J'ai trouvé quelques magnifiques vers de la poésie lyrique latine (et donc cléricale) du Moyen Âge sur le vin :
VINUM BONUM ET SUAVE
Vinum bonum et suave
bibit abbas cum priore,
et convetus de pejore
bibt cum tristitia.
Ave, felix creature
quam produxit vitis pura ;
omnis mensa fil secure
in tua presentia.
Felix venter cum intrabis,
felix os quod tu rigabis,
felix lingua quam lavabis
et beata labia !
O quam felix in colore,
o quam fragrans in odore,
o quam placens es in ore,
dulce lingue vinculum !
Supplicamus, hic abunda,
omnis turba sit facunda,
ut cum voce nos jucunda
personemus gaudia.
Monachorum grex devotus,
cleris omnis, mundus totus,
bibunt adequales potus
et nunc et in secula.
Evidemment, avec la traduction ça fait mieux
:
Le vin suave, le meilleur
est pour l'abbé et le prieur ;
pendant ce temps le couvent
boit du pure, tristement.
Ave, créature bénie,
fruit de la vigge immaculée,
toute table est réconfortée
quand ta présence la magnifie.
Bénie le ventre où tu entreras,
bénie la bouche où tu couleras,
bénie la langue que tu rinceras
et lèvres bénies !
Que ta couleur est agréable,
que ton odeur est délectable,
que tu es au gossier aimable,
ô douces chaîne de nos langues !
Nous t'implorons, inonde-nous,
que notre troupe soit loquace,
pour que sonnent gaiement nos voix
lorsque nous célébrons nos joies.
Le dévot troupeau des moines,
tous les clercs, le monde entier,
boivent d'égales lampées
maintenant et à jamais.
(après ça, qu'on ne vienne pas me parler de l'obscurantisme religieux médiéval
)