Je suis d'accord: "Tout est energie". Ca ne me dit pas comment je fait une fleur a partir d'un reacteur nucleaire sans utiliser une autre fleur. Tant que l'on ne sait pas dans le detail comment fonctionne quelquechose, on ne sait pas le construire de toute piece. Pour sur on peut etudier le "raisonnement" humain (avec des guillemet parceque je parle au sens large). Mais de la a dire qu'on va le reconstuire artificiellement, ca me parait assez lointain.
Lointain, moi aussi. Mais "juste" lointain. ![]()
et pourtant pas si lointain que ça :p
A vos crayons et papiers les gars :p
"Je dis que c'est utopique parceque l'on a actuellement aucune idee de comment la "creativite" et les "emotion" humaine apparaissent ni les loi qui les regissent"
On dit souvent que les émotions sont difficiles à modéliser informatiquement, mais j'ai l'impression que ce n'est pas tellement vrai, en comparaison de la difficulté à modéliser le raisonnement humain. Intuitivement, on arrive assez bien à définir quelle situation va déclencher quelle émotion.
Wait and see, j'espère que l'on aura des nouvelles sur cette fameuse I.A. forte dans peu de temps.
Créer des émotion en binaire forcerait le respect :
1
ennemi
0
pas ennemi
Les émotions ne sont pas du au hasard, imaginez une émotion en binaire au hasard :
0-1-0-1-0-0-0-1-1-0-1-0-0-1-0-1-0-1-0
chiffre au hasard tiré = 0
pas ennemi ( imaginez ça devant un ennemi
)
Si on en parle sérieusement, un schéma serait beaucoup plus compliquer à créer ( juste rajouter une attraction/préférence pour une solution :p )
Re
Je voulais apporter un petit "plus" au sujet.
L'US Air Force nous parle d'IA forte. Ok. Mais il ne faut pas oublier que même les IA faibles peuvent être très performantes. Petit topo.
Chapitre I - Sur les IA Faibles.
l'IA Faible copie la nature. Contrairement à une IA forte, elle copie juste un raisonnement ou une attitude et pourra ainsi paraître intelligente. Dans le domaine de l'ingénierie actuelle, on peut citer
"Aibo" :
http://img.clubic.com/photo/00221469.jpg
"Eliza" :
http://library.thinkquest.org/18242/eliza.shtml
Ce ne sont que deux exemples, mais ils reflètent bien le fait que l'IA faible ne fait que "Copier" la nature. On ne peut pas parler de conscience. Mais derrière cette simplicité apparente, la "copie" de la nature peut aller très, très loin.
Par exemple sur la notion de prédateur/proie qui est à la base très simple, mais qui débouche en fait sur un comportement conquérant basé sur la redondance et l'essai mutliple. Ce comportement pourra déboucher, si on lui en donne la possibilité, sur une forme d'apprentissage non-ontologique.
Chapitre II - Une IA faible efficace.
Certains étudient l'organisation de fourmis, l'architecture des termitières ou "le balai aérien" des abeilles afin de par exemple, rediriger des programmes destinés à contrôler le planning d'atterrissage des avions ou l'acheminement de colis.
Le plus souvent ces programmes sont des IA faibles. La théorie devrait marcher à la perfection mais il pourrait en fait arriver qu'elles déraillent. En particulier, si les circonstances changent radicalement. Elles perdent alors de vue leur objectif. Buggant ainsi en boucle.
C'est ici que le modèle relationnel prédateur/proie intervient. (en Anglais "PredPrey"). Un prédateur affamé ne se laisse pas distraire. Les circonstances peuvent le contraindre à multiplier les tentatives avant de réussir mais il ne perd pas de vue son objectif. Cette règle est relativement facile à mettre en place dans un programme, par rapport au raisonnement évolué d'une IA forte. C'est "juste" une pâle copie de la nature. C'est une IA faible qui apprend bêtement mais efficacement. Elle est douée de mémoire et évolue non-ontolgiquement dans un but unique : parvenir à l'objectif qu'on lui a assigné.
Une IA faible de ce type n'est pas véritablement consciente de ce qu'elle fait. Par contre, elle est consciente de "comment" elle le fait. Elle le garde en mémoire et essaye, à un instant T, un acte hasardeux, si ça ne marche pas, elle recommence. Au bout de X répétition, elle choisi un autre acte hasardeux, etc... Jusqu'à l'objectif.
Conclusion ouverte.
L'US Air force nous parle d'IA forte pour son armée (drônes). Ce qui me laisse sur le cul.
Mais mon propos était de souligner l'avancée majeure que pourra connaitre aussi l'IA faible. C'est un exemple, mais une IA faible utilisant le modèle relationnel "Predprey" serait théoriquement redoutablement efficace.
C'est hors-sujet mais la distinction IA forte/faible rappelle la distinction Intelligence Virtuelle/Artificielle qu'on a dans les jeux vidéos "Mass Effect".
Tiens je ne connais pas. Mais les termes utilisés sont très adaptés je trouve.
(C'est un jeu de rôle sur Pc et Xbox360 de qualité fait par Bioware, créateurs de Rpg reconnus dans ce domaine.)
Ces deux termes correspondent bien à vos définitions, peut-être étant plus claire, je ne sais pas.
Pour en revenir un peu au sujet, je pense (avis très personnel) que l'intelligence dans le vivant, comme la notre qui fait partie des plus élaborées de cette Terre jusqu'aux derniers nouvelles, est un résultat d'une structure de mémoire très malléable et surtout ramifiée mais qui se recoupe. Une même donnée est reliée par et vers beaucoup d'autres données à la fois.
Peut-être que reproduire une structure aussi complexe et itérative mènera "naturellement" (humour...) vers une intelligence similaire à la notre.
Oui pourquoi pas. Une sorte d'Humain artificiel. Le problème pourra être qu'il nous surpasse aussi.
Pourquoi un problème?
La machine n'est pas notre ennemi. C'est notre ami.
Hehe gros, énorme sujet.
Les lois de la robotique d'I.Asimov, ça te parle sûrement. (?)
Bien sûr!
Je vais manger, scusez.
Alors peut-être que tu connais aussi "Hyperion", de Dan Simmons.
Les machines surpassent l'Homme à un instant T, en l'an 2500.
Dans le livre, les machines s'exilent, font sécession de l'autorité humaine. Elle batissent un "Technocentre" dont personne ne connait l'emplacement et continuent d'aider l'humanité a prévoir son futur par des prévisions statistiques.
Mais personne ne sait quel est leur but. Ces machines suivent à la base les mêmes lois de la robotique d'I.Asimov. Elles sont bienveillantes, mais tellement évoluées, qu'on peut se demander en quoi peut se transformer la bienveillance lorsque l'on possède une conscience et une technologie supérieure .
Et deuxième point. Sans aller aussi loin. Une machine de l'armée dotée d'une IA faible, donc non-consciente, mais qui utilise le modèle relationnel PredPrey que je décrivais plus haut est un exemple flagrant de dérive. En effet, c'est un programme très simple et très efficace dont l'humanité pourrait utiliser le raccourci. Les machines sont nos amies selon Asimov, mais les lois du marché, les délais de productions et la demande croissante de l'armée pourrait conduire à une solution de facilité dont il faudrait fortement se méfier dans ce cas.
PS : Je suis quasiment persuadé que l'US Air force cherche actuellement à utiliser ce fameux modèle relationnel PedPrey.
Quand je dis "Les machines sont nos amies", je veux dire par là qu'une conscience qui nous est potentiellement supérieure nous fait peur. C'est cette appréhension qu'il faut chasser.
Et, tout comme nous éduquons nos enfants, nous devons éduquer une IA (par opposition à une IV, dans mon vocabulaire, voire message plus haut) et lui expliquer que, dans les grandes lignes et pour faire court, "le mal c'est pas bien" et "les humains sont des amis". A partir de là, le plus gros de la chose est fait.
Essayer de forcer un esclavage ne mènerait à rien, il n'y a qu'à voir ce que ça donne avec des humains... Pas très efficace.
Traiter des machines réellement pensantes en êtres inférieurs donnerait immanquablement de mauvais résultats. Voire très mauvais.
Oui. Je suis amplement d'accord. Mais sans forcer à l'esclavage une éventuelle entité; les dérives avec des IA sont tout de mêmes multiples car l'Homme ne manquera pas de fabriquer tout ce qu'il sait, comme il l'a toujours fait.
Au-delà de ça, supporterons-nous de ne plus être omniscient ? De retourner aux bancs d'école face à un être qui nous surpasse ? L'humanité n'a jamais connu ça. On peut imaginer qu'elle ira jusqu'a se battre pour conquérir le savoir...
"....il était également question de l'explosion de l'intelligence (artificielle) et du danger de la singularité technologique conduisant à un changement d'ère, ou de paradigme totalement en dehors du contrôle humain."
Tout ça, c'est une histoire de peur. La peur de l'inconnu. La peur du supérieur.
J'aime ce sujet, je ne le cache pas. J'aimerais tant en faire le projet de ma vie! Mais je m'écarte du sujet
Le problème, c'est que des œuvres comme Matrix (que la plupart des gens n'ont pas du tout compris selon moi) ou Terminator ont sérieusement abîmées l'image potentielle de telle intelligence.