Tant pis, avec vous ou sans vous le jeu continuera
Empire Ottoman
Un convoi -qui dès son entrée dans le territoire ottoman avait fait polémique- entre dans Constantinople sous le regard ébahis de la population. Des hommes que l'on voit peu souvent, à l'allure pâle et qui venait des confins de l'Orient emmitouflés dans des capes de soie mauve transportant avec eux une riche caravane étaient partis composantes de ce convoi.
Le convoi avançait, sans crainte de se faire attaquer vu le calme relatif qui se lisait sur les soldats et cavaliers qui protégeaient la caravane.
La garde impériale ottomane laissait passer le convoi et un homme modestement vêtu en sortit, lorsqu'on annonça au Sultan qui revenait tout juste de la Mecque que cette personne était le représentant chinois, sa réaction fut à la fois de l'étonnement et de l'admiration. L'homme suintait la sagesse et ses pas à tâtons vers le palais présageait une alliance diplomatique de bonne augure, ce genre d'homme ne vient pas pour guerroyer.
Suivit par une vague de diplomates et ambassadeurs puis par des hommes qui ramenaient des cadeaux faits à l'Empire, la liste de cadeaux étaient tellement longue qu'il fallut presque un jour entier pour que les présents soient tous dans le palais.
Les offrandes étaient diverses, riches et variées. Bijoux qui brillaient par leur nitescence, plats nouveaux extrêmement bien conservés, plantes que l'on ne connaissait pas ici dans le Proche Orient ainsi qu'armures et armes nappés de fines couches d'or : le Sultan fut comblé.
Son Excellence Abdülhamid fit levé deux tables gigantesques à son tour et ordonna que les mets les plus délicieux de l'Empire soient apportés pour son nouvel ami et ses diplomates. Les deux hommes ne commencèrent pas tout de suite a discuté diplomatie, ils rigolèrent ensemble et échangèrent quelques courtoisies, le Sultan apprenait comment les plats furent si bien conservés, Tengqin Jushi lui expliquait que c'est grâce aux pouces de Soja -puis il montra la plante à l'Empereur vu qu'elle faisait partie des cadeaux- que les plats gardèrent leur goût et qu'ils ne périmaient pas.
La soirée battait son plein et au fur et à mesure que la nuit s'installait, les tables se vidaient jusqu'à ce que perdurèrent que les deux hommes qui continuèrent à discuter...