Voilà une petite suite qui peut faire office d´hors-série mais qui reste sur le thème principal. Pour info, le récit est racontée par Steve McKinson.
CONNECTION CANCÙNIENNE COUPEE
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Jeff Escobar, ancien tireur d´élite dans les marines que j´avais convaincu à maintes reprises de me suivre dans mes contrats, était couché à côté de moi dans cette fôret en train de scruter la petite hacienda en contre-bas dans la lunette de son M40. C´était une charmante deumeure de style latino mais qui n´acceuillait pas moin d´une trentaine de porte-flingues à l´extérieur. Il respira un bon coup puis m´adressa la parole :
- Commande.
J´observai à mon tour la bâtisse avec mes jumelles à calcul mètrique laser pendant un instant et lui répondis.
- Distance 316 ; dénivelé -39 ; défléction : vent, un cran à droite ; indication : silhouette à droite de la table centrale sous la pergola
Après avoir de nouveau pris une grande bouffée d´air, Jeff ajouta :
- Confirmation.
- Prêt à tirer après signal.
Après avoir lui répondu cela, je pris mon M16a4 et coura sur le flan droite à un rayon d´une huitantaine de mètre d´Escobar. De là-bas, j´apercevais Joe Lemieux qui était sur le flanc gauche. Il avait un genou à terre et avait disposé ses grenades fumigènes à ses pieds et son M4a1/M203 contre le tronc de l´arbre voisin. Je l´imita puis, je sortit mon appeau et souffla à l´intérieur. Un son retraçant fidèlement le cri d´un oiseau exotique quelquonque jaillit de l´instrument. Puis, quelques petites secondes plus tard, une terrible déflagration vint à nouveau déranger le calme de la forêt. Cette fois-ci, ce fut une balle de 7.62 millimètres de type .308 Winchester qui, après avoir été expulsée du canon du M40 de Jeff, alla se logé dans la boite crânienne de l´homme désigné auparavant. Ensuite, je dégainai mes jumelles et observai la cible. Enfin, ce qui restait de la tête de la cible après le terrible impact de la balle à tête creuse.
A ce moment, le contrat était rempli. Facile ? Oui, certainement. Trop facile ? Sûrement pas car la trentaine d´individus dans la cour externe, après avoir entendu le coup de feu et vu l´homme assassiné, avaient déjà pris leur arme et tiraient à l´aveugle en direction de nos positions. Inutil de répliquer, par contre il fallait partir au plus vite. Joe avait déjà lancé ses grenades fumigènes en direction de l´hacienda et dès que la fumée s´épaississa, il se replia, en compagnie d´Escobar, dos aux tirs ennemis qui s´intensifiaient de plus en plus. Le point de divergence des tirs commencaient à se rapprocher de ma position : ils arrivaient. Je lançai deux grenades fumigènes en direction de la maison et deux autres encore plus sur le flanc droite pour tenter de leurrer les poursuivants puis, je me repliai en rejoignant mes deux comparses. Une fois arrivé à leur niveau, j´ai remarqué que Jeff était très lent en raison des deux balles qu´il avait pris dans le col du fémur pendant la guerre du golf.
Nos assaillants commencèrent à gagner du terrain et tirèrent à vue. Il fallait faire quelque chose et vite. J´eus immédiatemment une idée.
- Jeff ! Continue à te replier, fonce plein Nord jusqu´à la lisière. Joe et moi on va faire barrage.
- OK.
Puis, je me tourna vers Lemieux.
- Prépare un ou deux kilogrammes de C-4, faut les arrêter. Je te couvre.
- Ca marche
Pendant que Joe préparait une charge explosif, je me suis mis en position agenouilée en direction d´où venaient les coups de feu. Je n´ai dû attendre que quelques secondes pour voir arriver le premier homme à une huitantaine de mètre. Il stoppa net sa course après que je lui ais envoyé deux balles de mon M16a4 dans le torse. Les hommes derrière se couchèrent vite au sol et ouvrirent le feu à nouveau. Joe venait de terminer de confectionner sa charge de C-4 et la lança dix mètres devant notre position puis il pris son M4a1/M203 et fit feu. En bénéfissiant de la couverture du canadien, je dégoupilla une grenade et maintînt la cuillère puis, je pris mon élan, laissai la cuillère s´éjecter et lancai le projectile. Je m´impressionnai en constatant que la grenade atterissa à quelques mètre seulement des porte-flingues. Ensuite, après que Joe ait tiré une grenade à fusil avec son M203, j´ordonnai :
- On se replie !
- Je tire encore une grenade à fusil !
- OK, explose la charge quand tu penses qu´on sera hors de portée.
- Ca marche.
Et, Lemieux tira sa dernière grenade à fusil et se replia en ma compagnie pour ensuite déclencher le C-4 qui dissuada les ennemis de continuer leur poursuite. Une fois arrivés à la lisière de la forêt, on constata que l´hélicoptère s´était déjà posé et que Jeff nous attendait au pied. Finallement, on quitta à bord de l´UH-60 Black-Hawk le Mexique, direction la Californie.
Notre cible, que Jeff avait abattu, n´était rien d´autre qu´un associé du numéro 9, résidant non-loin de Cancùn avec qui il contrôlait un énorme trafic d´armes et de stupéfiants. Il constituait surement un risque commun avec les "numéros" car le contrat nous avait été donné par le même inconnu du contrat de l´élimination du numéro 8, il y a seulement deux semaines de ça...