Non.
Comme sur l'autre topic (sur une corse ou jsais plus quoi), tu fais des distinctions qui n'ont pas lieu d'être.

Ce n'est pas moi mais les militaires et les historiens depuis les temps anciens qui l'ont faite.
Napoléon recomandait même avant une bataille de lever un siège en cours pour rassembler toutes les forces et livrer combat à l'armée ennemie.
Exemple en 1796, quand Napoléon faisait le siège de Mantoue, une grande armée autrichienne est arrivée pour libérer la place.
Napoléon a levé le siège ( abandonnant une grande partie de ses canons de siège ) et rassemblé ses forces pour combattre cette armée, il l'a battue à la bataille de Castiglione puis a repris le siège.
Est ce que la levée temporaire du siège de Mantoue est une défaite de Napoléon ? Non bien sur.
Au nom de quoi une force assiégée n'a pas pour but de battre l'ennemi?

Parce qu'une garnison assiegée résiste pour permettre à une armée de secours venir la délivrer.
C'est pour ça que ce sont les batailles qui décident de l'issue des guerres et que les guerres de sièges ne sont pas décisives.
Une fois l'armée battue en bataille, les garnisons tombent les unes après les autres, c'est ce qui est arrivé aux prussiens après Iena et aux français après Leipzig.
Tu sais, "battre l'ennemi en bataille" ne se limite pas au choc par le fer et le feu au beau milieu d'une plaine.
Battre l'ennemi en bataille, ça veut dire le battre en bataille rangée.
Une armée qui abandonne un siège n'a pas été battue puisqu'elle n'a pas livré bataille.
Ça peut être la résistance inflexible de l'assiégé qui décourage l'assaillant, il y a aussi les échanges d'artillerie qui font plier l'un ou l'autre...
Le but d'une bataille est de battre l'ennemi, de le CONTRAINDRE. Un siège, raté ou réussi, entre parfaitement dans cette logique. Quels que soient les moyens employés.
Et un siège n'a pas toujours été à l'avantage de l'assiégeant, l'assiégé sachant souvent très bien se démerder seul. Y a pas qu'un modèle de siège existant.

Une garnison seule et sans espoir de soutient d'une armée de secour fini par succomber à l'assiègeant.
Il suffit que l'assiègeant mette en place le blocus de la place et la garnison fini par céder pour ne pas mourrir de faim.