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Dans une pièce se trouve un cube d´environ 3x3x3 m, sur lequel une face est ouverte pour laisser passer plusieurs personnes. La face supérieure du cube est aussi laissée ouverte. Sur les quatre faces restantes, dont le sol, est projetée de la vidéo 3D stéréoscopique. Le ou les chercheurs, qui portent des lunettes LCD peuvent ainsi se promener autour d’une simulation, immergé(s) dans les données. Un seul individu, par le biais d’un capteur de position et d’orientation, impose son point de vue. Un système d’enceintes assure la sonorisation 3D de l’ensemble.
L’étape suivante a consisté à s’affranchir de ce point de vue unique. Pour cela, il a suffi de projeter les images sur un hémisphère, au sein d’un dôme.
Le tout ressemble à un dôme IMAX ( voir la Géode à la Cité de la Villette, Paris) où, au lieu d’illuminer une structure analogique ( pellicule IMAX), on projetterait de l’information numérique.
Si l’on rajoute les techniques stéréoscopiques, on obtient de l’IMAX 3D, un fantastique medium de communication.
D’ailleurs, près du centre de convention abritant le Siggraph, se trouve le dôme IMAX Audubon, parrainé par la société Entergy, l’EDF de la Louisiane, qui présentait à cette époque deux films IMAX 3D : " The last buffalo", une épopée naturaliste dans les grandes plaines centrales du Canada et " Into the Deep", un fantastique voyage au sein d’un écosystème marin situé au large de San Barbara, en Californie.
Ce système renforce le sentiment de présence du spectateur. Je peux dire : " J’y suis. Toutefois, je ne peux pas interagir avec le monde qui m’est présenté".
Si le concepteur modifie les fauteuils des spectateurs en ajoutant des vérins hydrauliques pour créer des balancements multidirectionnels et des vibrations, ou s´il réalise la même chose sur un véhicule de transport, il obtient l’attraction vedette " Star Wars" de EuroDisney et " Return to the Future" du parc Universal Studio de Los Angeles.