Tout, je dis bien tout est faux dans ce livre !
Je vais tenter de reprendre et réfuter la plupart des propos du bouquin :
.Le personnage de Marie-Madeleine :
Marie Madeleine n´a jamais existé ! La bible ne mentionne jamais le nom de ce personnage . Ce dernier est né plus tard, durant le Moyen Age, à la suite d´une confusion entre trois personnes :
.La pécheresse (qui d´ailleurs n´a pas de noms et on ignore son péché)
.Marie de Magdala (qui, dans la Bible apparait APRES la pécheresse : Marie de Magdala ne peut donc pas être assimilé à la pécheresse) qui assitera à la mort et la résurection du Christ. Jésus a délivré cette dernière de sept démons possédant son corps
.Marie de Bethabé qui a lavé les pieds du Christ (on l´a confondu avec la pecheresse qui, elle aussi, par ses larmes, a d´une certaine manière lavée les pieds du Christ)
.Par ailleurs, le nom de Marie dans la Palestine du Ier siècle était très courant. (Un peu comme monsieur dupont aujourd´hui . ) Quand la Bible parle d´une Marie, il s´agit, certainement, d´une Marie différente que celle mentionnée dans un autre passage .
.Jésus aurait eu une descendance :
Même si la Bible n´est pas un document historique fiable, elle a le mérite d´être le témoin et le support d´un dogme. En somme, pour ceux qui diront que de manière somme toute rationelle, Jésus n´est pas né d´une vierge, Jésus a, comme tous les hommes éprouvés le désir charnel.... je leur répondrai que nous quittons le domaine rationel pour celui de la foi qui ne se prouve pas mais s´eprouve.
Par ailleurs, pour les cartésiens, le da Vinci code ne peut pas constituer une source historique fiable , car l´histoire consiste à partir de faits, de témoignages archéologiques et/ou écrits puis de les interpreter pour en arriver à la conclusion la plus objective. Mais la science ne doit pas procéder à la démarche inverse (comme le fait pourtant le da vinci code...), c´est à dire partir d´une conclusion (en l´occurence que Jésus a eu une descendance) puis interpréter , modeler à notre guise les évenements pour qu´ils coïncident le mieux à notre conclusion personelle.
Or, aucuns documents historiques sérieux ne mentionne une quelconque descendance du Christ, pas même les évangiles apocryphes ! Seul les évangiles d´Etienne parle d´un baiser entre Jésus et Marie Madeleine, acte pourtant anodin ! Judas a embrassé Jésus, de même que Jésus a embrassé nombre de ses fidèles pour leur témoigner leur affection spirituelle (et non charnelle; le domaine physique ne rentrant pas en compte quand il s´agit de parler de la Foi)
.La "Femme" du Christ serait parti en Egypte :
comme je viens de le dire, Marie Madelaine n´existe pas de toute facon et nous n´avons aucune preuves concretes pour prouver que Jésus a eu une descendance. Mais imaginons ! Dans l´imaginaire collectif méditeranéen, l´Egypte a toujours été le lieu des proscrits en fuite, le lieu de refuge, le lieu de repos . Cela commence par l´arrivée des hébreux en Egypte, puis la fuite en Egypte de Marie, Joseph et Jésus . La mythologie grecque n´est pas en reste : Ménélas et Helene se refugient en Egypte après la guerre de Troie ; l´un des fils de Pélops, Egyptus pars dans ce pays auquel il donnera son nom ...
L´Egypte est le lieu de passage de toutes les civilisations de la méditeranée : Dan Brown aurait donc pu faire preuve de plus d´imaginations.
.Cette même femme et sa fille seraient parti en France à bord d´une barque sans rames .
Voilà toute l´ambiguité du propos de Dan Brown et de ses sympathisants : pour eux, il est plus logique et rationnel de voir Jésus avoir une desendance mais quand ca les arrange, ces derniers quittent le domauine du rationnel pour rentrer dans l´ordre du miracle ^^ . Déjà qu´un Kerkouros (navire de commerce grec) avait beaucoup de chance de finir au fond de l´océan , alors une petite barque sans rames, c´est finit pour elle !
. D´où la légende du San Graal (Sang Raal)
Abération ! La légende du Saint Graal apparait au XIXème siècle. Avant, le Graal existait (notamment mentionné par Chrétien de Troyes) mais il ne s´agit pas du calice de la Scene dans lequel Joseph d´Arimathie a receuillit le sang du Christ.
Au Moyen Age, l´occident Chrétien est encore fortement influencé par la culture Celte. Le Graal de Perceval et du cycle arthurien est un objet païen hérité de mythes celtiques . Le chaudron de Gundestrup nous montre des héros faibles, blessés et las se plonger dans une sorte de chaudron-graal d´où ils ressortent raffermis, en pleine possesion de leur force ! Le chaudron est un lieu de résurection et de résurgence, dont le Maître et le dieu druide Dagda. Le graal arthurien est l´un de ces "chaudrons" celtiques. D´où la renaissance du Royaume arthurien après sa redécouverte, d´où son assimiliation tardive à la resurection du Christ au XIXème siècle.
Quand à l´éthymologie du mot Graal, il est à mettre en corrélation avec le mot grec "Kratéra" = Vase, calice... et non avec Sang Royal. Si, dans l´absolue, la comparaison avec le sang royal est voulu, c´est certainement celui du Roy Arthur et de sa déscendance, et non celui du Christ !