La Chimère se tourna, avec beaucoup de difficulté vu son état, vers Léon. Irya l´alerta, mais celui-ci n´y fit pas attention, comme s´il était dans son propre monde, où la voix de son amie ne pouvait l´atteindre. La Chimère tenta une dernière charge afin d´abattre Léon. Mais au moment où il fut au contact de la bête, celle-ci se stoppa nette. Tout autour d´elle, un cercle de feu se créa, pour ensuite tourbilloner, chauffant et brûlant d´avantage sa chair. Ce tourbillon se transforma alors en une colonne ascendante d´énergie incandescent, d´une puissance bien supérieur à la flambée précédente. Elle était de tel, que les hurlements de la bête était assourdis par des détonations succèssives. La chaleur qui s´en dégageait était bien plus importante, Espada, Irya et Karey la ressentait, alors que Léon n´avait même pas une sueur au front. Ce spectacle d´artifice fut alors rompu après environ une minute de cuisson de steack avarié. Toute la chair fut consumée, devenant un simple mais énorme bout de charbon, qui s´étala alors sur le sol, en poussière.
Ne pas prendre en compte mon premier post avec mon ancienne poufiasse, merci! :]
Cela faisait déjà quelques minutes, qui lui semblaient des heures, qu’une jeune recrue de « Twilight » tentait de résister à la horde ennemie avec ses camarades.
Repliés dans le commissariat, cachés derrière les bureaux qui étaient retournés pour servir de bouclier, les policiers tiraient des pluies de balles sur les étranges créatures qui avaient défoncés l’immense vitre menant sur la rue.
Mais rien ne semblait les ralentir, et elles ne s’écroulaient que sous une bonne vingtaine de balles, si ce n’était plus.
Depuis cette étrange tremblement, et l’apparition de cette gigantesque et monumentale tour au centre de New York, plus rien n’était pareil aux Etats-Unis.
En effet, des monstres parcouraient les rues, semant destruction et mort, alors que la sortir de cet immense édifice des entrailles du sol avait créé l’explosion de nombreuses fondations, et du bitume.
Les quelques survivants des environs encore en vie s’étaient repliés pour la plupart au centre commercial, où quelques policiers les protégeaient.
Le commissariat se trouvait juste devant celui-ci, et quelques personnes étaient restés pour repousser l’ennemi, en vain.
« Nous n’arrivons à rien, nous devons nous replier ! » hurla l’un des policiers au jeune homme.
Celui-ci eut juste le temps d’acquiescer de la tête qu’une créature profita de cet instant de répit pour bondir sur son camarade avant de lui arracher la tête dans une pluie de sang, d’un large mouvement de griffe.
Le jeune policier tomba alors au sol, des gouttes de sang de son coéquipier coulant le long de son visage, alors que ses bras tremblotaient face à cette créature infâme qui dévorait à présent les entrailles de son ami.
C’était une sorte de tigre à six pattes, avec trois grandes queues touffues de renard dansant derrière lui.
Sa gueule, ruisselante de sang, se tourna bientôt vers le jeune homme qui recula un peu en se servant de ses mains, avant de sentir le mur froid dans son dos, lui empêchant une quelconque fuite.
Le monstre s’approcha alors, lentement, poussant des hurlements rauques alors que ses pattes écrasaient sans douleurs les morceaux de verre au sol.
Puis, il bondit sur sa proie en poussant un cri bestial, à une vitesse impressionnante.
Le policier le repoussa alors à l’aide de ses deux pieds avant de tirer une balle dans sa direction, lui éclatant une partie de la mâchoire.
Le monstre retomba au sol alors des rubans de sang lui dégoulinaient du restant de sa gueule, les yeux remplis de haine.
Soudainement, le bruit d’une détonation retentit alors que la tête du monstre explosa, et que le reste du corps tomba sur le côté, laissant apparaître derrière lui un homme avec un magnum au canon encore fumant.
« Casse-toi, Tit Boy ! Je les retiens ! » s’écria-t-il de sa voix rauque avant de se retourner vers l’entrée créée par les monstres et de tirer.
Le jeune homme surnommé « Tit Boy » se releva alors avant de dégainer son deuxième pistolet qui se trouvait dans son dos.
« Pas question que je te laisse ici, Grand Boy ! ;D » répondit-il avant de tirer une pluie de balles sur les deux nouveaux monstres qui venaient d’entrée.
Le « Grand Boy » ne répondit rien, laissant son regard ténébreux se porter sur ses cibles, avant qu’il attrape d’un coup sec le bras de son camarade et de courir vers la porte arrière du commissariat.
D’un rapide mouvement, il rangea son magnum dans son étui avant de remonter sa main le long de son torse pour saisir une grenade et la dégoupiller.
Il la lança par-dessus son épaule, sous les yeux écarquillés du jeune homme, avant de défoncer la porte avec un puissant coup de pied.
Ils sautèrent au sol dans la rue alors qu’une immense explosion retentit derrière eux, projetant un immense souffle destructeur qui détruisit littéralement le commissariat.
Des débris retombèrent sur eux, sans gravité, alors que le « Grand Boy » était le jeune homme à se relever.
« Shinji, j’aimerai bien que tu m’écoutes quand je te dis quelque chose !! » hurla-t-il alors.
« Mais, Grand Boy, je… »
« Il n’y a pas de « mais » qui tienne !! Tu as compris ?! »
« Oui, désolé Grand Boy… » répondit le dénommé Shinji en baissant la tête, honteux.
Son ami sourit alors avant de lui ébouriffer les cheveux d’un mouvement de main énergique, laissant échapper un petit « hey !! » à Shinji, qui sourit alors à son tour.
Mais le temps pressait, et chaque secondes pouvait être décisive.
Le « Grand Boy » attrapa une échelle accrochée à quelques mètres du sol, avant de la baisser à leur niveau.
Le jeune policier grimpa en premier, avant d’arriver à un premier niveau ressemblant à un petit étage.
Son camarade le rejoignit très vite en tirant des balles dans la petite ruelle, des monstres arrivant à nouveau.
Puis, ils entamèrent au pas de course la grimper des escaliers avant d’arriver sur le toit du centre commercial où se trouvait déjà quelques policiers.
« Ah, Jim’, te voilà enfin !! » hurla l’un d’eux en tapant dans le dos du « Grand Boy ».
« Ouais, on a dû faire sauter le commissariat pour s’enfuir, sinon on allait y passer !! » répondit-il en lui attrapant le cou avec son bras musclé, comme de vieux camardes.
« On a entendu ça, t’inquiète pas !! »
Les deux hommes rigolèrent alors, laissant Shinji un peu en retrait.
Celui-ci en profita pour s’asseoir et bander sa blessure au bras, causée par un objet métallique quand il avait sauté au sol.
Il repensait à son ami, son ancien coéquipier avec qui il avait fait les quatre cents coups, mourir devant lui, dévoré par ses horribles monstres.
Il avait été impuissant face à ça, et ceci l’obsédait depuis tout à l’heure.
Plus jamais il ne laissera une personne qu’il aime mourir…
Alors qu’il rechargeait ses armes, il se jura de tous les exterminer.
Shinjiriken, alias Shinji ==> http://www.albatarteam.net/angelicvision/galerie_kim/WoGIII/WoGIII_007.jpg
La mort brutale de la chimère avait jeté un froid assez important, tous fixant Léon encore sous le choc de son propre éveil.
La situation de malaise silencieux aurait pu durer si le cristal ne s’était pas brusquement éteint, plongeant la salle dans le noir alors que le sol en dessous de leurs pieds tremblait pour le moins autant que lors de l’apparition de la tour.
-Et re-merde ! On a pas le temps d’être gêné par cette flambé de joie, tu nous feras un topos plus tard le pyromane, là on doit se cassos ! dit Espada, un peu alerté par ce que subissait la tour.
La décision était de toute façons unanimes, et tous suivirent le Chasseur qui paraît pas l’ouverture qui venait juste d’apparaître, libérant l’ascenseur qui les avait vu venir.
-Léon, accroche toi c’est un conseil. Expliqua Karey à son amis avant que la cabine de l’appareil ne se mette à effectuer une chute libre, collant tout le monde au plafond !
-Merde, et re-re-merde ! C’est pas normal là, l’ascenseur doit vraiment vouloir nous exploser en bas cette fois… remarqua Espada.
-Vous ne pourriez pas le stopper ?! ? dit Léon, peu rassuré malgré la prévention de Karey.
-Non, les commandes ne répondent plus, on est dans la mouise les amis, il reste juste à amortir la chute avec les moyens du bord mais on va douiller !
Le katana Yamato alla rapidement découper une issue dans le plafond de la cabine, puis Espada s’adossa au mur défilant derrière lui à toutes vitesses pour planter son arme dans le mur opposé, freinant ainsi sa chute, mais laissant son dos se râper douloureusement au fur et à mesure de sa perte de vitesse.
Karey et Irya imitèrent donc le Démonitch (créature mi-démon mi-humain) avec pour l’un ses katars et l’autre son épée, Léon accroché à leurs épaules puisque son couteau ne lui permettait pas d’avoir des armes assez longues pour atteindre les murs en face à face.
En dessous d’eux la cabine finit par s’exploser à son terminus, leur montrant la mort plate à laquelle il venait d’échapper, mais ouvrant (arrachant en fait) aussi la porte de l’ascenseur pour le rez-de-chaussée.
-On descend en rappel, faite gaffe à vous et serrez les fesses.
Jouant sur la chute libre et les freins/armes, les 4 jeunes personnes finirent pas sortir de la cage d’ascenseur, pour finalement retrouver assez rapidement la sortie de la tour et se retrouver dans Paris.
Ils se retournèrent pour finalement voir la tour frémir, puis se tordre comme un mirage, allant s’effacer pendant que le sol qui l’avait vus sortir de terre se retrouvait à son aspect originel, mis à part une énorme stèle circulaire.
-Et maintenant ? que faisons-nous ? demanda Irya.
-Faut aller stopper les autres Tours, enfin moi j’y vais, vous faites bien ce que vous voulez… répondit Espada avec son amabilité légendaire.
Mais contre toute attente ils ne purent pas continuer à discuter sur ce qu’il convenait de faire, l’armée Française les ayant repéré et cernés, les obligeant à une totale et rapide rédition au vus du nombre de soldats les entourant.
-Dire qu’on vient de sauver la France et qu’on se fait faire prisonnier… l’est ou votre chef ? demanda Espada, blasé.
Un homme gradé sortait alors du groupe, se présentant comme général ou équivalent, ce à quoi le chasseur répondit en sortant son ordre de mission que Smith lui avait donné avant de mourir emplafonné par une poutre de feu la tour Eiffel.
L’homme du lire le papier une bonne 10aine de fois, devenant de plus en plus pâle avant de s’excuser en bafouillant, demandant à Espada ce qu’il fallait désormais faire.
-Je veux un hélico, une équipe de soins, des armes à feux et des munitions, et un pilote qui sache piloter jusqu’au Etats-Unis. Dit Espada.
-Les Etats Unis, mais il y a une autre Tour plus proche, dans l’océan Pacifique. Rétorqua le militaire.
-Déjà permettre aux forces U.S. de se débarrasser de leur vermine, ensuite une fois ceci fait, les Etats-Unis et la France pourront s’allier pour blaster et contenir la vermine dans les autres pays, alors que si on écrase la tour du Pacifique, on ne délivrera pas d’alliés, vous comprenez ?
Ainsi fut dit, ainsi fut fait, 15 minutes plus tard un hélicoptère de l’armé atterrissait devant le Chasseur qui y grimpa avant de faire signe à Irya, Léon et Karey de le rejoindre.
-Alors les gosses, c’est pour aujourd’hui ou demain ? Vous profiterez du voyage pour parler et vous tripoter mais là on est pressé, alors embarquez bordel !
Ainsi ils se retrouvèrent tous dans l’hélico, une équipe de soins les prenant en charge, Léon tentant de répondre aux questions hystériques de ses amis, et Espada hurlant à la mort car il ne trouvait pas de Colt Python dans l’armement fournis à bord, une faute de goût qui le mettait hors de lui à en voir la tête du pilote qui entendait toutes les insultes du Chasseur dans son casque radio…
Soudain, l’étreinte amical des deux compatriotes furent stoppés par une voix grésillante retentissant du talkie-walkie posé sur une caisse en bois.
Le policier l’attrapa alors avant de l’approcher de sa bouche en appuyant sur la gâchette sur le côté.
« Ici la Police de New York, je vous écoute ! » dit-il, d’une voix dépourvue de sentiments.
Puis, il plaqua l’appareil à son oreille, laissant une voix crépitée de bruits balbutiée quelques mots.
Le policier acquiesça.
« OK, on s’en charge !! A tout de suite !! » répondit-il avant de reposer l’appareil.
Il s’approcha à nouveau de Shinji et Jim’ avant de faire le rapport.
« Un hélicoptère veut se poser près d’ici, mais il faudrait les escorter. »
« Et où veut-il se poser ? » demanda Jim.
« Sur le toit d’un immeuble assez grand pour les accueillir, dans Eden Street. Mais il y a un tic… » expliqua-t-il avant de se caresser sa barbichette.
« Lequel ? »
« Ils veulent qu’on les escorte jusqu’à la Tour pour régler cette affaire. C’est suicidaire mais je n’ai pas eu le temps d’y mettre un quelconque avis… » finit-il par dire, avant de secouer la tête comme si cette idée était catastrophique.
« Il est hors de question que j’envoi mes gars au casse-pipe !! Ils se débrouilleront tout seul, bordel !! On a besoin de monde en plus ici !! » hurla Jim’ avant que Shinji lui attrape le bras.
« Je veux y aller… » dit le jeune homme en baissant la tête.
« De… De quoi ?! Mais tu es complètement dingue mon jeune ami !! C’est la mort qui t’attend là-bas !! »
« J’ai vu la Mort de mes propres yeux, me narguer en tuant mes amis. Je vais lui rendre la pareille en lui montrant que quiconque peut l’affronter… » lâcha-t-il avant de se retourner vers l’escalier pour pénétrer dans le centre commercial.
« Fais comme tu veux, mais je t’aurais prévenu !! Tu ne viendras pas chialer après… » lança Jim avant de s’allumer une cigarette.
Shinji se retourna en lui souriant, avant d’ouvrir la porte et descendre les escaliers.
Le policier qui avait suivit la scène se retourna alors vers Jim, inquiet.
« Tu n’es pas dingue de laisser ce gosse s’y rendre ?! Il va se faire butter en moins de deux !! »
Jim répondit alors par un long silence, tirant une bouffée sur sa cigarette, avant de recracher la fumée en même temps que sa réponse.
« Ce gosse comme tu dis, est Shinjiriken Kuriyama… »
Le policier sembla comme figer alors pendant quelques secondes, avant de fermer les yeux et de baisser la tête en murmurant :
« Ah… Ca change tout alors… »
Le voyage en lui-même s’était plutôt bien passé, tous avaient prit des soins en fonctions de leurs blessures, et l’armement de tout le monde s’était vu amplifié par des berretas conventionnels mais aussi des armes automatiques de type Famas, ce qui allait bien simplifier la tache lors de la descente sur le sol américain.
-Bon je fais un très rapide topo, on va poser le pied en Amérique et là ca va être un poil plus chaud qu’en France, car les démons on eu bien plus de temps pour surgir de la tour, ce qui veut dire que les rues seront milles fois plus infestées de vermines, car à Paris on a eu la chance de rentrer dans la tour juste avant la fin de la première vague qui est de lion la plus minime, les démons que vous avez vus ne sont pas des combattants mais de la chair à canons qu’envoi la tour pour tester la résistance extérieure et user les munitions, après seulement sortent les vrais démons. Expliqua Espada.
-En gros là ce n’était qu’un échauffement, bon heureusement qu’on s’est refait une santé et munitions. Répondit Irya.
-Oui, et pas de gène, dés que vos pieds touchent le sol vos armes doivent cracher sans arrêts, on nous a prévu une escorte mais ca ne veut pas dire qu’on va se priver de blaster, une fois dans la tour par contre, improvisation comme dans la précédente, donc on avance et on attaque dés que ca bouge avec tout ce que l’on possède.
Le court briefing cessa en vue de la cote des Etats Unis, tous découvrant le carnage causé par l’apparition de la tour… Les rues grouillaient de démons et de quelques humains, rarement assez rapides ou agile pour échapper à leurs morts, les immeubles brûlaient pour quelques-uns, et presque tout les rez-de-chaussée étaient barricadés pour laisser dehors les hordes de monstres.
De plus tout autour de la tour volaient des rapaces énormes, aussi gros qu’un homme à en juger par ce que leur en disait le pilote, interdisant l’approche par voie aérienne de la tour et de son périmètre.
-Je vais vous déposer là-bas. Cria le pilote ne pointant du doigt un toit dégagé de toutes créatures dans Eden Street avec un plot fumigène orange comme marquage.
-Par contre je ne vois pas l’escorte annoncée Espada, c’est normal ? demanda Léon.
-J’sais pas, si le plot est là c’est qu’une équipe est tout de même venue jusqu’ici, je suppose qu’ils sont dispersés pour le moment à sniper des créatures aux alentours pour nous faciliter l’accès à la tour…
-Non, regardez, je vois quelqu’un sur le toit ! S’exclama Karey, désignant un petit point noir bougeant les bras sur le toit.
La descente s’amorça donc tranquillement, et le groupe des 4 Européens pu descendre de l’appareil, se retrouvant face à un jeune homme portant armes à la ceinture et casque à la main.
-You’r the mens coming to destroy the Tower ? demanda l’homme en anglais.
-Yep’ We are, My nam’s Espada and Demonic’ ass kicking is my job and my first hobbies, don’t look after the baby’s who’r with me.
-« J’espérais pas avoir à faire à des personnes si… jeunes, où sont les autres ? » reprit l’inconnus en français cette fois.
-Y’a pas d’autres, on est les meilleurs du moment alors fait pas le difficile car moi on m’avait parlé d’une escorte et pas d’un guide de tourisme…
Espada confia d’autorité un Famas à l’américain, puis présenta ses amis.
-Le type aux longs cheveux se nomme Karey, et ils est assez efficace en combat, surtout avec son démon de poche, la fille c’est Irya, c’est une bleue mais elle a le potentiel et elle réfléchit à ma place c’est tout ce qu’on lui demande pour le moment, et le dernier c’est Léon, il a l’air d’un boulet mais à Paris il nous a mit le Feu. Pour ma part je m’appelle donc Espada Estacado, détective dans le paranormal alors ce merdier je m’y connais.
-Agent Shinjiriken Kuriyama de la police de New York, mais appelez-moi Shinji.
Les présentations et salutations faites, tous descendirent du toit alors que l’hélico repartait, les laissant seuls face à l’Enfer sur terre, ni plus ni moins.
Les combattants descendirent l’immeuble avant d’arriver ce qui ressemblait auparavant à une grande rue.
- Welcome ! ^^ *s’écria Espada en rigolant, sous les regards noirs des amis*
- En effet, l’Amérique a perdu sa gloire d’antan… Elle qui se croyait invincible, en quelques heures, elle n’est plus que décombres… *Soupira Shinji avant de donner un coup de pied dans un débris de mur.
Soudainement, de puissants cris déchirèrent le ciel, attirant le regard du petit groupe.
Des oiseaux, beaucoup plus grands et puissants que leurs anciens volatiles, se précipitaient droit sur eux avec une rage folle.
Puis, ils battirent des ailes en poussant des hurlements stridents, lançant une pluie de lasers rouges sur les guerriers.
- Attention !! *Hurla Karey alors que son petit démon se cacha derrière lui*
Shinji se mit devant eux avant de tendre ses mains vers les lasers, projetant une onde d’énergie bleutée sur eux, les faisant dévier de leurs chemins.
- Tu es un Sorcier ?! *S’exclama Espada avant de dégainer son épée*
- On parlera de ça plus tard, ce n’est pas le moment adéquate je pense ! *Répondit Shinji avant de dégainer ses pistolets et de tirer une pluie de balles sur les monstres volants.*
Après avoir dérobé un bon nombre de tranches de pain, dans ce qui servait de stand boulangerie, Espada, accompagné de Léon, arriva donc au rayon frais, où il se jeta sur la viande.
- Génial, du jambon... Bon, on est cinq et il y a dix sachets. Ca veut donc dire, quatre pour les autres, et six pour moi!
- Hé, Espada.
- Qu´est-ce que tu veux le pyroman?
- T´as pas l´impression qu´on est observé?
- Si si... Je crois que dans ce supermarché, il y plein de caméra un peu partout. Et à oui... J´ai aussi le pressentiment d´être observé... Par toi, abruti. Sois pas parano, et aide-moi à faire un super sandwich.
Mais soudainement, une voix surgit, plutôt provocatrice envers le chasseur de démon.
- Plutôt peu observateur pour un chasseur de démon.
Celle-ci surprit premièrement Léon, alors qu´Espada semblait profondément intrigué sur la façon dont il allait faire son sandwich. Dans l´ombre, une silhouette s´approchait lentement de nos deux amis, armée d´un trident. L´arme se pointa alors en direction de nos deux amis, tandis que cette personne, plutôt familière à Léon, prit une nouvelle fois la parole.
- Après avoir emmener avec vous des adolescents qui n´ont pas les mêmes facultés de survie que vous, vous osez maintenant vous emprifrer, tandis que des innocents n´ont même plus la force de manger, tellement la peur les pétrifie. Quel genre d´être infâme pouvez-vous être, Estacado Espada.
Après avoir entendu ces paroles, Espada resta de marbre, puis se décida enfin à prendre des tranches de poulets. A ce moment-là, il se releva et fit face à cette demoiselle.
- Bon, la bonne soeur envoyée par l´Eglise, je suis peut-être chasseur de démon, mais pas super héros. Je me contrefiche des innocents qui meurent de fin, comme je m´en fiche des fourmis qui ont survécu à Hiroshima. Ensuite, s´ils ont pas faim, tant pis, c´est leur problème, mais moi, j´aime travaillé dans de bonnes conditions. Enfin, ils m´ont suivi, j´leur ai jamais demandé de me suivre ou quoi que ce soit. Et enfin, tu voudrais pas enlever ta capuche pour voir qui tu es?
- Comment peut-on faire confiance à une personne aussi irresponsable que vous? Mais quoi qu´il en soit, je vous préviens, l´un d´entre vous est plus dangereux pour votre groupe, que ces démons. En temps que médiateur, je n´ai pas plus à faire avec vous.
Cette jeune femme disparut aussitôt, alors que Léon, qui était resté muet, sembla alors vouloir l´interpeler, alors que Espada l´arrêta.
- Laisse-la. L´Eglise et moi avons toujours été super tendu. Et je penses que t´as pas le niveau pour un morceau comme celui-là.
- Oui mais, je voulais juste la remercier. Elle m´avait aidé auparavant.
- Un coup de pot, sûrement.
- D´ailleurs, dans "notre" groupe, elle parlait de moi, n´est-ce pas?
- Et bien... Logiquement, une personne qui peut faire brûler et exploser en cendre un gros démon comme la chimère... C´est pas commun, à moins d´être un magicien qui cache un lance-flamme de la taille d´un mamouth et une dizaine de bombonnes de gaz sous sa manche... Ouais ça peut-être que toi.
La réponse sans once de compassion ni de retenue d’Espada (style : Ouais Léon t’es plus dangereux pour tes amis que tout ce qu’ils affronteront, t’es une bombe en puissance qui peut tous nous réduire en cendres, cool non ?) avait ternit l’humeur du jeune homme, qui commençait presque à salement déprimer, pleins de questions allant lui trotter dans la tête.
Espada fut bien forcé de réagir, barrant Héroïquement du potentiel de son sandwich une pile de 10 tranches de salamis pour réussir à mordre dedans et à parler à Léon d’une voix étouffée par le pain de mie.
-Foufes fachons t’infiète pas (gros postillon) ve te laifferais fas touf nous cramer. Et fuis on a touf nos petits proflèmes, tiens moi ve fuis mi-démon mi-hufain, bah je pourrais très fien tous vous décafiter dans une pouffée meurtrière fus l’influenfe des tours. Defuis que j’y fuis rentré je me maîfrise plus.
-Rassurant, merci tu sais les mots qu’il faut dire dans ce type de situation, ironisa Léon, un peu réconforté tout de même.
-Mais ouais (avale sa bouchée en manquant mourir d’étouffement) ark ! gaarglaaa… et puis compte sur nous, si on te voit déconner on t’assommera, et puis c’est tout ^^
Une nouvelle fois les solutions pacifistes et mûrement réfléchies d’Espada allèrent clouer le becs au soucis de Léon, qui se demandait de plus en plus comment un tel bourrin avait pu survivre aussi longtemps en faisant le métier de Chasseur de Démons.
-Remarque, de toi à moi… entre mecs quoi… l’avait pas l’air moche la BONNE sœur… enfin à la voix moi je prend sans faire le difficile. Par contre un peu chiante, style elle fait des reproches mais aide pas plus les gens que nous… t’en pense quoi toi ?
-Heu… je ne sais pas… mais hey ! Tu pense à quoi là déjà ! commença à s’énerver Léon vu ce qu’Espada semblait penser de l’inconnue.
Mais Léon dut se calmer, Espada ne l’écoutant déjà plus, appelé qu’il était par le rayon confiseries…
Bref, après un moment tous se réunirent dans une partie assez tranquille du Magasin (comprenez une partie où l’on entend pas trop les griffes des démons crisser sur les tôles) pour partager leurs découvertes, Léon et Espada revenant avec un caddie remplit de victuailles et un barbecue remplit de charbon, alors que Shinji, Irya et Karey avaient réunit de quoi dormir confortablement, matelas et sacs de couchages.
-Dites les n’enfants, et si avant de manger on se… lavait ? :D demanda Espada.
Tous le regardèrent un peu étonné, puis se regardèrent eux-même et en effet le constat était assez… alarmant, de quoi faire intervenir les services d’Hygiène en alerte rouge pour la plupart, les habits recouverts d’une croûte épaisse de sang rouge, vert, mauve et parfois de baves aux couleurs encore plus chatoyantes…
-Mais, heu, Espada, on se laverait où ? Y’a pas de douches en état de marche. fit Karey.
-Bah on n’a qu’à placer des rideaux de douches et se laver aux bouteilles d’eau minérale, le froid nous tonifieras… enfin moi je me lave avant de manger, après si être puant de sang de Démons ne vous gène pas pour manger…
Le Chasseur avait touché juste, et soudainement tous n’avaient plus faim, se sentant juste trop sale pour manger dans leurs états de crasse.
Les douches furent donc rapidement organisées et prises, avec de multiples cris virils pour les hommes s’aspergeant d’eau froide (ca aide à tenir sous l’eau froide les cris virils, c’est prouvé) et de cris moins virils pour le cas d’Irya, mais la jeune fille aurait pu même hurler en se lavant, sa voix couverte de toute façon par les jurons d’Espada (encore lui) que tous empêchaient à grand peine d’aller mater…
BREF ! Uns fois tous propres et changés soit avec les affaires de leur sac (pour Irya) ou des habits empruntés dans les rayons du magasin, le feu du barbecue fut allumé, et tous mangèrent, et burent aussi, Espada ayant ramené sournoisement des bouteilles d’alcool parmi les sodas que Léon avait prit.
-Bourrez-vous la gueule les jeunes ! Demain sera une grosse journée et qui sait si vous reboirez de l’alcool un jour ? Ce soir c’est FIESTA !
Chacun mangea plus ou moins à sa faim, ou du moins, essaya de manger, vu l´énormité de la vulgarité d´un des leurs... Espada se goinfrait à un tel point, qu´on croirait qu´il allait exploser à la fin. Mangeant à grosse bouffée son énorme sandwich, et en se saoulant comme dans un bar, le chasseur faisait légèrement honte à nos trois amis français, car celui-ci donnait mauvaise allure. Le reste de la compagnie restait discret, voire inexistant face à leur ami, impossible à râter, même à cinq kilomètres de là. Le groupe devait déguster ce "festin" riche en matière grasse sur le sol, chacun de part et d´autre de la nappe qui servait de support, comme dans un pique-nique. Espada, tout en mangeant et buvant, faisait face aux deux plus jeunes, Léon et Irya, collés l´un à l´autre. Après avoir suffisament manger, il se fixa étrangement sur eux. Cela les gênait qu´il les dévisage ainsi, c´était pourquoi, Irya prit la parole.
- Qu´est-ce que tu nous veux, à nous regarder comme ça? Encore des idées de pervers? Dit-elle d´un regard froid.
Espada, tout rouge, et puant l´alcool, se mit alors à sourire bêtement, ce qui était mauvais signe, et répondit:
- Doit tout y avoir ici, matelas, couverture, lingerie, et dieu sait quoi... Si vous voulez que je vous prépare tout ça...
La phrase fut comme un enclume qui tomba sur chacun des membres du groupe. Une phrase, une seule leurs vint à l´esprit: "Il est irrécupérable ce sale pervers". Alors que la jeune fille allait répondre à ces propos plutôt désobligeant pour elle, Espada tourna sa tête vers sa droite, fixé sur quelque chose au loin. Soudainement, il disparut, comme l´aurait fait un certain bip-bip. De plus en plus étrange, nos amis essayèrent de ne pas se soucier de cela, lorsqu´ils entendirent un caddie se diriger vers eux. Espada avait ramené une télévision de taille moyenne, ainsi qu´un...
- Qu´est-ce que tu fais? Demanda Karey.
Espada sortit la télévision, la brancha sur une prise aux alentours, puis brancha l´autre appareil sur cell-ci, puis commença d´abord à se déshabiller, pour enfin ne plus être qu´en caleçon.
- On peut pas faire de fiesta sans... KARAOKE!
C´était la goutte qui fit déborder le vase. La voix virile d´Espada, donnait plus l´envie de l´étrangler ou de se suicider, voire se couper les oreilles, plutôt que le rejoindre.
- Macho Macho man!
Chacun soupira fortement, montrant leur désespoir, sachant que cet homme était supposé être leur chef. Plus ou moins masqué par le chant, ou plutôt les cris du chasseur de démon, Irya fit glisser quelques mots à l´oreille de Léon.
- Au fait, j´aimerais voir un truc. Tu voudrais pas m´accompagner?
- Euh... Si tu veux.
Les deux jeunes gens se levèrent, puis s´évadèrent de la cacophonie qu´était Espada, à lui tout seul.
Après quelques instants de marche, ou de fuite, nos deux amis arrivèrent dans une sorte de carrefour, légèrement en ruine, sur lequel se trouvait une gigantesque fontaine, asséchée. Hélas, d´ici aussi, on entendait Espada chantait, criant bien fort "I´ve got to be a macho man!".
- J´imagine que demain, espada n´aura plus de voix. Affirma Léon, n´ayant point autre chose à dire.
Les deux jeunes gens s´avancèrent jusqu´à la fontaine, et s´arrêtèrent.
- Oublions-le pour le moment.
- C´est ici que tu voulais venir?
- Oui.
- Je crois pas que c´est prudent de s´aventurer trop loin, on risque de se faire attaquer. On devrait voir ce que font les autres.
Léon commença à prendre le chemin du retour, mais s´aperçut rapidement que sa compagne n´en fit pas de même. Son visage reflétait son mécontentement, comme le ferait un enfant.
- Euh... Qu´est-ce qu´il y a?
- S´il te plaît, restons ici encore un peu. J´en peux plus de rester avec l´autre abruti.
- Mhh... D´accord.
S´asseyant sur le rebord de la fontaine, nos deux amis restaient côte à côte. Irya se rapprochait sensiblement de son compagnon, et posa sa tête sur l´épaule de celui-ci, tout en le fixant des yeux. Celui-ci ne savait que faire, et lui répondit par un sourire. Les minutes passèrent, tandis que nos deux amis restèrent immobiles. Irya commençait à perdre patience, alors que Léon, ne sachant que faire, se contentait de fuir son regard. Soudainement, la jeune demoiselle se leva et dit à haute voix, montrant son mécontentement:
- Bon c´est bon j´ai compris, on va revoir l´autre taré...
- Qu´est-ce qui ne va pas?
- Ce qui ne va pas, c´est qu´avec tout ce qui s´est passé, tu ne sembles même pas t´en soucier.
- Désolé, mais je penses que même si le monde devait absolument être détruit, je resterais comme ça.
- Rah... Laisse tomber, tu ne comprends rien.
Alors que celle-ci se retourna pour repartir voir les autres et le karaoke, Léon l´arrêta, et l´enlaça.
- Désolé, tu sais bien que j´ai toujours eu du mal dans ce genre de chose. Je crois bien penser que tous ces évènements ne sont pas aussi facile à subir pour toi, que pour moi. Restons encore un peu seuls, au moins, jusqu´à demain, car qui sait ce qui arrivera demain.
Irya se retourna alors, le fixant du regard, puis fermant les yeux, pour enfin recevoir ce qu´elle attendait tant, un long baiser langoureux... A ce même moment, de l´eau jaillit de la fontaine, comme par magie... Enfin presque. Un peu plus loin dans l´ombre, se trouvait une personne touché par cette scène émouvante.
- C´est vraiment trop... Trop mignon! Chuchota Karey au loin.
Il fut alors rejoint par son démon de poche et dit.
- Très bon timing, mon petit!
La scéne en semblait presque surréaliste, les deux jeunes gens s´embrassant sur fond de goutelettes d´eau retombante, la douce lumière émise de la fontaine, la sensualité totale de la scéne, espada crachant de l´eau en équilibre sur les sorties de jets, et bien sur la musique douce que Karey venait de lancer dans le magasin, en volume à peine audible....
-C´est Bô la jeunesse ^^
Les deux fusionnés se séparèrent d´un bond sous la voix plus qu´éméchée d´Espada qui les fixait du haut de la fontaine, en équilibre sur un pied et la bouche crachant un petit filet d´eau.
-Continuez, je participe juste au décors ^^
Visiblement le moment romantique venait de retomber à 20 000 lieux sous les mers (merci Jules Verne) et Espada en profitat pour descendre de son perchoir en faisant une bombe dans les 30 centimètres d´eau de la piscine, arrosant tout le monde!
-Je vais le tuer, ne me retient pas! Dit alors Irya.
-Ne t´inquiéte pas pour ca, je ne risque pas! répondit Léon dont les mains semblaient désormais émettre des étincelles incandescantes.
Dix secondes sept centième plus tard, Espada gisait à moitié mort, une bouteille d´alcool presque entièrement enfoncée dans la bouche, une mare de sang ayant étée laissée dérrière le chemin express par lequel il avait été rejetté vers le coin literie où logiquement il finit d´agoniser, tombant enfin inconscient aprés la destruction totale qu´il venait de subbir par Irya et Léon, laissant enfin le calme s´installer pour le reste de la soirée.
Irya et Léon laissèrent donc Espada cuver dans le rayon literie et rejoignirent Shinji et Karey qui s´étaient déjà installés pour passer nuit.
- Et moi qui voulais passer une nuit assez longue pour reprendre des forces, avec cet idiot c´est loupé. marmonna Karey à leur approche.
- Oui tout à fait. Il vaut mieux que nous essayions de dormir tout de suite, la journée sera longue demain je pense. répondit Léon.
Nos quatre amis se souhaitèrent donc une relative bonne nuit, et se couchèrent dans des sacs de couchages, eux mêmes posés sur des matelas dénichés l´après-midi même.
Exténués, ils s´endormirent immédiatement et ne se réveillèrent que tard dans la matinée, avant de se décider à réveiller Espada et à reprendre leur expédition new-yorkaise.
Le chasseur de démons ne fut sorti d’un sommeil de plomb qu’à grandes peines, et celui-ci ne se réveilla qu’après avoir reçu plusieurs jets d’eau de la part de Caedes.
- C’est quoi ce bordel ? Vous pouvez pas me laisser pioncer en paix ?! hurla-t-il en attrapant le petit démon par le cou.
- Kyu ! ![]()
Espada fut cependant contraint de relâcher la créature, et ceci sous la pression d’un coup de genou de Karey qu’il se prit dans la mâchoire, le réveillant lui-même mais réveillant également sa gueule de bois.
Karey posa le petit Caedes sur son épaule, alors qu’Espada recommençait à vociférer à l’encontre du jeune homme.
- T’avise pas de le toucher encore une fois !
- Kyuu !
affirma le démon.
- Espada, ne devrions nous pas continuer notre route vers la tour ? demanda Shinji.
- Gneh ? ![]()
Les membres du groupe durent encore attendre une bonne demi-heure avant qu’il n’ait un minimum maîtriser sa gueule de bois, ce qui était déjà un exploit vu l’état dans lequel il se trouvait depuis la soirée précédente.
Une fois remis à peu près sur pieds, et bien sûr d’une humeur exécrable vu son réveil trop brutal, il se rappela que les alentours du centre commercial étaient infestés de démons sortis de la tour.
- Bon les gosses ont va chercher des armes ! cria-t-il, tel un général d’armée caricatural au possible.
- Euh.... des armes dans un centre commercial ? s’inquiéta Léon.
- Bah ils sont vraiment pouraves ces centres commerciaux si y’a pas de rayon armement ! On est en Amérique oui ou merde ?!
- Le taux d’alcool n’a sans doute pas encore diminué... Je plains les démons que l’on va croiser aujourd’hui. commenta Karey alors qu’Espada se lançait dans un nouveau speech très écouté.
- N’empêche qu’il n’a pas tort. On ne trouvera certainement pas d’armes ou de munitions dans les rayons, mais les réfugiés doivent sans doute en avoir avec eux. suggéra Irya.
- Bonne idée. Allons voir. répondit Léon.
Une fois leur tout du centre commercial terminé, ils étaient parvenus à rassembler quelques munitions et armes supplémentaires, dont chacun s’équipa. Ce n’était pas énorme, mais c’était tout de même mieux que rien vu ce qui les attendait dehors.
Le groupe se prépara alors à sortir, d’une façon plutôt musclée...
Apres donc ses préparations qui laissaient à Espada l’impression que sa tête pulsait comme dans une Rave-party, Le groupe alla exposer le plan de sortie/massacre/suicide aux survivants du Magasin, Shinji se trouvant faire un interprète bien plus fiable et poli que l’Anglais d’Espada.
-C’EST PARTIS !!
Le cris d’Espada le cloua sur place deux secondes, ses tympans n’ayant pas supportés les décibels de sa voix pâteuse d’alcool de la veille.
Le groupe bondit donc dans la mêlée, armes devant et commençant un charclage en règle, dépeçant des Ankes et des Démons Hurleurs Hurlants (logique !) .
Le chemin de corps sanglant et piétinés se faisait sous les pieds des « adjoints Chasseurs » d’Espada (et toujours selon ce dernier), jusqu’à tomber face au Lessers, grosses brutes surpuissantes et à la peau aussi solide que la lave en fusion qui coulait en dessous, autant dire qu’un simple rot des Bestiaux suffisait à faire sécher son linge, ou défigurer un homme accessoirement.
-SECONDE LIGNE… GO ! Hurla Espada.
Les survivants du centre commercial sortirent alors, tenant devant eux des planches garnies de manches à balais taillés en pointes, de tubes d’aluminium coupés saillant et de tout autre pieux, allant empaler leurs boucliers de fortune sur les Lessers avant de reculer reprendre leur position dans le Centre Commercial où quelques Ankes encore plus vifs que morts tentaient de forcer l’entrée.
-Espada, tu nous avais pas parlé de cette tactique ! fit Karey, surpris.
-Gamin, le jour ou tu dépasseras mon génie stratégique, même un lendemain de cuite, tu pourras me faire des leçons sur mes réveils difficiles, alors tais-toi et respect tes maîtres.
-Pffff…
Mais même si la bêtise d’Espada continuait à se manifester force était de constater que son stratagème avait porté fruits, les Lessers totalement affaiblis dans leurs déplacements se firent laminer par le groupe, faisant alors place net tout autour du parking, permettant à la fois au groupe de partir, et aux gens du Centre de pouvoir changer de lieux de survie et d’avoir contact avec l’extérieur.
だいぎゃくさ&#
12388; (test)
Enfin le groupe pouvait donc repartir vers la tour, qui heureusement n’était vraiment plus éloignée, ne laissant que quelques centaines de mètres à couvrir.
Mais une fois arrivés devant l’édifice, y rentrer renouvelait la question de l’échelle transportable qu’ils n’avaient déjà pas prévue en France… Heureusement Shinji avait eu la bonne idée de se munir d’une longue et solide corde dans le magasin qu’ils venaient de quitter, et une épée (celle d’Irya bien sur, Espada ne voulant pas abîmer la sienne) attachée plus tard, le jeune officier de police tenait entre ses mains un grappin certes rudimentaire, mais dont la partie métallique alla fort bien se coincer dans les créneaux du premier étage de la tour, suit à 12 mètres du sol (et tout ceux qui disent que Shinji peut pas lancer un grappin à 12 mètres sont priés de se taire XD).
L’ascension se fit donc à la force des poignets et dans un calme presque total, Espada ayant été poussé (a la pointe des armes de tous) de monter en premier pour désamorcer les embuscades et ne pas profiter du contre-bas pour mater le fessier d’Irya.
-Bien, logiquement nous allons déboucher dans des couloirs étroits, il suffira d’aller toujours vers le haut pour ne pas se perdre, ils sont utilisés par les démons pour sortir rapidement de la tour, aussi il reste éventuellement deux ou trois bestioles dedans, mais le peu d’espace les empêchera de nous attaquer de façon méchante… par contre après ces couloirs de sortie on va tomber sur de grandes salles où attendaient les hordes avant l’apparition des Tours dans le plan matériel, et là ce sera Hyper-Coton ! Car pour encadrer une classe de plus de 1000 démons je vous raconte pas la tête des surveillants, ni leurs pédagogie à coup de fil de fer barbelé ! dit Espada en guise de mise en bouche.
-En décryptant, couloirs interminables qui débouchent sur une succession de grandes salles où attendaient les démons avant de sortir des tours, et ces salles sont gardées par de gros morceaux, c’est ca ? demanda Karey.
-Tu revisiteras l’expression « gros morceau » en les voyant même… enfin pas la peine d’en parler pendant 107 ans mais si vous voyez un ennemis, défoulez-vous comme s’il pouvait vous tuer dans la seconde suivante…
Le groupe de joyeux défragmenteurs de démons se mit donc en branle (non ce n’est pas sale) et commença la remonté des-dit couloirs ascensionnels, allant toujours plus haut, mais sans rencontrer plus de résistances que celle de quelques cadavres de… chewing-gum (ou du moins ca y ressemblait vachement) lamentablement incrustés dans le sol, sans doutes vestiges d’un monstre ayant trébuché et s’étant fait piétiner (enfin pour ceux qui sont passés dessus munit de pieds, pour les autres je ne sais pas si l’on peut dire pattes-iner de toutes façons… bref !) par les hordes au sortir de la tour.
Les couloirs furent donc plus une promenade en environnement hostile visuellement (aucuns goûts pour le papier peint ces démons décidément, par contre plus doués pour le tartinage de cervelle sur mur de granit) qu’une réelle remontée de couloirs en croisant le fer, ce qui ne déplaisait pourtant pas à tous et chacun, conscient que les munitions partiraient aussi vite que viendrait le fatigue en cas de combat s’éternisant contres de trop nombreux adversaires…
Mais au détour d’un nouveau couloir, ils tombèrent sur une sorte d’étoffe masquant la sortie, comme si une personne avait jeté un drap de soie depuis la salle qui se trouvait devant eux pour masquer le couloir où ils se trouvaient, ou peu-être juste pour limiter les courants d’air.
-Bon, finalement on va passer aux super-salles-de-la-mort-qui-tue-sa-tante tout de suite et sans échauffements, alors pour ceux qui ont encore des munitions, qu’ils se mettent au milieu, ceux qui y vont avec leurs armes blanches, en cercle autour des tireurs, et surtout ne vous laissez pas envahir, allez-y du plus proche au plus éloigné, et n’ouvrez pas les rangs sous aucuns prétextes ! demanda Espada devant une assistance commençant à redouter ce qu’ils allaient trouver.
-Sincèrement, tu nous dirais ce qu’il y a dérrière le rideau on serait peut-être plus prêt à l’affronter non ?
-Un rideau ? Le truc devant nous n’est pas un rideau, ni même du tissus… mais je vais vous montrer rapidement, ne sursautez pas et ne bougez pas trop quoi que vous voyez….
Espada posa alors sa main sur la sorte d’étoffe qui leur bloquait la route puis la secoua, démontrant au passage la robustesse des fils la composant…
Rapidement de petits glissements de firent entendre, puis des crissements, comme si de vielles articulation de remettaient à se mouvoir…
Enfin des bruits très rapides de mandibules se frottant les unes aux autres finirent de mettre les poils de tous au garde-à-vous alors qu’une première ombre de la taille d’un pitbull se mettait à marcher sur la toile que faisait doucement vibrer Espada.
-….GNÈE ! fit Irya alors que Léon lui mettait rapidement la main sur la bouche pour l’empêcher de hurler.
Espada retira vivement sa main quant deux crochets à venins d’une belle couleur bleue métallique striée de jaune allèrent déchirer la toile géante des araignées qui commençaient à affluer en masses surabondantes vers l’endroit où elles avaient crut percevoir les tremblements d’une victime prise dans leur piège filandreux.
-Lady and Gentlemens, voici les bestioles qui gardent les hordes, les emmaillotant dans leurs toiles tout le temps que les tours restent en Enfers, ces araignées sont des machines stupides qui ne pensent qu’à manger et tisser, et on doit passer à travers la salle où elles ont élues domicile, toutes ou presque sont venimeuses, mais les plus grosses sont juste capable de vous démembrer et ne possèdent donc pas de poison, il faut dire que une fois passé la taille d’un cheval, plus personne ne vient les taquiner, venimeuse ou pas.
Le groupe tétanisé commençait à se demander si Espada ne se moquait pas d’eux en disant qu’ils allaient passer une pièce infestée d’araignée dont les plus petites faisaient la taille d’un teckel, mais Espada leva alors sont épée, fendant la toiles des arachnides qui commencèrent à se déverser lentement sur eux.
-Elles sont aveugles mais pas sourdes, ne parlez plus, tuez-les avant qu’elles ne vous aient repéré.
En effet toutes les bestioles venaient de se tourner vers Espada, ayant capté les vibration de sa voix. Le chasseur se mit alors à les faucher de la lame, restant calme malgré le dégoût visible que ces créatures lui inspiraient. Le plus dur semblait en fait de ne pas se laisser submerger par le nombre de ces monstres se dirigeant au hasard, pattes avant relevées pour attaquer en mordant le premier obstacle mou et chaud passant devant leurs mandibules…
(ces araignées sont une spéciale dédicace à Consola qui adore ces petites bêtes comme je le sais si bien, défoule toi avec Irya sur celles-ci en attendant le jour où tu les tuera sans l’aide de ta mamie ^____^)
Cependant, même avec les indications de leur censé leader, en voyant les nuées d´arachnides qui se faufilaient rapidement vers eux, le groupe se demandait comment ils allaient réussir à contenir et à se débarasser de toutes ces bestioles. Espada commençait d´ailleurs à se remettre en cause lorsqu´il eût une idée...
- Changement de plan! S´écria-t-il. Mon cerveau surdéveloppé va nous sortir de ce pétrin en un rien de temps.
- Oui, bah parles au lieu de te vanter. Lança Karey.
- On va faire brûler leurs toiles, avec un peu de chance, la plupart d´entre elles creveront.
- Et tu comptes faire ça comment? Demanda Irya.
- Simple, on a le spécialiste de la flambée avec nous.
- Impossible. Répliqua catégoriquement Léon.
- Tu préfères qu´on y passe tous? Ajouta Espada.
- Non, mais comment pourrais-je le faire, si je ne sais même pas comment utiliser ce pouvoir?
- Tu te fous de moi là? Je te demande pas de faire brûler toute la tour, juste de faire une assez grande braise, pour les cramer.
- Si je le savais, j´aurais fait en sorte que notre route soit plus aisée.
- Bon calmons nous... Je vais trouver comment te transformer en lance-flamme humain... T´as bu du carburant la dernière fois? Tu avais des gaz? Tu gardais du pétrole sur toi? Un aérosol?
Pendant ce temps, Shinji tentait, par ses dons, de repousser en masses les petites arraignées, alors que Irya et Karey tranchaient celles-ci. Cependant, il y en avait beaucoup trop, et si la situation ne s´améliore pas, nos amis allaient se voir bientôt surmenés par ces petites bestioles, alors que Léon répondait par la négative à Espada.
- Mais merde! Tu dois bien marcher à quelque chose! De l´alcool? Ah! Je sais... Il reste une dernière chose! Le s***! Irya se fera sûrement une joie de...
Soudainement, une détonation retentit, et Espada se baissa de justesse pour éviter une balle...
- Tu l´as fait exprès avoues?! S´écria Espada, venant presque de se faire tuer par un tir ami.
- Désolé, j´ai mal visé. Répondit Irya, sèchement.
- C´est pas le moment, trouvez donc une solution et vite. Dit alors Shinji.
- Bon bon... Je vois que cette solution, on vous offre un lit et...
- Du sang...
- Hein?
- Je crois que c´est ça.
- Et tu pouvaispas le dire plutôt?
- J´en savais fichtrement rien, je me souviens juste de ce détail.
- Bon pas grave... Femme, viens ici!
Celle-ci lâcha son poste, se faufilant vers Léon et Espada, tout en ayant presque couper le bras à ce dernier, sans faire exprès.
- Qu´est-ce qu´il y a?
- T´es en abondance de règle aujourd´hui?
Espada se reçut alors un fulgurant poing à la figure, et reprit:
- Bon, plus sérieusement, j´ai trouvé comment faire. Vu que t´es la plus proche du petit, tu veux bien lui donner un peu de ton sang?
- Hein? Mais pourquoi cela?
- Pas le temps, tu lui files quelques gouttes, on s´enfuit, et on le laisse faire, et bingo!
Espada eût prit beaucoup de temps pour convaincre Irya, qui accepta alors avec beaucoup de mal. De son côté, Léon était très hésitant, mais agréa à son tour. Le groupe se retira lentement, au plus loin des toiles. Lorsqu´ils furent plus ou moins en sureté, Irya s´entailla légèrement le bras, alors que Léon vint lui baiser sa blessure. (Ne pas prendre en compte cette expression de merde)
Léon se tenait donc désormais dans un coin, tentant de se maîtriser à grand peine alors que dans l’air flottait un doux parfum de chaires grillées, à en flanquer la nausée aux araignées survivantes qui couraient en tout sens, faisant cliqueter le bout de leurs pattes sur la pierre des murs débarrassés des toiles qui les recouvraient.
Mais même si la panique était de mise dans l’essaim d’arachnides, le groupe n’avait pas le temps de s’en réjouir, à demi suffoqué par les fumées remontant des corps carbonisés et de quelques amas de soie finissant de brûler, tous continuaient à éliminer systématiquement les horreurs sur pattes bougeant encore, libérant de leurs carapaces des fluides aux odeurs aigres et acides en même temps que les monstres lâchaient un petit jappement d’agonie.
La tache était infâme mais Espada et Irya ne cessaient de plonger leur épée dans les corps chitineux, pas plus que Karey n’épargnait ses énormes lames, allant même jusqu’à voir ses mains ainsi que ses avants-bras recouverts de liquides gluants issus des araignées qu’il massacrait alors que son allié ailé leur figeait les pattes d’un souffle glaçant.
-Bon, c’était la dernière pour ma part, j’ais fais mon quotas. Annonça Espada en faisant siffler la lame de son épée dans le vide, crépissant de mucus vert gluant le démon de poche de Karey.
-Moi aussi, je ne crois pas avoir laissé de survivantes… enfin je pense. Répondit Karey en essuyant son compagnon écailleux qui ne cessait de lui voler autour en piaillant de dégoût.
Shinji venait lui aussi d’achever la dernière créature qui se trouvait encore devant lui, ainsi que sa dernière cartouche d’ailleurs. Seule Irya continuait à réduire farouchement en pulpe un cadavre d’araignée de la taille d’un poney, poussant des cris et refrappant à chaque fois qu’un bout venait à se détacher de ce qu’il restait du monstre.
-Tu sais Irya, je crois qu’elle a eue son compte. Dit Shinji en tentant de calmer la jeune fille passée en mode Berserk pour vaincre sa phobie de ses arachnides.
-Tu as mal du regarder le plafond alors. Relança Espada en pointant du doigt une énorme forme occupant la majeure partie du plafond.
Une araignée colossale semblait dormir accrochée dans la pierre constituant la voûte de la salle. D’une taille encore plus immense que toutes celles qu’ils venaient de tuer, elle aurait sans doutes avaler un homme en une bouchée, et même un obèse de 240 kilos, et sans mâcher !
-C’est la pondeuse, elle dort 95% du temps de sa vie, en pondant durant son sommeil… soit on la laisse dormir, soit on la réveille et on la tue, ca éviterait à beaucoup de gens de finir tués par ses progénitures futures. Expliqua Espada.
Mais le jeune chasseur ne se doutait pas qu’Irya allait se charger de la descision à la place du groupe entier, poussant un cris strident que seules savent pousser les filles ayant la phobie de ce qui a plus de 4 pattes et qui n’a pas de bouche mais des mandibules.
Le maous du plafond que rien n’avait dérangé jusque là sursauta presque en entendant le cris d’Irya, et tourna sa tête ainsi que ses 6 yeux vers la jeune fille qui repoussa un hurlement pour la peine.
-Merde pauvre idiote tu pouvais pas la fermer ? On a plus le choix maintenant ! pesta Espada en bondissant sur un mur pour y prendre appui et rebondir vers le plafond, sa lame pointée vers la gueule de l’horreur sur 8 pattes (de la taille d’un réverbère obèse les pattes tout de même)
Mais le Phamtom (c’est le nom des grosses pondeuses) ouvrit justement ses deux paires de mandibules principales, puis ses mandibules secondaires, dévoilant un joli brasier ardent entre ses crocs qui expulsa une boulle de feu, ainsi qu’Espada qui se trouvait justement dans la trajectoire.
Le chasseur se retrouvait donc un peu groggy à terre que le monstre chutait de son plafond en crachant des volutes de flammes, une de ses pattes finies par un crochet (de la taille d’un soc de charrue, vous savez la partie métallique qui retournait la terre quant la charrue à bœuf passait dans les champs du temps de nos arrière-grands-pères) menaçant d’aller se planter dans la tête d’Espada.
Heureusement pour la teneur en bêtises du reste du topic, Karey eu le bon réflexe de bondir et d’aller rouler plus loin, choppant Espada au passage et lui sauvant donc la mise pendant qu’Irya se remettait à hurler en restant à sa place, fichée comme un piquet de clôture, totalement tétanisée.
-ATTAQUE-LA IRYA ! Hurla Shinji, levant sa main pour préparer un sort…
Personne ne saura jamais ce que cette injonction de Shinji débloqua dans le subconscient d’Irya, mais tous souhaitent ne plus voir cela se reproduire.
À peine le jeune policier avait-il dit le mot « Attaque » que la jeune fille avait bondie en hurlant d’une voix rauque style « L’Exorciste » (baise-moi, baise-moi !! ! …private joke) pour ratterrir comme une vraie furie sur l’abdomen de la grosse araignée, et de la frapper de toutes ses forces avec son épée, un peu comme un bûcheron Canadien débitant un tronc à coups de hache (ou moi coupant des bûches le week-end dernier, hein Erfff ? J’suis un vrai bûcheron vivant bientôt en autarcie
).
Mais toujours était-il que le Phamtom n’arrivait pas à comprendre ce qui se passait, et pourquoi son abdomen lui donnait l’impression d’être devenus une piste de danse pour un troupeau de tyrannosaure en rut. Tout ce que pouvait faire la pauvre créature était diminué à tenter de bloquer les attaques de Shinji, Karey et Espada avec ses pattes de devant, bien plus épaisses et dures que le reste, et de se dandiner en tout sens pour tenter de déstabiliser Irya (peine perdue, dans son état de folie furieuse elle s’accrocherait à la force des dents s’il le fallait pour continuer à lui déboîter le dos).
Cette petite danse se termina quant la Phamtom prit conscience de la présence de Léon dans un coin de la pièce, le jeune homme regardant sans le voir le combat de ses amis, les yeux totalement scotchés, ses mains lui compressant les tempes en une tentative dérisoirement physique de stopper les pensées qui lui défilaient à 200 kilomètres/heure dans la caboche.
Le monstre bondit aussitôt dans le coin où restait Léon, se séparant au final aisément des trois l’affrontant au sol, mais pas d’Irya, fermement accrochée aux poils urticants présents sur tout son corps.
-MeS BéBEs, tU aS BrÛlE mEs bEbEs ! hurla la créature en vomissant des flammes devant Léon totalement à l’Ouest.
La voix caverneuse finit par ailleurs à déconnecter l’ultime neurone encore vaillamment en fonction chez Irya. La jeune fille leva alors son épée en se dressant aussi haut que possible, presque sur la pointe des pieds, visant le cratère qu’elle avait déjà creuser dans l’épaisse carapace de la Phamtom.
-LES ARAIGNEES PARLENT PAS ALORS TA GUEULE !
Le cris de guerre d’Irya accompagna sa lame qu’elle abaissait de toutes ses forces sur la bête, faisant enfin exploser la chitine recouvrant l’araignée pondeuse.
Espada eu la présence d’esprit de se souvenir que le feu n’allait pas tarder à sortir aussi par le trou que venait de faire la jeune fille et eu tout juste le temps de lancer Karey sur Irya, la bousculant et l’envoyant à bas du dos de sa monture monstrueuse alors qu’un geyser de lave s’échappait du dos de la Phamtom.
Ainsi le monstre commença à s’affaisser, retombant comme une baudruche qui se viderait de son air, incapable de décapiter Léon d’un coup de patte comme elle s’apprêtait à le faire…
-Léon, Irya, Karey, vous allez bien ? s’enquit Shinji, un peu choqué de l’enchaînement de ce qui venait de se dérouler.
-À peu prêt… fit Irya qui recouvrait lentement son état normal.
-Comme le jour où j’ais percuté un bus de front. Répondit Karey, un peu mis à mal.
-Hey ! Tu sais ce qu’il te dis le bus ? siffla Irya vers son compagnon avant qu’Espada n’intervienne.
-Bon, allons nous occuper de Léon au lieu de nous chamailler, il a l’air très mal là, il n’a même pas réagit à l’attaque de la Phamtom qu’Irya a descendue.
-J’ais descendu quoi ? fit Irya avec une mine de celle qui ne se souvient pas que 10 secondes avant elle aurait aplatit une armée à elle seule.
Personne n’osa lui répondre, de peur de redéclencher une crise aux mots « Araignée géante de 38 tonnes » et préférant aller aux cotés de Léon, en pleine crise identitaire (c’est le cas de l’adolescence, comprenons-le, en plus c’est la fin du monde alors…).
Le groupe en restait encore bouche bée… L’apparition d’Elesia avait déjà semé la confusion dans les esprits, bien que la bataille forcée contre Léon n’avait pas laissé le temps à quiconque de rester surpris sans agir pour arrêter le jeune homme.
Mais désormais que le danger était passé, la scène presque surréaliste de la sœur emportant son frère loin d’eux sans un mot ou presque leur semblait si folle qu’ils restaient plantés sur place, comme scotché sans bien tout saisir.
La plus touchée par cette disparition soudaine était bien sur Irya, restée à genoux sur le sol, comme si le quasi kidnapping de Léon par sa grande sœur lui avait scié les jambes. Juste après elle Karey tentait lui aussi de se remettre de la perte soudaine de son amis, disparu sans trop d’explications.
Au milieu de tout cela, seul Shinji et Espada réussissaient à tirer leurs épingles du jeux, mais restaient immobiles et silencieux, ne sachant que dire à leurs deux comparses.
-Allez, il sera de toutes façons plus en sécurité avec sa sœur. Tenta de réconforter Espada, s’approchant doucement d’Irya.
-Mais… et si elle ne pouvait pas l’aider ? Et si elle lui faisait du mal ?
-Si elle avait du le tuer elle l’aurait fait avant l’éveil de Léon, et puis même elle n’aurait pas prit la peine de l’emmener mais l’aurai achevé puis se serait enfuie.
-Tu…tu crois ?
-Bien sur ! Relevez-vous et allons botter les fesses de ce qui nous attend en haut, ensuite nous irons en Italie chercher Léon !
Le chasseur aurait aimé pouvoir aider Karey et Irya à se relever, venant enfin de faire diminuer leurs craintes pour le futur, mais le sort en avait décidé autrement. Du moins si l’on peut considéré que le hasard avait un rôle à jouer dans une des tours du Pandémonium.
Des herses qui n’étaient pas là dix minutes plus tôt s’abattirent dans la pièce, forçant tout le monde à se séparer et à esquiver leurs barreaux effilés pour ne pas finir empalés.
Lorsque le piège eu finit de se déclancher, ils durent se rendre à l’évidence cruelle, même dans cette salle qu’ils croyaient avoir débarrassée de ses dangers, ils venaient de se faire prendre au piège, tous séparés les uns des autres par les barreaux de métal des herses, constituant là de véritables murs indestructibles entres eux.
-ET MERDEUH ! rugit Espada, s’explosant les orteils sur les barreaux le séparant des autres.
-Ca parait trop prévus pour que ses herses soient tombées là par hasard, elles nous séparent tout 4 comme si nous avions étés visés… réfléchit Shinji à voix haute.
-Les tours sont vivantes rappelez-vous, je suppose qu’en restant trop longtemps dans la même pièce nous lui avons laissé le temps de lancer ce piège… bon, je suppose qu’on va devoir se donner un point de rendez-vous maintenant…
En effet, des ouvertures venaient de s’ouvrir dans les murs mitoyens à chacun (applaudissez s’il vous plait, j’ais placé le pur mot de scrabble : MITOYENS !! !!). Comme si la tour venait de décider de leur laisser une chance de quitter leurs cages pour se faire massacrer ailleurs, dans les autres pièges qu’elle s’était préparée à leur tendre.
-Allons-y mais méfiez-vous, si on suit un chemin prévus à l’avance ce sera forcément le plus difficile… bonne chance. Fit Espada, disparaissant dans l’embrasure qui lui était destiné, embrasure qui se referma aussitôt, redevenant un mur fait d’un seul bloc.
-Je suppose que nous n’avons en effet pas le choix… bonne chance à vous, tachez de rester en vie et retrouvons nous en haut. renchéri Irya en disparaissant à son tour.
Il ne restait plus que Karey et Shinji dans la pièce aux araignées, tout deux prisonniers de barreaux de fer, avec pour seule issue un trou dans un mur qui les mèneraient dans les pires cauchemars…