Chapeauté par Take 2, GTA IV se pose en ce début d'année 2008 comme un des Jeux "blockbusteresques" de la Xbox 360 et de la ps3. Pourtant, malgré le buzz réalisé autour de lui, l'ambition du projet et l'espoir du fan endurci voulant y croire, force est de constater que le soft tient finalement très peu de ses promesses, voire aucune. Chronique d'une cruelle désillusion...
GTA IV avait de sérieux atouts en main pour se dresser de toute sa splendeur sur la machine de Microsoft. Toutefois, après une quinzaine d'heures de jeu, l'excitation liée à la surprise de la découverte cède successivement sa place à l'étonnement, l'énervement et la lassitude.
Pourtant, le début du jeu se veut gorgé de promesses scénaristiques et artistiques.
Comme vous avez sans doute pu le voir dans des trailers, l'introduction de GTA IV se fait dans la douleur, dans une immense ville peuplée de milliers de truands.
Tout à coup, un homme apparaît puis se met à courir.
Par le biais d'une transition soignée, la cinématique laisse la place au jeu et nous permet d'incarner le dénommé Niko Bellic, immigré russe qui, en quelques passes d'armes, vient à bout de plusieurs adversaires ainsi que d'une machine de guerre fabriquée chez Ikea.
Sans plus tarder, venons-en au gameplay qui recèle lui aussi une kyrielle de défauts divers et variés. De prime abord, le jeu n'a pourtant pas grand-chose contre lui exception faite d'un certain classicisme. Néanmoins, citons d'entrée de jeu des temps de chargements omniprésents et relativement longs. Désespérant surtout lorsqu'on sait que la Xbox 360 est capable de prouesses concernant les loadings.
Les combats quant-à-eux sont peu originaux (on tir, on recharge, on tir on recharge...)
Pour rester dans les reproches, mentionnons également des cinématiques pompeuses, durant parfois entre 15 et 20 secondes, qui plombent une avancée déjà guère aidée par des longueurs scripturales. Finalement très linéaire, peu original (old-school diront les plus cléments), perclus de tares qui en font un vilain petit canard loin d'être à la hauteur de ses ambitions, GTA IV loupe le coche et s'impose comme un produit très moyen, n'en déplaise à ceux qui veulent, coûte que coûte, voir en lui le jeu de l'année 2008 sur Xbox 360 et ps3.
CONCLUSION :
Encore un bel exemple de soufflet médiatique qui se dégonfle quand on y goûte. GTA IV a tout du jeu moyen sorti trop tôt ou témoignant d'un énorme laxisme de la part des développeurs. Plombé par une mise en scène ringarde, un design disgracieux, un système de jeu bancal, des temps de chargements à rendre fou un Amstrad CPC 464, cette production Take 2 se laisse néanmoins suivre de loin sans pour autant faire preuve de suffisamment de qualités pour qu'on crie au génie.
Note globale : 11/20
Logan, le 09 avril 2008