'zarb comme c'est parti en cacahuète ce topic, je trouvais l'idée sympathique car lorsque l'on suit un cour intéressant, on a envie de le partager (en tout cas, c'est mon "cas" ).
La remarque de spyro n'est pas dénué de logique, et il semble y avoir un gros condensé de tensions ici ("Y'a beaucoup trop de tension ici !").
Néanmoins j'aimerais partager quelques idées d'un cour de sociologie du monde contemporain, plus particulièrement sur les post structuralistes (Deleuze, Foucault, derida) et leur critique de l'Hegelianisme.
En gros, l'hegelianisme c'est le postulat d'une histoire orienté vers une fin particulière avec un moteur, ce que l'on appelle une vision téléologique. Par exemple le matérialisme historique de marx est téléologique: pour lui l'histoire s'oriente vers le socialisme et possède un moteur: la lutte des classes (très très vite résumé).
Dans l'hegelianisme c'est une histoire des idées qui est mise en avant. Cette histoire tend vers la raison, l'histoire de l'humanité donc tend vers la raison. Pourtant la raison est occidentale (dans cette conception) donc l'histoire de l'humanité se résume à l'histoire de l'occident. Ce type de pensé n'a pas disparut et ce retrouve encore aujourd'hui (par exemple le discours de Dakar où nicolas sarkozy déclarait l'homme africain en dehors de l'histoire.
Après ce constat, des critiques en découlent:
-la critique de l'idée de raison (au sens des lumières), de l'universel. C'est une remise en question d'une rationalité universelle (seul ceux qui sont rationnels sont inscrit dans l'histoire) et de l'idée d'universel qui induit l'exclusion de certains donc des stades de développement .
-la critique d'idée de sujet:
Le sujet est rationnel, donc si celui ci n'a pas la possibilité d'exercer une rationalité alors il n'est pas un sujet donc tout les humains ne sont pas des sujets.
Une conséquence historique: à la révolution française il y a 2 types de citoyens: les citoyens actifs, ce sont des sujets politique (capacité d'expression politique, de choix rationnel entre plusieurs offres politique) et les citoyens passifs qui ne peuvent pas choisir de manière rationnelle car sont influencés, sous domination comme les prisonniers, les domestiques, malades mentaux, les femmes.
-la critique du totalisant:
Lyotard, "les grands récits".
critique de ce qui donne une explication totale du monde, par exemple les lumières (encore une fois =) .Cela va de pair avec la notion de discours de Foucault, de déconstruction de Dérida).
-Critique de la représentation:
2 types de représentation critiqués:
au niveau du langage:
-le référent (par exemple l'objet table)
-le signifié (l'idée de table)
-et le signifiant (le mot table).
A chacune de ces étapes il ne devrait rien se perdre, en gros le mot= la chose, c'est une représentation parfaite.
Ce model s'applique à la représentation politique, en particulier la démocratie représentative:
-le référent: le peule
-le signifié: l'élection
-le signifiant: l'assemblé
Donc rien ne serait perdu dans ce processus, l'assemblé serait la représentation parfaite du peuple...
Au final, l'ensemble des représentants est une métonymie (une partie de la chose (peuple) qui vaut pour tout).
-La critique du centre et de l'origine:
Toute chose est organisé autour d'un centre, toute chose a une origine. Donc toute chose à une essence et une représentation. Suivant cette logique la vérité serait contenu dans l'origine et représenté dans le centre.
C'est aussi la notion de racine, pour connaître la vérité il faut remonter dans le temps. Par exemple le cas de la constitution européenne et le débat autour des racines chrétiennes (hum...). On définit donc toute chose par son origine.
Les post-structuralistes développe l'idée de construction historique, par une suite d'identification. Cela implique l'idée du changement car si quelque chose est construit nous pouvons construire autrement.
Il y en a beaucoup à dire (mais je n'ai plus le temps).
Pour ceux qui trouveraient ça barbant, les post-strucutralistes avancent des idées intéressante qui seraient utiles pour l'analyse du net, par exemple avec la différence de construction en racine (un centre (serveur) et des centre de moindre importance connectés dessus, mais pas de connexion entre ces autres centre) en gros le web dit 1.0 et la construction en rhyzome, le web 2.0.
Les post-structuralistes ont écrits dans les années 70/80 bien avant internet (je doute qu'ils connaissaient l'arpanet).