Tbop2 : je ne suis pas tout à fait d´accord avec toi.
Dans le cas général de l´arithmétique (sans s´aventurer dans une définition d´une structure particulière), 1+1=2 est presque autant un axiome (tu peut le traduire en S(x) + 0 = 0 et S(x) + S(y) = S(S(x)) + y avec ici x et y égale à 1).
Ensuite, partout où ça a un sens, 1+1=2 est "vrai" parce que c´est la notation usuelle, on note 2 l´élément d´un ensemble muni d´une structure d´addition qui vaut deux fois l´unité. Donc même dans {0,1} 1+1=2, sauf que 2=0 (si tu n´admet pas ma dernière affirmation, alors tu ne peux pas non plus me dire que 1+1=2 est faux dans cet anneau, car ça n´a juste aucun sens, ni vrai ni faux).
"Mais dans une structure d´anneau cette relation est fausse car on choisit de dire que l´élément neutre 1 de l´addition est égal à son inverse -1, d´où 1+1=0. On est poussé à choisir ça car sinon on tombe sur 1=0 d´où la formation d´un anneau nul (et l´anneau nul c´est pas très productif ^^)"
là je n´ai pas compris ce que tu as dit, mais je crois que tu t´es un peu embrouillé.
Par contre pour le problème du "choix des axiomes", là aussi, je ne suis pas d´accord avec toi : on peut très bien dans un même domaine, avec les mêmes bases (reposant sur un ensemble commun d´axiomes) choisir ou non d´utiliser d´autre axiome. L´exemple le plus connu (et dont tu as du entendre parler cette année) est l´axiome du choix (
http://fr.wikipedia.org/wiki/Axiome_du_choix ), que l´on peut accepter ou refuser, en faire ou non un axiome est donc bien une question de choix (ce choix là, n´a rien à voir avec le nom de l´axiome).