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Liste des sujets

L'intelligence?c'est quoi?

majinos
majinos
Niveau 9
27 mars 2011 à 23:32:51

Salut,
Donc j'ai 15 ans et je commence à me poser quelques question à propos de l'intelligence ,je ne tournerai pas autour du pot et je ferai simple:
L'intelligence c'est quoi au juste? ça se passe où? au niveau du cerveau mais c'est quoi qui fait la différence entre un géni et un con? les neurones qui sont différente? ou plus nombreuse? ou cerveau plus grand xD?
Et surtout à notre naissance ,est ce qu'on est née avec la méme intelligence? ou bien géni ou con est décidé dés notre naissance?(expliquez pourquoi si possible)
Je voudrais aussi avoir des conseils pour devenir plus intelligent si c'est possible(mais répondre aux questions ci dessus reste le plus important pour moi)

Merci d'avance à tout ceux qui prendront la pêne de me répondre , et excusez moi si mes questions peuvent sembler "béte".

Bonne nuit.

Filosofem
Filosofem
Niveau 10
28 mars 2011 à 00:16:53

Tout le monde ne naît pas avec des capacités cognitives égales.

Après il n'y a pas qu'un seul domaine d'intelligence: certains ont leur points forts dans la logique, d'autres dans l'expression, d'autres ont des capacités énormes à retenir des choses...

Bref ce qui est sûr c'est que même si nous ne sommes pas tous égaux sur nos capacités cérébrales (qui sont en grande partie proportionnelles au nombre de synapses dans notre cerveau, qui sont des sortes de connections entre les neurones) une chose est sûre: le travail améliorera toujours nos capacités.

En gros un génie qui ne bosse pas pourra très bien être moins compétant qu'un con qui bosse comme un timbré.

Après, à charge de travail égale, c'est sûr que le mec qui aura des facilités surpassera le type qui galère comme un chien à connecter ses 2 neurones.

Bref c'est assez abstrait comme concept l'intelligence, j'espère que j'ai été assez clair et que j'ai pu un peu t'éclairer :-)))

Filosofem
Filosofem
Niveau 10
28 mars 2011 à 00:21:18

Et pour les conseils c'est simple, il faut travailler beaucoup mais pas seulement: il faut aussi apprendre à travailler efficacement pour optimiser ton temps et ta charge de travail. ça passe par l'élaboration d'un bonne méthode de travail.

C'est bien de se pencher sur la question à ton âge, si tu y arrives rapidement je n'ai aucun doute que tu pourras aller loin dans les études, quelque soit ta prédisposition génétique à être intelligent ou pas dans certains domaines.

majinos
majinos
Niveau 9
28 mars 2011 à 00:33:17

Merci de ta réponse, je comprend un peu mieux
Mais est ce que au moment méme de ma naissance et d'un autre mec on est aussi intelligent l'un que l'autre, et que cette intelligence se développera plutôt au fur et à mesure qu'on grandit, et dépendra de notre travail, de notre milieu etc...
ou bien elle est différente dés notre naissance?
Et ce qui fait cette différence c'est ces "synapses"? si c'est le cas je vais aller faire des recherche à ce sujet.

Encore merci d'avoir répondu :D

Aldebran
Aldebran
Niveau 10
28 mars 2011 à 11:36:05

"Mais est ce que au moment méme de ma naissance et d'un autre mec on est aussi intelligent l'un que l'autre, et que cette intelligence se développera plutôt au fur et à mesure qu'on grandit, et dépendra de notre travail, de notre milieu etc...
ou bien elle est différente dés notre naissance? "

C'est une question difficile, principalement car on ne dispose pas de moyens efficaces de comparer l'intelligence de deux personnes, et a fortiori quand ils ne sont encore que des nourrissons (car dès qu'ils grandissent un peu le milieu social peut déjà se mêler à l'équation).
Quoiqu'il en soit on observe quand même que les fils et filles de parents aisés ont statistiquement un meilleur taux de réussite scolaire, et plus les parents sont aisés (que ce soit self-made ou par héritage), plus les enfants vont statistiquement réussir leur scolarité et accéder à des grandes écoles.

ChandlerMBing
ChandlerMBing
Niveau 10
28 mars 2011 à 12:41:51

L'intelligence n'est-elle pas composé de ce qu'on appelle l'inné et l'acquis :question:

majinos
majinos
Niveau 9
28 mars 2011 à 14:39:43

Je crois que j'ai les réponses que je voulais, merci à tous pour ces explication très claire ^^
Maintenant je vais essayer d'en apprendre plus comme sur l'activité des capacités cognitives, et le "synapse"
Encore merci...

duke_x
duke_x
Niveau 10
28 mars 2011 à 15:43:32

Pour ma part, j'ai remarqué, qu' il y a deux sortes d'intelligents:

- ceux qui retiennent tous sans efforts et qui donc arrivent à trouver des relations ou solutions grâce à la masse énorme d'infos qui se trouve dans leur tête.Ils sont d'ailleurs souvent un peu bordélique mais s'en sortent toujours et aussi ils sont curieux.attention ce ne sont pas forcement les plus intelligents.

- ceux qui ne retiennent pas grand chose mais qui compensent par une organisation de leur savoir : ils sont forts pour trier , classer des infos et donc les réutilise plus tard finalement sans problème malgré leur mémoire "moyenne".(les têtes bien faites)

Aldebran
Aldebran
Niveau 10
28 mars 2011 à 17:11:37

"Et pour répondre précisément à ta question, non on ne naît pas tous égaux sur le plan "capacité cérébrale". Il y a une base génétique (attention, je ne dis pas héréditaire, c'est différent) qui donne des prédispositions que la science n'a pas encore élucidé. "

D'un point de vue méthodologie, comment a-t-on réussi à isoler le facteur génétique dans les performances intellectuelles ? A-t-on réussi à obtenir des conditions telles que tout biais pouvant provenir du milieu social a pu être écarté ? Ou bien a-t-on des pistes sur des gênes de l'intelligence ?

col
col
Niveau 10
28 mars 2011 à 18:46:41

Ah... on m'avais déjà dit que l'intelligence dépendait beaucoup de la stimulation qui commence déjà dans le ventre de la mère et qui continue tout au long de la vie...

Les souris de labo serait plus "brillante" que leur congénère sauvage aussi (si stimulation il y a bien sur)

majinos
majinos
Niveau 9
28 mars 2011 à 21:09:52

Un peu compliqué tout ça x)

Lihaoge
Lihaoge
Niveau 10
02 avril 2011 à 04:14:46

Personnellement, je pense plutôt qu'il s'agisse de capacité de mémorisation plutôt que d'intelligence. A-t-on seulement réussi à définir le sens réel de ce mot?

Aldebran
Aldebran
Niveau 10
02 avril 2011 à 10:34:18

" Pour ce qui est de la méthodologie on fait un genre de "linkage" comme pour des études reliant des gênes à des pathologies, sauf qu'au lieu d'associer des phénotype avec un arbre génétique, on y associe des réussites au test de QI (pour les humains) ou à des test comportementaux (pour les animaux)."

Pourtant on sait que le test de QI est très fortement dépendant de l'environnement dans lequel un enfant évolue. Par exemple un enfant déscolarisé aura un résultat très nettement inférieur à un enfant qui va à l'école tous les jours, quand bien même les deux enfants seraient de vrais jumeaux. Donc est-ce que relier des gênes à des tests de QI peut vraiment constituer une méthode fiable ?
Autant pour les autres pathologies ça me paraît une méthode viable (car un phénotype est très précisément mesurable), autant pour le QI la méthode semble un peu légère du fait que le QI mesure mal l'intelligence.

zeus_31
zeus_31
Niveau 10
02 avril 2011 à 19:30:43

encore une fois, il faut réunir des origines sociales et génétiques, en somme ?

zeus_31
zeus_31
Niveau 10
02 avril 2011 à 19:31:15

Euh... Rayez le "encore une fois", c'est une erreur.

aler335
aler335
Niveau 10
03 avril 2011 à 05:11:23

certains disent que c'est la mémoire à court terme qui définie l'intelligence (quelques seconde, après ca, c'est déja du long terme).

Pour tester, demande à quelqu'un de te dire des chiffres de 1 à 9 au hasard avec 1sec entre chaque. Commence par des séries de 4, fait deux fois chaque test (2x4 chiffres, puis 2x5, etc.)
Si à la fin tu est capable de redire tous les chiffres de la liste, tu peux en ajouter un ensuite.

La moyenne est de 7. Certains vont après 9, c'est très rare.

A noter que ceci est une THÉORIE.

SimRack-
SimRack-
Niveau 10
03 avril 2011 à 12:59:37

"# Quoiqu'il en soit on observe quand même que les fils et filles de parents aisés ont statistiquement un meilleur taux de réussite scolaire, et plus les parents sont aisés (que ce soit self-made ou par héritage), plus les enfants vont statistiquement réussir leur scolarité et accéder à des grandes écoles.
"

En fait ça n'a pas grand chose à voir avec l'intelligence, c'est surtout une question sociologique. Je vais pas recracher mon cours sur Bourdieu, mais en gros l'école valorise les valeurs et les connaissances qui sont celles des franges aisées et dominantes de la population. Aussi, un enfant issu d'un milieu à fort capital économique et culturel aura naturellement plus de facilités à l'école qu'un fils d'ouvrier. Cela ne veut pas dire qu'il y ai une différence de capacité, d'intelligence, ni même d'entrainement. C'est simplement que l'école est faite pour lui. Les programmes (littérature classique, histoire de France etc.) et les exercices (dissertation, commentaire etc.) sont adaptés à un certain "corpus" de connaissance et à une certaine façon de penser, qui est naturelle chez les individus issus des classes aisées. En même temps c'est logique, car ceux sont ces mêmes classes qui écrivent les programmes. :) Il y a un processus de reproduction sociale en fait. ^^

Mais bref, ça n'a pas grand chose à voir avec l'Intelligence en elle même je pense. :)

Pour ce qui est du lien entre QI et richesse des parents, là c'est différent. Ça rentre déjà plus dans le sujet, puisque le QI est déjà un indicateur plus "objectif" (hemm...) que les programmes scolaires. Je ne sais pas d'où provient cette corrélation, sans doute une question de "stimulus". Mais maintenant, de quelle sorte? Par l'exemple? Valorisation dans les milieux aisés de l'exercice intellectuel? Une attention plus grande envers le nourrisson? (Ça me parait carrément contestable :( )

Aldebran
Aldebran
Niveau 10
03 avril 2011 à 14:17:08

">> Oui, seulement pour les mauvais tests de QI."

J'ai déjà passé des tests de QI, et si je me souviens bien il y a des exercices qui demandent de manipuler des mots, des chiffres ou des figures géométriques. Dans ces trois cas on sait que l'entraînement augmente les capacités ; par exemple, faire du calcul mental à l'école aidera naturellement celui qui fait le test à obtenir des meilleurs résultats dans les exercices de calcul pur ou qui demandent de déterminer l'élément suivant d'une suite logique (car ce genre d'exercice consiste à trouver les opérations qui génèrent la suite). De même faire de la géométrie à l'école et être entraîné à reconnaître des figures géométriques, des orientations, des transformations, etc. va fortement aider à appréhender la manipulation spatiale dans les tests. Enfin, dans ces tests il y a des questions de mémoire, et globalement la mémoire ça s'entraîne aussi. Par conséquent un enfant déscolarisé et avec moins d'entraînement dans ces domaines (verbal, calcul, mémoire, géométrie) aura un moins bon score qu'un enfant scolarisé pour un test qui fait appel à au moins un de ces quatre domaines.
Je me demande donc quels genre d'exercices pourrait inclure un bon test de QI si on est obligé d'écarter tous les domaines où l'amélioration par l'entraînement est possible :question:

"En fait ça n'a pas grand chose à voir avec l'intelligence, c'est surtout une question sociologique. Je vais pas recracher mon cours sur Bourdieu, mais en gros l'école valorise les valeurs et les connaissances qui sont celles des franges aisées et dominantes de la population. Aussi, un enfant issu d'un milieu à fort capital économique et culturel aura naturellement plus de facilités à l'école qu'un fils d'ouvrier. "

Assurément il y a reproduction sociale, mais je ne suis que partiellement d'accord avec Bourdieu. Pour lui, si l'école est un outil de reproduction sociale, c'est uniquement car les programmes scolaires sont faits par les classes aisées et adaptés aux classes aisées. Je suis globalement d'accord pour les disciplines scolaires comme le français, l'histoire, la philosophie, etc. Par contre, pour des disciplines comme les maths, la physique ou les sciences d'une manière générale, la manière de penser dans ces domaines n'est pas dépendante de la classe sociale, elle est universelle et donc l'école ne peut pas favoriser plus les classes aisées que les autres. Ce que je veut dire, c'est que les maths ça reste des maths, peu importe si celui qui rédige le programme provient d'un milieu aisé ou modeste. Par conséquent si on observe une meilleure réussite, même en math et en science, des élèves provenant de classes aisées c'est, je pense, parce que leur intellect a été beaucoup plus stimulé et qu'ils ont eu plus jeune un meilleur entraînement au raisonnement logique de la part de leur famille, entraînement que l'on retrouve peut-être moins chez les familles plus modestes.
Pour conclure je dirais que Bourdieu a raison quand il explique la réussite des classes aisées en français, histoire, art, etc. mais que cette mécanique n'est pas généralisable aux sciences. Or on sait que même en science les classes aisées s'en tirent mieux que les autres. Et étant donné que je considère l'aptitude au raisonnement scientifique comme une preuve d'intelligence, j'en déduis que l'environnement des classes aisées est plus propice à l'émergence d'une certaine intelligence logique.

SimRack-
SimRack-
Niveau 10
03 avril 2011 à 15:07:41

Je suis en partie d'accord avec toi. Mais Bourdieu ne s'arrête pas après avoir dit que les élèves issus de classes défavorisées réussissaient généralement moins à l'école que les autres.

Déjà, il précise que dans certaines filières, la chose est moins flagrante, tandis que d'autres, beaucoup plus. Je crois me souvenir qu'il cite notamment les études de Droit, monopolisés par des étudiants issus de classes dominantes. Pareillement des IEP, Sciences Po, ENS, sans parler de l'ENA etc. On est d'accord, certaines filières sont plus "élitistes" que d'autres. (Elitistes pas au sens d'être réservé à des gens doués [à mon avis Polytechnique est plus dur à décrocher que l'ENA, mais je dis ça en temps que non-matheux :gni: ], mais élitistes au sens de réservées majoritairement à une certaine catégorie sociale). Tandis que les maths par exemple, sont moins socialement discriminantes. (J'ai d'ailleurs un prof d'Economie qui a pour grand rêve de voir rétablir les maths au concours des IEP, afin de rétablir plus de "justice sociale". ^^).

En revanche, plus qu'une simple question de capacité, la réussite à l'école est aussi pour beaucoup liée à la volonté, et plus précisément en la croyance en la réussite. Souvent, un élève, même brillant en math, n'osera pas tenter de grandes études (prépa etc.) alors même qu'il en aurait les capacités. Pourquoi? Parce qu'il vit dans un milieu où il n'a pas l'occasion de côtoyer des gens ayant fait ce genre d'écoles, parce que ses parents ne l'encouragent pas beaucoup ou sont dépassés par le niveau visé etc. Chez les classes dominantes, c'est différent. Le réseau social est différent, on a une tante ou un oncle qui a fait l'X ou l'ENS, l'ami de la famille est un Enarque etc. Sans parler d'étude, le fait d'avoir des parents médecins ou avocats, ou même chef d'entreprise, ça marque. Il est naturel pour l'individu née dans ce type de milieu de vouloir tenter des grandes écoles.

Les capacités ne font pas tout, les représentations sont également très fortes. Les sociologues ont montré qu'il y a au sein des "classes moyennes et populaires" une sorte d'auto-censure forte.

Donc je continue à penser que même en ce qui concerne des filières très scientifiques, ou le capital culturel familial entre entre peu en jeu, les individus issus des milieux favorisés ont plus de chance de percer, ne serait-ce que parce qu'il est naturel pour eux d'envisager ce type de cursus d'excellence. C'est moins souvent le cas dans les milieux moins favorisés.

Ps : En ce qui concerne l'auto-censure, on constate aussi ça avec les inégalités de sexe au sein des filières et cursus académiques, par exemple.

keitaro-urashim
keitaro-urashim
Niveau 10
03 avril 2011 à 23:44:40

heu je suis issue de classes moyennes et si aujourd'hui j'ai pu continuer en master c'est suite à une erreur.
J'étais doué à l'école mais ma mère avait insisté pour que je fasse maximum bac+2 en iut. J'ai par chance raté mon IUT et aujourd'hui je suis en master après avoir validé ma licence, bientot en master 2 pro, j'ai fait un séjour d'1 an à l'étranger bref le milieu social joue énormément sur la réussite scolaire :(

les tests de QI aussi, la plupart des +150 de QI sont des blancs issues de familles aisées :(

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