Post très intéressant, Glast, mais j’aimerais revenir sur 2-3 petits points
L’adaptation non optimale de certaines espèces n’est pas une limite du Darwinisme, car celui-ci ne postule pas une perfection de l’adaptation. L’évolution est plutôt sub-optimale, car seul compte l’avantage RELATIF conféré par les nouveaux caractères. Un organisme sera sélectionné préférentiellement que parce qu’il « réussit » mieux que les autres, même si son adaptation n’est pas la meilleure possible.
Peux-tu me dire à quelles espèces « sous-adaptées » tu faisais allusion ?
D’autre part, ça fait déjà quelques années déjà que le gradualisme ne constitue plus un consensus chez les évolutionnistes et je pense que l’hypothèse du taux de mutation constant est désormais plus à considérer comme une convention pratique permettant de dégrossir le buissonnement du vivant, d’appréhender sa forme générale, mais bien incapable de donner la position exacte de chaque branche. Et effectivement y’a du boulot en perspective pour les paléontologues !
Enfin, ces exemples de l’influence du stress sur la mutabilité sont certes une piste intéressante, mais pour parler de Lamarckisme, il manque encore un mécanisme permettant d’orienter les mutations dans le sens d’une adaptation.
Mais je suis d’accord avec toi, le fondement de l’évolution reste quand même le Darwinisme (ou plutôt le Néodarwinisme), même s’il y a des aménagements à faire au niveau de ses modalités (théorie des équilibre ponctués, irrégularité de l’horloge moléculaire, minoration de l’hypothèse gradualiste…)
Pour finir, si vous aimez la Science-Fiction, je ne saurais trop vous conseiller de lire l’Echelle de Darwin et Les Enfants de Darwin, qui décrit l’apparition d’une macromutation orientée dans l’espèce humaine et l’émergence d’une nouvelle espèce avec tous les bouleversements sociaux que ça implique