Svp, ne postez que pour donner des commentaires, pas de discussions, pour mettre très peu d´espace entre les chapitres. J´espère que vous aimerez.
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Chapitre 1 : Une mort suspecte
Dix ans s’étaient écoulés depuis que Bowser avait été emprisonné définitivement. Mario avait quitté la plomberie pour devenir détective chez la police du royaume Champignon, tandis que son frère, Luigi, était devenu exterminateur, un métier dangereux selon lui. Mais depuis que Mario était partis, il avait eu un gain de courage. D’ailleurs, l’enseigne sur son camion disait :
"Goombas et Koopas, ils seront tous raplapla !"
La princesse Peach était devenu reine après la mort de son père et grâce à elle, Végésia devint un allié fidèle. Elle s’était mariée au prince Harik, qui devint roi du royaume Champignon. Pourquoi s’était-elle marée à Harik et non pas à Mario ? Ils s’étaient mariés huit ans auparavant, mais après seulement six mois, ils avaient divorcé. Mais la personne la plus malheureuse dans cette histoire fut Papi Champi. Il s’était opposé au mariage de Peach et Harik, mais ils ne voulurent rien entendre. Aveuglée par l’amour, la reine renvoya le vieillard de la cour royale. Depuis ce temps, Papi Champi vit dans un hospice. C’est ainsi que commence cette histoire, trois ans après le mariage.
- Mario ! beugla Albert DiPianto, le chef de la police.
- Que puis-je faire pour vous ? dit le gros moustachu en entrant timidement dans la pièce.
- Où est le rapport concernant la Mafia Pianta ?
- Merde, complètement oublié…, murmura Mario.
- Qu’as-tu dit ?
- Non rien…
- Tu as oublié le rapport ? Ça veut dire que l’on va devoir relâcher Pianteone si on n’a pas de preuve !
- Désolé…
Au même moment, le téléphone sonna. Le Pianta répondit, hochant la tête de temps en temps, déposa le combiné sur l’appareil, fit un sourire malicieux à Mario et lui expliqua la raison de l’appel.
- Prépare tes affaires, tu pars sur-le-champ. Un homme a été retrouvé mort sur la 42ème, devant le bingo.
- Parfait, souffla l’homme sarcastiquement, un vieux qui crève devant un bingo. Et pour quel motif ? Il a avalé son dentier ?
- Aller, file, s’impatienta le chef.
* * *
Mario sortit de la voiture avec son coéquipier, le détective Koopek, avec qui il avait fait cette aventure de la Porte Millénaire. Les deux amis s’approchèrent du corps ensanglanté du vieillard.
- C’est un meurtre, en conclus Mario.
Le Koopa retourna le cadavre. Ce que vit Mario le traumatisa à vie. C’était Papi Champi. Son vieil ami qui l’avait accompagné pour sa première visite de l’Île Delfino, celui qui lui avait appris ses techniques lors de son voyage dans le temps avec son frère. Mario n’en pouvait plus. Il s’agenouilla et pleura sur le corps de l’homme. Koopek, mal-à-l’aise, resta silencieux. Mario se leva avec un regard plein de haine. Il examina le cadavre.
- Il a été tué d’un coup de marteau. Qui sont les seuls à avoir des marteaux comme armes ? demanda le détective à l’adresse du Koopa.
- Euh…, hésita Koopek en se grattant la tête, les frères Marto ?
- Exacte…
Puis, il déplia son téléphone portable et composa le numéro de son patron. Après trois sonneries, le Pianta répondit.
- M. DiPianto, faites arrêter tous les frères Marto du royaume, l’un d’eux est l’assassin.
- L’assassin, s’exclama Albert, c’est donc un meurtre ?
- Oui, un meurtre, dit Mario en fermant son téléphone. Aller, vient Koopek, on a une enquête à résoudre.
Alors que les deux compagnons embarquaient dans leur bagnole, un personnage tapit dans l’ombre les observait. On aurait dit un Koopa, mais en beaucoup plus gros…
Chapitre 2 : Mystère et archéologie
Le détective Mario se tournait les pouces sur son bureau. Albert DiPianto entra dans la pièce, un dossier à la main.
- On a le coupable ! dit-il joyeusement.
Mario se leva d’un bond.
- Il est où que je lui casse les dents ?
- Dans la salle d’interrogatoire.
Mario et son patron se dépêchèrent de se rendre à l’interrogatoire. Le frère Marto était assit, tête baissée. DiPianto tenait un sac de plastique contenant l’arme du crime : un marteau rouillé et taché de sang.
- C’est votre marteau M. Kelson ? demanda le Pianta.
- Oui…, répondit le Koopa en fermant vigoureusement les yeux.
- Comment expliquer-vous qu’il y ait du sang dessus ?
- Je ne sais pas… Je l’ai perdu il y a quelques jours au chantier archéologique.
- Alors vous faites des fouilles ? Où exactement ? questionna Mario.
- Dans le désert Sec-Sec…
- Je vais mener l’enquête M. DiPianto.
- À quoi bon ? On a le meurtrier !
- Peut-être pas, résonna t-il, M. Kelson n’a pas l’air coupable…
- Oh merci ! s’exclama ce dernier. Vous me croyez !
- Ah, ta gueule toi ! s’énerva Albert. Mario, Pianteone non plus n’avait pas l’air coupable, mais c’est le chef de la Mafia…
- Je sais, mais mon instinct me dit que ce n’est pas lui le fautif dans cette histoire…
- Un complot, alors ?
- Peut-être… Bon j’y vais…
* * *
Comme il n’était pas pratique de rouler en automobile dans le désert, Mario et Koopek durent louer deux Yoshis, un bleu et un jaune. Une fois débarqués au chantier, un vieil homme avec des cheveux ébouriffés et des lunettes rondes, vint les voir, aspirateur au bras.
- Professeur ? demanda Mario.
- Karl Tastroff pour vous servir, dit l’homme en faisant une révérence plutôt comique.
- Que faites-vous ici ?
- Je passe l’aspirateur, ça se voit pas ?
- Oui mais…
- Regardez, il y a du sable partout ! Ça va prendre des semaines à tout nettoyer !
- Mais on est dans un désert Prof…
- Ah oui, dans un désert… Elle est bien bonne ! Tu te crois malin, hein ?
Puis, il regarda autour de lui.
- C’est vrai que d’un certain angle, ça ressemble à un désert…
Mario leva les yeux au ciel et se dirigea vers une tente où se regroupaient les ouvriers. Il s’approcha d’un comptoir derrière lequel se trouvait un Bob-Omb barbu.
- Que puis-je faire pour vous ? demanda t-il, ne prenant même pas le temps de lever les yeux.
- Je voudrais des renseignements concernant un certain Armingo Kelson, dit Mario en montrant son badge.
- Désolé, rétorqua le vieux Bob-Omb en ne regardant toujours pas le policier, nous ne sommes pas autorisés à donné des renseignements sur nos ouvriers…
- Mais je suis de la police !
- Et où est votre badge ?
- Je viens de vous le montrer, imbécile !
- Écoutez monsieur, je pourrais appeler la police si vous m’insultez encore.
- C’est moi la police !
- Dans ce cas, présentez votre badge.
- Vous voulez que je vous arrête pour non-coopération avec la police ou quoi ?
- Vous n’êtes pas policier.
- Mais oui je le suis, bordel !
- Où est votre badge ?
- Ça y est, je suis furax ! hurla Mario en attrapant ses menottes. Les mains derrière le dos !
- Je n’ai pas de mains et de toutes façon, vous n’êtes pas poli…
Il n’eut pas le temps de finir sa phrase que Mario lui assénait une superbe droite. Tout en se massant le poignet, il ouvrit un tiroir où il trouva les dossiers qu’il cherchait.
- Juke, Karnill, Kebby… Ah ! Kelson.
Il lut son dossier à voix basse : Mari et père de deux enfants, diplôme en archéologie, vie tranquille en banlieue, pas de casier judiciaire…
- Ce n’est pas le coupable…
Soudain, une Goomba entra dans la tente. Mario la reconnu, c’était Goomélie.
- Mario ?
- Goomélie ?
- Pas le temps de poser des questions, on a trouvé un sarcophage et plusieurs squelettes de Koopas.
Les ouvriers parurent tout à coup intéressés. Mario ajusta sa veste et lança :
- Allons voir ça…
Chapitre 3 : Tutankoopa
Un énorme sarcophage doré brillait devant les yeux ébahis de Mario, Koopek, Goomélie et une quarantaine d’autres archéologues. Sur le cercueil antique était écrit :
« Tutankoopa renaîtra et régnera de nouveau… »
Un frisson parcouru le dos de Mario. Il avait déjà vu cette tombe, cette inscription, cettes poussières…
- Ouvrez-moi cette boîte, ordonna Goomélie à deux Toads qui regardaient sans bouger.
- Non ! s’opposa l’ancien plombier. Il y a plus de dix ans, j’ai ouvert ce sarcophage et le mal qui y reposait en est sortit. C’est un démon qu’il y a là dedans !
- C’est ça, c’est ça…, se moqua la Goomba. Et il contrôle les Chomps aussi que tu vas me dire ?
- Comment tu le sais ?
- Assez rigolé, ouvrez-moi le cercueil.
Mario attrapa Koopek par le poignet et l’emmena dans la tente qu’ils avaient quittée précédemment. Les deux détectives allèrent s’installer derrière le comptoir où le Bob-Omb roupillait toujours, depuis qu’il avait reçu le coup de Mario. Soudain, ils entendirent un bruit provenant du chantier.
- Est-ce que ce que tu as dit était vrai ? sollicita Koopek à l’adresse de son partenaire.
- Oui, malheureusement. Ça va bientôt faire quinze ans que j’ai vécu cette histoire. J’étais avec d’autres coéquipiers, Goombario, Kooper, Bombette et j’en passe.
Un autre bruit se fit entendre, beaucoup plus sonore cette fois. Puis, des hurlements. Mario sortit de sa cachette et alla voir. Un réel chao régnait. Un énorme Koopa était sortit du sarcophage. Il portait un chapeau ridicule jaune avec deux languettes bleues et violettes. Un Chomp était sculpté sur son front. Le monstre tenait une énorme chaîne rouillée plantée dans le sol. Après une légère secousse et quelques craquements, le sable s’écarta pour laisser entrevoir un immense Chomp gris et poussiéreux. La bête n’avait plus que la peau sur les os et ses dents étaient jaunes et cariées. C’était loin d’être fini ! Une quantité impressionnante de Pokeys sortit du sol. Les grands cactus jaunes commencèrent à ramper vers les ouvriers qui courraient dans tous les sens. Puis, Koopek entendit des claquements sinistres derrière lui. En reculant vers Mario, il lui souffla :
- Ce ne sont pas des squelettes de Koopas… Enfin, si, mais… En fait, ce sont des Ossecs…
Le policier se retourna et vit les momies se déplacer lugubrement vers eux. Doucement, Mario sortit son pistolet et s’apprêta à le charger, puis :
- J’n’ai vraiment pas de bol aujourd’hui… J’ai oublié mon chargeur…
Par chance, Koopek aperçu un pot de fleur sur le comptoir. Ce n’était pas un pétunia, ni une jonquille, encore moins une rose. C’était une fleur de feu. La tortue l’attrapa et la donna rapidement à son partenaire qui l’avala d’une bouchée. Ensuite, ce fut un jeu d’enfant. Alors que les Ossecs s’arrachaient des côtes pour les balancer aux deux congénères, Mario lançait des boules de feu et les enflammait un par un. Par contre, à l’extérieur, c’était un vrai carnage. Le Chomp avait dévoré dix-huit archéologues et six autres s’étaient embrochés sur des Pokeys. Après avoir détruit les squelettes, Mario et Koopek coururent hors du chantier, accompagnés d’ouvriers ayant survécu. Parmi eux il y avait le professeur K. Tastroff, Goomélie et même le Bob-Omb du comptoir.
Pendant ce temps, Tutankoopa s’affairait à démembrer un pauvre Toad qui passait par là. C’est là qu’il aperçut Mario, au loin. Il faillit ne pas le reconnaître sans sa casquette, mais c’était bien lui.
- Lors de notre première rencontre, tu m’as délibérément humilié. Tu vas payer cher de ton insolence, sale vermine.
* * *
Bien que ce ne soit pas aisé de circuler en voiture dans le désert, c’était bien pire à pied. Combien de dunes est-ce que la troupe avait passé ? Personne n’avait compté, mais tous s’entendait pour dire qu’ils en avaient passé au moins trente. Pendant cette pénible marche, personne n’avait dit un mot. Puis :
- Ça commence à être long, se lamenta Morty, le Bob-Omb du comptoir.
- On sait, rappela Chix, l’un des Toads qui avaient ouvert la sépulture.
- Oh, taisez-vous ! ordonna Goomélie qui, à cause de ses petites jambes, traînait derrière.
- Ce n’est pas vous les pires ! ragea K. Tastroff. Moi j’ai du abandonner mon Ectoblast 4000 !
- Ce n’était qu’un aspirateur ! cria Chix.
- Ouais, un aspirateur qui m’a coûté quatre-vingt mille pièce de recherche ! C’est avec cette aspi’ que Luigi à chassé King Boo de son manoir !
Mario et Koopek, qui ne se prêtaient pas aux conversations des quatre autres, essayaient de téléphoner avec leur portable, mais rien n’y faisait : ils étaient beaucoup trop loin de la ville. Puis, sans avertissement, la sonnerie résonna du téléphone de Mario.
- Silence vous tous ! siffla Koopek.
Une sonnerie retentit. Deux sonneries. Puis, trois. À la quatrième, une voix vibra dans le combiné.
- Ici Albert DiPianto, que puis-je faire pour…
- Albert ! C’est Mario !
- Mario ? T’es où là ? On m’annonce qu’il y a de la pagaille aux ruines Sec-Sec. T’es pas dans le coup j’espère ?
- Eh bien, disons que… Ah, laisse tomber et envoie un hélico nous chercher. Retrace-moi sur mon GPS. On est à au moins trois kilomètres du chantier.
- D’accord. Mais qu’est-ce qui s’est passé ?
- Je t’expliquerai à notre retour…
Chapitre 4 : Madame la Reine
- Un pharaon de la quatrième dynastie ressuscité ? s’écria le chef de la police.
- Oui m’sieur ! opina Mario.
- Tu te moques de moi ?
- Non m’sieur ! Mais je veux qu’Armingo Kelson soit libéré.
- Attend…, vociféra Albert, ébahis, ce matin, tu voulais lui casser la gueule et là, tu veux le libérer ? T’as pris un coup sur la tête ou quoi ?
- Non, seulement j’ai réalisé qu’il ne pouvait pas avoir commis ce crime.
- N’importe quoi…
Soudain, la porte s’ouvrit à la volée, laissant entrer un Bob-Omb barbu. Morty.
- Alors, vous êtes vraiment policier ? dit-il.
- C’est ce que j’ai tenté de vous expliquer, soupira Mario en se prenant la tête à deux mains.
- Si vous m’aviez montré votre badge, on n’en serait pas là !
- Mais je vous l’ais montré, idiot !
- Et pourquoi ne l’ais-je pas vu ?
- PARCEQUE VOUS NE ME REGARDIEZ PAS ! hurla le détective, décidément très en colère.
- Pas la peine de crier ! riposta Morty.
Mario lui donna un coup de pied qui fit valser le Bob-Omb à trois mètres de là. L’homme s’apprêta à quitter la pièce, quand :
- Où vas-tu ? demanda son patron.
- Aux funérailles de Papi Champi…
* * *
Une dizaine de personnes étaient réunis sous la pluie autour du cercueil contenant le vieillard. Alors que Mario regardait la tombe descendre tranquillement sous terre, une femme toute de noir vêtu s’approcha de lui.
- C’est une vraie tragédie…, dit-elle.
- Peach, c’est toi ? reconnu le policier.
- Oui…, acquiesça la reine en versant une larme. C’est de ma faute… Je n’aurais pas du le renvoyer du château…
Puis, elle explosa de chagrin. Mario essaya de la réconforter en la serrant dans ses bras. Harik, qui avait accompagné sa femme, vit la scène. Jaloux, il s’approcha de l’homme et le bouscula.
- Je peux consoler MA femme tout seul ! mugit le roi.
- Toi, ta gueule, crétin, fit Mario. Si tu ne pensais pas seulement à toi, Papi Champi serait sûrement encore en vie !
- Tu es de la police, tu aurais du le protéger !
- Tu n’es qu’un lâche ! Et moi qui te croyais bon la première fois que l’on s’est vu. J’ai sauvé ton pays ! Et comment tu me remercies ? En me piquant ma princesse !
- Je ne te l’ai pas volé, c’est elle qui ne veut plus de toi !
- Retourne sur ton pois chiche volant et vas-t’en de mon royaume !
- Et tu crois qu’ils sont mieux vos champignons ? Je n’ai jamais vu pareille dégueulasserie !
Mario sauta au cou d’Harik, tandis que le curé essayait de calmer l’atmosphère. Peach pleurait de plus belle en tentant de séparer les deux hommes. Le détective se releva, satisfait, tandis que le roi gesticulait par terre, le visage en sang.
- Chéri ! gémit la reine.
- Tu te croyais beau, n’est-ce pas ? lança Mario à l’adresse du blessé. Maintenant tu ne l’es plus !
Puis, il cracha sur Harik et lui donna un coup de pied dans le ventre. Le policier quitta le cimetière la tête basse.
* * *
Il était temps pour Mario de mettre son plan à exécution. Cette nuit là, il se dirigea vers le château de Peach, arme au poing.
- Je vais le tuer cette enfant de salaud, se dit-il à lui-même.
Il pénétra dans le jardin, où le Yoshi de garde dormait. Il en profita et se rendit à une fenêtre ouverte. Il attendit que les deux Toads passent, puis se mit à courir silencieusement jusqu’à l’escalier en colimaçon qui menait au deuxième étage. En haut, un Toad munit d’une lance l’aperçut. Ce dernier essaya d’appeler du renfort, mais Mario lui sauta dessus en lui bloquant la bouche. En le reconnaissant, le Toad lui fit signe de retirer sa main. Mario obéit et le Toad lui dit :
- Monsieur Mario ? Que faites-vous ici ?
Remarquant son pistolet, le champignon comprit.
- Vous venez pour le tuer ? Le roi ?
- Oui…, murmura le détective, honteux.
- Il était temps ! Ce maudit Végésien déteste les Toads… Il nous prend pour ses esclaves. Je ne dirai rien, promis.
- Euh…, hésita Mario. D’accord.
Se relevant, le policier se faufila vers la chambre royale. La porte était verrouillée, mais il avait toujours la clé, même après s’être divorcé de Peach. Alors, il entendit du bruit provenant de cette même pièce. C’était une voix. Une voix reptilienne.
- Mettez-moi le feu les gars ! dit la voix.
Mario aurait juré avoir entendu Bowser, mais ce dernier était en prison depuis dix ans. Qui est-ce que ça pouvait bien être ? Alors, la voix de la reine se fit entendre :
- AHHHHHH ! Qui êtes-vous ?
- Votre pire cauchemar ! railla la voix en un rire sadique.
- NON ! LÂCHEZ-MOI ! cria Harik. AU SECOU…
Mario vit du sang couler sous la porte… Ensuite, l’alarme d’incendie se déclencha et des gicleurs au plafond commencèrent à noyer les couloirs. Les flammes brillaient dans le battant de la porte. Peach hurla et Mario, n’en pouvant plus, défonça la porte. Le policier prit la reine dans ses bras et aperçut Harik, gorge tranchée, couché au milieu du brasier. Mario se dépêcha de quitter le château, tandis qu’une horde de pompiers s’affairait déjà à éteindre le feu.
Chapitre 5 : Course sur la plage
Mario regardait le château. Bien que l’incendie soit éteint, de minces colonnes de fumées grises s’échappaient des fenêtres. Peach était allongée dans une civière, un masque à oxygène sur la bouche. Un Koopa avec un casque de pompier s’approcha du détective.
- On a trouvé le corps du roi. Il est calciné, mais je crois que ça n’empêchera pas une autopsie.
- Merci…, dit-il.
Une voiture s’arrêta devant Mario et Albert en sortit. Suivi de Koopek et Morty.
- Ah, pas lui ! se plaignit-il en voyant le Bob-Omb.
- Il a insisté pour venir…, répondit la tortue en levant les yeux au ciel.
- C’est vous qui avez mit le feu ? interrogea Morty à l’adresse de Mario.
- Non, ce n’est pas moi…
- Prouvez-le.
- Vous allez la fermer, oui ?
- Vous auriez pu sauver le roi au moins.
- Il était déjà mort à mon arrivé !
- Prouvez-le.
Mario lui donna un coup de pied. Alors que les policiers, ainsi que Morty, montaient dans l’automobile, Mario vit quelqu’un sur le toit du château. L’énorme silhouette encapuchonné sauta du toit et atterri derrière le palais. L’homme sortit précipitamment de la voiture et se mit à courir vers le bâtiment.
- Mario, cria Albert DiPianto, mais où vas-tu ?
Une fois derrière le château, le détective vit un tuyau sorti du sol. Il y entra et continua sa course dans le noir totale.
Ce n’est qu’une heure plus tard que Mario vit la lumière au bout du tunnel.
- Il était temps…, se dit-il en se frottant le front.
Autour de lui, une multitude de Piantas s’occupaient au commerce de fruits.
- Merde, je suis sur l’Île Delfino ! s’exclama le policier, éberlué.
Aveuglé par le soleil, il se dirigea vers la place Delfino. À côté de la statue, deux hommes discutaient, l’un étant celui aperçut sur le toit précédemment. Il parlait avec Pianteone qui avait été libéré de prison.
- Tu as le paquet ? demanda ce dernier, nerveux.
- Oui, assura l’autre de sa voix reptilienne.
Alors que les deux s’échangeaient un colis, Mario décida de passer à l’action. Déterminé à savoir qui se cachait derrière cette cape, il couru vers eux. Alarmé, le criminel s’enfuit en direction du port, laissant Pianteone derrière lui. Les deux coureurs passèrent plusieurs ruelles avant de monter vers les collines Bianco. Le bandit était très lent, alors Mario en déduit que c’était un Koopa, expliquant ainsi sa voix de reptile. D’ailleurs, la seule tortue rapide qu’il connaissait était Koopa Rapido.
Après avoir gravi plusieurs collines arpentées de chemins sinueux en gravier, les deux hommes débouchèrent sur un belvédère situé au dessus du port Ricco. Le Koopa fit une manœuvre suicidaire en se jetant au bas de la montagne, tandis que Mario préféra prendre les escaliers. Après quelques minutes de descente, le détective retrouva le mécréant se dirigeant vers les cargos. Puis, l’énorme Koopa disparu derrière un bateau. Mario essaya de le rattraper et monta sur un paquebot. Il vit le bandit entrer dans la cale, alors il le suivit. Une immense cage était installée au fond du bâtiment, entourée de tonneaux de toutes sortes. Il s’en approcha et vit que le cadenas qui verrouillait la cage avait été scié.
- Adieu, sale rat ! cria une voix derrière lui.
Il voulut se retourner, mais une force l’en empêchait. Alors qu’il entendait le cliquetis de la porte de la cale qui se barrait, un énorme et gluant tentacule vint se glisser à trois centimètres de son visage. Deux bras gigantesque le retenaient à la paroi de la cage. Alors, dans la pénombre, il vit le corps visqueux de son assaillant. C’était un énorme calmar tacheté. Ou plutôt un Bloups géant, comme il n’en existait que sur cette île. Il essaya de se défaire de son étreinte, mais en vain. Puis, il mordit fortement dans le tentacule qui lui serrait la gorge. Une coulée de sang mauve s’en échappa et le monstre, blessé, lâcha le policier. Mario se leva avec peine et tout en crachant le sang de la bête, il se dirigea vers la porte. Le Bloups rampait maintenant vers lui. L’homme essaya tant bien que mal d’ouvrir la porte, puis il chargea son pistolet. Il tira trois coups de feu sur la poignée et l’embrasure céda. À peine sortit de la cale qu’il reçut un coup de pied en pleine gueule, ce qui le fit trébucher dans les escaliers. En se massant le dos, Mario sauta au cou de son agresseur. Au moment où il allait découvrir l’identité du criminel, quelqu’un lui donna un coup derrière la tête. Mario perdit connaissance.
Chapitre 6 : Kongo Bongo
Mario se réveilla. Il était sur le pont d’un bateau et il voguait sur les flots vers une île inconnue. Une énorme tête de gorille était sculptée dans le roc, à même la falaise.
- J’ai déjà vu cette île dans un magazine, pensa le policier. Mais oui ! C’est Kongo Bongo ! Le pays des Kongs…
Il essaya de manœuvrer le paquebot, mais rien n’y fit. Le bateau continua sa route vers l’île. Vingt minutes plus tard, il accosta sur une plage. Il débarqua et alla explorer la jungle. L’inspecteur avait à peine fait quelques pas dans la forêt, qu’il entendait du bruit venant de la plage, un peu plus loin que son cargo. Alors, il vit deux Toads occupés à fabriquer un radeau. Ils avaient rassemblés des bûches et les avaient collés ensemble. L’un d’eux monta dessus pour l’essayer et les bouts de bois s’éparpillèrent pour partir à la dérive individuellement.
- On aurait peut-être du les attachés ensemble…, dit l’un des Toads.
Mario se dirigea vers eux.
- Eh l’ami ! s’écrièrent les deux comparses.
- Qui êtes-vous ? demanda le détective.
- Moi c’est Tyler ! dit le premier.
- Et moi c’est Relyt ! dit l’autre. C’est Tyler, mais en l’envers.
- On est jumeaux, continua Tyler.
- Et on est des TOAD.
- J’avais remarqué, répondit Mario.
- On est des Toads, mais aussi des TOAD ! répéta Relyt.
- Hein ?
- Les TOAD, expliqua Tyler, ça veut dire Troupe Onirique Anti-Destruction. C’est une organisation secrète composée exclusivement de Toads.
- Et vous faites quoi dans la vie ?
- En fait, on résout des énigmes. On est comme des détectives !
- Et pourquoi tout me raconter si c’est une organisation secrète ?
- Euh…, réfléchit Relyt, ouais… J´en sais rien...
Alors que les trois amis discutaient, un vautour passa près d’eux. L’oiseau cracha une noix et Mario la reçut en pleine tronche. Il s’apprêta à lui tirer dessus, quand une banane apparût de nulle part pour percuter le rapace. Un gorille gris sortit de la végétation. Il resserra sa cravate rouge et alla voir les trois hommes.
- Que faites-vous dans MA jungle ? demanda le grand singe.
- Je vous renvoie la question, mon cher, rétorqua Tyler, sûre de lui. Que faites-vous dans VOTRE jungle ?
- Euh…, dit-il en regardant étrangement le petit champignon.
- Ah ha ! s’écria Relyt. Vous ne savez que répondre !
- Ils sont stupides ou c’est moi ? souffla le gorille à l’adresse de Mario.
- Ils sont stupides, répondit-il.
Le primate se présenta.
- Je suis Donkey Kong, mais appelez moi seulement Donkey.
- Salut Seulman Donkey ! dirent les jumeaux, en cœur.
- Mon nom c’est Donkey, un point c’est tout !
- Fallais le dire, dit Tyler. Salut Donkey Unpoincétou !
- Mon nom est Donkey et je suis le chef de cette île, répéta le singe en tentant d’ignorer les deux imbéciles.
- Mais je te connais ! s’exclama Mario. Il y a une trentaine d’année, tu avais enlevé ma petite amie Pauline. Et puis on s’est réconciliés et on a coursés en kart avec des potes.
- Ah oui ! Mario, c’est ça ?
- Oui. Mais dit donc, t’es tout gris ?
- Ouais, j’ai près de cinquante ans, c’est normal. Mais toi, comment tu fais pour avoir les cheveux toujours aussi bruns ?
- Ils sont teints, murmura le détective.
- Ho ! Ho ! Je vois ! Enfin… Allez, je vous invite chez moi. Même si ça ne me fait pas tellement plaisirs, dit-il en regardant les Toads.
* * *
Donkey Kong emmena Mario, Tyler et Relyt à sa maison, une cabane en bois construite en haut d’un bananier. Un chimpanzé d’une trentaine d’années et un vieillard jouaient aux échecs.
- Diddy, Cranky, qu’est-ce que vous faites là ?
- Chut, persifla le vieux singe, on jouent, ça se voit pas ?
- Ah, vous jouez aux dames ! s’écria Relyt.
- Non, on jouent aux échecs, idiot…, répondit Diddy en bougeant une tour.
- Au fait, C’était quoi ce vautour de tout à l’heure ?
- Un Necky. Il y en a plein ici. Banane ? proposa Donkey à Mario.
- Avec plaisir ! lança Tyler.
- Je ne parlais pas à toi, alors ta gueule, crétin ! se fâcha le gorille.
Alors que Donkey Kong se disputait avec Tyler et son frère, Mario vit un bateau volant traversé les cieux. Une échelle de corde tomba de l’engin, un crocodile y étant accroché. Le reptile passa par la fenêtre et frappa le policier au visage. Trois autres crocos passèrent par la fenêtre et commencèrent à immobiliser tout le monde.
- Où est la Noix de Coco Cristal ? questionna l’un des Kremlings en ligotant Cranky.
- De quoi tu parles ? beugla le vieillard. Tout le monde sait bien que les noix de coco sont en noix de coco et non en cristal. Le cristal c’est fait en cristal, mais les noix de coco sont en noix de coco. Si les noix de coco étaient en cristal, le cristal pourrait bien être en noix de coco et dans les horloges, on aurait plus « Quartz » d’écrit en tout petit, mais « Coconut » !
- T’essaie pas de m’embrouiller j’espère ? railla le reptile.
- Bien sûre que non…
Les quatre Kremlings montèrent les prisonniers dans le bateau volant…
Chapitre 7 : Le Croco Volant
Mario, Tyler, Relyt, Donkey, Diddy et Cranky furent emmenés dans une cellule à bord du Croco Volant, le bateau de King K. Rool. Alors qu’ils croupissaient dans le lugubre cachot, le crocodile vint les voir.
- Ainsi donk, j’ai enfin kapturé le Grand Donkey Kong…
- Vas te faire foutre, salopard ! ragea ce dernier.
- Koi ?
- Il t’as dit : Allez avoir une relation sexuelle sans préservatif, canaille, traduit Cranky.
- Kanaille ? Moi ? dit K. Rool en regardant le gorille avec sont œil bourré de tics.
- Ta gueule sale bouseux et mange de la merde ! cria Donkey.
- Koi ?
- Il t’as dit : Je vous prierais, Monseigneur, de bien vouloir fermer votre bouche et d’ingérer des excréments, répéta le vieillard.
- Tu vas arrêter de me traduire, Cranky ? Il comprend très bien ce que je lui dis.
- Tu parles quand même du philosophe sortit de l’asile qui s’amuse à mettre des « K » partout et à changer son nom…
- De koi parles-tu, le vieux ? questionna King K. Rool. Je ne change pas de nom…
- King K. Rool, Kaptain K. Rool et Baron Von K. Rooleinstein, tu penses que c’est quoi ? Des bananes ?
- Pourkoi tout rapporter aux bananes, le vieux ? Il y a les pommes aussi…
- Parce qu’on est des singes, pardi ! Et arrête de m’appeler « le vieux ».
- Mais tu es vieux, le vieux !
Alors que les deux se chamaillaient, les autres en profitèrent pour s’échapper. Donkey mena la marche, étant le plus fort. Deux Kremlings leurs barrèrent la route.
- Hep là ! On bouge plus !
Son coéquipier lâcha son arme et leva les mains en l’air.
- Mais non ! Quand je dit « On », ça veut dire « Eux ».
- Pourquoi t’as pas dit « Eux » alors ?
- Raaah, la ferme…
Il se retourna vers les évadés.
- Vite, on est pressé ! cria Donkey.
- Fallais le dire ! Passez !
Alors que les fugitifs lui passaient devant les yeux, le crocodile s’écria :
- Attendez, vous devez avoir une autorisation de King K. Rool pour vous enfuir.
- On en a une, acquiesça le gorille.
- Si vous en avez une, je ne vois pas pourquoi je vous retiendrais… Allez, filez !
- On devrais partir un club des imbéciles, commença Mario après avoir dépassé les lézards. Comme membres, il y aurait Tyler, Relyt, Morty, K. Tastroff et les deux Kremlings…
- C’est qui Morty ? demanda Donkey.
- Les jumeaux sont presque agréables comparativement à lui…
Le primate fit de gros yeux. Puis, le petit groupe continua sa marche périlleuse dans les couloirs sombres de l’engin volant. Ils croisèrent plusieurs Kremlings apparemment moins stupides que les deux premiers. Donkey réussit tout de même à les écarter. Après dix minutes, la troupe arriva au poste de commande, où deux Kremlings – un gros crocodile kaki avec un casque et une ceinture de l’armée et un très grand et très costaud crocodile bleu avec une crête de pointes sur le haut du crâne – s’affairaient à réparer la console qui servait à contrôler le Croco Volant.
- Clé à mollette, souffla le gros Kremling à son compagnon.
- Euh, c’est quoi une clé à mollette Klump ? demanda ce dernier.
- C’est l’outil gris avec une roulette et dont l’étau se resserre pour aller avec tous les boulons. Ah, et puis laisse-moi faire Krusha…
Le Kremling se retourna.
- D… D… Donkey… Donkey KONG ! cria le général Klump.
Aussitôt, derrière la porte, l’alerte était sonnée. Partout on entendait : KONG ! KONG !
Mario donna un coup de poing à Klump qui s’effondra le nez en sang. Il donna un autre coup, sur Krusha cette fois-ci. Le reptile reçut l’attaque sans brocher et se mit à rire d’un rire franc. Donkey Kong craqua ses doigts et lorsque Krusha se rappela des supplices que lui avait infligé le grand singe dans le passé, il s’évanouit.
- Même pas besoin de frapper avec ces crétins…, rigola le gorille.
King K. Rool arriva en trombe dans la salle des commandes, suivit de Cranky.
- K’AVEZ-VOUS FAIT, BANDE DE FIENTE SÉCHÉE ! Klump est le seul mékanicien du vaisseau ! Si le bateau n’est pas réparé, nous allons nous ÉKRASÉ !
La plupart des Kremlings voulurent se jetés à l’eau, bouées aux torses, oubliant de ce fait que le bateau volait. Les autres, plus intelligents, s’accrochèrent aux Neckys et se laissèrent porter par le vent.
- On ne sait pas nager ! s’exclamèrent les frères Tyler et Relyt d’une même voix.
- Vous êtes cons à ce point ? se fâcha Mario. Le navire VOLE, il ne FLOTTE pas ! Compris ?
- Mais on sait, connard ! s’indigna Tyler. Seulement, le Croco Volant sera bientôt au milieu de l’océan si personne ne le redresse !
Diddy et Cranky s’approchèrent de la baie vitré et virent avec stupeur qu’effectivement, le bateau se dirigeait vers la mer à une vitesse folle.
- On va crever…, sanglota Diddy en piétinant sa casquette.
King K. Rool se cacha dans un casier, Diddy se pencha sous sa casquette, Cranky regarda la scène sans broncher en maudissant le ciel, les jumeaux se sauvèrent par la porte de la cabine, tandis que Donkey et Mario essayaient de remonter l’appareil. Ils gagnèrent ainsi deux kilomètres. Suite à cela, ils s’écrasèrent dans le fleuve Champignon.
Enfin ! Deux chapitres pour le prix d´un ! Je vous averti quand même qu´à partir du chapitre 9, la véritable intrigue commence ! Surtout avec la mort de... Non, je me tais! Lisez et vous comprendrez... L´histoire deviendra aussi plus sérieuse, sans toutes fois enlever les dialogues de débiles de Morty, K. Tastroff, Tyler et Relyt et les disputes entre Cranky et... tous le monde! Allez, bonne lecture !
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Chapitre 8 : Le Quartier Général des TOAD
Mario se réveilla dans un hamac. Tout d’abord, il crut que toute cette aventure n’avait été qu’un rêve, mais il se ravisa en voyant une tapisserie remplie de champignons multicolores, un ordinateur en forme de champignon et des photos de Toads un peu partout.
- Mais où suis-je ? murmura le policier à moitié endormie.
- Au QG des TOAD ! lancèrent Tyler et Relyt en entrant dans la pièce.
- Alors ? demanda Mario. On s’est écrasé ?
- Oui et nous t’avons sauvé la vie ! se vanta Relyt.
- Après s’être crashé, expliqua son frère, nous étions les seuls à ne pas être dans les vapes. Avant que les autorités n’arrivent – et surtout avant que le vaisseau ne coule au fond du fleuve – moi et mon frère vous avons pris un par un et emmené à notre Quartier Général !
Mario venait de comprendre que bien qu’ils ne soient pas des lumières, les jumeaux leur avaient sauvés la vie, au dépend de la leur.
- Je… je ne sais pas quoi dire… Je vous doit la vie… Comment vous remercier et surtout… comment me faire pardonner ?
- Te faire pardonner quoi ? questionna Relyt.
- De vous avoir traité de cons et de vous avoir méprisé…, avoua le détective, honteux.
- Ah, ça ! Mais c’est tout oublié, voyons ! Si tu savais le nombre d’insulte qu’on se fait dire par jour… Et elles sont bien pires que tout ce que tu as pus dire.
- Merci encore ! fit Mario en serrant les deux Toads dans ses bras.
- Euh…, bégaya Tyler, Oui, de rien, mais là, vois-tu, tu nous étouffes…
* * *
Les jumeaux guidèrent Mario jusqu’à la salle à manger, où un copieux petit déjeuner les attendait. La pièce était grande et une très longue table de vingt chaises était située au centre. De multiples peintures de Toads et des chandeliers jonchaient les murs. À la table se tenaient Donkey, Diddy, Cranky, King K. Rool, Klump, Krusha et plusieurs Toads. Parmi ces derniers, Mario reconnu Chix, l’un des Toads qui avaient ouvert le sarcophage de Tutankoopa.
- Chix ? Tu fais partie de leur troupe ?
- Ouais, mais comme c’est secret, j’en ai parlé à personne.
- Tu nous présente pas à tes amis, p’tit gars ? gémit Cranky à l’adresse du Toad.
- Oui, euh… je vous présente monsieur… ?
- Cranky, M. Cranky.
- Alors, je vous présente Cranky…
- MONSIEUR Cranky !
- Je vous présente M. Cranky, répéta Chix, sans conviction.
- Avec plus d’intonation, maintenant !
- Fermez-la, oui, merci ! cria le champignon, exaspéré.
- Je vais les présenter, dit Mario en s’asseyant face à Chix. Voici Donkey Kong, Diddy, K. Rool…
- KING K. Rool ! reprit ce dernier.
- Laissez-le finir, bordel ! beugla Chix.
- … Klump…, continua l’inspecteur.
- GÉNÉRAL Klump ! le coupa le militaire.
- Taisez-vous ou je vous tranche la veine jugulaire avec mes ongles d’orteils…
- … Krusha…
- C’est qui Krusha ? demanda le concerné.
- FERME-LA !! !
- C’était qu’une question, pas la peine de se fâcher…
- Et enfin, moi, Mario !
- LE Mario ? questionna K. Rool, étonné.
- LÀ C’EN EST TROP ! hurla Chix en plantant sa fourchette dans la main écailleuse du pauvre Kremling.
Le reptile cria si fort qu’un tableau accroché au mur tomba, tandis que le lustre du plafond valsa. Suite à cela, pendant que King K. Rool était à l’infirmerie, les Toads de la table se présentèrent comme étant respectivement : Alex, le chef de la Troupe Onirique Anti-Destruction ; sa femme Rita et son fils Bobby ; Spy, un espion, comme le disait son nom ; Gary, Roddolphe et Zack, de simples détectives sans diplôme ; Jazz, le cerveau du groupe et Felco, les muscles.
Le groupe dégusta un succulent repas constitué d’œufs, de bacons, de jambons, de saucisses, de crêpes et de fèves au lard.
- C’est la première fois que je mange ce type de mets au Royaume Champignon. D’habitude, je mange des pâtes et de la pizza…
- C’est parce qu’Alex est originaire du Québec, expliqua Rita, il nous fait donc goûter la nourriture typiquement Canadienne à chaque nouveau venus.
- Eh bien, Alex, je vous félicite, c’est tout à fait délectable !
- Merci bien ! répondit celui-ci.
- Tiens, vous n’avez pas l’accent Québécois ?
- Je vis ici depuis des années, c’est normal que j’ais perdu l’accent ! Oh, en passant, vous et vos amis êtes invités chez moi, ce soir, pour dîner et dormir.
- Merci infiniment ! Vous nous faites visiter ?
- Bien entendu ! Allez, suivez-moi. Vous verrez, tous le QG est construit sous terre, dans un réseau ingénieux de tunnels d’aluminium. Vous adorerez ça !
* * *
Après avoir parcouru plusieurs couloirs d’aluminium encombrés de tableaux, de meubles et de vases aux motifs de champignons, Mario et ses compagnons arrivèrent à l’appartement – ou plutôt au condo, étant donné la grandeur de l’habitation – d’Alex et Rita.
- J’ai adoré la visite, je vous remercie, dit Mario aux deux Toads. Au fait, Rita, continua-t-il en s’adressant à elle, pourquoi Bobby porte-t-il ces énormes lunettes rondes et comment s’est-il fait cette cicatrice au milieu du front ?
- Robert n’est pas myope ni presbyte et il porte une fausse cicatrice dessinée au feutre. En fait, précisa Rita en voyant le regard perplexe de son interlocuteur, Robert – ou Bobby, comme il veut qu’on l’appelle – idolâtre pour quelqu’un de différent chaque semaine. Quelqu’un de connu ; acteurs, personnages de films, de BD ou de romans. Par exemple, il y a un mois, il était James Bond, puis Luke Skywalker, et Kid Paddle, et enfin Tony Hawk. Mais il a déjà été Pikachu, Buzz Lightyear, Winnie l’Ourson, Frodon Sacquet, Pinocchio, Tintin, Dracula et j’en passe !
- Et cette semaine, si je comprends bien, il est déguisé en Harry Potter ?
- Vous comprenez vite, à ce que je vois, mon cher.
Suite à cette discussion sans grande importance, il y eu des festivités, sans grande importance non plus, puis les confrères se couchèrent, après un dîner bien mérité. Parmi les endormis qui rêvassaient sur des matelas à peu près confortables, personne ne se doutait de l’horreur qui allait se passer le lendemain…
Chapitre 9 : Bombe au commissariat
Mario se réveilla brusquement. Il regarda sa montre. Elle affichait maintenant « 9 : 23 ».
- Merde, ils vont s’inquiéter au poste si je ne rentre pas travailler…, chuchota-t-il pour lui-même.
Il n’était pas allé travailler depuis vendredi et il était mardi. L’inspecteur avait congé la fin de semaine et il avait pris sa journée de repos auprès de son patron une semaine auparavant pour avoir congé le lundi suivant, c´est-à-dire la journée où Mario était au Quartier Général des TOAD. Son absence avait donc passée inaperçu. Mais il était supposé être au commissariat depuis plus d’une heure, maintenant…
Enfilant son pantalon en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, Mario courut vers la sortie du QG. Comme lui avait dit Alex, précédemment, l’échelle permettant de sortir sur la plage (Car le Quartier Général était situé sous le fleuve Champignon) se trouvait dans un pavillon jaune – avec des motifs de champignons, bien sûre – et circulaire. Le moustachu monta les échelons et atterrit sur la plage. Il voulut contacter un taxi, mais son téléphone était hors service depuis qu’il avait plongé dans le fleuve avec le Croco Volant. Il dû donc marché…
* * *
Armingo Kelson, malgré les recommandations de Mario, était toujours emprisonné au poste de police. Pendant qu’Albert DiPianto, le chef de la police, essayait de déchiffrer les trop nombreux documents traînant çà et là sur son bureau, le facteur, un Para-Troopa nommé Parakarry, déposa un mystérieux colis devant ses yeux.
- C’est quoi ? demanda le policier à l’adresse du reptile volant.
- J’en sais rien, répondit-il en haussant les épaules. C’est pour Armingo Kelson. Il travaille ici ?
- Il ne travaille pas ici, il moisit en cellule…
- Ah bon ? Cool, bon j’y vais ! Ciao !
Le Koopa s’envola par la porte.
- Cool ? Il est enfermé et c’est « cool » ? Aaaah, la jeunesse…
Il se leva et se dirigea vers la geôle du prisonnier. À peine à trois mètres d’Armingo, il s’arrêta net, intrigué par un bruit de plus en plus constant. Ne prêtant pas attention aux mouvements se faisant autour de lui et à Kelson qui le dévisageait, inquiet, il colla son oreille sur le paquet…
« Tic… Tac… Tic… Tac… »
Ne comprenant pas la situation, le détenu regarda Albert, insistant. Ce dernier ouvrit très grand les yeux, en signe de surprise, ne masquant pas la peur sur son visage. En un clin d’œil, le Pianta fit demi-tour et, bousculant ses comparses, il regagna son bureau en défonçant presque la porte.
* * *
Mario arriva devant le commissariat, haletant. Il regarda l’édifice, mais au moment où il voulut traverser la rue, tout explosa ! Le quart du poste de police vola en éclat, tuant deux piétons qui se tenaient près d’une fenêtre. Mario, horrifié, se rua vers les débris encore chauds de l’explosion. Seul un bureau avait sauté et personne n’avait été tué à part les deux piétons. Par contre, bon nombre de personnes, incluant policiers et civils, étaient gravement blessés. En fouillant les décombres à la recherche d’indices sur ce qui aurait provoqué l’incident, Mario et quelques autres de ses équipiers trouvèrent une boîte carbonisée enroulée autour de ce qui paraissait être un réveille-matin. Le détective continua de chercher, tandis que Koopek arriva, café à la main.
- Que s’est-il passé, bon sang ? s’exclama-t-il.
- Une explosion, ça se voit pas ? lança Mario d’un ton ironique.
La tortue voulut lui répondre quelque chose de plutôt arrogant, mais un détail le brusqua : derrière son ami, enfoui sous les déchets, Koopek reconnu la montre argentée de son patron. Par réflexe, il appela trois fois Albert DiPianto, mais celui-ci ne vint jamais. Priant le ciel, tandis que Mario le regardait, abasourdi par son comportement si nerveux, (Il n’avait pas remarqué la montre d’Albert) Koopek prit l’objet entre ses doigts, mais autre chose l’empêchait de le prendre entièrement. Il tira, une larme au coin de l’œil, et une main noirci se dévoila. Celle d’un Pianta.
Arg poste pas tout à la suite on a dit attend que chacun ait lu un chapitre te donne un avis et puis poste la suite sinon je vais lire ça ![]()
Vous êtes pas obligé de tout lire non plus ! Et quand on lis un roman, on ne lis pas un chapitre par semaine, pour garder le file de l´histoire, il faut tout lire ! De toute façon, au moins, maintenant c´est plus espacé.
Chapitre 10 : Le message
Koopek se tournait les pouces, pendant que Mario essayait de se calmer avec un Démineur. La mort d’Albert DiPianto les avait profondément troublé, tout comme la cinquantaine d’autres policiers qui travaillait là. Albert avait été un patron exemplaire, mais aussi un ami fidèle. Maintenant, le Pianta était mort et les officiers faisaient tout pour se changer les idées. Le lendemain, un nouveau chef devait être nommé.
Après avoir perdu quatre parties d’affilées, Mario lâcha son Démineur, se leva et alla chercher le seul indice qu’avait laissé l’explosion : un carton brûlé contenant un réveil à moitié détruit. Il lança à son coéquipier :
- Et si ces trois meurtres étaient tous reliés ?
- Que veux-tu dire ? répondit Koopek.
- Il y a peut-être un lien entre les meurtres de Papi Champi, Harik et Albert…
- Peut-être, mais ça change quoi ?
Soudain, un Noki entra dans la pièce, qui se trouvait être le bureau de Mario.
- Un détenu tiens à vous parler, dit-il. Armingo Kelson.
- Il est toujours ici ? se fâcha le gros moustachu. J’avais dis de le libérer !
Ils suivirent le Noki jusqu’à la cellule de Kelson.
- Tu veux me parler ? demanda Mario en ouvrant le verrou de la prison.
- Oui…
Il emmena le Koopa jusqu’à son bureau, où ils s’assirent autour d’un café.
- Voilà, commença Armingo, je crois que la bombe n’était pas destiné à tuer DiPianto…
- Elle était pour qui, alors ? rétorqua Koopek.
- Pour moi…
- Quoi ? s’exclama Mario.
- Ce matin, j’ai vu DiPianto s’avancé vers moi avec un colis. Il a collé son oreille dessus et est reparti tout de suite vers son cabinet en courant. Ensuite, ça a sauté !
- Mais qui est-ce qui voudrait bien te tuer ? demanda le détective, perplexe.
- J’en sais rien…
Un Para-Troopa s’engouffra par la fenêtre ouverte.
- Yo, Mario ! J’ai une lettre pour toi ! s’écria la tortue.
- Parakarry, c’est toi ?
- Ouais ! Eh, ça a changé depuis ce matin ! On dirais qu’y a eu une bombe…
- Exactement…
- C’est vrai ? Ben merde… C’est cool ! Bon, j’me barre.
Parakarry repartit par où il était entré. Mario ouvrit l’enveloppe et pris le petit bout de papier qui s’y trouvait. Il y était inscrit :
« 3-1 3-2 »
- Mais qu’est-ce que ça veux dire, murmura Koopek.
- Trois…, pensa Mario, à voix basse.
- Quoi ? Qu’est-ce que tu dis ?
- Trois. Il y a quatre chiffres, mais le premier est « 3 », comme le nombre de meurtres, jusqu’à maintenant. Il faut aussi remplacé la mort d’Albert par celle d’Armingo, qui était originellement visé.
- Mais le « 2 » ? Et le « 1 » ?
- Hum…, réfléchit Mario. Les quatre chiffres sont divisés en deux groupes de deux. Le premier groupe représente peut-être les trois premiers meurtres et le deuxième représente ceux à venir… Mais alors, que veulent dire les autres chiffres ?
Koopek réfléchit quelques secondes, puis il s’écria :
- Mais oui !
- Quoi ? demandèrent Mario et Armingo en même temps.
- Regardez, dit-il en prenant une feuille de papier et en y écrivant les noms de Papi Champi, Harik et Armingo. Il y a un « K » dans Harik et dans Kelson, ça a peut-être un rapport…
- Et que fais-tu de Papi Champi ? répéta Mario, pas du tout convaincu de ce qu’avançait son ami. Il n’y a pas de « K » dans son nom…
- « Papi » n’est sûrement pas son prénom. Tu dois savoir son véritable nom, pas vrai ?
- Euh, je crois qu’il s’appelait Michaël Champi et on l’a surnommé « Papi » à cause de son âge.
- Attend, je vais vérifier, dit Koopek en s’asseyant devant l’ordinateur.
Le Koopa navigua un moment dans les archives, puis trouva enfin ce qu’il cherchait.
- Voilà, s’exclama-t-il. J’ai trouvé la fiche de Papi Champi et t’avais raison pour son nom, Mario, seulement…
- Seulement… ?
- Son nom s’écrit « Mikaël »…
Chapitre 11 : L’île Yoshi
« 3-1 3-2 »
- Alors, récapitulons…, dit Mario. Le « 3 » désigne le nombre de meurtre et le « 1 », le nombre de lettres « K » dans le nom des victimes. Ça veut dire que les trois prochaines victimes auront deux « K » dans leur nom !
- Ouais ! lança Koopek. Allez, au travail !
Le Koopa s’assit devant l’écran de l’ordinateur et chercha toutes les personnes ayant deux « K » dans leur patronyme. Il y avait une bonne vingtaine d’individus, ils avaient l’embarras du choix !
- Ne note que ceux que l’on connaît, sinon c’est trop, demanda l’ex-plombier. De toutes façon, si le crétin qui fait tout ça cherche à nous anéantir, il va s’en prendre à nos proches !
- Ok ! acquiesça son ami. Bon, ça donne ça : Karl Tastroff, Kamek, Kammy Koopa, Donkey Kong, Cranky Kong, Funky Kong, Kiddy Kong et… moi.
- T’inquiète, si tu reste avec moi, tu ne cours aucun danger.
- Je l’espère…
- Hum… Y a pas mal de Kong… T’as oublié King K. Rool, je crois.
- Non, son vrai nom c’est Korex Rool, donc un seul « K ».
- Korex ? Je comprends pourquoi il a abrégé en « K. Rool ». Bon, on peut enlever Kamek et Kammy, car ils sont sûrement dans le coup, étant donné que je soupçonne Bowser d’être l’organisateur de ce complot.
- Mais voyons, il est en prison ! Et il n’aurait jamais été capable de mettre au point cette énigme !
- L’un de ses fils, alors. Il en a huit, il a un large éventail de possibilité. On peut aussi enlever les Kong de la liste.
- Pourquoi ?
- Donkey et Cranky sont au QG des TOAD et Funky est en voyage avec Kiddy à l’île de Cinnabar, à Kanto.
- Et K. Tastroff ?
- À l’île Yoshi pour étudier la caverne Twhomp. Allez, il faut s’y rendre ! Et vite…
* * *
L’avion atterrit non sans fracas sur la pointe de l’île Yoshi. Une horde de petits lézards envahit l’aéronef, tandis que Mario débarquait de l’engin, suivit de Koopek et Armingo. Des « Yoshi ! » fusèrent de partout, accompagnés de « Pom ! Pom ! » de temps en temps. Sous un chêne, un très vieux Yoshi regardait la scène cocasse. C’était Yoshi, LE Yoshi, celui qui avait donné son nom à la race, celui qui avait servis de monture à Mario de si nombreuses fois. Les trois hommes s’approchèrent tant bien que mal du dinosaure.
- Salut toi, comment ça va, vieux frère ? lança Mario à son vieil ami.
Le reptile se contenta de sourire avec joie. Les Yoshis ne savaient pas parler. Heureusement, Mario avait appris à parler leur langue. Le vieux lézard fit signe aux trois nouveaux venus de le suivre.
À travers une jungle luxuriante truffé de piège, les quatre amis marchèrent. À plusieurs reprises, ils durent se débarrasser de Fuzzys ou de Bobos, abondants sur cette île. Yoshi expliqua, toujours dans sa langue natale, que le professeur Tastroff était allé à la caverne Twhomp pour y découvrir un passage menant au volcan Twhomp, l’ancienne demeure du vieil homme.
Après une heure de pénible marche dans les buissons touffus de la forêt, ils arrivèrent à la grotte.
- AH ! MAUDITE POUSSIÈRE ! cria une voix à l’intérieur. Y’en a mare, c’est tout sale, ici ! On se croirais dans une caverne !
- Vous êtes dans une caverne, Prof, vociféra Mario en entrant dans la cavité rocheuse.
- Ah, mais oui, vous avez raison, mon cher, ceci est une caverne ! Intéressant… C’est donc pour cela que ça se nomme « caverne Twhomp »… Vous êtes perspicace, Mario. Oh, Luigi, ton frère est venu te visiter !
- Quoi ? Luigi est ici ?
- Bien sûr que je suis là ! lança une voix derrière lui.
- Luigi ! Ça fait si longtemps ! J’ai essayé de t’appeler sur ton portable, t’as changé de numéro ou quoi ?
- J’ai plus de portable, tu dois me téléphoner au « 17-88-43-90 ».
- C’est pas le numéro de l’exterminateur, ça ?
- Ouais, c’est ça mon job, maintenant.
Pendant ce temps, quelqu’un se tenait sur une branche d’arbre et observait les deux frères.
- Hum, mon énigme n’était peut-être pas assez dure…, dit-il de sa voix grave. Et si je faisais d’une pierre deux coups ?
Le personnage descendit de son perchoir et se dirigea vers le côté de la caverne, en prenant soin de ne pas se faire voir. Prenant de l’élan, il fonça droit sur le mur de pierres. D’un solide coup d’épaule, il réussit à provoquer un éboulement.
- Qu’est-ce qui ce passe ? pleurnicha Luigi en regardant le plafond s’effriter.
- Vite ! cria son frère en l’attrapant par le poignet. On doit sortir d’ici !
- Trop tard…, souffla Kelson en voyant l’entrée de la grotte obstruée par de gros rochers.
- MERDE ! ragea Koopek. On fait quoi maintenant ?
Yoshi pointa Karl Tastroff.
- Prof, gesticula Mario, vous êtes notre seule chance : vous devez trouver le passage menant au volcan, la caverne va bientôt s’effondrer.
- D’accord, suivez-moi, vite ! répondit le vieillard.
Le petit homme les conduisit à une vaste salle, tandis que de gros cailloux tombaient çà et là. La pièce était de forme rectangulaire avec un petit escalier au fond. Les marches menaient à une énorme pierre grise et carrée. Le bloc de ciment était hérissé de pointes et couvert de lichen. Mario s’avança hâtivement et souffla sur la brique pour enlever la poussière. Ensuite, il écarta la mousse verte qui poussait partout sur la roche. Le policier tâta une petite fissure au bas de la pierre.
- Bonjour, inconnu, dit la brique en ouvrant les yeux et en faisant sursauter tout le monde.
Mario réalisa qu’il venait de réveiller le Twhomp qui gardait le passage en lui touchant la bouche.
- Désolé de vous importuner, mais la grotte va s’écrouler et nous devons emprunter ce couloir que vous gardez.
- Bien sûr…, acquiesça le bloc de granit.
- Ah, merci de tout…
- Vous passerez après avoir répondu à trois questions que je vais vous poser.
- On n’a pas le temps, la grotte s’effondre ! Y a des pierres qui tombent de partout, je vais pas répondre à vos questions !
- Première question : Combien y a-t-il de dents dans la bouche de Goomba…
- Deux, lança nerveusement l’inspecteur.
- …Rito.
- Merde, Goomba-Rito a quatre dents…
- Je vous laisse une chance, cette question ne compte pas, mais écoutez toute la question, la prochaine fois : Qui a gagné la coupe Spécial au Mario Kart Tournament, en 2014 ?
- Allez, grouille ! beugla Luigi. J’ai fait dans mon froc…
- Euh… Ah oui ! C’était Waluigi.
- Bien… Deuxième question : Quel évènement à marqué le 18 mai 2010 ?
- Merde, murmura Mario en se prenant la tête à deux mains, j’en sais rien…
- Une invasion de Pikmins ! cria Luigi. C’est d’ailleurs moi qui les ai exterminé !
Mario regarda son frère, un sourire aux lèvres.
- Bien… Maintenant, plus difficile : Je suis meilleur que les Twhomps, je suis pire que les Whomps, les pauvres m’ont, les riches ont besoin de moi et si on me mange, on meurt. Qui suis-je ? Je signale aussi que si vous n’avez pas la bonne réponse, de un, je ne vous laisse pas passer, de deux, je vous écrase.
Mario réfléchit, puis au bout de cinq minutes, il vociféra :
- Rien !
- Quoi ? dit le gardien en levant un sourcil, surpris.
- Rien n’est meilleur qu’un Twhomp, rien n’est pire qu’un Whomp, les pauvres n’ont rien, les riches n’ont besoin de rien et si on ne mange rien, on meurt !
Sans dire un mot, la brique se souleva au dessus de l’entrée du passage, laissant le groupe passer sous lui. Pas une seconde ne se passa sans qu’il pense à se laisser tomber. Les compagnons avancèrent dans le tunnel, tandis que la caverne s’écroulait derrière eux.
Chapitre 12 : Le second message
Mario, Koopek, Armingo, Luigi, Karl et Yoshi arrivèrent enfin au volcan, après presque trois heures de marche. L’atmosphère était très lourde dans la montagne. Tout en s’épongeant le front, Luigi dit à son frère :
- Ça ne te rappelle pas des souvenirs ?
- Oh que si ! répondit-il en pensant à ces moments pénibles avec les bébés.
Soudain, un tout petit Twhomp tomba à quelques centimètres de Koopek.
- Sauvez-vous ! dit-il. Les Whomps sont là !
Puis, une énorme plaque de granit écrasa le petit cube de pierre. Le monstre se releva : c’était un Whomp, un caillou rectangulaire avec de touffus sourcils, de minuscules membres et un pansement sur le dos.
- QUE FAITES-VOUS ICI ? hurla le Whomps à l’adresse de la troupe.
- Nous voulons seulement sortir d’ici, expliqua Mario.
- C’EST LA GUERRE, ICI ! SI VOUS CREVEZ, C’EST PAS DE MA FAUTE.
- Nous ferons attention, je vous le promets.
- AU FAIT, VOUS ÊTES AVEC NOUS OU AVEC LES TWHOMPS ?
- Avec vous, bien entendu…
Le groupe continua son périple dans le chaud volcan, alors que le Whomp les regardait d’un œil sévère. Partout autour d’eux, il y avait des briques qui se bataillaient. Le roc volait en éclat dans tous les sens, tandis que Mario et ses amis essayaient de traverser le champ de bataille. Ils arrivèrent à un gigantesque Twhomp qui servait d’ascenseur, en plein milieu de la montagne de feu.
- Bonjour, salua le bloc de ciment. Vous voulez monter ?
- Oui, merci, répondit Armingo.
- Vous devriez nettoyer, lança Tastroff, dégoûté, on dirait un champ de bataille.
- C’est un champ de bataille, Prof, dit Mario, découragé.
- C’est ça, c’est ça ! Et toi, tu es le célèbre Super Mario ? Non mais… Tu veux te moquer de moi ? Ça t’amuse de rire de l’âge d’or comme ça ?
- Allez, montez…, ordonna le Twhomp.
Après quelques minutes, ils arrivèrent au sommet du volcan, le cratère. Alors qu’ils disaient au revoir à leur nouvel ami, Koopek remarqua qu’un petit papier jauni était scotché sur l’une de ses pointes.
- Qu’est-ce que vous avez là ? dit-il en pointant la feuille de papier.
- Oh, c’est ce Koopa qui me l’a collé tantôt…
Koopek le lu.
« 1-4-5-18-19-20
Il y aura des morts »
- Une autre énigme…, souffla la tortue. Il ressemblait à quoi ce Koopa ?
- Eh bien, il était très gros, il avait des pics sur sa carapace, des cornes et des cheveux roux.
- Bowser…, chuchota Mario.
- Il est en prison, répliqua Koopek.
- L’un de ses fils, alors !
- Ta gueule et appelle un hélico.
* * *
Mario pénétra dans son bureau et s’assit sur sa chaise. Koopek entra à sa suite, puis ce fut Armingo. Koopek sortit le papier de sa poche et le donna à son coéquipier.
- Que veulent dire ces nombres ? demanda Mario.
- Dans l’hélico, j’ai commencé à déchiffrer le message. Je crois que les nombres correspondent à une lettre. Par exemple, le « 1 », c’est le « A », le « 4 », c’est le « D », et ainsi de suite. J’ai d’abord pensé qu’en ne prenant que ces lettres, ça me donnerais un indice, mais ça donnais : ADERST. Puis, j’ai remarqué que ces lettres étaient toutes dans la phrase du dessous. J’ai donc mis les lettres dans l’ordre qu’elles sont présentées dans le message. Ça donne, encore une fois, quelque chose d’incompréhensible : ARADESRTS. Alors, j’ai pensé effacé les lettres du message et ça a donné : ILYUMO. Ça veux rien dire, alors je crois que c’est seulement pour nous embrouiller qu’il a écrit cette connerie…
- Non, attendez, intervint Armingo Kelson, ça me dit quelque chose, Ilyumo… Oui, c’est une ville de Végésia, là où est détenu Bowser…
- Comment j’ai fait pour oublié…, gémit Mario. Allez, on y va !
C´est mieux ainsi ?
J´adore ![]()
C´est pareil que tout à l´heure... ![]()
désolé trop long pour moi !
Quand on fait ce genre de chose, il vaut mieux y aller petit à petit. genre chapitre par chapitre voire les diviser en deux, parce qu´en arrivant sur ton topic, ça décourage, d´autant que tu dis que c´est pas drole...
Mais je reconnait ton travail ! et peut etre que je lirai ca demain ^^
Tu sais que ça fait depuis mars que je poste un chapitre de temps en temps ? Tu crois que tout écrit ça hier et que je les ai posté un à la suite de l´autre ?
PS: J´ai dit que c´est très peu humoristique, mais c´est pas vrai. J´avais l´intention de faire ça très sérieux et plus mature, mais comme j´ai toujours aimé les dialogues débiles (Comme dans les Mario & Luigi), j´en ai mis ! Ainsi, plusieurs personnages (K. Tastroff, Morty, Tyler et Relyt) sont des imbéciles: K. Tastroff avec ses petits "C´est sale ici, on se croirais dans un dépotoir" et qu´en fait, il est dans un dépotoir. Morty avec ses "T´es pas policier" "Mais si !" "Montre-moi ton badge" "Je viens de vous le montrer !" ou encore, les frères Tyler et Relyt qui ne comprènnent rien aux situations.
Et vous êtes pas obliger de tous lire non plus ! Ou alors, copier-coller sur Word et lisez quand ça vous chante... Ten-Chi a l´air d´aimer ça...
Désolé du double-post, mais je tenais a rajouter:
Tout le monde lis a sa vitesse et je ne vais pas pénaliser ceux qui lisent vite, car d´autre n´arrivent pas à lire tellement c´est long. Mon histoire c´est comme un roman. Quand on va a la librairie et qu´on achète un livre, il est entier. Voyons ce que ça donnerais:
Tu prend un roman, mais il manque le 3/4. La libraire t´explique les gens se plaignaient que le livre était trop long et qu´il donnais pas envi de le lire. Elle te dit que va reçevoir le reste dans une semaine... Toi, t´aurais aimé te le taper en 2 jours, mais là, tu te le tape en 2 mois...
Et est-ce que je vais devoir recommencé un topic chaque fois qu´il y a une nouvelle personne qui lit mon histoire ? Bon, arrêtez de brailler et LISEZ !