Je me posais cette question, bien qu'aujourd'hui mon unique objectif est d'avoir ma licence pour avoir un diplôme, il faut bien que je commence à penser à mon avenir (on sait jamais, par miracle je peux l'avoir en seulement 3 ans
)
En tout cas je suis très intéresse par l'antiquité or j'imagine que nombre de sources sont en Grec ou en Latin et je voudrais demander si le fait de n'avoir jamais fait de Grec (pas la possibilité) et Latin (kikoo pa fér de lat1 sa me fra finir + to, j'étais fainéant à l'époque enfin encore pire qu'aujourd'hui
) me pénalisera où bien les éventuels cours de ces langues commenceront par les bases.
pour vos réponses, je commence à pencher vers la poursuite de mes études car mes professeurs de cette année sont très intéressants (en L1 il faisaient tout pour nous dégouter mais cette année ils sont très bien) alors qu'en y réfléchissant journaliste ça a un côté requin qui ne me convient pas du tout ![]()
La maitrise du latin et du grec n'est en aucun cas nécessaire avant le master, et même là, on peut s'en tirer sans en avoir fait avant.
Merci
Ton entreprise est courageuse, disons que j'ai arreté le latin à la fin du collège et que j'ai bien fait dans la mesure où je suis en fac de droit-éco mais bon si tu te pationnes pour l'Antiquité je ne saurai te décourrager pour l'apprentissage d'une de ces deux langues, en fait la connaissance de toutes les déclinaisons, des conjuguaison, et la maîtrise d'un fond de 300 mots, ainsi que des conaissances sur les auteurs, l'histoire et la mythologie romaine te pemettraient de prendre en mains les textes de César, Cicéron, et Virgile (pour les grands classiques) et de ne pas être trop en retard.
Après comme tout apprentissage d'une nouvelle langue cela nécessite un gros investissement. Mais je ne pense pas que la maîtrise du latin te serve à grand chose, traduire des pages est vraiment rébarbatif d'autant que de très nombreuses sources ont leur traduction française, sinon anglaise. La maîtrise du latin est un gadget mise à part peut être pour le droit français ou l'enseignement du Français à travers l'abondance de l'ethymologie latine mais c'est tout. Savoir que la richesse c'est pecunia, la victoire victoria ou encore que la plèbe habite les insulae alors que les aristocrates logent des vlla en campagne ne m'a vraiment pas aidé.
Si tu souhaites par contre étudier un auteur particulièrement, la maîtrise du latin peut devenir très intéressante, par exemple les discours de Cicéron (un avocat romain ou plutôt une sorte de gouverneur) sont un modèle d'art oratoire et de dissertation.
A toi donc de voir quelle destination tu donnes à l'usage du latin et d'opérer ton choix en fonction, sachant que l'apprentissage et long et difficile (c'est sûr c'est pas le chinois non plus mais travailler une langue que l'on ne la parle pas ça peut être parfois vraiment ch****). ![]()
"La maîtrise du latin est un gadget"
Faut pas trop généraliser, pour quelqu'un comme moi qui s'est spécialisé dans l'épigraphie latine, la maitrise du latin c'est tout sauf gadget.
En apprenant le latin, tu apprends plus qu'une langue. C'est une manière de penser, d'analyser... et puis enfin d'enrichir ta culture.
Même si ce n'est pas un handicap institutionnalisé, le fait que tu n'aies pas appris le latin en secondaires laissera un vide dans ton éducation... enfin, c'est ce que moi j'en pense ![]()
Tu peux très bien poursuivre dans la voie de l'antiquité sans avoir appris le latin et le grec car aujourd'hui les textes sont traduits mais si (en imaginant que tu es décroché le doctorat et que tu ais trouvé un poste...) des archéologues font appel à toi pour avoir ton avis ou même si entre collègues érudits, vous parlez et que les autres se rendent compte que tu ne parles ni le latin ni le grec, tu vas passer pour le débile de la bande.
Donc si tu veux aller jusqu'au master, pas de problème
mais si tu veux faire ensignant-chercheur, au moins une langue ancienne obligatoire (pas forcément le latin ou le grec, cela dépend de ton espace de recherches, j'avais un prof qui ne parlait ni l'un ni l'autre... mais qui parlait et comprenait parfaitement l'araméen
)
La maitrise du grec ou du latin ne te sera pas indispensable pour un master, mais effectivement pour une thèse, ça sera inévitable, enfin tout dépend à quel niveau tu te situes, mais un chercheur sur cette période se doit de connaitre les langues mortes
Merci pour vos réponses les gens
Mais imaginons que je veuille poursuivre plus loin je ferais comment pour rattraper le Latin ou le Grec ? Parce que autant l'araméen c'est sûr que tu ne l'apprends pas au Lycée (quoi que on a le choix pour Akkadien en UE6, 4 élèves
) et que donc tu démarres à Zéro mais autant en Latin y'aura t'il moyen de rattraper ça ?
tu vas passer pour le débile de la bande
Plutôt l'inculte
Personnellement, j'ai un collègue de master 2 qui a fait un master sur la Grèce antique, qui reste sur la Grèce antique cette année, et qui commence seulement le Grec. Donc ça doit être faisable. (Je peux pas trop en dire plus, moi j'ai fait du latin de la 5è à la terminale, puis en master, avec un peu en licence 3 pendant mes cours d'épigraphie latine)
Ben autant t'y mettre doucement à partir du master.
Je vous remercie
pour faire du latin , je peux te dire que c'est pas non plus génial niveau "historique".. on traduit juste des textes qu'on aura à étudier au bac et puis voilà...
Il a déja passé le bac.
Oui oui je vous jure, on dirait pas en me lisant ![]()
On ne dirait en effet vraiment pas ![]()
merci j'ai compris qu'il avait passé le bac.
Mais sa question était de savoir si le latin était "utile" , je lui réponds que pas vraiment car on étudie surtout des textes et leurs traductions pour le bac et j'ajoute aussi que ça relève plus de l'épopée que de l'historique ![]()
Certes mais sa question concernait l'étude du latin post-bac et pas avant puisqu'il se demande maintenant s'il doit en faire ou non.
Je sais que c'est pas une langue morte, mais l'arabe est considéré comme tel car langue dit "des sources". Je fais M1 en Islam médiéval, et je me suis mis à l'arabe que cette année. C'est jouable, mais évidemment ça dépend des sujets que tu prends car tout n'est pas traduit...
Il est quand même conseillé de prendre une langue des sources le plus tôt possible. C'est chiant au début, mais après c'est le pied et tu as beaucoup plus de choix pour tes sujets et la façon de les aborder en M1 et M2.
Pour l'Occident médiéval, le latin évidemment, pour Byzance le grec est quasi indispensable (commencer au moins dès L3).
En Histoire ancienne, je ne vois pas comment on peut vraiment profiter de Rome sans faire un minimum de latin (même si beaucoup de choses sont traduites) ou de la Grèce...sans grec.
Disons que pour tout, jusqu'au M1, ce n'est pas obligatoire. Mais c'est conseillé, surtout pour avoir la liberté et le choix. C'est de plus très bien vu d'arriver en M1 en disant que tu peux bosser sur des sources latines, grecques ou arabes (selon ton sujet évidemment).
En bac 2 (
), notre prof d'antiquité nous a gentiment demandé de comparer toutes les traductions et toutes les éditions de textes de divers auteurs grecs et latins.
Le constat c'était que, pour la plus grande part des textes, les différences, même dans les éditions non traduites étaient notables. Pire! Les traductions divergeaient parfois au point de modifier le sens des phrases.
Tout ça pour dire que je trouve quand même bizarre d'imaginer pouvoir travailler sérieusement sur l'antiquité sans pouvoir lire les sources dans leur version originale. Les traductions c'est bien, mais on connaît tous l'étymologie du mot "traduire" et je crois que c'est particulièrement vrai pour les textes de l'antiquité...