M’avez-vous reconnu ?
De retour du jeûne, à l’aube,
mon chat s’est pendu.
Le placard recouvre sa robe.
Le troupeau de rats y survit.
Moi, au bleu regard en va-et-vient
sourit, car je possède la plus pure garantie
que tu vas le donner, ton coup de reins.
Prisonnier des deux tours,
enfermé aux quatre murs du temps,
j’attends
que viennent au galop mes derniers jours.
Je revois ce maudit placard,
en pensant à nous, à ton cou ;
désormais seul dans le noir,
et saoul, je rebois un p’tit coup.