Bon voila, vous avez du compter comme des glandus devant votre écran. Donc voici le nouvel épisode, avec les modifications (minimes) de dernière minute. Enjoy ^^
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Dox.
D´ordinaire, lorsque l´on est face à une situation désastreuse, le commun des mortels parlerait de "merde jusqu´au cou ", voire "jusqu´au yeux" . Mais voila, dans mon cas, je dirais que la merde m´est déja passée au-dessus, que j´y suis noyé.
Et le pire, c´est que je suis vraiment en train de me noyer. Situation légèrement emmerdante, si je puis dire. Et voila. L´eau a à présent dépassé le niveau de nos têtes. Et le truc vraiment chiant, c´est qu´elle est froide. Mais vraiment froide, genre glaciale même. D´ordinaire, dans les films pourris, les héros parviennent toujours à rester en apnée pendant trois heures et demie, le temps de ronger la porte de l´ascenceur avec leurs ongles avant de sortir victorieux, de buter le grand méchant, de retrouver sa femme et ses gosses, puis de rester béat d´admiration devant le drapeau américain en se disant que si la NRA n´était pas là, rien de tout cela ne serait arrivé et que finalement cela n´aurait pas été si drôle que cela parce qu´il avait quand même bien rigolé avec Joe, le Black sacrifié pour la bonne cause. Mais voila, je ne suis pas dans un de ces navets décérébrés, c´est pire. Et le seul noir qui est dans le film va probablement me buter moi.
Bon. Ca doit bien faire une dizaine de secondes que je suis totalement immergé. Allez, vais faire comme dans les films de série B, je vais tenter d´écarter les portes de l´ascenceur à la seule force de mes ongles, doit bien y avoir une once de vérité dans ces nanars.
Ou pas. Marche pas, et je crois que j´y ai laissé un ongle entier dans l´affaire, au vu du rouge qui envahit peu à peu la transparence grisée (oufh ^^ ) de l´eau.
Qui bientôt devient parfaitement noire. Et les plombs ont sauté. Et bordel.
Mais bon, le truc génial dans tout ça, c´est que Albion a été plus rapide à la détente. Donc je vous passe le truc bateau de l´issue du plafond qu´Albion aura ouverte juste à temps pour ce sortir de ce piège. Ca aussi c´est dans les navets de série B, mais le pire, c´est que ça marche. Je sens la poignée ferme mais froide (alors, déja que l´eau est glaciale, je vous fais pas un dessin ) d´Albion se refermer sur mon bras, et me tirer vers le haut. Chouette, ce type a été assez rapide pour ouvrir l´issue du plafond de l´ascenceur, se hisser en dehors de ce piège, puis reussir à prendre mon bras dans le but de me hisser à mon tour. Bon, au moins, ma vie est sauve.
Mais le truc un peu con, c´est que je suis trop gros pour passer par cette issue. Je suis bloqué au niveau du bide. Rarement je n´avais été aussi embarassé. Enfin... Ouais, à peu près. Mettons. Y´avait bien ce truc , là, y´a longtemps, mais je ne préfère pas y penser.
Dans la catégorie des situations improbables, je me pose en bon challenger. Manquerait plus qu´un glaviot me tombe sur la gueule de douze étag...
*splat*
...
Alors là c´est le pompon ... Ah bah nan tiens, c´est pas du glaviot. Du maquillage blanc on dirait. Oh putain, le coup classique du maquillage, genre ça peut marcher... Ah bah oui tiens. Mettons.
Albion se tenait juste au-dessus de moi, aggripant mon bras de sa poigne glacée. Du maquillage blanc dégoulinait de son visage.
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Black Mamba
Lieu : Harlem
Elle s´appellait Hélios.
Ils avaient causé pendant un certain temps, lors de leur rendez-vous au stade. Elle, impassible, ses gardes inanimés à ses pieds. Lui, écoutant ses paroles, ne pouvant rien faire d´autre, pouvant passer de vie à trépas en un temps record, voyage offert par l´agence Hélios et sa compagnie aérienne Snipers and cie .
Ils avaient parlé de lui. De "Georges Bassimba". Elle lui avait tout appris.
" On vous y a placé..."
Finalement, il avait cru mener toute sa vie sous l´impulsion de son libre arbitre, alors qu´en fait ce n´était nullement le cas. Il n´était rien d´autre qu´un produit, un outil, une arme utilisée par des tiers. Un produit. Pas de mère, pas de père. Il était synthétique. Le résultat du vulgaire caprice d´une personne. Il était " la seconde génération", tandis qu´Hélios en était à la troisième, apparement. Hélios lui avait tout dit. Elle lui avait dévoilé le pourquoi du comment, qui était derrière cette affaire, qui cherchait à éliminer les numéros, et pourquoi. Albion, finalement, n´était qu´un intermédiaire dans l´opération, pris à son propre piège, Albion étant lui-même un des numéros à éliminer. Celui-ci avait cherché à tirer son épingle du jeu, mais avait été supprimé assez tôt dans l´affaire. Black Mamba demanda alors qui était le commanditaire des contrats de Dox, en particulier de l´échec du N°4, le nommé Cortès, aujourd´hui disparu. Hélios, après une courte hésitation, répondit qu´Albion avait été remplacé par un homme sûr.
"Ah, et j´oubliais de préciser: Cortès a été éliminé.
- Qui a évacué le colis ? ( C´est alors qu´il se dit , in peto et en lui même -car il parlait les deux langues- que niveau réplique, c´était catastrophique. "Evacuer le colis", Ah mais vraiment... )
- Black Mamba."
"Black Mamba"... Il n´était pas le seul à porter ce nom, apparement... . Les réflexions s´enchaînaient à une vitesse folle. De déductions en déductions, il se dit que ou quelqu´un avait usurpé son identité, ou alors, mais ce n´était qu´une faible probabilité, il y avait bel est bien un Georges Bassimba bis...
"Georges Duval " remarqua alors le petit sourire en coin d´Hélios. Ce sourire avait quelque chose de magnétique, une chose, qui lui rappellait Soeur Marie... Ce qui lui procurait une sensation presque dérangeante. Ils avaient parlé des numéros, de leurs actions, et de leur "héritage". "Tout ça pour ça", semblait-elle dire. Toujours était-il que cette vendetta commanditée par un des anciens cobayes de "N°1" était la conséquence du caprice personnel de celui-ci.
"Quel gâchis..., murmurait Hélios, presque pour elle-même.
- ...
- Si vous saviez combien de vies ont déjà été perdues , gaspillées inutilement à cause de cette... de cette mascarade, cela en est devenu absurde depuis si longtemps...
- Sans doute beaucoup trop, ou pas assez, non ?
- (Hélios sourit tristement ) On peut dire cela oui."
Ils parlèrent finalement de ce que le N°1 leur avait fait aux cobayes.
" Parmi ces cobayes figuraient Icarus, ainsi qu´Albion ( Hélios sembla réprimer un frisson nauséeux ), Daedalus, Mephisto, et moi- même, Hélios.
- Icarus ... Dox m´en a parlé une fois.
- Cela ne semble guère étonnant. Ils étaient amoureux l´un de l´autre. Une sorte de disfonctionnement du programme, à peu près... Icarus, du moins sa première géneration, fut supprimée, par Albion.
- Icarus ? Et Dox ?
- Daedalus, si vous préférez.
- Quelle... de quelle "géneration" est-il ?
- D´après le peu que j´en sais, celui que vous avez cotoyé en est à la première.
- Il devait être vachement doué, pour survivre. Je dois me douter qu´on a du tenter de l´éliminer pas mal de fois.
- En fait il n´est pas le meilleur, il a de la chance, c´est tout.
Hélios souriait, encore. Un sourire énigmatique, comme si elle se rappellait un ancien souvenir. Cela le troublait. Il était en quelque sorte fasciné par Hélios. Mais qui ne serait pas fasciné à l´idée de parler à une jeune femme à la peau d´un blanc immaculé, sur un tas de cadavres, au beau milieu d´un stade désert ?
- Et Mephisto, qui est-il ? Jamais entendu parler..."
Le regard d´Hélios me suffit. Bon, j´aurais pu avoir un nom plus moche que ça. Et en clair, il y avait REELEMENT un Georges Bassimba numéro deux.
Toujours Black Mamba ^^
Sauf que là on est à Harlem, quelques jours plus tard.
Et que aussi le récit est à la première personne.
Bon allez je commence.
Maintenant.
Vous êtes prêt ? Moi aussi. (Putain, pas la tête bordel ! ^^ )
18 h pile : J´attends. Passionnant comme activité. Trois plombes que je me fais chier dans cette planque, dans le coin de l´angle du parc de la 15ème et de St Nicolas .
Hélios m´a dit au stade qu´un employé du N°1 nommé "Zeus" viendrait lui-même me donner la localisation de Dox. Ou Daedalus. Bizarre comme histoire. Quand j´ avais appris qu´il était aussi l´un de ces "clones", cela ne lui avait fait aucun choc. D´autant plus que "Georges Bassimba" est un clone.
" Georges Bassimba" est Mephisto. Moche, quand même, je me retrouve embarqué dans une histoire qui me dépasse, et qui touche déja à sa fin. Ca m´emmerde. Mais j´ai le moyen de tirer Dox de là. Allez savoir pourquoi je fais cela. Mais Hélios m´avait appris tellement de choses sur son histoire, sur ce qu´il avait vécu. Je me suis dit que je devais le tirer de ce bordel. Et puis j´ai une petite dette envers lui. En fait le sourire d´Hélios a conforté mon avis.
BromBromBrom. On frappe à la "porte" branlante.
" Ouais ouais, j´arrive . "
J´ouvre la porte.
"Tu es en retard, Zeu...."
Un tourbillon de parfum m´envahit. Le parfum des anges. Des lèvres douces, si douces.
Hélios pressait chaque millimètre de son corps contre le mien. Elle m´embrassait avec un mélange de violence et de sensualité, me mordait les lèvres. D´après mes mains, elle ne portait pas d´arme ( ndlr : oui bon ça va, un peu de (biiip) ça fait pas de mal, faut leur apprendre la vie aux ptits jeunes ! ^^ Bon je reprends avant de passer pour un pervers ). Nous n´étions qu´un. Ses lèvres s´appuyaient avec violence contre les miennes, elle ne cessait de se presser contre moi, nos dents s´entrechoquaient sous la violence de ce baiser. Je n´avais connu que peu de liaisons avec des femmes, mes "professions" obligent. Mais ce baiser avait ravivé une flamme en moi, une flamme que je croyais éteinte depuis bien longtemps.
Hélios repartit aussi vite qu´elle était venue. Elle avait le parfum des anges. Le même parfum que celui que portait Soeur Marie.
Vingt minutes plus tard Zeus vint dans la planque. "Le vieux Dox et sa bande de petit culs blancs" se trouvait à Shanghaï. Il ne me restait que très peu de temps.
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Dox.
Et me voila, coincé comme un dugland dans un ascenceur, avec un inconnu au dessus de moi, en train de me pointer un flingue vers le sol. Ce con n´a trouvé de meilleure idée que de tirer comme un bourrin au sol , dans le but de trouer la paroi et permettre l´eau de s´écouler. Et en plus je me retrouve avec Black Mamba qui tente de me buter. Et bordel de bordel de bordel.