on voit et on veut voir si vous me comprenez ![]()
Ma bénédiction est accordée seulement à ceux qui la veulent, pas besoin de demander et je me passerais de l´épisode par mail si tu veux bien ![]()
Tu te passerais du mail ? Ok, c´est toi qui vois
!
Sinon, texte de dash corrigé et envoyé par mail, son épisode devrait être bientôt posté maintenant. Ah, et mon hors-série arrive aussi, probablement pour demain ou après demain.
Bah... question conne sans doute, mais, pourquoi t´as pas posté dashtikazar ? (oui je sais c´est abusif comme question surtout de ma part ) Je te l´ai envoyé, tu m´as même confirmé l´avoir reçu, y´a un problème avec le texte ?
Sinon je vais poster le hors série ET l´épisode en même temps, histoire de vous expliquer le temps d´attente. Euuh, voila.
Bon. Voila, mon hors-série posté, et l´épisode qui devrait arriver dans une intervale de temps très courte (enfin, ça dépend de dash . Par contre, j´ai un gros blème avec ma boîte mail, donc ce n´est pas la peine d´essayer de m´envoyer des mail je ne pourrai pas les lire (desfois que t´aurais essayé dashtikazar ^^)
Titre (parce que je voulais lui donner un petit nom ^^ ) : "Pulped"
HORS-SERIE (ou presque )
35 ans auparavant.
Dans un coin paumé du sud-est du Mexique, le long d´une route.
La route est déserte. De bout en bout. Le soleil tape sur la carosserie de la vieille bagnole dans laquelle on roule depuis bientôt sept heures, depuis neuf heures du matin. Malgré les fenêtres ouvertes ( brisées plutôt ) de la Volvo Amazon ( blanche, histoire de préciser ), on crève de chaud, moi et les deux autres dans la voiture.
On est sensés arriver bientôt arriver au mariage.
" Espérons quand même qu´ils n´auront pas commencé le mariage sans nous, ce serait un peu salaud de leur part.....
- Rhoh ta gueule un peu ce serait sympa.... on va y´arriver à ton église de brin, te chie pas dessus pour rien ... pour une fois..... me répond mollement Anthony Neavel, un type mal rasé et à la coiffure incertaine, habillé d´une chemise à fleurs qui avait du faire la guerre. Ce type était le conducteur de la vieille épave au bord de l´agonie.
- Mais c´est juste qu´y´a pas d´indications, sur leur route à la con...
- Oh mais ta gueule, merde ! On a le temps, d´accord ? Alros t´arrêtes de m´les briser deux secon...
- Putain de merde font chier avec leurs putains d´indications de brin à la con, sont pas précises du tou...
- James Denton, si tu ne la boucles pas maintenant, je jure que tu vas devenir très intime avec le bitume, tu te fourres bien ça dans le crâne ? , me sussure l´autre passager de la bagnole, un grand dadais boutonneux nommé Melville Bronson, habillé chic, en complet noir. Je me demande comment il fait pour ne pas fondre avec cette chaleur...
- C´est con que ta petite Héléna ne soit pas avec nous, c´aurait été l´occasion de la sauter après le... (ndlr=Dan parle )
- Dan, c´est à ton tour de fermer ta sale gueule, si tu ne veux pas attraper le pare-brise avec tes dents. Tu ne parles pas d´Héléna en ces termes, petit connard... "
Dan riait aux éclats, accompagné de Melville. Une fois encore, je m´étais fait avoir. Je les hais. Le pilote écrasa un peu plus l´accélérateur. La voiture émit un grincement sonore de protestation.
Vingt minutes plus tard, la petite église était en vue. C´était plus une vieille bicoque qu´une église, elle semblait à deux doigts de s´effondrer sur ses infortunés occupants. On dit que les églises sont les maisons de Dieu. Et bah apparement, il avait du déserter ce coin depuis un bail. On se gara devant la batisse, et finalement , nous sortîmes de la voiture.
" Oh bah ta vu, elle tient cette épave, j´y avais pas cru..., ricana Melville.
- Oh critique pas, c´est MA bagnole adorée, et elle aussi solide que ton fond de calbute, envoya Dan dans un grand élan lyrique.
- Vous êtes immondes. Tous les deux. Et si vous avez pas remarqué, la cérémonie a commencé, et on est en retard, merci qui ?
- Oh merde ça t´arrive de t´arrêter de raler de temps en temps ?
- Non.
- Connard.
- Et sinon, comment on rentre ? On se pointe, la gueule enfarinée ?
- Exactement, dit Dan. Exactement. Tu sais bien ce qu´on a à faire. On rentre par la grande porte. Mais d´abord, je vais chercher les fleurs dans le coffre. "
Du coffre, il sortit deux Thompson, un fusil M1. Il fila la mitrailleuse à Melville et s´empara du M1.
" Y´a une Degyarev sous la banquette arrière pour Melville ?
-Me demande pourquoi tu persistes à te battre avec ce genre d´antiquité comme ça..., dis-je en observant Dan armer le fusil.
- Bah, laisse-le, s´il a le goût de la nostalgie, dit James en prenant la mitrailleuse soviétique.
- Voila pour toi James, t´as l´embarras du choix; c´est une Thompson, ou une Thompson... "
J´ai un léger moment d´hésitation, puis, dans un sourire gourmand pour mes deux coéquipiers, je prends les deux mitraillettes.
"Wow, tu prends les deux .... bonjour le recul....
- Broaf, pour le boulot qu´on a à faire...", dit Melville en postant sa mitrailleuse soviétique en travers du capot de la bagnole, comme cela était prévu lors du plan initial. Dan et moi rentrerions par la grande porte en tirant sur tout ce qui bouge (facile...^^), prendrions la mariée, nous tirerions en catastrophe (en tirant sur tout ce qui bouge ), tandis que Melville faucherait à la mitrailleuse ceux qui tenterait de sortir du bâtiment puis retournerions chez notre employeur lui refiler la nana. Mais voila, la demoiselle en question, je la connais très bien, et je sais que cela ne sera pas facile du tout. En effet, on pourrait dire que cette bonne femme... est mon ex-femme. Les affaires de famille m´auront toujours emmerdé comme pas possible.
"Bon, on se décide à y aller ? , balance Dan.
- On pourrait prendre un café après le mariage ?
- ... Ouais, de l´autre côté de la frontière alors.
- Un putain de café noir, sans sucre.... rhoh putain, si tu savais depuis combien de temps j´en ai pas ...
- Ta gueule on y va. "
Et on entre par la grande porte. Y´a un pasteur noir qui joue sur un vieil orgue à moitié déglingué, et qui s´arrête net de jouer en nous voyant. Il ouvre de grands yeux écarquillés en me voyant débouler dans le bâtiment. Faut dire que voir deux gars en chemise cradingue arriver un poil armés au beau milieu d´une vingtaine de gars en costume de location, ça doit faire un choc. Les mariés se retournent. Je reconnais la mariée. Nous nous échangeons un long regard, lourd de signification. Puis elle regarde le pasteur, qui lui fait signe de la main qu´il ne peut pas bouger. Et je reconnais ce signe de main si particulier. Très particulier, pour quelqu´un avec un nom de ce genre de se trouver ici. Toujours est-il qu´il ne devrait pas ouvrir la gueule, sinon c´est la mienne qui va se trouver trouée comme une passoire. En clair, vaut mieux que je monopolise la scène.
" Eh pasteur, c´est quoi ton petit nom ?
- Jules Winnfields, D...
- Ah, Winnfields, hein ? T´es pasteur depuis combien de temps ?
- Cinq ans .
( Cinq ans... Ce nombre qu´il me balança à la gueule était très lourd de signification pour lui, moi, et la mariée... ce n´était aucunement innocent de sa part )
- Ah, si t´es un pasteur digne de ce nom, tu dois connaître celle-là, c´est une petite réplique que je balance habituellement, c´est "Ezéchiel, 25, verset 17 " :
" La marche des vertueux est semée d´obstacles qui sont les entreprises que fait sans fin surgir l´oeuvre du Malin.
Beni soit-il l´homme de bonne volonté qui, au nom de la charité, se fait le berger des faibles qu´il guide dans la valée d´ombre de la mort et des larmes... Car il est le gardien de son frère et la providence des enfants égarés.
J´abattrai alors le bras d´une terrible colère, d´un vengeance furieuse et effrayante sur les hordes impies qui pourchassent et réduisent à néant les brebis de Dieu.
Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l´Eternel quand sur toi s´abattra la vengeance du Tout-Puissant...", dis-je en montant petit à petit mes flingues.
Et c´est maintenant que la logique animale de l´assistance reprend le dessus. Tout le monde tente de s´enfuir de la chapelle en braillant comme des poulets. Réaction logique, Dan ouvre le feu avec son M1 et se met à décapsuler des têtes en série. Et moi je dégonfle des bidoches en baudruche en tirant dans le tas. Un carnage. Ceux qui survivent à nos tirent et qui parviennt à sortir se trouvent fauchés par une longue rafale de la mitrailleuse de Melville. Il ne reste plus que les mariés et le pasteur. La fumée des flingues montent doûcement vers la voûte de la chapelle. Je jette mes armes vides au sol. Je m´avance tranquillement vers le marié, qui n´a strictement rien à foutre ici.Le marié, pour le coup, lâche la main de son bientôt ex-promise pour tenter de protéger derriere l´autel. Pathétique. Mais je pense qu´il aurait sans doute réussi à se planquer et à survivre un peu plus longtemps si une balle de mon revolver.38 ne s´était pas malencontreusement invitée dans son crâne et dispersée la cervelle aux quatre coins de la chapelle façon puzzle. Le pasteur ne bouge pas, impassible. A présent nous ne sommes plus que quatre dans la chapelle.
"Dan ?
- Ouais ?
- Tires-toi s´il te plait, et prépare la bagnole pour le départ, m´occupe de ces deux-là.
- Ooh, tu veux te taper la meilleure partie du boulot ? Merde, arrêtes ton char...
- S´il te plait, fais-le et fais moi pas chier d´accord ? T´expliquerai tout après. "
Dan me lance un regard noir puis sort. Je l´entends râler auprès de Melville.
Je regarde le "pasteur" :
" Je m´attendais pas à te trouver ici, la dernière fois que je t´avais vu, t´étais dans une cabine téléphonique avec un camion planté dans le cul.
- Tu t´es trompé.
- Quoi ?
- Ta réplique.
-...
- Ce n´est pas le verset 17 " .
Petite précision pour ceux qui auraient remarqué la petite confusion:
Anthony Neavel = Dan.
Euuh voila. Ah , et oh merde j´ai encore oublié de foutre les musiques, aussi.
´Pulp Fiction ´& ´Kill bill ´reuni en un coup
merci Quentin Tarantino ![]()
le gag final est gé/nial
j´étais pourtant persuadé avoir verifié dans ma bible perso à l´époque du film et là , ici maintenant (je viens de re/verifié) en fait,seule la toute derniere est le 17 car le verset demarre du 15
vous pouvez verifier (une de mes pages perso)
http://perso.orange.fr/finalfantasy.dreamers/holy_bible/bible/mod1_bible_texte_ezekiel.htm#chapitre25
quoi qu´il en soit, j´aimerai la suite pour pouvoir identifier qui est en fait le pasteur et la mariée
Hah, je pensais que tu aurais deviné qui est le pasteur, au moins... La mariée, c´est un poil moins évident, mais c´était pas impossible non plus.... Bon, avant le hors-série n°2 (enfin, non, en fait ce sera la seconde partie du RP entier, mais chut chut vous n´avez rien entendu ) , on va donner un petit indice pour que vous puissiez deviner :
Pasteur : A quoi peut-on l´associer ?
Toujours pour le pasteur : "Très particulier, pour quelqu´un avec un nom de ce genre de se trouver ici."
Pour la mariée : Tout est dans le x angliche et dans les initiales. Voila, si vous devinez pas avec ça, veux bien me pendre. ![]()
Euh...pends-toi parce que là je sèche... ![]()
Sinon bon épisode mais j´attend la suite pour en savoir plus.
paix à son âme ![]()
Mais il l´a vraiment fait ! ![]()
californien déguisé au passage
Bon je me sens bien seul ![]()
Mais au fait, pourquoi ne pas poster cette histoire sur le forum Ecriture, savoir ce qu´ils en pensent ?
(en attendant le blog si jamais il arrive
)
En panne de récits ? ![]()
Continuez, c´est toujours aussi bien
Au fait, où sont passés _dashtikazar_ et 2pac_shakur_7 ?
c´est ce que je me demande
...
Bah dash, ça fait 15 jours qu´il est sensé avoir posté après les corrections déjà apportées... Quant à 2-pac, je sais pas.
Poster sur le forum Ecriture ? Mouaif, mais à ce moment-là ce sera quand TOUTE l´histoire sera terminée, ET retravaillée. Pas avant (en clair, dans loooooongtemps ). Voila.
De mon côté, la redaction de mon (très long) épisode est quasiment terminée, mais j´ai besoin du post de dash pour poster à mon tour...
Ah, et, par rapport au blog, bah, euh, voila. Je voulais faire un truc plus évolué que du skyblog (texte/photo, je trouvais pas ça super ) , mais j´avais oublié un truc capital: je suis une bouse pour tout ce qui est prog de site ou de blog (trop compliquéééééé ). Donc je sais pas. Je fais un skyblog, où je m´acharne ? Franchement, je ne sais pas.
ça fait également 15 jours que je t´ai envoyé la version finie, mais j´ai besoin de ton feu vert pour les rajouts.
Mais tu ne réponds pas (problème de boite mails chez toi) donc peut-être prends une nouvelle boîte (sur Yahoo par exemple)et je te l´envoie.
Ou alors je poste et tu adaptes ton récit en fonction du mien.
Et je met des musiques que t´aimes pas. Toc.
DASH
Bon, aucun personnage ne se retrouve avec Jarjar Binks en train de vouloir lui faire des enfants ? Bah tu l´as mon feu vert ! Allez, t´as plus qu´à poster... (et plus vite que ça, allez !
)
enfin!
Les affaires reprennent ! ![]()
NEW YORK
15 Août.
http://www.radioblogclub.fr/open/31063/hitman/Hitman%20Codename%2047%20-%20Hong%20Kong%20Themes
Nous roulons, dans une limousine "presidential" blindée, escortée, mais je reste aux aguets. Ma principale m´en a beaucoup appris, suffisamment pour que je mette en doute la légèreté dont à fait preuve mon commanditaire en parlant de "simple voyous de bas-quartiers". Les tueurs ennemis sont 5 : Joe Lemieux dit "Badaboum Joe", Jaime "Crazy Old Bastard" Dox, Steve Mc Kinson "The souljah", Marc McCane et Duval Georges dit "Black Mamba". Je connais maintenant leurs visages, leurs habitudes, leurs manières de procéder, et j´ai acquis la certitude qu´il s´agissait de professionnels, rompus à l´art subtil de tuer. Sous leurs coups, les collègues de mon principal sont tombés comme des mouches, empereurs s´écroulant sous la lame d´assassins mortels. Mais les choses changent. Chacun des "numéros" restants est maintenant sur le qui-vive, employant les gardes les plus compétents du monde. La rumeur coure parmi les gardes de mon principal (une véritable petite armée, aguerrie et équipée d´une multitude d´armes de divers calibres) que le célèbre Bunker, le garde du corps eurasien le plus demandé au monde, est en ce moment employé par l´un des numéros. Quant à moi, dont la mort est mon métier et l´argent mon but, je suis honoré de servir celle que je sers. Honoré et effrayé. Je ne suis qu´un pion, une pièce d´un jeu joué entre deux joueurs, la Victoire et la Mort, se disputant cette partie appelée la vie, alors que cette femme, Déesse forgeuse de destinée, en a déjà décidé l´issu… Des morts en perspectives, des revers et des surprises fatales, mais point de doutes sur la chute : le destin, pensé par ce génie féminin, s´accomplira, car rien ne peut arrêter la machinerie déjà mise en marche…
http://www.radioblogclub.fr/open/116254/conflict/Final%20Conflict
Nous tournons au coin d´une rue, anormalement déserte, et subitement les balles fusent, les tirs proviennent de partout et ricochent sur la limousine. Je vois à travers la vitre renforcée un des motards qui nous accompagnait propulsé hors de son siège par la puissance d´un tir. Je ne connais pas notre itinéraire, mais nous ne devrions pas nous trouver dans cette rue, cernés par des immeubles abandonnés, à la merci de n´importe qui. Le chauffeur confirme mon hypothèse de trahison en détalant, plié en deux, vers l´immeuble le plus proche. A ma grande stupéfaction (et la sienne également j´imagine) il est coupé en deux par une rafale de mitraillette ennemie. Je vois son corps agité de soubresauts qui se vide de son sang. Je suis comme ébloui par la violence qui a soudainement succédé au calme, et mets plusieurs secondes pour débarrasser mon esprit de l´hébétude, sœur de la panique.
Sans réfléchir, je sors de la limousine, courbé au maximum pour y rentrer à la place du défunt chauffeur, tandis que les balles pleuvent autour de moi et ricochent sur le blindage. Tous nos motards sont tombés, mais les hommes armés dans les jeeps nous accompagnant répliquent à la kalachnikov, et ne lésinent pas sur les munitions, des éclairs de plomb saturent l´espace. Mon cerveau encore sous le choque ne commande plus, mon corps obéit à l´ordre impérial : fuir, sauver sa peau. Ma formation de garde du corps d´élite est réduite à néant devant la Mort...
Dans la limousine, je me prépare à faire marche arrière, mais j´aperçois un énorme quinze tonne noir nous barrant le chemin. Peu raffiné mais efficace. Il nous force à participer à une bataille à côté de laquelle Waterloo est un gentil pique-nique. Je vois un de nos hommes, trop téméraire, s´envoler littéralement, déchiqueté dans les airs par des dizaines de tirs simultanés. Une main atterrit sur le pare choc avec un bruit sourd. Il y a tellement de sang qui gicle que je suis obligé d´activer les essuies glace.
Voilà, ça va mieux.
http://www.radioblogclub.fr/open/116254/conflict/Final%20Conflict
"Bois d´Henguin !" me hurle ma principale, toujours aussi sympathique. Je note avec satisfaction que sa voix est plus aiguë que d´habitude.
"Magnez-vous ! Faites quelque chose !
Oui madame."
Facile à dire. Malgré notre situation pour le moins désespérée, je me permet un discret sourire. Qui disparaît aussitôt. Je viens d´apercevoir, au bout de la rue juste en face de nous, une camionnette blanche qui laisse sortir deux hommes habillés de jeans en lambeau et armés d´un M1 Rocket Launcher, un bazooka.
Et je sais que notre blindage ne résistera pas à une roquette.
Je redémarre en trombe alors même que l´ogive nous frôle en hurlant pour aller s´écraser sur un vieil immeuble (que j´espère) abandonné, projetant une pluie de gravats aux alentours et le faisant s´écrouler. Une fumée grise poussiéreuse s´étend autour de la limousine, que j´arrête subitement, nous voilant pour quelques instants aux regards ennemis.
Je me retourne, saisi ma valise et l´ouvre, alors qu´au loin on entend des sirènes de police se rapprocher. Je saisi mon lance roquette C35 portable, une sorte de lance-missile de poche, puis appuie sur l´accélérateur à fond, et la voiture s´élance dans un hurlement d´enfer vers les tireurs au bazooka. Baissant fébrilement la vitre, je sors mon bras armé au dehors, et tire au jugé.
Le temps se fige, les tirs se taisent, le monde gravite autour de l´ogive fumante sortie de mon C35, qui, au ralenti, tourne sur elle même, avale la distance qui la sépare des tireurs, puis pénètre la camionnette blanche, et de leur union naît une gigantesque explosion, bien trop impressionnante pour ma petite fusée, s´élevant vers les cieux, habillée de feu et de fumée. La camionnette devait receler une ou deux caisses de munitions… Le temps accélère, et les deux tireurs ennemis sont soufflés comme des fétus de paille et s´écrasent, brûlants, sur la façade d´un immeuble.
La limousine, sous un feu nourris de balles en tout genre, fait une embardée pour éviter la carcasse brûlante de feu la camionnette, et s´arrête dans un gémissement. Un second quinze tonnes noir vient de se placer devant nous, au milieu de la route, nous la barrant.
Devant ou derrière, nous sommes piégés.
Mais un garde du corps aussi perspicace que moi voit l´univers en 3 dimensions.
Pas seulement en 2.
"Bois d´Henguin, qu´est-ce que vous foutez ?? " La voix de ma principale s´éteint tandis que j´oriente la voiture vers l´immeuble à ma gauche, remarquant au passage que d´autre porteurs de bazooka en jeans rapiécés se déploient près du camion. Après avoir rechargé mon lance-fusées, j´appuie à fond sur l´accélérateur et je tire sur un mur de l´immeuble délabré en face de nous, qui malheureusement n´explose pas comme je l´avais prévu.
"Accrochez vous !" je crie en me crispant sur le volant et adressant une prière muette au Ciel ou à n´importe Qui.
Lancée à toute vitesse, la limousine percute et (Dieu merci) enfonce le mur dans un bruit de fin du monde, pour s´arrêter un mètre plus loin. Des tonnes de briques tombent sur la voiture, mon front heurte violemment quelque chose, le moteur s´arrête.
"Penser à attacher sa ceinture" pense-je avec sagesse avant de sombrer dans l´inconscience…