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...............................LA REVELATION FINALE - PART I
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Etats Unis. New York .Non loin de l´angle du parc de la 15ème et de St Nicolas (1) .
Un énergumène arborant un imperméable sale et rapiécé arpentait le boulevard de Harlem. Visiblement un indigent. La canne à la main, il avançait en claudiquant légèrement le long des trottoirs emplis de chiffons que virevoltaient les vents, où pullulaient de rares prostitués, des détraqués sexuels ou de jeunes voyous.
Étant d’origine afro-américaine , le quidam n’avait nul de s’inquiéter de son sort.
Anonyme , il se fondait aisément dans cette masse hétéroclite . L’allure sûre connotait probablement qu’il empruntait cette voie quotidiennement.
Il stoppa net face à une vieille battisse visiblement inhabité. Sans un regard aux alentour, il y pénétra via une porte dérobée dans ce qui devait être son refuge.
Il traversa plusieurs pièces puis stoppa à nouveau face à un mur et, à l’aide de sa béquille se mit à cogner comme un sourd le sol à trois reprises.
- Tu es en retard , Zeus. (1)
La voix qui émanait de l’ombre était typiquement masculine, de timbre claire et grave.
- Comment veux qu’un pauvre aveugle comme moi se tape dans un temps si court toute l’avenue de la 15ème pour te coltiner ton tuyau, petit ? lui rétorqua son interlocuteur.
Des lunettes noires reposait sur un visage fatigué dont les rides témoignaient du ravage du temps .
- Tu va me faire pleurer. Vide ton sac, maintenant répondit l’inconnu.
- c’est que tu sais, ma vieille maman me répétait tout le temps que les bons comptes faisaient les bon amis rétorqua le vieillard, un peu gêné..
- on n’est pas ami. De plus, je parie que celle qui a engendré un avorton comme toi a déjà tiré sa révérence de chagrin .
- ouais mais... Elle était toujours de bon conseil, hé, hé dit Zeus le sourire aux, lèvres découvrant ainsi des chicots jaunes et gâtés.
Après un long silence, la silhouette de l’inconnu se dessina dans la pénombre pour exhiber finalement un corps athlétique d’un grand black. C’était George Duval.
Ce dernier jeta une liasse de bank-notes usagés aux pied de Zeus. L’aveugle se baissa lentement pour ramasser les billets verts. De ses mains agiles, il compta soigneusement son gain.
-Il en manque la moitié , déclara ce dernier.
- Tu auras le reste quand j’aurai ce que je veux.
- J’ai localisé le vieux Dox et sa bande de petit culs blancs ricana l’indic.
***
Cela faisait six jours que l’ex tueur avait pris sa retraite anticipé.
D’une part, Il avait suffisamment amassé de pécules pour le permettre .
D’autre part, les ultimes évènements l’y avait contraint.
Suite au coup foireux de San José (2) , celui qui se faisait nommer jusque là ‘Black Mamba’ ne fit plus confiance à ses ex partenaires.
Le premier loustic qu’il soupçonna de ne pas jouer franc-jeu était Steve Mc Kinson et son acolyte , Joe. Joe comment déjà ? Ah oui, Joe Lemieux.
une affaire facile, ça devait se dérouler comme sur des roulettes ,qu’il disait. Mon oeil .
Et ces histoires de numéros ? Et si c‘était du flan? ‘Crasy old Bastard’ l’aurait roulé dans la farine comme le sieur ‘Bateson’ (le soit disant numéro 6 en fait d’après le vioque)?
Voilà qu’un membre de leur équipe s’était fait repasser . Et avec son propre KABAR ,en plus! (2) . Un certain Jeff.
Comment et quand a t’on pu lui subtiliser ce couteau de close combat ?
Le meurtrier, pendant qu’il était sonné (par ce dernier probablement) afin de commettre son méfait .
Ou alors était ce plus tôt quand le gars, ce Mc Cane lui réclama du feu.
Et si les deux ne faisait qu’un ?
Voilà pourquoi que sans explications, George Duval négligea le rendez-vous fixé par le vieux.
Il affréta le premier avion pour l’Etat de New York.
Par la suite , il renoua des liens avec d’anciennes connaissances . Quelques billets distribués et son arsenal personnel était refait.
C’est lors du premier incident que l’ex Mamba comprit qu’un contrat à son nom était lancé.
................................................. fin de la 1ere partie
(1) © Die Hard 3 (John M Tiernan)
(2) Une allure de déjà vu .