de sa famille par une mafia locale...
- Mais en tout cas, reprit-il, merci de m'avoir aidé pour ce coup-là. On aurait jamais réussi à deux.
- Oh mais c'est normal, répondit de suite Black Bull en riant, c'est toujours un plaisir de combattre à tes côtés.
- Moi pareil, ajouta Rodriguez.
- Et moi aussi, fit de même Escobar.
. Puis, Hamilton déposa sa M-249 à ses côtés. Bien que considérée comme mitrailleuse << légère >>, elle ne pesait pas moins de dix kilos chargée. Mais durant toutes ses années à l'armée, le Black avait eu le temps d'apprendre à s'en servir. Et d'apprendre à l'aimer. Utilisée à bon escient, le M-249 était tout simplement dévastatrice... et indispensable dans une escouade.
. S'évadant ensuite dans ses pensées, il revînt rapidement au fait, en lançant au guerrier :
- Sinon... t'as déjà un truc de prévu sur une autre cible, pour après ?
- Non, lui rétorqua McKinson, pourquoi ?
- Parce que j'ai un nouveau truc pour toi, j'allais t'appeler avant que tu me proposes ce coup. C'est une énième organisation malfaisante dirigée par un ancien de la "Cosa Nostra".
Sans être surpris par l'originalité de la chose, l'ex-marine renvoya :
- Et, c'est où ?
- En Suisse...
. Puis, à travers le ciel dégagé, le << Faucon Noir >> continua son vol, jusqu'au Nord de Dangriga, où attendait sagement le van. Le trajet mit un terme à l'un des blitz les plus mémorables du guerrier...
FIN
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La suite des aventures de McKinson pour bientôt, dans le n° 2 : << Connexion helvétique >>
excellente transition
seul regret : aucun lien clair entre ton hors serie et la trame du RP ![]()
Et bien 2pac_shakur_7, si tes six autres hors-séries sont comme celui-là, chapeau ! ![]()
Tiens ça me donne envie de faire un hors-série avant de mourir...et puis non,j'attendrais de me prendre mes deux cartouches dans la tronche pour en sortir un; les oeuvres posthumes se vendent mieux en général ![]()
__tornado__ a dit :
"Tiens ça me donne envie de faire un hors-série avant de mourir.."
rassure moi, tu parlais de TON personnage ![]()
Alors mouleofdarkness, il arrive cet épisode ?
'Veux voir le come-back des Jacksons Five, moi ! ![]()
Faut pas être pressé, dans la vie. Tu l'auras, ton come-back des Jackson Five, t'inquiètes pas. Juste que la fin de mon texte me pose un blème. Je sais pas si vous l'adorerez ou si vous trouverez que c'est une putain de grosse arnaque...
ca s'annonce mal ce truc ![]()
Oh là eh je dis pas non plus que c'est de la daube en boîte ce que je vais vous livrer, juste que c'est du mouleofdarkness...
. Et mon épisode ne parlera pas QUE des Jackson Five, faut pas trop déconner non plus ... En fait quand je parlais de "putain de grosse arnaque" , il s'agissait d'un bon gros cliffhanger des familles, ce qui peut être bien mais qui dans les circonstances actuelles aurait pu être un poil pénible, étant donné que la seconde partie ne suivra pas exactement la trame de la première, mais que ce sera la troisième partie qui le fera ... Mais bon, wait and see, comme on dit... ;)
Mais tous les épisodes de 2-pac n'étaient QU'UN SEUL hors-série
? Bon. Et moi qui voulais que mon dernier épisode close le topic ... Je le poste en deux parties ? OU je prends une petite partie de mon épisode ( taille 1-2 épisodes "standards" ) et je la balance pour faire la "bande-annonce de l'épilogue ", le "flash forward ultimate ending cliffhanger trailer " -personne n'a encore inventé ça dites-moi ?- , alors, alors ?
TOUT D'UN COUP MWAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !! ![]()
Arhem...
D'accord, c'est bien -tornado-, on t'a bien écouté, va jouer dans ta chambre maintenant ;) . D'autres avis moins... impulsifs ? ![]()
si j'ai bien saisi, tu as écrit un hors série interressant mais qui au 1er abord n'a rien avoir avec la serie
maintenant, j'aime le grand Michael Jackson , le roi de la POP music donc ca peut le faire
tiens,je me demande si Black Mamba est fan de cette zic ![]()