- Espada... La prochaine fois, essaies de faire ça propre, qu´on n´ait pas à s´éclabousser en courrant. Dit alors Léon.
Cette phrase fit tilt aux yeux de tous, même d´Espada, qui avait pour habitude de percevoir le jeune homme, comme quelqu´un de mou qui serait incapable de dire de telles horreurs.
- Je vois que vous allez bien. C´est la moindre des choses. Reprit alors le jeun homme.
Cependant, ces retrouvailles n´étaient pas que "bonheur" et "réjouissance". Les cadavres jonchaient de toute part sur la place, comme si celle-ci avait servi dépotoire à corps en décomposition. Elesia contemplait cet horrible spectacle, qu´était la mort de tous ses semblables, elle-même faisant partie de ce groupe, légèrement sectaire, qu´était l´Eglise.
Empoignant son arme avec rage, elle dit alors.
- Comment avez-vous pu faire ça?!
Tous se tournèrent alors vers Elesia, qui était farouchement en colère, les larmes aux yeux.
- Je ne peux croire... Karey, Irya... Comment êtes-vous devenus ainsi?! C´est en suivant ce démon qui vous a tant corrompus? Vous vous dîtes vouloir sauver notre monde, alors qu´en fait, vous ne faites qu´aider ces démons à accomplir leur mission! Même toi, Léon... Mon frère, auquel j´ai tant veillé à la place de nos parents. Tu es donc aussi démoniaque qu´eux ? Ton sang s´apparente à ces monstres!
- Alors tu commences à parler, grande soeur. Interrompit Léon.
Celui-ci s´avança vers elle et prit alors la suite de la conversation.
- Je ne sais pas ce qui se passe, et je m´en fiches complètement, après tout. Je sais, tout comme toi que je ne suis as normal. Bien que je compatis, voir tous ces morts de me font ni chaud ni froid. Pas parce que je nous méprise, mais il faut savoir faire des sacrifices, comme tu l´as fait avec moi dans la tour, si je ne me trompes pas. Je n´ai nullement l´envie que tu te fasses tuer, ni d´autres personnes. Mais si tu veux, je peux donner une sépulture à tous ces cadavres.
-Wowowoww!!! Calm down! fit Espada, descendant les marches de sa montagne de chair alors que ses deux "amis" démons se joingaient à lui pour un trio digne des pires Boy Band.
-Déjà, Léon a raison, oui on vient de massacrer des innocents en même temps que les coupables mais c´est TOI, Elésia qui nous a forcé à faire un crochet dans une ville humaine!
Espadasemblait hors de lui, et ses yeux reflétaient une dorée couleur de furie.
-De plus l´Eglise commet elle-aussi des crimes et des meurtres, chaques jours, par fanatisme, sans te rappeller les croisadescar c´est du passé. Quant à te demander commen j´ais pu faire ça... Efreet, montre lui.
Le grand démon ramassa un corps sans vie avant d´aller lui coller un colossal coup de ses poings gantés de clous, trouant le masque sanguinolant anciennement appellé "visage".
-C´est comme ça que nous agissons, nous les démons, mais sachez bien une chose Mademoiselle, les Anges que vous chérissez ne s´y seraient pas mieux prit dit Efreet, s´essuyant les mains.
-Croire qu´une Religion ou un idéal peut sauver le Monde me fait vomir Elésia, il n´y a que la violence qui puisse chasser les démons, et c´est pour ça que le Vatican posséde une armée, tu le sais, c´est pour ça qu´ils avaient besoin de toi, pas pour ta fois mais pour ton pouvoir, et c´est pour ça qu´ils me haissent, moi qui suis fort sans être de leur camp! rugit Espada, prêt à envoyer sa lame décapiter la dernière religieuse présente.
Sauf si Alastor n´était pas intervenu, souflant un mot à l´oreille d´Espada, ce qui le calma aussitôt.
-Bon, de toutes façons les morts sont morts, que les survivants fassent ce qu´ils veulent, comme tenter de se venger par exemple, ca ce serai constructif au moins... Nous, nous allons nous séparer, avec Efreet et Alastor le groupe devient trop grand pour que nous puissions attaquer les tours sans nous faire repérer par les démons.
Le Chasseur se désinteressa d´Elésia pour se tourner vers ses 5 comparses.
-Léon, Irya, avec Alastor , Karey et Caedes avec Efreet. Il reste 3 tours, on va les descendre toute en une fois!
- On est vraiment obligé de nous trimballé ta catastrophe ambulante qu´est ce "Alastor"? On peut bien se débrouiller seul. Affirma Léon.
- C´est toi qui parles de catastrophe ambulante? (lui non plus il a pas le droit de parler xD) Dit c´est dit, je suis le chef, un point c´est tout.
- Non, il a raison, on a pas besoin d´être autant pour une tour à la noix. Juste moi et la nana, ça suffirait. Ajouta alors Alastor.
- N´y penses même pas. Répliqua Léon.
- Bon faites pas chie*. Bon voilà le briefing:
Il y a trois tours... Une en Chine, une autre sur l´atlantique et enfin, la dernière... quelque part.
- C´est vraiment très précis. Rétorqua Karey.
- On fait comme on peut. Sur ce chacun choisissez, par groupe, votre destination.
Léon, Irya et Alastor choisirent la Chine, alors que Karey et Efreet prirent l´Atlantique.
- Pourquoi ça m´étonne même pas que je me tape ce quelque part? Se demanda Espada, ironiquement. Bon sur ce vous vous débrouillez pour vous y rendre. Faites de votre mieux. (Espada version Pom Pom girl)
Avant de partir, Léon fit une dernière fois face à sa soeur, qui se retourna et choisit alors de partir. Elle devait avoir quelque chose en tête, mais il valait mieux, selon lui, la laisser.
Sur ce, le groupe de valeureux dangers publics se mirent en route pour le lieu que chacun avait choisi, laissant Espada, seul au milieu de la place.
Espada restai donc seul, sur la place Saint Pierre, alors que les deux groupes partaient l’un vers l’hélico et l’autre vers une voiture pour rejoindre l’aéroport…
-Enfin ils sont partis ^^ fit le Chasseur en sortant son téléphone portable de sa poche.
-Allô, Espada, je peu venir ? fit une voie féminine à l’autre bout du fil.
-Yep, je suis sur la place Saint Pierre comme convenu, je t’attend.
Quelques minutes plus tard, une limousine décapotable faisait crisser ses pneus sur l’asphalte , Matié au volant.
La jeune femme s’arrêta à la hauteur d’Espada qui bondit par-dessus la portière, atterrissant à coté de l’espagnole vêtue d’une robe rouge.
-Salut Belle Sœur ^^ dit le Chasseur en souriant.
-Bonjour Beau-frère, je croyais que tu avais un groupe d’amis avec toi, où sont-ils ?
-Je les ai envoyé faire mon boulot, comme ça la limousine et rien que pour moi !! ! En route chauffeur, notre destination est l’Afrique, Zou !
-Bon, je te réveillerais une fois à l’aéroport. Conclu Matié alors qu’Espada se positionnait à ses cotés pour faire une sieste…
- Alors, les mortels, on doit faire quoi? Demanda Alastor ennuyé.
- Si on veut aller en Chine, il serait bien de choisir l´aéroport... Mais, pour ce qui est de l´argent et des papiers... Répondit Irya.
- On avisera, comme on le fait si "bien" avec Espada. Ajouta Léon. D´abord, il faut trouver un moyen de s´y rendre.
Cependant, à ce moment, Alastor n´écoutait même plus et se dirigeait farouchement vers une décapotable rouge. Il la chevaucha cour-circuita l´appareil, pour ensuite, faire comme dans les films, activer l´automobile sans les clées. C´était presque à se demander si les démons avaient la télévision et le câble chez eux. Il leurs fit alors signe de monter. Irya, curieuse, osa demander comment il était arrivé à faire marcher l´engin. Celui-ci répondit:
- C´est dans les gènes de mon hôte.
- Et tu sais le conduire?
- Ca peut se faire. C´est vers où l´aéroport? Demanda-t-il.
- Il doit y avoir des panneaux par-ci, par-là. On fera comme on peut. Répliqua Léon.
- Ok, ça marche.
Tout semblait rouler, jusqu´à présent. En réalité, bien que son dit "hôte" savait conduire, le caractère d´Alastor influait beaucoup dessus. En effet, la vitesse à laquelle roulait l´automobile ne descendait jamais en dessous des 180 km/h. C´était comme si, à chaque virage, la vie de chacun des passagers ne tenait plus qu´à un fil.
Après une recherche plutôt laborieuse et une route assez turbulente, nos amis se retrouvèrent à l´aéroport le plus proche, en un seul morceau. Ils descendirent tous du véhicule, pour, à présent, se concerter à propos de la mannière par laquelle ils allaient pouvoir se rendre dans cette si lointaine contrée.
- On a donc le choix entre jouer aux pickpockets, jouer aux terroristes... Se dit alors Léon.
- J´ai cru avoir aperçu une facilité militaire, ou quelque chose qui y ressemblait dans le coin. Ajouta Irya.
- Je vais donc pouvoir démolir quelques humains en plus c´est ça?
La réponse fut catégoriquement négative, alors que nos trois amis se rendirent donc, à pied, vers ce lieu. Là-bas, il y avait bien un barrage, comme une base militaire. Pour commencer, Léon se désigna pour tenter de convaincre les militaires de les aider. Cependant, même en utilisant l´argument des tours et des démons, rien ne semblait ébranler ces soldats. Ainsi, lorsque le jeune homme rejoignit les deux autres, il dit alors, frustré:
- Bon, bah... Alastor, si tu veux y aller, vas-y.
Celui-ci ne s´attarda donc pas et fonça tel un éclair à l´intérieur, pour y semer la pagaille.
- Léon? Mais t´es devenu fou pour l´avoir laissé faire ça! On va se retrouver avec un tas d´ennui!
- C´est pas grave. Allez, on va se chercher un moyen de transport à l´intérieur, pendant qu´il occupe les militaires.
C´était ainsi que Léon et Irya entrèrent, aisément, dans la base, comme si de rien était, en direction des hangars. Ils trouvèrent rapidement un hélicoptère, déjà plein côté carburant, et avec en bonus, des armes tout prêt, tout frais.
- Et voilà...
- Euh Léon, tu sais piloter ce genre d´engin?
- Non, mais dès que le démon sera là, il se fera une joie de le faire.
- Tu sais qu´on risque gros en faisant ça?
- On m´a appelé? Dit, brusquement Alastor, venant tout juste d´arriver.
Sur ce, après quelques préparations mineurs, l´hélicoptère décolla, en trombe, piloté par Alastor, alors que la base venait d´être rasé de part et d´autres, comme si une tornade venait de passer.
Efreet et Karey avaient quant à eux reprit le manche de l’hélicoptère, tant bien que mal il fallait le préciser, pour diriger l’appareil d’un vol gracieux (quoique non dépourvu d’obliques assez déroutantes) vers l’aérodrome le plus proche… ou du moins le plus proche dans la direction de l’appareil qui s’évertuais à ne pas suivre les directions voulues par ses pilotes.
Heureusement pour eux, ils finirent par trouver un petit aéroport de rase campagne, profitant pour y faire le plein une fois qu’Efreet ai menacé de mettre le feu à ladite campagne avoisinante, flammes à l’appui.
Bref les deux joyeux pilotes et Caedes repartirent aussi sec, faisant hurler les réacteurs de l’hélico droit vers l’Océan Atlantique, où Espada leur avait donné les coordonnées de l’île de l’Atlantide qu’une des tour avait fait ressurgir du fond des mers pour l’occasion.
L’Atlantide… ce mot semblait tourner à ne plus savoir dans la tête de Karey, lui faisant miroiter milles promesses de savoir antique de cette civilisation perdue… les vestiges autour de la tour allaient sans doutes accaparer une bonne partie de l’attention du jeune homme, ravis de pouvoir être le premier homme à reposer le pied sur les terres Atlantes depuis la disparition présumée du Continent bien des siècles auparavant.
Alors que Karey regardait l’océan Atlantique défiler sous ses yeux brillant d’envi d’être déjà arrivé, Efreet semblait lui plongé dans un mutisme et une humeur frisant avec le suicidaire…
Il fallait le comprendre, là bas il ne devait plus y avoir que de l’eau, hors il en avait horreur !
-REGARDE !! ! AU NORD-EST, IL Y A UN POINT A L’HORIZON !! ! hurla presque Karey comme un gosse découvrant un cadeau sous le sapin de noël.
-Ouai, je vais tenter d’amorcer une approche, que l’on voie si on peu se poser sur une surface plane là-bas…
Mais à peine le démon avait-il penché le manche de l’appareil vers la tour que l’hélico décrochait et se mit à chuter à toutes vitesses vers la surface de la mer, provoquant l’embrasement immédiat d’Efreet, mort de peur à l’idée de se cracher dans de l’eau humide.
Karey n’eu que le temps de hurler avant que la vitre de l’appareil n’explose au contact de la surface de l’océan, les plongeant tout deux dans l’eau salée tout en éteignant Efreet et le pull ainsi que le jean de Karey que Caedes avait tenté de glacer de sous souffle avant le choc.
Au beau milieu de l’océan, deux têtes et un museau refirent alors surface, laissant la carlingue de l’appareil aller rejoindre les poulpes vivant tentaculaires violeurs (bah ouai les poulpes on ça dans le sang).
-Bon, bah on ira à la nage donc… commenta Efreet, philosophe puisque déjà trempé de toutes façons.
-Une fois au sec je te montrerais à quel point j’ais apprécié ton atterrissage ! bougonna Karey en serrant les dents sur un sourire tout sauf amical.
-KYU !! conclu Caedes, fustigeant Efreet d’un regard noir.
Les trois nageurs se mirent donc en route, brassant ou crawlant vers les rives de la civilisation Atlantes quant Efreet sentit quelque chose le frôler dans l’eau…
-Heuu, sans vouloir vous faire un mauvais retour des Dents de la Mer, y’a un gros truc qui vient de me frôler… fit le démon, cherchant du regard à voir un aileron ou pas dépasser des flots.
-Arrête, tu n’es pas drôle, et puis les requins n’attaquent pas l’homme s’il ne saigne pas, et nous ne saignons pas ( d’ailleurs c’est un sacré miracle scénaristique ça !)
Soudainement un dos écailleux et terminé d’une longue queue dépassa quelques instants de la surface de l’océan, clouant sur place les trois nageurs qui désormais sentaient une certaine appréhension peser sur eux.
-Bah j’ais une bonne nouvelle Karey, tu as raison c’est pas des requins… par contre à moins que tu sache respirer sous l’eau, on va en baver pour tuer ce démon écailleux, surtout s’il est venu avec des potes…
Pendant ce temps, Alastor, ainsi que Irya et Léon, avaient bien avancé dans leur périple vers la Chine. Après des débuts très turbulents qui avaient terrifié nos deux humains et surtout Irya, Alastor avait fini par s’habituer à l’appareil.
Certes, sa conduite restait agitée, mais Irya et Léon eux aussi s’y étaient faits.
Ils avaient tous deux profiter du voyage pour dormir, repos qui, après tous les événements qui s’étaient passés, n’était pas négligeable, surtout que rien n’allait s’arranger avec l’arrivée en Chine.
Bien sûr, ils avaient profité de leur arrêt au Vatican pour faire le plein de munitions.
Peu de temps avant leur arrivée, Léon et Irya se réveillèrent, ayant dormi autant que possible.
- On va bientôt arriver, les gamins. lança Alastor en voyant qu’ils étaient réveillés.
- Tant mieux, mets les gaz à fond. Plus vite on y sera, plus vite se sera fini. répondit Léon.
- Au fait, je sais bien qu’on a fait le plein avant de partir dans la base, mais la Chine s’est loin alors... est-ce que ça va suffire ?
- Aucune idée. Je pense que t’as raison. répondit Alastor.
- J’ai raison ?
- Ca va pas être assez.
- Gloups.
Bientôt, ils survolèrent l’ouest de la Chine ; le temps était dégagé et cela leur permit d’apercevoir la tour, encore très éloignée et surtout très proche de la célèbre Muraille de Chine.
- Enfin... soupira Irya.
Arrivés près de la Muraille, l’appareil commença à perdre de l’altitude, et Alastor reprit la parole.
- Bon, préparer vous à retrouver le plancher des vaches, on n’ira pas plus loin de 1) parce qu’on va se crasher parce que le réservoir est vide et de 2) parce qu’on se ferait buter en vol par des démons. On essaiera de s’approcher sans se faire repérer.
Ils finirent donc par se poser en sûreté malgré quelques difficultés et rassemblèrent leurs affaires.
Le petit groupe sortit donc de l’appareil, découvrant la campagne chinoise et surtout la Muraille de Chine, imposante de plus près. Irya prit alors la main de Léon avant de dire.
- Tu sais, j’ai eu tellement peur pour toi... Maintenant je ne te lâcherai plus, même dans cet enfer...
Karey et Efreet nageaient toujours vers la rive de l’Atlantide, le plus vite possible, Caedes les survolant quant le petit dragon se mi à hurler de ses petits cris ridicules, signalant qu’une ombre se rapprochait d’eux sous l’eau.
-Par où cette fois Caedes ? demanda Karey en stoppant sa brasse.
-KYU KyuKyu ! répondit le volatile affolé.
-Efreet, il vient par la gauche cette fois. retransmit Karey au démon qui l’accompagnait.
Pour eux la difficulté venait de combattre le démon à force de lézard sans avoir recours à leurs armes principales, les flammes d’Efreet ne pouvant lutter contre l’océan et les lames de Karey freinant trop les mouvement du jeune homme pour qu’il puisse s’en servir sous l’eau…
Mais c’était sans compter la force physique supérieure d’Efreet et l’aide de Caedes, qui bien qu’incapable de geler une aussi grande étendue d’eau salée pouvait signaler les avancés de l’ennemis depuis le ciel.
L’assaut du démon fut rapide et foudroyant (rapide quoi), la bête chargeant à l’aide de sa puissante queue qui le propulsait tel une torpille , ses griffes et sa gueule en avant, prêt à lacérer les chairs que ses crocs rencontreraient.
Mais prévenus par Caedes, ils purent esquiver la trajectoire du triton alors qu’Efreet armait un coup de poing dévastateur qui fit jaillir l’eau comme si l’on avait jeté une grenade dans l’océan, découvrant quelques secondes le dos de la bête pour que Karey puisse y enfoncer ses lames de poignets.
L’océan se teinta alors de rouge, alors qu’autour des deux jeunes gens ne nombreux dos écailleux apparaissaient, signalant autant de démons.
-Karey, approche toi, ils sont trop nombreux pour que nous les combattions, dit alors Efreet.
-Que faisons-nous alors ? demanda le jeune homme, peu confiant en leur avenir.
Pour toutes réponses, Efreet l’empoigna par le col et, bandant ses muscles au maximum, envoya Karey au loin, l’éjectant de la zone comme une vrai torpille humaine, le mettant ainsi hors de porté des démons aquatiques qui les encerclait, et le rapprochant assez de la tour pour qu’il puisse finir à la nage de s’y rendre avant d’être rattrapé par les tritons.
Karey mit pieds sur la terre ferme rapidement pour voir Efreet le rejoindre à une très grande vitesse, crawlant façon hors-bord, chaque moulinets de ses bras envoyant méduses et poulpes dans les airs alors que les tritons tentaient vainement de poursuivre le nageur fou furieux.
Efreet fini son impressionnante remonté en crawl en allant creuser le sol à coté de Karey, expédiant à la place de l’eau autant de sable, puis stoppa sa nage, se rendant compte d’avoir atteint la terre ferme pour seulement se relever aux cotés de karey…
- Hé les tourteraux, c´est pas le moment. Le bétail arrive pour nous accueillir.
Effectivement, une horde de démon, constituée de chien "féroce" et de mort-vivants possèdant à peine un centième de la vitesse de speedy-gonzalez se dirigeait tout droit vers nos trois amis, "térrifiés".
- Tu parles d´un comité d´accueil... Des toutous qui grogne à 1 km à la ronde, et des zombies qui nous atteindront au lendemain. Si c´est comme ça, j´vous laisse faire les humains. Si vous arrivez pas à vous en défaire, je me chargerais de vous achever, sans souffrance. Affirma Alastor, déçu.
- *Vive le sale boulot...* Par contre, monsieur le démon flemmard, si je te touche, tu viendras pas te plaindre. Répliqua Léon.
- Arrête de te surestimer, humain.
Le premier groupe, constitué par des féroces canins, n´étaient plus qu´à quelques mètres de notre duo, qui s´empressa alors de se préparer à accueillir ces animaux, comme le ferait la SPA.
- Irya, je vais devant. Essaies de les ralentir un maximum, avec des balles.
- Non, je viens avec toi.
- Ce n´est pas une requête que je te donne, mais un ordre. J´ai aucune prétention sur mes aptitudes, c´est pourquoi, je préfère que tu sois derrière, au cas où, je m´emporterais...
La jeune femme se résigna donc à obéir, et prit des mitrailleuses automatiques, pour tirer sur les chiens-démons qui se précipitaient sur eux. Forts agiles, ils arrivaient à esquiver la plupart des balles. Cependant, cela n´empêcha pas qu´ils se faisaient canarder, les ralentissant, blessant, et surtout les affaiblissant, bien qu´à petite échelle. Léon, lui, s´avança lentement, se concentrant au mieux possible, alors que les démons courraient à sa rencontre. Lorsqu´ils furent à proximité, le jeune homme agit donc subitement, pour créer un mur de flamme, le séparant lui et les démons. Celui-ci fut explosif, et repoussa les plus proches. Le jeune homme traversa alors ces flammes, comme si elles ne l´atteignaient pas, et, de sa main gauche, attrapa un premier démon, pour en faire de la grillade de cabot. A ce moment même, Irya tâcha de couvrir son coéquipier, en tirant sur les démons qui seraient suceptibles de l´atteindre. Les quatre premiers démons abattus, les dix autres se lancèrent tous en même temps, bondissant vers leur proie, surprise de cette attaque. Néanmoins, il en fallait plus pour l´avoir, Léon créa autour de lui, une sorte d´halo de flamme, qui, d´une explosion, éjecta tous les matous qui s´étaient rués sur lui. Celui-ci dégaina alors son canife, et blessa un chien démon, en le plantant en plein vol, pour l´enflammer ensuite. Mais après cela, les assauts des démons devenaient de plus en plus fréquents et surtout, plus rapide, obligeant notre jeun ami à se concentrer sur leurs mouvements. Il prit cependant le temps, d´émettre, sur le sol, une sorte de zone couverte d´une lueur rouge. Il fit donc en sorte que les chiens s´amènent en ce lieu, pour ensuite, d´un geste brusque, faire enflammer cette zone, et sur le coup, flamber les démons. Cependant, ce qu´il n´eût pas prévu, c´était que l´un d´entre eux ne s´était pas engouffrer dans les flammes, pour ensuite bondir sur notre ami, qui eût à peine le temps de réagir, alors que son assaillant fut couper en deux, par une silhouette qui passa entre lui et le chien.
- Irya?
- Je suis désolée, j´aurais du intervenir plus tôt.
Mais la scène qui aurait du se produire à cet instant, fut alors coupée par les applaudissements d´Alastor.
- Bravo, bravo, tant d´artifice pour des chiens! C´était génial. Ironisa le démon. Si ça continue, vous atteindrez même pas l´enceinte de la tour. Enfin bref, il reste encore une quizaine de zombies puants à cinquante mètres. Je vais pas vous laisser faire seuls, sinon ça va durer des heures. On va donc jouer à un jeu.
Alastor s´empressa alors de décharger l´hélicoptère de toutes ses armes, pour ensuite prendre un sniper, et dire:
- Les règles sont simples, c´est comme un jeu de fléchettes, sauf que la cible, ce sont ces goules. Si vous touchez la tête ou le coeur, vous gagnez 100 points, si vous touchez le thorax, vous gagnez 70 points. Si vous touchez les membres, vous gagne 30 points, et si vous les touchez pas c´est 0. Je donne le signal, à vos marques, prêt, partez!
5 minutes plus tard...
- Je suis le meilleur! Je les ai tous descendu, que des headshots! Ils sont méconnaissables maintenant, même avec une loupe! Se vanta Alastor.
Cependant, lorsqu´il se tourna vers les deux humains, il aperçut ces deux-là, le regarder bizarrement.
- Qu´est ce que vous avez?
- On se demandait juste...
- De?
- Non rien oublies. Irya, on y va?
- Mais dis!
- Oui j´arrive.
- Hé mais attendez! Qu´est-ce qu´il y a alors? Hé les humains, vous allez répondre oui?! Hé, vous m´écoutez?
Pavay César
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