Ce que je trouve plus intéressant dans ce sujet, c'est de savoir pourquoi existe-t-il en ce monde des choses qui sont conçues pour détruire et qui essayeront de remplir leur objectif jusqu'au bout même si cela les mène à leur propre perte, comme le Sida par exemple. Le VIH détruit le corps par lequel il vit, il se propage pour détruire en perfection. Quel est le but ? Comment comprendre pour nous humains, qui vivons sur des principes de survie, que quelque chose puisse faire un acte qui est contre son intérêt.
Ce qu'on appelle "nature" est ce qu'on croit ne pouvoir contrôler ? Mais déterminer ces limites est abstrait. Donc on peut dire que nous sommes aussi la nature, et qu'elle est tout ; c'est-à-dire de mes pieds, jusqu'à la fleur dehors pour finir aux déchets nucléaires. Une erreur implique d'avoir un objectif dont l'exécution n'est pas parfaite. Notre point de vue basé sur la fuite de la mort (ce que nous appelons la mort est en fait la perte de l'identité) nous amène à adhérer à ce principe "d'échec" (ce qui est paradoxal puisque de ce point de vue nous sommes tous condamnés). Mais ce point de vue biologique, reste un point de vue. La nature (devrais-je dire monde) ne connaît pas la mort de l'identité. Quand quelqu'un meurt, son corps se recycle, donne une terre fertile, fait manger des autres êtres. Où est en ce cas la perte de vie ? Il faut arriver à sortir (ce qui est en partie impossible) de ce point de vue et de se dire "le monde n'a pas de sens propre mais j'ai le sens de survivre".