Oui, ne pas confondre Mémoire et Histoire.
C'est pas que j'aime pas Napoléon car il était corse (ou italien) ... mais l'esprit belliciste des français (de l'époque, sic) me répugne.
N'oublions pas que les parents de Napoléon sont génois vu que la corse appartenait à Gênes, on peut donc dire qu'il est aussi d'origine italienne.
M'enfin, c'est surtout son esprit belliciste comme dit plus haut. Napoléon avait repris la tête de la France et fondé une monarchie. Pourquoi s'étendre ?
Pourquoi ne pas faire prospérer la France tout simplement ?
Pourquoi combattre en Europe ? Pourquoi ne pas faire la paix en Europe (l'Autriche, l'Angleterre, la Russie ... voulaient un retour à la monarchie, c'était fait) ? En plus, il aurait eu le temps de préparer une grosse flotte sûrement, combinée avec celle de l'Espagne et des Provinces Unies ... ça aurait fait autre chose que Trafalgar.
Le but de Napoléon était de s'enrichir.
La France, c'était juste le moyen en vue de cette fin.
Tout à fait. C'est pour ça que comme répété plus haut, comparés à des Nelson ou Wellington qui ont risqués leur vie (et même perdu pour l'amiral) uniquement pour leurs pays, alors que Napoléon c'était uniquement pour le pouvoir et les richesses qu'il pouvait en tirer, les histoires de nos deux confrères Anglais sont beaucoup plus "magiques".
Comme grand homme j'admire Robert Edward Lee personnellement.
Et je suis usé de lire tous les jours des articles sur Napoléon poil au bidon !
Brocha
Posté le 28 mars 2011 à 22:30:41
N'oublions pas que les parents de Napoléon sont génois vu que la corse appartenait à Gênes, on peut donc dire qu'il est aussi d'origine italienne.
L'île devient française l'année qui précéde la naissance de Napoléon.
M'enfin, c'est surtout son esprit belliciste comme dit plus haut. Napoléon avait repris la tête de la France et fondé une monarchie. Pourquoi s'étendre ?
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Napoléon a déclenché 2 guerres, celles d'Espagne en 1808 et de Russie en 1812, les 7 autres guerres lui ont été déclarées par plusieurs puissances avec à leur tête l'Angleterre qui les financait.
Pourquoi combattre en Europe ? Pourquoi ne pas faire la paix en Europe (l'Autriche, l'Angleterre, la Russie ... voulaient un retour à la monarchie, c'était fait) ?
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Depuis Louis XIV l'Angleterre voulait abattre la puissance française en Europe et assurer sa domination maritime et commerciale, peu lui importait que la France soit une monarchie un empire ou une république.
"Napoléon a déclenché 2 guerres, celles d'Espagne en 1808 et de Russie en 1812, les 7 autres guerres lui ont été déclarées par plusieurs puissances avec à leur tête l'Angleterre qui les financait. "
Facile d'avancer ses pions en tant de paix jusqu'à ce que l'adversaire n'en puisse plus et entre en guerre, puis se faire passer pour la victime.
Faut ptet aussi remettre les choses dans leur contexte. Napoléon a hérité d'un état en guerre ok. Mais pourquoi ? Parce que la révolution française faisait peur à toute l'Europe avec ses idées et qu'on voulait s'assurer que la France n'irait pas tenter de conquérir l'Europe pour les imposer comme elle l'envisageait (en sus de remettre sur le trône les Bourbons).
Alors OK Napoléon a tout d'abord été l'agressé mais il a surtout confirmé aux autres puissances que leurs pires craintes étaient fondées et n'a rien fait du tout pour calmer le jeu.
Tu parles de la Vendée, ils n'étaient pas Français peut-être les Vendéens (et les autres royalistes) ? Les Anglais ont soutenu une faction française contre une autre. Le but n'a jamais été d'annexer des territoires français, juste s'assurer que le gouvernement de son voisin le plus proche ne serait pas contraire. Caricatural ? Certainement mais pas autant que le topos du pauvre petit Napoléon qui n'a rien fait et à qui toute l'Europe en veut par jalousie/cupidité.
Je trouve que les torts sont partagés pour les guerres napoléoniennes :
-d'un côté une Grande Bretagne qui rêvait en effet depuis longtemps de réduire sérieusement la puissance de la France (sans nous anéantir pour autant, il s'agit du fameux équilibre continental si cher a nos voisins d'outre Manche) et qui a passé son temps à monté des coalitions contre Napoléon (mais assez compréhensible vu tout ce que Napoléon et la Révolution avaient bouffé)
-de l'autre un Napoléon en quête de gloriole militaire, qui mets en pratique la connerie qui nous mettra les Allemands à dos pour un siècle (l'annexion de la rive gauche du Rhin) et qui ne fait que des offres de paix temporaires (pour moi il est clair que si nous voulions la paix, il fallait accepter de rentrer dans nos frontières de 1789 et mettre un terme à la vassalisation de la moitié de l'Europe)
Euh, Napoléon n'était pas français hein, il était corse. Et il avait une profonde aversion pour la france...
GuiLinky
Napoléon a évolué au fil du temps. Comme nous quand on était petit, il aimait avant tout son territoire natal, son île mais il désapprouve ensuite Paoli qui était pour l'indépendance de la Corse. En outre, Napoléon est né alors que la Corse était française et à l'époque comme aujourd'hui, on est français en premier lieu (jacobinisme, universalisme des révolutionnaires, patriotisme).
Profonde aversion pour la France
Ce n'est certainement pas prouvé ni admis par la majorité des historiens. Tu trouveras quelques citations qui vont dans ce sens, mais ces citations auraient pu être dites par toute personne à sa place, y compris moi. Par ailleurs, tu trouveras 10 000 autres citations qui démontrent son amour pour la France.
En tout cas, la Corse, il s'en fichait un peu puisqu'il n'y est quasiment jamais retourné après l'avoir quitté
"Je désire que mes cendres reposent sur les bords de la Seine, au milieu de ce peuple français que j'ai tant aimé"
Napoléon Bonaparte
GuiLinky
D'ailleurs, si tu t'intéresses un peu à l'indépendantisme corse, tu constateras qu'ils considèrent Napoléon comme un "traitre" parce qu'il était avant tout français et qu'il s'est très vite désintéressé de son île natale. Il n'y retournera plus jamais de sa vie.
Enfin, quand l'Angleterre déclare la guerre, c'est assez marrant. Il faut plus comprendre : On vous déclare la guerre mais ce sont nos sous-fifres qui la feront (Prusse, Autriche, Russie, Suède, Portugal...), nous, on interviendras que lorsqu'on est sûr de gagner ![]()
Les Anglais ne considéraient pas les Prussiens, Autrichiens et Russes comme des sous-fifres non plus, tu y vas un peu fort.
Les Autrichiens ont combattus honorablement plusieurs fois les français, pareil pour les Russes et Prussiens, mais moins que l'Autriche je trouve, de 1792 à 1815 nous sommes en guerre contre les Autrichiens et se sont des gros "polisseurs", aussi bien militairement (invasion en 1792, campagne d'Italie 1796-1797, campagne d'Autriche 1805, seconde campagne d'Autriche 1809 ...) que diplomatiquement (refonte du Saint-Empire, Metternich qui travaillait pour la France et qui retourne sa veste pour devenir un des plus grand ennemis de Napoléon ...).
Puis, lors du congrès de Vienne, les Anglais qui ne voulaient pourtant pas d'une puissante puissance européenne, vont laisser les Autrichiens, prussiens et Russes s'emparer de plusieurs territoires ...
Enfin bref, même sans l'Angleterre, je pense que ses trois puissances auraient battus Napoléon, de là à dire qu'ils sont des "sous fifres" (autant la Suède ou le Portugal okay, mais des grandes puissances comme l'Autriche ou la Russie ...) ![]()
L'Angleterre c'était surtout le moteur économique de toutes les coalitions. Si elle tombait, tout le reste tombait. Napoléon le savait et depuis Trafalgar (donc l'échec du projet d'invasion de l'Angleterre) il était condamné à affronter une série de coalitions, et ça aurait continué autant de fois que nécessaire.
La France était "condamnée" depuis Trafalgar, et le blocus continental destiné à affaiblir les Anglais n'a au final pas changé grand chose.
C'est comme à chaque temps de paix à l'époque de Napoléon : La France avance ses pions de manière à se rendre insupportable (au sens propre) par ses adversaires, qui se voient contraint de lui déclarer la guerre, ou de laisser la France les contrôler, à différents niveaux.
Ainsi, la paix d'Amiens est brisée, d'une part parce qu'elle ne prend pas en compte la dimension économique de l'équilibre qu'elle installe, d'autres part à cause d'une série de manoeuvres de Bonaparte :
- Il ne se retire pas de la Hollande (et en particulier d'Anvers, chère aux Anglais) comme il s'y été engagé à Campo-Formio.
- Il s'assure le contrôle des électeurs de la "Nouvelle Allemagne" (grâce au Recès d'Empire)
- Encore plus grave : il annexe la République subalpine (Piémont). Ce qu'il avait promis de ne pas faire, s'aliénant donc volontairement l'Angleterre et le Pape (qu'il pensait ne pas être en mesure de réagir) mais aussi le Tsar (qui s'était posé en protecteur de ce territoire)
Et pendant qu'il avance brutalement de la sorte, il exige des Anglais qu'ils évacuent Malte.
Ils finiront inéluctablement par agir...
Ainsi, ce genre d'affirmations romantico-mythiques : "Napoléon s'est toujours défendu" est totalement fausse et relève de la propagande d'Etat de l'époque.
Sa vrai position, il ne la cachait à personne dans son entourage : "Parler paix, agir guerre"
Pour la Corse, s'était à la base tout ce qui intéressait le jeune Buenaparté. Ainsi, sa carrière d'officier de l'armée française (une armée dans la situation qu'on connait..) est éloquente :
- Arrivé à Valence le 3 novembre 1785, il demande, l’été suivant, un congé de six mois. Il s’en va le 1 er septembre 1786 ; Mais ses six mois deviennent un an, et il ne rejoint son régiment (à Auxonne) que le 30 septembre 1787
- A peine de retour, il redemande, en novembre, un congé, et reste absent jusqu’à fin juin 1788.
- Nouveau congé, de six mois, début septembre 1789. Six mois qui en feront seize. Bonaparte se libère de son service toute l’année 1790 et ne reparaît où il aurait dû être depuis le 1er mars 1790, que le 12 février 1791.
- Nommé lieutenant (pour son étonnante assiduité ^^) en juin 1791, il sollicite, le 1er septembre 1791, un quatrième congé, de trois mois celui-ci, qu’il étire de lui-même jusqu’en mai 1792.
En 7 ans de brillante carrière, il ne sera que 32 mois au poste que sa si chère France le paye pour occuper.
La guerre, la proclamation de la Patrie en Danger, n'y change rien : il monte à Paris pour réclamer le grade de capitaine, puis il repart en Corse, auprès d'un Paoli qu'il courtise, et poursuit ses ambitions personnelles.
C'est ainsi que l'officier de l'armée française en garnison à Auxonne écrit à Goubico :
"Féroces et lâches, les Français joignent aux vices des Germains ceux des Gaulois. Ils constituent, le peuple le plus hideux qui ait jamais existé"
Ou encore
"Continuerons-nous à baiser la main insolente qui nous opprime ? Continuerons-nous à voir tous les emplois que la nature nous destinait occupés par des étrangers ? "
Bref, il courtise Paoli. Le problème, c'est que Carlo Bonaparte a jadis trahi Paoli (en 1769, en ralliant le parti le plus puissant, et en laissant tomber Paoli au pire moment), qui donc se méfie maintenant de son fiston.
Il empêche le frère de Napoléon (Napoléon n'a pas encore l'âge qu'il faut) de siéger au directoire départemental, puis d'être député.
En plus, il se fait rappeler à l'ordre par le commandant des troupes de la place d'Ajaccio : "Ce jeune officier a été élevé à l’Ecole Militaire. Sa soeur est à Saïnt-Cyr. Sa mère a été comblée de bienfaits par le Gouverneur. Il serait mieux à son corps, car il fomente sans cesse"
Devant l'opposition de Paoli, il analyse la situation, et décide faire le même coup que son père : se ranger du côté de la plus grande force : revirement total : Il colle aux délégués de l’Assemblée comme son père avait collé au gouverneur Marbeuf en son temps. Et après de long moi de lèchage de cul de Paoli en vain, il se débrouille, par l'intermédiaire de son frère (Lucien), qui fait maintenant le jacobin depuis Toulon, pour faire accuser Paoli à la Convention comme un ennemi de la République, préparant "une insurrection générale en Corse, contre la Patrie".
Ce que lui-même appelait de ses voeux à peine 2 mois plus tôt.
Paoli s'embrase contre "questo birbo Napoléone", qui est alors Paris (pour récupérer son fameux titre de capitaine).
Pour faire fi de ses obligations militaires, il fait faire un document à Salicetti, qui le couvre, et atteste la « la nécessité de la présence en Corse du capitaine Buonaparte »
Il récupère ses biens et toute la famille s'expatrie, le climat étant trop tendu depuis que Paoli les a "voués à l'execration".
Ils partent en Juin 93 ("Questo paese non e per noi")
Dorénavant, ses ambitions, il les exercera en France.
Sans l'opposition totale de Paoli, on peut imaginer que Napolioné Buonaparté aurait cantonné sa carrière à sa Corse, comme il l'aurait initialement voulu.
Comme il se fait plus ou moins éjecter de son île, il se rabat sur une France qu'il déteste, mais qu'il est déterminé à utiliser comme la vache à lait qu'elle représente.
Ce sera un grand succès.
Il avoue d'ailleurs lui-même sans aucune honte qu'il n'est que le proxénète de la France (cf ma citation fétiche de Napoléon ^^)
Le père de Napoléon, Charles était favorable à la France. Les nationalistes lui en voulaient.
C'est bien ce que je dis
Paoli en tête. Et il a reporté cette aversion contre les fils de Carlo.