Bah mince alors, je répondais tout juste à morphelus et le sujet sur la Shoah a disparu, je colle ici:
Le zyklon B n'adhère pas aux morts.
Dans les camps de Belzec, Treblinka, Sobibor, on utilisait des moteurs diesel de sous-marins. A Chelmno, soit on utilisait les camions à gaz, soit on reliait un tuyau sortant d'un camion à une chambre à gaz. Au camps méconnu de Maly Trostenets, on exterminait les gens par fusillade.
Les "seuls" camps qui utilisaient du Zyklon B étaient Auschwitz-Birkenau et Majdanek. A Birkenau par exemple, les chambres étaient parfaitement conçues pour un gazage optimal. Si tu veux, le ZB était balancé par des petits cheminées au dessus de la chambre et tombait dans un conduit grillagé.
Le ZB se constitue de petits granulés de gaz qui s'évaporent en entrant en contact avec l'air ambiant, et particulièrement en contact avec l'air chaud et humide.
C'est pour cela que les nazis laissaient mariner les gens quelques minutes (une dizaine, je crois) histoire de faire monter la température. Puis ils balançaient le gaz qui s'évaporait. Mais du fait des conduits grillagés, le gaz ne touchait pas les victimes et ne collait donc pas à la peau.
Et c'est vrai que l'on sortait les morts "juste après" le gazage. Encore faut-il déterminer temporellement ce "juste après". La minuterie optimale veut que l'on actionnât des gros ventilos pendant vingt minutes, histoire de dissiper le gaz. Oui parce que même si le gaz solide ne collait pas, les vapeurs toxiques formaient des nuages qui s'accumulaient sous les corps enchevêtrés. Dans la pratique, et particulièrement pendant le gazage des Juifs de Hongrie en 1944, c'était impossible de tenir ces délais. Donc les Sonderkommandos entraient peu après dans la chambre, munis de masques à gaz. Et malgré les masques, le gaz était tellement puissant qu'il incommodait les membres du SK et certains se sont évanouis plusieurs fois (notamment à cause des nappes non dissipées).
Mais avant la construction des bunkers spécialisés et des conduits grillagés (les Krema IV et V de Birkenau), il est vrai que le gaz était balancé sur la tête des victimes. Mais comme il s'évapore au contact de l'air, pas de problème d'adhérence à la peau.
Pour l'histoire des constructions différentes entre les plans et la réalité, c'est comme tout. Dans la pratique c'est toujours plus difficile que sur plan, et ce pour n'importe quelle construction. Donc il faut d'adapter...