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RP: Bloody Tragic Times

2pac_shakur_7
2pac_shakur_7
Niveau 10
28 janvier 2008 à 19:18:36

D'abord merci l'ami !

- J'ai opté pour la 3ème personne car je trouve personnellement qu'il y a plus d'immersion dans l'action.

- Les policiers sont des faux. Ce sont des membres de la MS-13 venus venger leurs potes que le soit-disant "vigil de la juge" a estropié.

- Il n'y a donc aucun contrat sur les deux guerriers : Les latinos sont venus dans l'hôtel pour s'occuper du soi-disant "vigil de la juge".

- Je commence les nouveaux paragraphes avec un point pour créer l'espacement avant le premier mot comme dans un livre, vu que les espaces faits manuellement ne restent pas sur ce site.

- Quelle fin ? Il reste 4 chapitres pour ce hors-série là mon pote ! En reprenant les mots de l'ex-marine : "Ouais. Mais j'ai quand même envie de tendre à nouveau un piège à ces guignols..." le piège était de se faire passer pour le vigil... sa croisade contre la MS-13 est encore longue !

zubielda_78
zubielda_78
Niveau 7
28 janvier 2008 à 19:31:26

Ca faisait un moment que je n'étais plus venu ici! Et j'en pas deçu du tout avec les supers récits de SquallLion et 2pac_shakur_7! Surtout le tout dernier.

:d) Le guerrier eut ensuite juste le temps de réalimenter ses deux armes avant qu'un porte-flingue ne charge sur lui. Ce dernier brandissait un AK-47 avec deux chargeurs scotchés "tête-bêche" et tirait en rafales libres sur le pilier où était dissimulé Steve. Des éclats de béton explosaient tous azimuts. L'ex-marine attendit d'entendre le claquement de l'arme vide avant de jaillir de sa planque en canardant à l'aide de sa carabine. Une multitude de balles de 5.56 mm atteignit le pourri au AK-47 qui tressauta dans une danse macabre avant de rejoindre le sol. :g)
j'adore ce passage :content: :bave:

SquallLion
SquallLion
Niveau 10
28 janvier 2008 à 20:02:59

merci zubielda_78!
super, 2pac_shakur_7 : c'est donc pas fini.
il y avoir de l'action ^^

c'est vrai que c'est chiant ces histoire d'espace non pris en compte.

2pac_shakur_7
2pac_shakur_7
Niveau 10
28 janvier 2008 à 20:42:09

Merci bien zubielda_78 !
Tout est clair sur le scénario à présent Squall ?

Sinon, j'annonçe le 4ème chapitre pour mercredi matin même heure, et le 5ème chapitre vendredi matin, toujours même heure... si j'arrive à temps, le 6ème et 7ème seront respectivement pour mercredi et vendredi la semaine prochaine.

SquallLion
SquallLion
Niveau 10
28 janvier 2008 à 20:54:19

oui, tout est clair
j'avais bien saisi au début cette histoire de vendeta ('les SIG utilisé étaient l'indice révélateur) mais j'ai eu un doute j'ai aussi pensé à un quelconque contrat lancé a leur nom .
a mercredi, si Dieu le veut donc! :ok:
il va y avoir du sang!

SquallLion
SquallLion
Niveau 10
29 janvier 2008 à 12:59:45

aaaah graçe à two pack; j'apprend que j'ai sottement loupé une superbe récit ,meilleur que 'Baing de sang..' (pourtant ce dernier est excellent) c'est tout dire: oui j'ai nommé le chapitre 3 de AS DE OREGON!
meilleur parce qu'un tueur à gage intelligent est sur la trace de l'organisation il trace steve mc kinson, mc cane et Black mamba (c'est lui qui est filé dans l'épilogue :question: )
c'est du tout bon! :ok:

je remercie two pack pour avoir lu et corrigé mon deuxième chapitre: je peux maintenant le modifier, rendre plus crédible (sur les actes de Steve ) mais aussi plus dynamique!

SquallLion
SquallLion
Niveau 10
29 janvier 2008 à 17:31:12

*

à la manière de 2pac_shakur_7 ( revue et corrigé et Co-écrit par 2pac_shakur_7 .Modif' et rédac' par mes soins.
Merci pour ses liens images)

Le vieux renard se méfiait de moi. Il est pas con : il devait se douter de quelque chose.
Sil nous avait envoyé Joe Lemieux et moi s'occuper d'Al-khalifa, c'est qu'il voulait nous éloigner du véritable objectif: Tarik Lateef, le bras droit du scheik. D'après le topo, un Bosch , l'Arabe et son bras droit personnel , un Turc devaient se rencontrer dans club privé en vue d'un échange.
J'avais localisé le lieu du rendez : NORD -NORD EST du bar. Une sortie donnait accès un escalier pour mener à une terrasse aux côtes carrés d'une superficie avoisinant les 120 m² .
Posté à un balcon au 9ème étage de l'hôtel , l'oeil rivé au télescope surmontant la grosse carabine Remington 280 ,John (1) avait une vue plongeante à la fois sur cette terrasse et sur le balcon du Turc. Un sac de sport traînait à ses pieds .

- John : au rapport, disais je via l'oreillette équipé d'un émetteur radio.
- Lieu découvert. R.A.S. répondit le patriote.
- Le balcon de la 803?
- RAS.
- Roger.

Depuis l'épisode de San José (*) et surtout celle de l'Oregon(1), je méfiais de tous ce petit groupe.'Crasy old bastard' oublie que le jeune chacal est plus rusé que les communs des goupils.

Le briefing de notre mission était concis et clair : récupérer un classique porte-document contenant des documents manuscrit. C'est Tarik,le bras droit d'Al-Khalifa qui le détenait. Pas de meurtre à notre actif : "seul cette mallette prime, mc Kinson " m'affirmait le vieux.
Ainsi, il m'a chargeait de couvrir les arrières de l'arabe sur sa fuite , au cas où il garderait le porte document.

Mais la monnaie d'échange (des diamants d'après le vieux) que le Bosch apportait pour le troc ? On le laissait en plan? On a bien le droit de se s'épargner une petite retraite, non?
Mon plan a moi était simple : je couvrais l'arabe mais je profitais pour lui subtiliser en douce les diams du bosch.
Je jetais un vif coup d'œil à ma montre bracelet : 18 01.
Je parcourais les couloirs de l'étage au dessous, là où résidait le Lateef.

-Joe: tes positions..
-Je suis proche du bar. répondit le canadien.Deux gardes sont postés au club privé: le cheik est arrivé.Il attend .
-Roger.

Piquer le fric dans ce club privé aurait terminé dans un bain de sang: je ne voulais pas des innocents tués ni d'éventuels témoins.
Me rapprocher du bras droit était plus sécurisant.
Je jetais un oeil.Le couloir était desert : pas de couple entrelacé ni un groom se promenant avec une paire de sandales à la main. J'en profitai pour vérifier pour la seconde fois mon Beretta 93 R favori. Léger et compacte, discret sous le smoking : idéal pour la petite opération.
http://www.genitron.com/Unique/beretta-93r.jpg.
Je pris soin de recharger afin d'insérer la première cartouche de 9mm dans la chambre . Je bascula en mode rafale de 3
L'arme était opérationnelle.
http://translators.vossey.net/traductions/manuels/fa/93r.jpg
Je le remis illico dans l'holster de mon smoking .
J'empruntai l'allée de service réservé aux membres du personnel
Je fis sur place un vif topo des lieux : deux armoires à glace aux mines patibulaires - complet sombre, lunettes noires - montaient la garde de la 803.
All right. Discrètement, j'activai l'alarme à incendie.
Aussitôt le déluge s'abattit sur l'étage complet et une sirène stridente se mit à gueuler. Ce fut la panique, tous se groupèrent vers les ascenseurs. Tous sauf les deux 'toutous' dociles et disciplinés , restés à leur poste.C'est à moi de jouer.

- Pas de panique , messieurs, dis je en m'approchant d'eux.Je vous montre la sortie....

Le garde le plus proche avait à peine la main dans sa poche aisselle que je lui logeais quelques balles dans l'abdomen. Dans la foulée, j'en collais quelques une dans l'épaule de son compagnon pour d'abord le déstabiliser . Je lui réglais ensuite son compte en visant la nuque ainsi découverte.

  • Clic Clac* le sinistre bruit annonça le Beretta 93-R comme étant plein à nouveau.

Je ramasse le pass que j'ai récupéré sur un des cadavres pour débloquer la porte sécurisée.
A peine entré, je reçus un violent choc au thorax qui me projeta au mur. Comme je n'étais pas suffisamment sonné j'étais en mesure de répliquer de suite. Je crois me souvenir que la cervelle du troisième larron était éparpillée dans toute la salle de bain. Je plaignais la femme de ménage.
Sans mon kevlar dissimulé sous mon costume, le cimetière militaire d'Arlington accueillait un nouveau résident. Le projectile avait en outre déchiré mon beau smoking de location mais j'étais assez présentable pour les clients de l'hôtel.
Ces hommes de mains... C'était des bleus : ils auraient mieux fait de s'entraîner sur des cibles mobiles et porter des gilets pare-balles.
Je m'avançais pré cautionnement vers la chambre. Pour rien. Le turque avait passé l'arme à gauche. Et depuis belle lurette.Allongé sur le dos, sur le lit, la langue pendante, le visage cyanosé : Il présentait les stigmates type de la strangulation . Je reconnu la marque de ce fameux assassin invisible. Encore lui.

- Lieu sécurisé..
- la cible est neutralisée ? s'interrogea Lemieux.
- Affirmatif. Mais de l'aide d'une tierce personne...
- On a été grillé?
- non: il a juste bossé pour nous d'une certaine manière .... Mais en a t'il aussi à l'argent?
- Ca m'étonnerait : un gars vient de passé la sécurité. D'ici, je le voyais pas d'ici mais c'était sûrement le bosch avec le fric : il portait une mallette sombre.
- le canal de la police?
- un 502 sur le boulevard centrale... Un ivrogne au volant...un 586 ...une caisse en mal garé.La routine..
- On continue le plan alors.Out.
- Roger.

L'alarme sonore coupa tout à coup. Je dégageai vivement les cadavres laissés au seuil pour ne pas avorter bêtement le succès de l'opération par une alerte inopportune.
De retour à la chambre, je me servis du G.S.M de feu Lateef pour envoyer en son nom à un sms à l'arabe :
"rendez vous terrasse . 1-4 heure. Tarik".

- John : tu as le cheik en vue ?
- négatif.
- Assure toi que le cheik a bien la mallette de diamants en sa possession avant de l'abattre.
- Roger
- dit, tu n'as pas vu un suspect s'échapper du balcon il y a quelques minutes?
- négatif, je suis en position depuis 30 mn. Out.

Tout se passait sans accroc. J'étais certain que le Scheik ne laisserait pas le flic en planque.
Je fus soudainement en alerte : j'ai cru percevoir du bruit.
Je dégainai mon arme à feu ; traversai la salle de bain à petit pas , longeai le mur le bras armé tendu vers la porte....

- Freeze! dit une voix à mon dos .
- Mac Cane ? Mais que fiches tu là ...? demandais je sans me retourner.
- et si tu rengainais ton artillerie, mon pote ?

Je m'exécutai car j'avais des choses à mettre au clair.
Comme je me retournai, je vis que French Fries pointai dans ma direction un Desert Eagle. Rassuré de voir mes mains nues, il rengaina.

- oui, c'est à moi de te retourner la question. Dox ne t'avait pas envoyez t'occuper du gros? ...continua t'il. héééééééé! c'est toi le responsable de ce carnage ? demanda mr frites en examinant l'état des lieux.

Je ne bronchais pas.

- le turc a cassé sa pipe lui aussi alors ... remarqua t'il tout en s'appliquant à une fouille en règle de la chambre... Tu n'a pas été de main morte, mon salaud... Attend, mais non, ce n'est pas le style d'un militaire chevronné, ça.. C'est notre hitman vedette tout craché... J'aimerai bien causer le bout du gras avec ce gars.
- parce que tu penses que c'est un mec, c'est peut être une fille tiens.Je rétorquais excédé.Mais j'y pense: par où t'es passé?
- par le balcon, tiens. Faut assurer ses arrières , mon vieux.
mission accomplie : je viens de trouver la mallette!

Il brandit une mallette blanchâtre qui était planqué dans l'armoire à chaussures.

-Je vais contrôler la position du bosh. Au QG dans une heure! cria t'il en emportant la mallette

Mais que me chantait' il? C'est vrai que je m'étais pas méfié du balcon puisque John était en vue. Pourquoi n'a t'il rien dit
Un doute me taraude : me trahirait il?
- Le bosh quitte le lieu privé dit Joe . Les mains vides. Bizarre: il n'a pas attendu d'être payé...
- Roger....John, à l'écoute...
- roger dit John
- Tu as surveillé le balcon?
- négatif: je n'ai pas quitté de yeux la terrasse.
- ok. tu te rappelles notre dernier coup à Saïgon ? Quand tu as snipé ce colonel? Use de la même tactique d'approche.
- Roger.
- Passe au canal 20.out.

Bordel de merde. J'aurai du le comprendre.. John ne nous a jamais accompagné à Saïgon.

- Joe, on a un problème...

Soudain, un boucan du diable éclata. Plus que les feux d'artifice .

- Putain, on a été roulé! le gros a explosé! C'est le bosch ! Ca doit être notre tueur.

je jurai.

-J'ai mieux : on a de la compagnie....

c'est à cet instant que j'entendis les sirènes.

- code 217.. les issues sont bloquées , les personnes fouillées...continua mon collègue. Notre signalement est donné!
On nous a balancé!
- Amène le matos que tu as planqué au WC dans notre piaule. t'as bien apporter le spotlite sensor(1).. aussi, non?
- affirmatif.Pourquoi?
- On va débusquer un sniper (1)

Je sortis mon Beretta .
Je me dirigeai à l'escalier de secours.
Il va y avoir du sport!

*

à la manière de mouleofdarkness.

Lieu : Las Vegas. Chambre 226 du Shammar Hôtel.
Heure :17h54

Je regardais Black Mamba droit dans les yeux maintenant.
- comment as tu deviné que j'étais pas mort? demanda' Mephisto-BM'.
- ton tatouage est situé sur le bras gauche..
- bien vu.
- Que veux tu? Nous expliquer pourquoi tu nous a lâché ?
- Un échange d'information.
- Accouche:je suis pressé.
- Tu va recuperer une mallette . Une fiche m'intéresse.
- Qui t'envoie? Albion? non..Hélios...
- Personne : j'agis de mon chef. Je reste en freelance.
On m'a pas tout dit. Je sais que le porte document contient quelque chose que je dois savoir..
D'abord, cette organisation secrète qui paie un tueur a gage célèbre ce qui fait capoter votre organisation et même les plans de numéro 2.
- je l'ai toujours soupçonné : ce n'était que coïncidence ....s'écria Jaime Dox
- pas de tant que ça : les commanditaires n'étaient pas tous des parents dont leur enfant connurent une fin tragique. Il existe un autre groupe : une société secrète désirant s'approprier la technologie du clonage. Vous suivez bien les nouvelles monsieur..
- oui: la course à la présidence , ces morts suspectes , c'est louche...
- Il y a un unique lien : l'assassin silencieux. Les document secrets contenu dans cette mallette lève le voile. Ni les commanditaires ni le groupe occulte n'en a connaissance par contre.
- bon : que me donnes tu en échange?
- ton équipe est prise pour cible par numéro 10...

**

(*) cf la série du N°4
(1) cf AS DE L'OREGON chapitre III

___tornado___
___tornado___
Niveau 10
29 janvier 2008 à 18:35:21

Récit bien rythmé qui apporte surtout pas mal d'indices :content:
C'est vrai que les références à Blood Money sont nombreuses :ok:
Par contre, c'est l'hôtel Shamal.
Pour mon passage, le style, c'est pas encore tout à fait ça (normal) mais on s'en approche; notemment avec ce passage: "Pas de panique : j'ai été électricien dans une autre vie. Je sors aussitôt mon Glock 30." :rire2:

Et un petit (énorme) problème de date le 10 Août 2006, c'est un Vendredi et non un Jeudi.
J'aimerais bien savoir aussi pourquoi et comment j'ai atterit à Las Vegas du fait que la veille (Jeudi 9 Août 2006), j'étais à Los Angeles avec un magnifique rébus d'Ashley me demandant d'aller à Shangaï.

SquallLion
SquallLion
Niveau 10
29 janvier 2008 à 19:36:57

oui, c'est bien l'hôtel Shammal:pas de 'R' mais un 'l'

pour ton style, c'était pas facile mais je savais que tu apprecierai le passage 'j'ai été électricien dans une autre vie' (pompé sur Die hard 3)

oups! oui, le vendredi
pour le style , j'ai pompé sur ce récit justement!
je étudiais ton parcours du combattant dans tous LOS ANGELES du 8 aout et le recit du 9 aout
ton périple a shangai , tu le fais apres, non :question:

mouleofdarkness
mouleofdarkness
Niveau 7
29 janvier 2008 à 20:13:32

Bon, j'ai reçu un mail me demandant si j'étais encore vivant : la réponse, est : jusqu'ici, ouais. J'ai pas encore lu tous vos récits, mais vais m'y mettre, promis :hap: .

SquallLion
SquallLion
Niveau 10
29 janvier 2008 à 20:38:14

oh my god! You are alive :)

2pac_shakur_7
2pac_shakur_7
Niveau 10
30 janvier 2008 à 11:22:46

Chapitre 4 en exclusivité ! Que je qualifierai à nouveau de transitionnel avant le véritable "bain de sang".

*

BAIN DE SANG A SAN SALVADOR
-----------------------------------------------

Chapitre Quatre
-----------------------

- Deux flingues sont arrivés à New York : sûrement aux deux jefe locaux. Quelques autres sont toujours groupés à Anaheim, ça doit être ceux que les flics ont dû récupérer après la fusillade à l'hôtel. Quatre autres sont à San Salvador, Javier doit en faire partie. Et le gros de la cargaison se dirige toujours au sud en camion, à travers le Mexique, lança Joe.

. Fixé devant l'écran plasma, l'ex-marine contemplait les points rouges clignotants et réfléchissait à son futur plan, malgré son mal de tête. Dans la planque des deux guerriers, il faisait une chaleur insoutenable. Comme d'habitude. Et les ventilateurs cassés n'y changeaient pas grand-chose. McKinson passa la bouteille de bière glacée qu'il tenait dans la main sur le front. Soulagé mais toujours en nage, il renvoya :

- Super. On a donc cinq cibles potentielles en plus de Javier.
- Ouais.
- Puisqu'on a pas beaucoup de temps devant nous, on va aller s'occuper des deux à New York et ensuite on partira directement sur San Salvador.
- O.K.
- Mais on part maintenant, faut se grouiller.

. Les deux guerriers avaient tout juste eu le temps de rentrer à leur planque, à San Diego, après leur blitz à l'hôtel d'Anaheim, qu'ils étaient déjà en marche pour New York. La route s'annonçait longue. Et le temps était toujours compté. Toutefois, ils avaient quand même le temps de voir venir. Car il fallait laisser le temps aux pistolets de San Salvador, ou en route sur San Salvador, de se diverger dans l'Amérique latine. En direction des gros poissons : les grands jefe.
. La priorité restait donc les deux Sig de New York.

***

- Ah Juan ! Ca me fait plaisir de te voir amigo !
- Ouais, moi aussi Enrique.
- Qu'est-ce que tu deviens ?

. Juan n'était pas à l'aise. Les événements de ces derniers jours l'avaient raidi au plus haut point. Malgré le fait que ces événements s'étaient déroulés à plusieurs centaines de kilomètres d'ici, il ne se sentait pas en sécurité. Et ça n'était pas la vingtaine de garde du corps autour de lui qui le rassureraient. Il regarda anxieusement autour de lui. Outre les innombrables porte-flingue tatoués de partout, il ne voyait rien d'inquiétant. A cause peut-être de l'épaisse végétation du parc. Où pouvait se dissimuler n'importe quel danger.
. Levant les yeux au ciel pour s'essuyer le visage à l'aide de la manche de son costard couleur anthracite, il s'arrêta sur un bâtiment en face où une lumière sur le toit brillait de mille feux. Telle une étoile dans la nuit. Il la fixa sans essayer de comprendre de quoi elle pouvait bien venir.
. Enrique le ramena de ses pensées :

- Hey, qu'est-ce qu'il y a ? Ca va ?
- Heu... oui, oui, c'est bon.
- T'es sûr ?
- Ouais.

Juan regarda à nouveau le petit building mais la lumière avait disparu. Soudainement volatilisée...

***

- Ferme cette merde !
- Oh merde... j'avais oublié. Chié !
- On va se faire repérer à des kilomètres sinon.

. Joe referma aussitôt le cache du télescope de visée surmontant le M40 A3. Il avait oublié que le reflet de la lumière sur la lunette produisait un flash visible à des centaines de mètres. Petite erreur d'inattention qui peut coûter chère. La colère passée, l'ex-marine sortit à son tour son arme de sa longue valise. Un vieux Winchester 70. Dans la hâte, il n'avait pas eu le temps de prendre autre chose. Toutefois, ce vieux fusil tirant la puissante .300 Winchester Magnum restait une valeur plus que sûre et avait servi à plusieurs reprises à l'américain.
. Les deux guerriers mirent ensuite leur arme en batterie sur l'acrotère. Depuis la toiture plate du petit building auquel ils étaient embusqués, on pouvait couvrir tout Central Park. Déposant son fusil, McKinson dégaina ensuite sa paire de jumelles pour avoir une meilleure vue globale et observa le parc en contrebas. Son regard s'orienta sur deux individus en costume qui, apparemment, discutaient ensemble. Il n'eut pas de mal à remarquer que la bonne vingtaine de pantins qui tournaient autour des deux hommes étaient de la MS-13. Tatouages au visage obligent. Malgré leurs habits. L'ex-marine enregistra la distance calculée par les jumelles et la reporta sur la lunette surmontant son Winchester 70, imité par Joe sur celle du M40 A3.
. Les deux guerriers épaulèrent ensuite leur fusil et appuyèrent le canon sur le muret encerclant le toit.

- Maintenant tu peux retirer le cache, ironisa McKinson.

Puis, indiquant du doigt un endroit dans le parc, il poursuivit :

- Ils sont là-bas, au milieu de la clairière à 11h. Je prends celui au costard gris. Tu prends l'autre. Fais moi signe quand t'es prêt et attends que je tire avant d'envoyer la sauce.
- Bien reçu.

. Le Canadien riva sans plus attendre son oeil droite contre le caoutchouc du télescope et visa sa cible à travers le diaphragme. Après s'être calibré et avoir pris une grande bouffée d'air, il envoya à l'Américain :

- Prêt à tirer.

. Maintenant commençait les choses sérieuses. L'ex-marine inspira pleinement, expira à moitié puis, bloqua sa respiration avant de replier en douceur son index sur la détente du gros Winchester. Lemieux suivit du tac-au-tac. Les deux coups de feux retentirent dans tout Central Park comme des coups de canon.
. D'un mouvement d'expérience, le guerrier redressa sa mire contre le bas après le violent départ du coup pour repointer sur sa cible. A travers son télescope, Il fut surpris lorsque il vit un petit trou fumant dans la chaussée en bitume, aux pieds de l'homme au costard gris. Ce dernier était figé comme une statue, se demandant ce qu'il lui arrivait ; La balle avait loupé son objectif. Aux côtés du survivant, l'autre individu s'était quant à lui effondré au sol. Comme une mouche. Après le douloureux impact de la balle au torse tirée depuis le canon du M40 A3 de Lemieux.
. McKinson manoeuvra la culasse du vieux fusil et caressa à nouveau la détente. Puis, il réorienta son regard sur sa cible. Le spectacle n'était cette fois-ci pas beau à voir. La nouvelle .300 Winchester Magnum avait atteint le crâne de l'homme au costume anthracite... du sang et de la matière cervicale jaillissaient tous azimuts depuis la tête de ce dernier. Tel un geyser.
. Les gardes du corps s'étaient affolés. Certains n'avaient pas encore réalisé ce qu'il s'était passé. D'autres accouraient vers les deux cadavres tandis que les derniers se divergeaient dans le parc. Au pas de course.

- On dégage ! Fit Steve.

. Les deux guerriers rangèrent aussitôt à toute vitesse leur arme dans leur étui et se précipitèrent dans l'attique du building avant de s'engouffrer dans l'ascenseur. Durant la descente de la cage, aucune parole ne s'était échangée entre l'Américain et le Canadien. Les étages défilaient. A quelques uns de la fin, Joe lança :

- Bordel, comment t'as fait pour te louper ?

Ignorant la question, McKinson renvoya :

- Fais gaffe on arrive au rez.

. Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur le hall du bâtiment. Au même moment, les portes coulissantes électriques d'entrée s'ouvrirent également. L'ex-marine vit quatre des gardes du corps des deux jefe morts entrer dans le hall, la main dans la poche intérieure de leur costard, prêts à dégainer. Il reconnut l'un d'eux. Ce dernier était présent lors de la vente des Sig, l'autre jour, dans la cambrousse près d'Anaheim. Il s'agissait de l'homme que Javier avait ordonné d'appeler quelqu'un sur son portable.
. McKinson stoppa le Canadien et le tira par l'épaule pour le remettre dans l'ascenseur puis, appuya sur le bouton pour accéder au sous-sol -1. Les portes se fermèrent et se rouvrirent un instant plus tard. Dans le parking souterrain. Qui semblait désert.
. Les deux guerriers traversèrent le parking et rejoignirent l'extérieur par la rampe d'accès. Atterrissant sur le périphérique New-Yorkais à son habitude bondé de monde, ils s'engagèrent aussitôt dans une petite ruelle peuplée de quelques passants qui regardaient avec stupéfaction les deux grands individus, à la carrure d'athlète, courir comme des dératés, une mallette à la main.
. Puis, ils trouvèrent leur objectif : le van. Garé à l'abri des regards dans une ruelle adjacente. Sautant à l'intérieur, l'Américain et le Canadien démarrèrent le véhicule qui disparut ensuite dans le périphérique...

***

- Quoi !? Déjà les deux embuscades en Californie et maintenant Juan et Enrique se prennent une balle en pleine tronche à Manhattan ? C'est quoi ce merdier ?

. De l'autre côté du fil, Javier était tendu. Son boss était fâché. Et il savait que ça n'était pas de bonne augure quand il l'était.

- Ne vous inquiétez pas Monsieur, répondit Javier. Ca s'est passé aux Etats-Unis... n'importe qui a pu faire le coup. Ici, on ne risque rien, on est intouchable.
- Y'a plutôt intérêt pour ton petit cul Javier ! J'ai pas envie de voir la Delta Force frapper à ma porte à cause de tes conneries ! Ah... ça y est tu m'as encore énervé !
- Ne vous en faites pas pour ça, Monsieur... et vous devrez retrouver le sourire dès que vous aurez reçu mon cadeau.

. Manuel Delgado raccrocha le téléphone au nez de Javier. Il gromla ensuite un juron dans sa langue natale. Pendant qu'il s'allumait un Havane, il fut dérangé par quelqu'un qui toqua à la porte.

- Si ! Cria le jefe d'un ton énervé.

Un homme entra par l'encadrement de la porte et déposa un petit carton sur le bureau de Delgado.

- De la part de Javier, Monsieur.
- Gracias...

. Le jefe ouvrit le coffret et saisit le 9 mm qui se trouvait à l'intérieur. Un Sig P-226 flambant neuf. Avec visée laser ! Un léger sourire de coin se dessina sur le visage de Delgado, par dessus la grimace exprimée par sa colère.
. Remettant le pistolet suisse dans le carton, il reprit son cigare et sortit sur le balcon pour se changer les idées. Les récents événements impliquant la MS-13 l'inquiétaient beaucoup. Qui avait bien pu avoir l'intention de les anéantir ? Puis, il regarda les alentours en repensant à sa propre situation : des dizaines de mercenaires armés autour de l'hacienda, une épaisse jungle à perte de vue et, au-delà de la jungle, de l'océan à perte de vue... Comment se sentir plus en sécurité ?

***

. Le van franchit l'immense panneau brandissant l'inscription "Welcome to San Salvador". Après trois jours de trajet dont un petit check-up dans leur planque à San Diego pour faire le plein de matériel, les deux guerriers arrivèrent enfin dans la capitale du Salvador depuis leur départ de New York. Un parcours achevé en véhicule. Pendant près de 70 heures de route, sans compter les rares arrêts. Ils s'étaient relayés le volant, à peu de choses près, tous les 5 heures.
. A l'arrière de la cylindrée, au milieu des innombrables armes, Joe consultait son ordinateur portable sur le sofa servant occasionnellement de lit aux deux tueurs.

- La cargaison des pistolets semble être arrivée à bon port. Ici même dans le quartier sud-est de la ville. Deux autres Sig se trouvent quant à eux au centre ville. Un autre dans les arrondissements de San Salvador, pas très loin d'ici. Et le dernier a prit le large. Il est au milieu de la mer des Caraïbes, au large du Belize. Sûrement sur une île. Ca se peut que ça soit le "jefe suprême".

. "Jefe suprême". Cette expression résonna dans la tête de McKinson comme un tocsin. L'homme en question semblait être sur une petite île perdue dans l'océan. Et sûrement doté d'une gigantesque armada à ses côtés. Cela s'annonçait difficile pour le camp des exécuteurs. Toutefois, ce "big boss" n'était pas la priorité de l'Américain et du Canadien. Ils devaient s'occuper tout d'abord des autres Sig égarés dans la nature ainsi que le reste de la cargaison. Une tâche à priori pas facile non plus. Mais à coup sûr plus accessible.

- O.K., répondit l'ex-marine au volant. On prend un peu de repos et ensuite on échafaude un plan pour les deux au centre-ville.
- Ca me va !

. Le van était à présent réellement entré dans San Salvador. Le trafic était très perturbé à cette heure-là. Mais cela n'allait en rien décourager les nerfs d'aciers des deux guerriers...

SquallLion
SquallLion
Niveau 10
30 janvier 2008 à 11:27:06

aaaaaah: que du bon en perspective :-)

on ne donne pas son avis sur mon dernier essai :question:

2pac_shakur_7
2pac_shakur_7
Niveau 10
30 janvier 2008 à 11:33:35

Super bien comme d'hab :-))) On reste sur notre faim et on attend la suite...

SquallLion
SquallLion
Niveau 10
30 janvier 2008 à 11:49:03

merci :-)
comme tu vois, j'ai écris explicitement que tu te méfais de ton groupe, que ce soit bien clair et qui explique ta prise de position dans le grand final

bel interlude!
alors on met les Delgado (du moins le pere) dans le coup? :p)
suis embéte, dans mon hors serie ,je pensais apprendre que ces evenement se passait après (car je parle du meurtre des Delgado par 47)

mais qui est le jefe suprem? pas Delgado tout de même :question:

2pac_shakur_7
2pac_shakur_7
Niveau 10
30 janvier 2008 à 11:54:23

Delgado est un nom que j'ai prit au hasard. Malheureusement, je crois que c'est le nom exact du fils dans la première de mission de HBM...

A toi de voir si c'est le jefe suprême... à priori oui car :

- Il a un des Sig
- Il est au milieu de l'océan
- Le jefe suprême est, aux yeux des deux guerriers, au milieu de la mer des caraïbes.

Donc oui, c'est bien lui.

SquallLion
SquallLion
Niveau 10
30 janvier 2008 à 11:56:40

alors,c'est comme pour TITANIC: on connait dèjà la fin.
tu ne pourra pas le tuer !
Les Delgado sont clairement assassiné par 47!
cf le passage avec Mc Cane au bar

2pac_shakur_7
2pac_shakur_7
Niveau 10
30 janvier 2008 à 13:01:21

Des "Manuel Delgado", il doit en avoir des centaines sur la terre... Et le mien est salvadorien, pas chilien.

Je répète : c'est un nom choisi au hasard.

SquallLion
SquallLion
Niveau 10
30 janvier 2008 à 14:35:19

alors pour rendre crédible l'histoire: donne le lui un lien de parenté avec le Delgado espagnole :-)))

2pac_shakur_7
2pac_shakur_7
Niveau 10
30 janvier 2008 à 14:53:08

Je vois pas l'utilité... le mien est un salvadorien qui chef du célèbre gang salvadorien, la MS-13, et qui semblerait avoir le même nom qu'un trafiquant de drogue chilien... pouquoi une parenté ?

Moi, qui suis suisse et qui m'appelle "Arnaud xxx" et qui est militaire, je n'ai aucune parenté avec un éventuel français qui s'appelerait aussi "Arnaud xxx" et qui serait par exemple boulanger. Tu me suis ?

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