Pour ta part, Bonapartisme, permet moi de te corriger. Bien que Montréal soit considérée comme étant la deuxième capitale francophone du monde sur papier, en réalité ce n'est pas le cas. Sur une population d'environ 1,6 million d'habitants, seulement 54% parlent le français. Donc si on refait les calculs, cela ne fait qu'environ 850 000 francophones. Si l'on prend cela en compte, Marseille serait la deuxième ville francophone en importance.
D'un autre côté, je ne vois pas trop le rapport entre les liens commerciaux entre gouvernements et le partage d'artistes. De plus, les artistes québécois qui partent définitivement pour la France tel que Garou ou Natasha St-Pierre (qui est Acadienne au passage), ne sont pas très bien vus en général.
@Ichkevitz. Cela te surprendra peut-être, mais la plus grande raison de la «pauvreté» du Québec par rapport au reste du Canada n'a pratiquement aucun rapport avec une quelconque maltraitance venant du gouvernement fédéral anglophone. Le Québec reçoit É-NOR-MÉ-MENT d'argent du Fédéral, mais le gouvernement provincial ne semble pas être en mesure de géré la province. De plus, des services sociaux à ne plus finir et qui sont dans une grande majorité des cas exploités. Par exemple, plusieurs familles abusent ouvertement de leur condition pour recevoir des chèques de Bien-Être Social. Certains travaillent «au noir» et recoivent également de l'argent du Gouvernement. Tout cela mis ensemble fait de notre province la plus ridicule du Canada.
Pourtant, dans les années 60 et 70 nous étions la province en émergence et qui avait la croissance la plus rapide économiquement. Aujourd'hui, tout cela n'est qu'un passé glorieux qu'on tente de se rappeller. Ce n'est pas pour rien que la Souveraineté est dépassée. Pourquoi devenir indépendant si personne ne peut géré convenablement la province?
Personnellement, je ne crois pas à l'indépendance du Québec. Ce que je veux, c'est que les Québécois, en fait les Canadiens Français, restent soudés et se battent pour leur place au sein du Canada. Nous sommes différents, mais nous sommes également une partie intégrante de ce pays. Le nom du pays et même l'hymne national, c'est nous, les Canadiens Français qui l'avons décidé. Quitter le Canada, c'est être lâche. Ne pas vouloir se battre pour sa place. Laisser le mérite de la création d'un pays fabuleux à des gens qui ne sont responsables qu'à 50% de sa création. De plus, cela laisserait la porte ouverte aux autres provinces d'enlever les droits acquis des communautés francophones hors-Québec.
Pour moi, la place des francophones du Canada est au sein du Canada et non à l'extérieur.
C'est un point de vue raisonnable ![]()
Oui un bon point de vu, mais si vous êtes indépendant vous n'aurez pu de pression des anglophones qui durent depuis longtemps.
J'ai deux petites questions d'après un politicien anglophone se serait les anglophones qui auraient massivement participer aux deux guerres mondiales ? Ce politicien a dit ça après le scandale de "vive le Québec Libre" de De Gaulle. Ma deuxième question est pour savoir si l'indépendance est soutenu par la majorité de la population du Québec?
Voilà merci de répondre ;---)
Réellement, il n'existe plus vraiment de «pression anglophone» sur le Québec. Ce sont les immigrants le plus gros problème. La plupart préfère apprendre l'anglais au lieu du Français. Au Québec, il y a plus d'allophone que d'anglophone pour tout dire.
Pour les deux guerres mondiales, c'est vrai. Au Québec, il y eu les deux «Crises de la Conscription». Les Canadiens Français ne voyaient pas l'importance de se battre pour le Roi vu qu'ils étaient d'origine française. De plus, la mauvaise gestion des effectifs francophones au sein de l'armée du Canada a contribué aux tensions. En 1918, il était même courant de voir de la propagande de guerre incitant les Canadiens-Français à se battre, non pas pour le Roi, mais pour la France. ( Source :
http://s3.noelshack.com/old/up/ww1_collectors_card_1914_canada_propaganda_postcardp239195880896162913trdg_400-0f6379e311.jpg )
Je t'invite également à aller lire sur les deux crises de la conscription de 1917 et de 1944.
1917 : http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_de_la_conscription_(1917)
1944 : http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_de_la_conscription_(1944)
Merci ça ma l'air très intéressant. Et le changement de raison de ce battre(la France) ça a bien servit la conscription?
Et pour se qui ait de l'indépendance ?
Peut-être suis-je mal informé mais j'ai l'impression que le Royaume-Uni a imposé au Canada français l'adhésion au Canada. Les histoires de déportation des Acadiens, et autre, ça me laisse une mauvaise image des britaniques, et je ne pourrais pas apprécier de vivre dans un pays comme le Canada qui résulte de la fusion par la force de deux peuples opposés.
Nous connaissons tous, et nous admirons les efforts et les initiatives que vous prennez pour concerver votre culture franco-canadienne (notament la francophonie), mais je crois que pour qu'un pays puisse au mieux fonctionner, il faut qu'il ait une culture commune qui le soude. Et malheureusement vous gaspillez votre énergie à tenter de faire survivre votre culture québequoise.
C'est un combat tout à fait louable et nécessaire, mais que vous n'auriez pas à mener si le Québec était indépendant. Et vous pourriez ainsi concentrer votre potentiel intellectuel sur les question économiques. Des partinariats avec des grandes entreprises francophones pourraient renforcer votre économie (Europe ou Afrique) dans les domaines hydro-électriques et/ou pétroliers (ou autre).
Selon toi il vaut mieux que le Québec reste partie intégrante du Canada ? J'ai peur qu'avec la montée en puissance de la langue anglaise dans le monde, cela implique la dégradation progressive de la francophonie
Rien avoir avec la question de mon vdd mais d'après ton lien(conscription 1917) les canadiens français n'éprouvent aucune fidélité vi-a-vi de la France contrairement aux canadiens anglais qui ont deux Patrie. Donc je retire ma première question ;---)
Non mais il a raison. Je l'ai déjà dit, l'un des plus graves inconvénients de la France et de la culture française/latine en général, c'est le socialisme et l'assistanat. Même en Amérique du Nord, c'est un territoire de culture francophone qui est le plus assisté, le plus socialiste et donc le plus mal géré
(par rapport à ce critère, la tradition est respectée
)
En outre, la langue anglaise a ses propres problèmes. Sa progression est sans-doute plus faible désormais. L'anglais est en perte de vitesse sur son propre terrain, en Angleterre comme en Amérique du Nord ou en Australie (arrivée massive d'immigrés asiatiques). Aux USA, de plus en plus de services, voire la majorité dans la moitié sud, sont proposés en anglais et en espagnol, y compris les services proposés par les institutions fédérales ! De plus en plus souvent, il faut être bilingue pour espérer trouver du travail. Ce qui conduit à une émigration vers le nord.
A l'étranger aussi, la progression de l'anglais n'est plus aussi rapide et le mandarin est depuis longtemps la première langue parlée au monde.
L'heure n'est plus à la défense du Français sur l'Anglais, mais au maintien d'une langue européenne contenant 30% d'éléments français, comme langue universelle. Ce qui n'est pas gagné pour l'avenir.
Par ailleurs, moi-même qui est un patriote français, je n'attend qu'une bonne occasion pour me tirer d'ici et rejoindre un pays anglo-saxon (
). De plus, je trouve que le système fédéral est satisfaisant et tout à fait adapté pour ce type de pays (mais pas pour les pays européens, du moins pas maintenant), il laisse suffisamment d'autonomie à chaque province pour permettre à une culture de s'épanouir (la province à son propre parlement et peut voter ses lois dans certains domaines).
Et d'ailleurs, même dans l'optique de protéger la langue Française, il vaut mieux conserver le système présent et refuser l'indépendance du Québec. En effet, l'état actuel des choses permet au Canada tout entier d'avoir 2 langues officielles dont le Français, ce qui ne serait peut-être plus le cas si le Québec prenait son indépendance. Il me semble même que le premier ministre canadien doit écrire et exprimer tous ses discours dans les 2 langues (j'ai déjà entendu Stephen Harper lire un même discours en anglais puis en français).
Tu es un patriote français est tu veux te "tirer" dans un pays anglo-saxon ? impressionnant le patriote ![]()
@ Bonapartisme : Je ne peux être plus d'accord avec toi avec la malgérance (si cela est un mot?).
@ Quendri8095 : Ce n'est plus la défense du français le problème. On a même recensé une augmentation de ses interlocuteurs dans les communautés hors Québec. Il faut tout de même se rappeller qu'environ 1 à 2 millions de Canadiens Français vivent hors Québec.
Comme j'ai pu le lire décrire plus haut, ce n'est plus l'anglais le problème, mais bien les langues étrangères tout simplement. Si les immigrants, en arrivant au Québec, préfèrent apprendre l'anglais que le français, il faut en faire un meilleur contrôle(Quoique le Québec reste la seule province à décider de son immigration qui est constitutionnellement une responsabilité fédérale).
Je ne me gênerai pas à dire que la très grande majorité des Canadiens Anglais (ici je parle des Canadiens d'origines britanniques, irlandaises, étatsuniennes) parlent parfaitement ou presque les deux langues officielles. Ensuite, comme l'a dit Bonapartisme, la politique fédérale se fait dans les deux langues. Pour être Premier Ministre il faut connaître tant l'anglais que le français (N'oublions pas que dans les deux dernières décennies, il y eu plus de Premiers Ministres francophones).
De plus, comme tu as pu le lire, oui les Canadiens-Français ne se sentent ni Britannique, ni Français. Nous nous sentons Canadiens (Je parle, ici, d'avant les années 1960, donc avant la monté du nationalisme «Québécois»). Les Canadiens-Anglais se sentent également Canadiens, mais il existe une plus grande partie se sentant aussi Britannique, ce qui n'existe pratiquement pas chez les Québécois, nous ne sommes pas Français.
Pourtant vous avez des origines française !
Oui mais ils ne désirent plus être considérés comme français.
Par contre vous êtes des sujets de la reine d'Angleterre, non ? Ça ne vous dérange pas ?
Quand on remarque que pratiquement toutes les communautés qui faisaient autrefois parties de l'Empire Français n’éprouvent qu'indifférence voire haine à l'égard de leur ancienne métropole (y compris l'unique colonie de peuplement qu'est le Québec). On peut se dire qu'on a vraiment échouer sur ce plan là
Tandis que les Britanniques sont encore très biens vus par leurs anciennes possessions et ont maintenu des liens plus étroits.
toudittaleur n'est représentatif que de 50% de la population et même moins. Il généralise beaucoup. La majorité des Québécois « de souche » sont fiers d'être Québécois et sont Québécois avant d'être Canadiens.
N'oublions pas que le Canada (jadis français) a été envahis par les Anglais et est dominé par eux aujourd'hui. Comment est-ce que les Québécois pourraient s'y identifier comme auparavant?
Ceci étant dit, je crois que le projet de souveraineté est quand même mort.
Mon vdd a totalement raison. Mais je tiens à préciser que je n'ai jamais oublié de dire que les Québécois sont fiers d'être Québécois, mais ne sont pas Français. Et comme je disais dans mon dernier post, je parlais des années pré-1960, donc bien avant la monté du nationalisme québécois où la population canadienne-française se sentait canadienne-française et non québécoise (mot qui n'existait pratiquement pas à l'époque)
Par contre, tu as tord. Le Canada n'a pas été «envahi» par les Anglais, mais bien donné aux Anglais. Quoique Québec tomba aux mains des Britanniques, elle fut pratiquement récupéré par les Français à la bataille de Ste-Foy. Les renforts britanniques qui arrivèrent avant ceux des Français *qui n'arrivèrent jamais et qui n'avaient de toute façon pas l'intention même de partir d'Europe* cella l'avenir de notre colonie. Sans oublier Louis XIV qui préféra donner ses «quelques arpents de neige» pour des îlots des caraîbes qui aujourd'hui ne valent pratiquement rien économiquement parlant. Et laisser moi même ajouter que sur le théâtre nord-américain de la guerre de sept ans, les Français remportaient la majorité des engagements. Ce n'est pas en Amérique que nous avons perdu, mais bien en Europe.
Par la suite, on raconte que les Canadiens-Français furent mieux traités sous le régime britannique que celui des Français. Nous sommes une des principales raisons de la guerre d'indépendance américaine. La région des grands-lacs au complet fut annexée à la Province of Quebec nouvellement créé en 1774, de plus, les Anglais nous laissaient même vivre selon le code civile français et laissèrent le français légal. Avant 1838, les Canadiens-Français étaient craint pour les possibles révoltes qu'ils feraient. Cela n'arriva jamais, ou fit l'effet d'un pétard mouillé ( aka. 1837-38). On préféra défendre la colonie contre les Américains plutôt que d'intervenir dans la guerre d'indépendance ou même dans la guerre de 1812 du côté des Libérateurs.
Anecdote importante, les Canadiens-Français ont été longtemps réfractaires au système politique libéral britannique préférant même le système monarchique instauré dans la colonie auparavant. (Quoique ici, il fallait renoncé à la religion catholique et se convertir au protestantisme pour pouvoir participer) Je ne m'avancerai pas plus sur ce point, car il évident qu'aujourd'hui il est beaucoup plus facile de juger des décisions de natures religieuses avec légèreté qu'à l'époque. Mais je tenais à souligner le point pour démontrer les valeurs religieuses et extrêmement conservatrices des Canadiens-Français du XVIII-XIXe siècles.
Ce que je tiens à dire, c'est que bien que nous sommes français d'origine, il ne faut pas négliger et cracher sur «l'envahisseur», ce qu'une trop grande majorité de Québécois fait. Comment faire pour s'identifier comme autrefois? Facile. Nous ne sommes plus comme autrefois. Le Québécois moderne possède un patrimoine britannique important. Le mélange des deux plus grandes cultures occidentales en un seul peuple fait de nous l'une des nations les plus polyvalentes au monde. Mais peu de gens savent le reconnaître et préfère cracher sur la moitié d'eux-même, c'est-à-dire, la moitié britannique.
Oui, nous parlons français. Mais nous vivons exactement de la même manière et nous vivons les mêmes problèmes de vie courante que nos voisins Canadiens-Anglais.
(P.S. Entre Québécois on va se comprendre. Mais comment s'identifier comme Québécois et en être fier lorsque notre province est considérée comme la plus corrompue, la plus mal gérée et la plus bordelique d'Amérique du Nord? Comment être fier de nous-mêmes lorsque la fête nationale veut plutôt dire Beuverie générale dans les rues plutôt que Fête Nationale et Fierté Nationale? Comment pouvoir parler fièrement de l'indépendance lorsque un groupe terrioriste la supportait et a même assassiné un politicien pour la cause?)
Pour la Saint-Jean, je suis tout à fait d'accord, c'est vraiment honteux de voir les gens fêter juste pour pouvoir se saouler.
toudittaleur ![]()
"Ce n'est pas en Amérique que nous avons perdu, mais bien en Europe."
Pourtant, même avec une victoire en Europe, il me semble que nous n'aurions pas pu prendre l'ascendant en Amérique du fait de la suprématie maritime de l'Angleterre. Avec le blocus de la Nouvelle-France, cette dernière ne pouvait recevoir que peu de provisions et donc tout aussi peu d'hommes.
Par cette phrase, je voulais bien sûr dire que le traité fut signé et discuté en Europe. Il était également peu important de savoir si les Anglais avait ou non envahi la colonie, car de toute façon, cela faisait partie du Traité de Paris de 1763 après la défaite du Royaume de France.
De toute façon vous pouvez pas en vouloir aux français de la perte du Canada il y a qu'un homme qui a décidé de votre sort c'est Louis XV !
en plus en quoi vous avez une moitié britannique ? Les québécois renient aussi leur moitié française !
Pour finir nous avons pas perdue en Europe ça a finit sur un statut-quo.