CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

Technomagicka

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
30 septembre 2006 à 00:19:15

Bonjour (ou bonsoir). Technomagicka, un nom un peu barbare et peu inspiré faute de mieux pour ma nouvelle fiction :p)

J´espère qu´elle vous plaira et merci d´avance à qui voudra bien la lire.

TECHNOMAGICKA

PREMIERE PARTIE - LONDRES

Chapitre premier (début)

La place du Musée de Londres était bondée en cette matinée de mars. De nombreux passants foulaient le sol pavé, se rendant d´échoppe en boutique, de boutique en magasin et de magasin en échoppe. Des hommes en costume queue-de-pie et haut-de-forme pressaient le pas en faisant balancer leur canne. Des foules sortaient de l´ancestral bâtiment à colonnes gardé par des statues de lion, s´exclamant de frayeur quant aux squelettes de dinosaures. Des carrioles tirées par des chevaux traversaient la place. Des gens s´asseyaient sur le bord de la fontaine richement sculptée. Tout n´était qu´un tourbillon de couleurs. Les façades vertes des maisons, le rouge des briques des magasins, les pierres blanches du musée, tout cela se mélangeait en un éclat mirifique amplifié par les reflets du soleil. L´agitation était à son comble, des gamins se couraient après entre les étals, d´autres jouaient sur les marches.

Parmi cette scène d´animation citadine londonienne, un homme relativement âgé, habillé comme le sont les scientifiques et portant le monocle, franchit un haut porche de brique. Il était assez grand et maigre. Ses vêtements étaient un peu froissés et par endroits, déchirés. Son chapeau était tordu et ses bottes tâchées d´un liquide sombre. Il se retourna et scruta le mur qui s´étendait vers le ciel, ses yeux noirs rivés sur une grosse horloge mécanique. Il reprit son pas pressé, jetant des regards inquiets sur la foule. Il s´engagea dans une rue bondée, le gris et le noir de son costume rayé se noyant dans l´effervescence de teintes. Il croisait des gens aux oreilles pointues, d´autres à la peau verte, certains ne dépassant pas les coudes des autres. Sa fine moustache blanche luisait sous le soleil, comme son pendentif représentant une créature ailée, symbole des dragonologistes. Les hautes maisons se penchaient sur l´étroite rue, comme des visages sévères. L´homme héla un cocher au détour d´un carrefour, monta dans le véhicule et disparut à un autre embranchement, porté par l´attelage.

* * *

Plus tôt dans la matinée, le même homme, cette fois ci habillé d´un manteau vert foncé, poussait la porte d´une assez haute maison non loin du musée. La façade de la demeure était peinte en rouge foncé, et était envahie de fenêtres rondes, carrées ou rectangulaires. La partie la plus élevée rejoignait les maisons à côté, là où un peu plus bas se trouvaient d´exiguës ruelles. Juste au-dessus de la porte était accrochée une plaque en argent sur laquelle était inscrits ces quelques mots : "Si vous prenez la peine de lire ceci, c´est que vous êtes arrivé". L´homme au costume gris rayé de noir – pas encore déchiré – fut soulagé en voyant cet écriteau. A l´intérieur, un escalier montait à l´étage. Un étroit couloir menait à quelques petites pièces. Mais à peine était-il entré qu´un majordome le débarrassa de son vêtement et de son chapeau. Il l´encouragea ensuite à monter les marches, lui indiquant que la réception se tenait tout en haut. L´homme le remercia et emprunta l´escalier en admirant les tableaux accrochés au mur. La tapisserie rouge rendait l´intérieur très chaleureux, fait accentué par la petitesse des pièces. Les peintures représentaient de vertes praires, des vallées où broutaient paisiblement des animaux.

Selestrielle
Selestrielle
Niveau 10
30 septembre 2006 à 04:41:22

Un début mystérieux je dois dire, on ne voit pas tout de suite où ça va aboutir, mais c´est aussi bien comme ça si tu veux continuer cette FIC encore longtemps :-) Continue!

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
30 septembre 2006 à 09:25:26

Merci ! Justement j´ai pris un peu d´avance avant de poster le début !

Chapitre premier (suite)

L´homme à la moustache blanche arriva finalement tout en haut. L´endroit contrastait beaucoup avec les étages inférieurs. Il n´y avait qu´une pièce – sans doute l´ancien grenier – aux murs nus et blancs. De chaque côté de la salle des portes – sûrement fermés à clé avec grand soin ou quelque sortilège – menaient aux maisons voisines. Un table de bois recouverte d´une nappe dorée se tenait eu centre, entourée d´une dizaine d´hommes – la plupart assez âgés et de quelques femmes. Tous tournèrent leur regard vers le nouveau venu. Quelqu´un se leva de la table et vint lui serrer la main en s´exclamant :
- Ah ! Professeur Van Sherman ! Nous allions commencer ! Venez, je vous en prie, fit-il en lui indiquant une chaise.
Celui qui venait de lui parler était très petit, avait une grosse tête et de petites oreilles. Son crâne était fort dégarni et ses yeux pétillaient de malice. Il avait lui aussi une moustache blanche – le principal trait commun aux personnes présentes dans la pièce. Il portait une veste rayée verte par-dessus une tunique marron et une cravate rouge pendait à son cou. Au premier coup d´œil on pouvait deviner que c´était un technologiste : son bras droit semblait avoir été remplacé par un mécanique en métal, et il portait des lunettes sans branches mais avec une lanière de cuir.
- Merci. Professeur… Segannorf, se rappela le professeur Van Sherman.
Il s´assit entre un homme et une femme. L´un était vêtu d´une bure grossière passée par-dessus une armure métallique recouverte de fils électriques, et il avait au cou une chaîne au bout de laquelle pendait un pendentif en forme de condensateur. La femme, quant à elle, portait une robe verte toute simple et dans ses cheveux roux étaient attachés des bijoux, des colliers de perles et de cet ensemble pendait un médaillon représentant un œil.
- Bien, la réunion va pouvoir commencer. Nous avons aujourd´hui un nouveau membre, le professeur Van Sherman, éminent dragonologue dont vous connaissez sûrement les découvertes.
Un homme à l´autre bout de la table, probablement un mage, se pencha et demanda :
- C´est vous qui avez démontré que les gargouilles sont en réalité des dragons caméléons ?
- Non, ça, c´est Hugeton qui l´a trouvé, répondit Sherman en souriant. Moi j´ai découvert que les dragons, lorsqu´ils se sentent mourants, préfèrent se changer en pierre pour toujours plutôt que de souffrir éternellement. Ce qui explique que la Côte aux Pics au Pays de Galles soit recouverte d´étranges rochers en forme de dragons. C´est en fait… un cimetière.
- Incroyable ! fit le mage, ébahi.
- Merci, dit Sherman, gêné.
- Bon, reprit Segannorf, si vous le voulez bien je vais redéfinir clairement le but de ces réunions pour notre nouveau membre qui n´était pas présent aux dernières séances. Nous sommes tous conscients du fait que magie et technologie n´ont pas toujours fait bon ménage, ce qui a provoqué la triste Guerre des Arcanes de mille six cents trente-trois. Mais depuis mille sept cents quatre-vingt-huit, c´est-à-dire depuis le Pacte Eclairé, les communautés magique et scientifique sont à peu près apaisées et vivent en paix. Et ce malgré quelques sectes obscurantistes ou prônant la destruction de la magie. Aujourd´hui, nous sommes en mille huit cents soixante-sept, et dans les faits, pas grand-chose n´a changé au niveau de la collaboration entre sorciers et scientifiques. Notre but est, à long terme, de promouvoir la mixité entre sorcellerie et science à travers la création d´une association que nous nommerons "Guilde des Technomages".
Segannorf fit une pause et tira une pipe de sa veste qu´il commença à bourrer de tabac.
- Secondement, notre objectif à court terme est de réaliser un coup d´éclat qui prouverait au monde entier qu´en joignant la magie à la technologie, nous pouvons créer de formidables choses et rendre service à l´humanité.
Une lueur d´ambition mêlée à de la folie brilla derrière le verre des lunettes.
- De plus, pour faire connaître immédiatement notre œuvre, nous disposons d´un atout de force : le directeur du musée de Londres est un sympathisant de notre cause : il nous offrira une exposition complète. Nous pouvons également compter sur le soutien de Gämlin le légendaire mage nain – un Nain bourru qui se caressait la barbe en bout de table grogna en inclinant légèrement la tête. Et le scientifique Solas nous permettra de promouvoir notre cause au peuple elfique.
Un Elfe à la peau dorée fit un signe de tête à Segannorf, la mine sceptique. Il portait également un pendentif représentant un condensateur.
Van Sherman s´éclaircit la gorge.
- Tout cela est bien beau, mais que comptez-vous que nous fassions ? Il n´est pas si simple de créer une chose formidable du premier coup !
Segannorf tourna son visage vers le dragonologue en crachant un nuage de fumée verte.
- Nous allons créer une machine. Une machine que chacun a un jour rêvé de voir exister. Mais cette machine pourra également être employée comme une arme dévastatrice. Ce n´est pas dans notre optique bien sûr. Mais c´est pourquoi nous devrons faire très attention. Il nous faudra penser à tout. Mais ce sera possible. J´ai pu mettre la main sur d´anciennes notes. Nous savons comment faire.
Toutes les personnes attablées scrutaient Van Sherman avec insistance, le regard inquisiteur et l´air important.
- Mais avant de poursuivre, reprit Segannorf, nous avons besoin de savoir. Etes-vous prêt à vous rallier à notre cause ?
Le dragonologue balaya du regard les mages et technologistes assis autour de la table. Ils semblaient tous ne vouloir faire que le bien et unir deux communautés. Mais le discours de Segannorf avait eu quelque chose d´effrayant. Quelle était donc cette machine qui pouvait se révéler d´une effroyable puissance ?
A peine Van Sherman eut-il le temps d´acquiescer qu´un grand fracas retentit dans la pièce. Les deux portes avaient été défoncées, et de chaque côté des silhouettes encapuchonnées en robes noires entraient dans la salle. Un éclair bleuté fit vibrer les murs. Une onde pourpre percuta la table, faisant voler chaises et technomages. Des sorciers. Une vingtaine de sorciers avaient investi la salle et attaquait les membres de la réunion. Ces derniers étaient en sous nombre et avaient été pris par surprise. Cependant le combat n´était pas perdu : certains avaient vite réagi. Un technologiste avait sorti son pistolet et abattu deux encapuchonnés. Un autre avait sorti une épée qui dégageait des volutes nacrées et avait embroché un assaillant avant de recevoir un éclair dans la gorge. Un scientifique portait un chapeau à répulsion électromagnétique : les éclairs qui le visaient étaient renvoyés, parfois à l´attaquant. Mais l´appareil fut vite en surcharge et explosa, avec la tête qui le tenait. Van Sherman avait sorti sa dague et éraflé quelques attaquants avant de prendre la fuite, légèrement secoué et ses vêtements déchirés; mais il n´était pas blessé. Segannorf, quant à lui, n´avait pas besoin de prendre d´arme. Son bras mécanique, d´une force incroyable, broyait les os et transperçait les corps, répandant des chairs flasques et faisant gicler l´hémoglobine. Le scientifique elfe Solas avait dégainé une rapière et plantait sa lame dans fronts, torses et gorges. Il rejoignit Segannorf, légèrement blessé à la tête, et ils s´enfuirent tous les deux. Mais l´attaque surprise avait porté ses fruits : tous les autres membres de la réunion furent tués, même le puissant mage Gämlin fut défait face à la puissance conjuguée d´une vingtaine de sorciers expérimentés. Ces derniers subirent d´ailleurs quelques pertes également. De vingt ils passèrent à quatorze à la fin du combat. Ils achevèrent leurs confrères blessés pour ne pas qu´ils parlent puis l´un d´eux planta un parchemin sur la table avec un poignard. Ils prirent ensuite tous la fuite.

Selestrielle
Selestrielle
Niveau 10
01 octobre 2006 à 07:30:25

Merde, ils sont morts... ça va faire une belle suite :sarcastic: J´attends de voir. Sinon l´univers se précise. Je n´ai pas trouvé d´erreur. À quand le chapitre deuxième! :-)

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
01 octobre 2006 à 10:02:06

Je suis content que ça te plaise ! Merci de lire !

Chapitre premier (suite et fin)

La police ne tarda pas à arriver sur les lieux, les voisins l´ayant alertée en entendant les coups de feu et les éclairs qui faisaient trembler la maison. Une dizaine d´officiers entrèrent dans le bâtiment, matraques et pistolets en main. Ils ne purent malheureusement que constater les dégâts et compter les victimes. Le majordome, qui s´était caché dans la cave en entendant le combat, leur donna la liste des personnes présentes à la réunion, et un avis de recherche fut lancé pour retrouver Segannorf, Van Sherman et Solas. Les cadavres furent envoyés à la morgue, bien que la cause de leur décès soit bien visible. Enfin un gendarme lut le parchemin aux lettres calligraphiées à l´encre violette. Il disait ceci :

"Mort aux félons ! Mort aux traîtres et aux ennemis de notre cause !
Nous poursuivrons notre combat jusqu´à la cité de Midgar s´il le faut ! Nous sommes prêts à nous lancer dans une deuxième guerre, car notre cause est juste ! Nous devons éliminer les pervertis, montrer au monde la marche à suivre !
Le pouvoir aux magiciens !"

- Qu´est-ce que c´est que ça ? s´interrogea l´inspecteur Harris.
- Encore des fous qui veulent briser le Pacte Eclairé, sûrement, lança un policier.
L´inspecteur Harris soupira.
- Nous devons prévenir la Chambre du Pacte. Si ces illuminés veulent déclencher une nouvelle guerre, il faut les arrêter le plus tôt possible.

* * *

La Chambre du Pacte se trouvait dans le quartier de Kensington. Les rues pavées bordées de maisons aux petits jardins entourés de grilles n´étaient jamais très peuplées. Quelques passants flânaient, des femmes en robes se promenaient, leur ombrelle sur l´épaule. Un cavalier traversa la place au galop et sauta de son destrier. Il avança vers l´impressionnant bâtiment de pierre sombre aux colonnes recouvertes de sculptures. Le frontispice représentait un globe terrestre. Dans les deux angles du bas, deux pistolets – l´un des principaux symboles de la technologie – étaient tournés vers un œil au centre de la sphère. Le coursier monta rapidement les marches en s´engouffra dans l´édifice. L´entrée était très spacieuse, le sol de marbre noir reflétait le moindre rai de lumière. Le messager vint au préposé qui remplissait des formulaires à la plume. Derrière lui, sur le mur, de nombreux engrenages protégés par une vitre se tenaient immobiles. Il jeta un regard morne au coursier à travers son monocle.
- Que voulez-vous ? fit-il d´une voix traînante
- Voici une lettre de la part de Scotland Yard pour la Chambre du Pacte, annonça le messager en lui tendant une feuille pliée en trois.
Le guichetier la lui arracha des mains d´un air suspicieux et en vérifia la provenance. Puis il la déposa dans un bac situé en dessous d´une grosse lampe, et retourna à son occupation.
- C´est urgent ! reprit le coursier, exaspéré.
Visiblement irrité, le préposé abandonna son travail et actionna un levier. Sur le mur de derrière, les engrenages se mirent à tourner, et la feuille déposée dans le bac commença à briller. De la vapeur jaillit d´un bec du tuyau, et des particules de la même couleur que l´encre s´élevèrent vers l´embouchure. Puis tout s´arrêta.
Le messager eut l´air satisfait et s´en alla.

Selestrielle
Selestrielle
Niveau 10
02 octobre 2006 à 04:06:08

Ah ah!!! Y´a que moi qui lit, mais quand même, ça fait du bien de lire quelque chose qui se suit bien sans trop s´étendre sur d´infimes détails :-) C,est interressant le mélange entre la réalité et la fiction que tu fais, c´est du LogicoFantastique! :gni:

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
02 octobre 2006 à 19:54:02

T´espérais pas m´échapper longtemps, si? :o)) Enfin bon, j´en fais un peu beaucoup car en fait, j´ai pas grand-chose à dire. :o)) Juste ceci : quand on fait un flashback, on utilise le plus-que-parfait pour les actions (passé dans le passé), pour que ce soit plus clair et que le retour au temps "actuel" soit bien visible. A part ce problème temporel, je n´ai rien relevé de particulier, et me contenterai donc de dire que j´aime bien et que tu peux compter sur moi pour lire la suite. :-) (et si elle pouvait être un peu plus longue... :o)) )

P.S. Ah si, un autre truc : le combat est décrit de manière un peu trop...superficielle je dirais. Exemple : "Mais l´appareil fut vite en surcharge et explosa, avec la tête qui le tenait."
==>Tu peux décrire l´explosion, les effets visuels montrant que l´appareil surcharge, etc...pas forcément un paragraphe par action, mais un peu plus étoffé p´têt^^

Valà valà. :-)

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
03 octobre 2006 à 17:32:29

Merci à vous deux !

Az´ >> je n´ai pas écrit cette partie comme un flashback, je n´avais pas vu ça sous cet angle, je vais la relire en prenant en compte ton commentaire.
Pour une suite plus longue, c´est juste que jusqu´à présent je n´avais pas assez d´avance pour poster de parties plus grosses, et la première partie est courte car elle précède un gros paragraphe que je ne voulais pas tronquer.

Merci encore, je suis soulagé de ces premiers commentaires globalement positifs !

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
03 octobre 2006 à 19:20:30

Trop rapide. Tu ne décris pas assez les personnages et les décors, les armes...forcément qu´il va être court le chap´ dans c´cas^^. A part ça donc c´est pas mauvais, mais ce manque de descriptions et cette vitesse trop élevée ne sont pas des éléments négligeables. :)

Voilà, ça change rien que j´attends la suite. :-)

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
03 octobre 2006 à 19:24:53

Bon ok, je vais revoir ce chapitre.

Pour la suite, j´ai bien quelque chose d´écrit... mais ce sont des idées un peu en vrac, il faut que j´organise tout ça. au moins j´ai déjà bien défini le fil de l´histoire, etc.

Donc peut-être que je reposterai un corrigé de ce chapitre avant mercredi soir ou alors un petit bout de la suite, sinon ce sera pour mardi soir ! :peur:

Mais merci de ton engouement ! (c´est bien comme ça qu´on dit ? :question: )

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
03 octobre 2006 à 19:27:26

J´préfère attendre et avoir une plus grosse suite personnellement^^

Sinon, oui c´est bien comme ça qu´on dit. :)

Selestrielle
Selestrielle
Niveau 10
04 octobre 2006 à 00:37:16

Pas mal quand même mais je suis d´accord avec Azerty, trop vite trop vite, j´aurais bien aimé savoir à quoi ressemblaient les pistolets. :ok:

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
04 octobre 2006 à 16:53:30

Bon, j´ai un peu remanié le deuxième chapitre.
Je posterai le début du troisième sans doute plus tard dans la soirée. :ok:

Chapitre deuxième

- Et voici venu le moment que vous attendez tous ! lança un Elfe en costume bleu. La nouvelle collection des Armureries Eliasson De Belmes !
Toute la salle applaudit frénétiquement, la mine réjouie. L´annonce que venait de faire l´huissier aux longs cheveux blancs était synonyme de surprises et d´inventions ingénieuses.
Le bâtiment où le public siégeait était grand, large et haut de plafond. Les poutres qui soutenaient le toit s´entrecroisaient, formant un complexe réseau de bois de chêne. Les murs étaient surchargés de coupures de journaux, de schémas encadrés tracés à l´encre sur le parchemin, des coffrets en verre exposaient des outils mécaniques aux regards curieux. Au milieu de la pièce se trouvaient plusieurs rangées de bancs où étaient assises une centaine de personnes environ. Face à eux se tenait une estrade où s´activaient ingénieurs, huissiers, serviteurs et représentants d´entreprises. Tout autour de cet ensemble des présentoirs contenant des inventions, des machines crachotantes aux engrenages huileux et des armes à feu. Une foule de visiteurs examinait ces objets, avec l´émerveillement d´un enfant.
Il régnait donc dans cet endroit une agitation sans nom. Le public était impatient de découvrir les dernières inventions du groupe industriel De Belmes.
Lord Parma sortit sa pipe et la bourra de tabac tandis que deux larbins amenaient des caisses métalliques sur l´estrade. Il jeta un coup d´œil en arrière, balayant la salle du regard. Il y avait ici une majorité d´Elfes, d´hommes et d´Orcs. Quelques femmes également et il remarqua – fait rare dans ces réunions – un Nain qui semblait à la fois passionné et émerveillé de ce qu´il voyait.
Un serviteur tendit une courte arme à l´Elfe en bleu.
- Nous allons commencer par… le tout nouveau revolver De Belmes, le Francis 12 !
Des murmures envahirent la salle.
- Les récents progrès en métallurgie ont permis à nos usines de créer ce pistolet parfaitement équilibré et d´une élégance sans bornes. Sa chambre pouvant contenir jusqu´à six balles et son mécanisme ayant été amélioré, ce revolver s´imposera à coup sûr comme l´arme de choix de tous les scientifiques et profanes ! Sa structure parfaitement lisse le rendra discret et facile à glisser dans votre manteau ! Fiable et peu onéreuse, elle fera également un parfait ornement pour votre intérieur, remarquez la crosse en ivoire !
Pendant qu´il parlait, les larbins passaient dans les rangs avec des coffrets contenant le même revolver, les exposant aux remarques admiratives des spectateurs.
L´Elfe manipula un instant l´arme puis retira le barillet de l´axe du canon. Il glissa quelques balles dorées dans les emplacements, fit tourner la pièce d´une pichenette et la replaça. Le percuteur ressemblait à une roue d´engrenage, l´huissier le tira et brandit le pistolet vers une cible qui avait été installée un peu plus loin. Il vérifia que personne ne se trouvait trop près de lui et appuya trois fois sur la détente. Les coups de feu furent très bruyants et résonnèrent longtemps entre les poutres du bâtiment. A la dernière détonation, une partie de la cible se détacha et percuta le mur, projetant des échardes partout.
- Bien sûr, le Francis 12 est à ce jour l´arme de poing la plus puissante des industries De Belmes.
Un tonnerre d´applaudissements salua les performances de l´invention.
L´Elfe rangea le revolver dans la boîte, puis un nouvel objet apparut dans ses mains.
- Et voici le petit frère du Francis 12, j´ai nommé le Francis 13 Silenzio !
C´était exactement le même pistolet, seulement son canon était deux fois plus long. Les reflets des lampes miroitaient sur le cylindre, l´arme avait dû être furieusement astiquée avant sa présentation.
De nouveaux murmures parcoururent les bancs où étaient assis les spectateurs.
- Pendant des années, les technologistes ont du choisir entre puissance de feu et discrétion. Cette époque est maintenant révolue ! Le Silenzio offre la commodité d´une arme à feu sans sacrifier l´élément de surprise ! Le silence était déjà d´or, il est désormais fatal !
L´Elfe plaça une autre balle dans le barillet, et il tira un autre coup sur la cible. Cette fois-ci, la détonation fut presque inaudible, seul un léger claquement sec retentit, mais il ne ressemblait en aucun cas à un coup de feu.
Cette fois-ci, des gens se levèrent pour applaudir l´innovation. Les autres échangeaient des regards émerveillés ou ébahis. Ce jour là, les usines avaient véritablement révolutionné le monde de l´armement, et tous les gens dans la salle étaient déjà pressés de s´essayer aux joies du meurtre sans bruit. Lord Parma fit quelques ronds de fumée, scrutant les instruments de morts qu´on adulait dans la salle.
- Bien entendu, reprit l´huissier, cette arme nécessite un entretien quasi-quotidien, sinon le canon s´obstruera et le barillet vous explosera dans les mains.
Une personne s´approcha de Lord Parma. Contrairement à ce dernier qui était plutôt petit, replet et visiblement bon vivant, c´était un grand homme, assez fort. Il était vêtu d´un manteau gris et portait son chapeau à la main. Lord Sargian. Il était chargé des relations extérieures de la Chambre du Pacte et également vice-chancelier de l´administration. Lord Parma savait tout cela car il était lui-même chancelier de la Chambre du Pacte.
- Chancelier. Puis-je ?
Lord Parma acquiesça et Lord Sargian s´assit à son côté, pendant que les serviteurs présentaient des exemplaires du revolver silencieux à la foule intriguée.
- Faîtes-moi penser de demander au Parlement à ce qu´on fasse durcir les procédures d´acquisition d´armes à feu…
- Comme vous voudrez, fit Lord Sargian, quelque peu étonné.
- Et voici le clou de notre démonstration. Mesdames et messieurs, je vous présente le fusil à répétition !
L´Elfe empoigna une grande arme en métal noir qui ressemblait à un vieux revolver allongé et doté d´une deuxième crosse. Il avait un long canon, et un second plus court juste en dessous. Il la leva pour la montrer au public en extase.
- En ajoutant à un simple fusil une chambre à munitions du même type que celle d´un revolver, vous voici avec une arme puissante, capable de tirer dix coups à longue portée ! Cette arme est capable de vider son barillet en sept secondes !
De nouveaux applaudissements envahirent la salle.
- Je dois dire que ces démonstrations de force et de richesse m´ont toujours un peu dégoûté, mais disons que cela fait partie des obligations de ma fonction… dit tristement Lord Parma.
- Pardon ? répondit Lord Sargian, songeur.
- Qu´avez-vous ? Vous semblez tourmenté !
Lord Sargian sortit de sa veste une enveloppe de papier.
- Nous avons reçu ceci, un peu plus tôt dans la matinée.
Intrigué, le chancelier de la Chambre du Pacte parcourut la lettre des yeux tandis que l´Elfe criblait la cible de balles sous les acclamations du public.
- C´est incroyable ! Comment une telle chose a-t-elle pu se produire en plein cœur de Londres ? Et… Gämlin a été tué ?
- Le légendaire Gämlin.
Lord Sargian vit dans les yeux de Lord Parma qu´il prenait conscience que cette organisation représentait un terrible danger si elle était capable de défaire une si grande figure de la magie.
- Assassiné…
- Il s´agit d´une secte obscurantiste qui ne souhaite que la destruction de la technologie et de la science, au profit seul de la magie.
- Et quels éminents scientifiques ont pris la fuite… Ce qui m´étonne, c´est qu´ils n´aient pas rechigné à massacrer des sorciers. Ce sont des fous !
- Nous ne savons pas encore si Van Sherman, Solas et Segannorf ont réellement fui ou s´ils ont été capturés. Cette dernière hypothèse est tout à fait probable. En tout cas, les deux derniers ne sont pas chez eux et ne se sont pas manifestés.
- A-t-on pu identifier les membres tués de la secte ?
Lord Sargian fit une moue de négation.
- Je crois savoir, reprit le chancelier, que Van Sherman habitait Longing Hill récemment. On pourrait sans doute y trouver un assistant qui nous donnera quelques précisions…
- A quel sujet ? Nous savons bien pourquoi ils étaient visés, et je doute fort que ce scientifique ait eu un quelconque lien avec ces personnes.
- Vous avez raison. Mais peut-être s´est-il réfugié là-bas ?
- C´est possible. Cependant nous manquons d´effectifs, nous ne pourrons envoyer aucun de nos hommes à ce village. De plus, Longing Hill n´a ni milice, ni police. C´est Lord Asria qui y maintient l´ordre, et c´est un réfractaire au Pacte Eclairé. Il trouvera sans doute quelque chose pour se soustraire à notre requête si nous lui demandons de nous rendre service.
- C´est fort probable. Peut-être pourrions-nous en toucher un mot à l´Université de Fillgerton ? Ils envoient parfois certains de leurs élèves exécuter des missions simples.
- C´est une excellente idée. Je m´en charge tout de suite.
- Quant à Solas et à Segannorf, espérons qu´il ne leur soit rien arrivé…
Lord Parma cracha un nuage de fumée verdâtre qui alla se perdre entre les poutres qui soutenaient le toit du bâtiment. Perdu dans ses pensées, il craignait qu´une deuxième guerre ne vint perturber le fragile équilibre qui s´était maintenu pendant près des trois quarts d´un siècle.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
04 octobre 2006 à 17:53:07

Beaucoup mieux, clairement. Ceci dit, y´a un truc qu´est confus : Parma c´est un humain ou un elfe? Parce que tel que c´est écrit, on dirait que l´elfe qui parle est aussi Lord Parma, or quand tu dis "Intrigué, le chancelier de la Chambre du Pacte parcourut la lettre des yeux tandis que l´Elfe criblait la cible de balles sous les acclamations du public. ", on dirait que ce sont deux personnes différentes.

A part ça, beaucoup mieux et j´attends bien évidemment la suite. :-)

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
04 octobre 2006 à 17:56:22

Merci pour ce com´ ! :)
Oula non, lord Parma n´est pas l´Elfe qui fait la démonstration des flingues ! L´Elfe c´est "l´huissier" bien que je ne pense pas que ce terme soit approprié. Lord Parma ne fait qu´assister à tout ça, assis dans les bancs. C´est le Chancelier de la Chambre du Pacte, un ordre chargé de régler les différents entre mages et technologistes et de promouvoir leur "mixité" possible (un peu comme la réunion d´avant qui tourne au vinaigre mais en moins radical).

La suite dans peu de temps normalement. :-)

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
04 octobre 2006 à 19:00:28

Hop hop, voici le début du chapitre 3 (j´avais commencé par écrire celui-là) qui introduit le personnage principal.

Chapitre troisième (début)

Aux yeux de Salazar, rien n´était plus beau que Londres lorsqu´elle s´éveillait. Voir les zeppelins traverser doucement les nuages clairs ; admirer le soleil flamboyant émerger lentement derrière les tours pointues et les dômes étincelants était un spectacle saisissant. Il se rendait alors sur la muraille ouest et montait tout en haut de l’unique tour. Il sautait sur le rebord d´une fenêtre pour se hisser par la gouttière et accéder au toit. De là, il pouvait contempler à son aise les hauteurs de sa ville et la voyait s´éveiller. Au loin, la rumeur de la cité naissait. Des charrettes commençaient à emprunter les rues, on entendait des cavaliers parcourir les avenues et des passants discuter. Mais du haut de l´Université, tous ces bruits semblaient très lointains et indistincts.

Salazar était au troisième cycle de l´Université de Fillgerton des Sciences, des Arts et des Magies (le premier se déroulant de cinq à douze ans, le second de douze à seize ans et le dernier de seize à vingt-et-un an). Il occupait donc une chambre à part avec un autre élève, le nombre d´étudiants du troisième cycle étant très réduit du fait des spécialisations choisies qui conduisaient nombre d’élèves vers d´autres universités. Salazar, lui avait choisi l´escrime, l´altération et l´alchimie, trois des matières les plus anciennes à l´université de Londres. Il avait également appris, au cours de toute sa scolarité, à lire, écrire et compter. On lui avait enseigné l´histoire de l´Angleterre, de l´Europe et du monde entier. Il en connaissait également la géographie, et savait lire les cartes. Pendant les cours de mythologie, on lui avait expliqué les diverses croyances du monde, les histoires des Dieux, les endroits invisibles et les peuples secrets qui vivaient cachés. Il était aussi rompu aux techniques de combat : escrime, armes à feu, lutte. Il connaissait les mathématiques, la physique, la chimie, la biologie, la géologie ainsi que les grands théorèmes. On lui avait enfin enseigné succinctement les bases de la magie au cours du deuxième cycle. Désormais au troisième cycle, l´étude de cet art occupait les trois quarts de son emploi du temps.

L´université de Fillgerton (ArsMagickaSciences University of Fillgerton) se situait au cœur de Londres, et ses tours dépassaient de loin toutes celles environnantes. L´école était immense, et faisait la fierté du pays. Elle était si grande que lorsqu´on se trouvait dans le parc intérieur, on avait l´impression de parcourir de vertes vallées, de longer l´orée d´une forêt ou le bord d´un lac. Un puissant sortilège avait été mis en place pour étouffer le bruit de la ville, de ce fait l´université semblait perdue dans la campagne anglaise. Le bâtiment principal était un château situé au cœur du parc, sur une très haute colline dont les versants plongeait dans le lac. La forêt se trouvait non loin. Le tout était entouré de grands bâtiments qui se dressaient, telles des murailles, face à la ville. Il n´existait dans toute l´école qu´un seul endroit duquel on pouvait contempler Londres; et c´était précisément là où Salazar allait parfois. A cet endroit le sortilège qui cachait la rumeur de la cité semblait défaillant.
Les élèves ne pouvait quitter l´université que deux fois par mois, à la fin de la semaine. Les autres jours, ils restaient dans le château, occupés à travailler, s´entraîner et étudier.
L´université était une véritable ville dans la ville, de ce fait Londres ne semblait pas si tentante que cela. Certaines rues étaient réputées très dangereuses le soir, et le château recelait bien plus de secrets qu´aucune autre partie de la capitale.
Et si Londres était presque inconnue aux élèves de Fillgerton, l’Université paraissait très mystérieuse aux yeux des citadins. D’où venaient tous ces étudiants ? Que leur apprenait-on durant ces longues journées ? On pouvait parfois voir de studieux élèves en plein cours, mais il fallait une bonne longue vue. De plus, on n’apercevait rien d’extraordinaire : les leçons semblaient ennuyeuses et voir des têtes penchées sur des feuilles pendant une heure décourageait le plus motivé des curieux.

Salazar se doutait bien que s´il informait l´administration qu´un endroit de l´université permettait de voir Londres, le concierge se ferait une joie de réparer ou de condamner la pièce. L´université n´était pas une prison mais ses dirigeants veillaient bien à ce que les élèves se concentrassent sur leurs études. Salazar se demandait d´ailleurs souvent qui pouvait bien être le directeur de l´Université. Car bien sûr, personne ne le savait. C´était l´une des nombreuses zones d´ombre qui obscurcissait l´université. Beaucoup d’élèves avaient imaginé des histoires rocambolesques au sujet de ce directeur, et les hypothèses farfelues ne manquaient pas lorsqu’on abordait le sujet. Dragon qui se faisait passer pour un Homme ou bien représentant d’une race cachée au savoir très étendu investi de la mission d’en transmettre une partie aux Humains ? Nul ne le savait.
Il était par ailleurs interdit de se trouver dans certains couloirs à certaines heures, alors qu´ils ne présentaient rien d´étrange quand on les empruntait. De même, il n´était pas rare de voir des armoires ou des placards pris de soubresauts quand on passait devant. Cela n´arrivait bien sur jamais si on se trouvait toujours entouré d´une dizaine d´élèves. Pour finir, les surveillants étaient eux aussi intrigants. Tous habillés de la même façon : robe épaisse aux couleurs ternes, écharpe blanc nacré et masque. Ce dernier était fait dans une matière indéfinissable et était peint dans une couleur gris argenté. Il représentait le visage d´un homme hurlant déchiré par une souffrance indescriptible. L´effet était alors plus qu´effrayant lorsqu´ils surgissaient au détour d´un couloir, comme s´ils apparaissaient instantanément. Ils restaient là, immobiles, et on entendait leur lente respiration. Personne ne savait qui se cachaient derrière ces masques, ni combien ils étaient.

Salazar partageait sa chambre avec Fenril, un garçon du même âge que lui, qui avait également choisi les mêmes matières. Fenril était originaire de Hollande, bien qu´il parlât parfaitement l´anglais. Tous deux s´étaient connus en première année de deuxième cycle, ils étaient alors âgés de douze ans. Ils ne s´étaient rien trouvé de fantastique au début, mais un jour, lors d´une sortie à Londres pour visiter le laboratoire d´un éminent alchimiste, ils furent séparés du groupe et se retrouvèrent vite à errer dans les ruelles. Ils affrontèrent des rats géants lorsque Fenril tomba dans les égouts, et Salazar le sauva. Puis les rôles furent inversés: Salazar bouscula malencontreusement un membre de la pègre, Fenril l´assomma au moment où il tenta d´éventrer son compagnon avec un sabre. Ils réussirent finalement à rejoindre les portes de l´université, et furent punis pendant une nuit entière à astiquer tous les creusets, mortiers et pilons, alambics et cornues du laboratoire. Ils en revinrent avec une profonde admiration et un grand respect pour l´autre. Ils étaient devenus amis.
Ils vivaient donc maintenant dans la même pièce, même si elle ne leur servait qu´à dormir étant donné qu´ils passaient leurs journées à étudier et leur temps libre soit à faire leurs devoirs, soit avec les autres élèves de leur classe dans la salle commune.

* * *

Un jour que Salazar et Fenril sortaient de la classe d’histoire – où ils avaient appris comment des Inquisiteurs espagnols avaient pourchassé une des dernières communautés vampires de Transylvanie jusqu’en Scandinavie pour finalement en tuer tous les représentants – un surveillant les informa qu’ils devaient se rendre au bureau du directeur adjoint, Lord Entisar.
Lord Entisar était un personnage énigmatique : grand, fin, il était réputé comme l’un des meilleurs élémentalistes d’Europe.
Sa coiffure complexe et sophistiquée qui faisait se redresser ses mèches de cheveux blancs contrastait avec la simplicité de son habillement : il portait une tunique bleue de magicien et un pantalon marron.
Salazar et Fenril se rendirent à son bureau juste après avoir été informés par le surveillant, ils avaient un peu de temps libre après le cours d’histoire. Avant même d’avoir pu s’approcher de la porte de bois massif, celle-ci s’ouvrit toute seule. Les deux étudiants passèrent devant des gargouilles – que l’on pouvait voir faire d’imperceptibles mouvements lorsqu’on les fixait durant des heures – et entrèrent dans la pièce. Une petite créature rouge ailée les accueillit. Elle enchaînait pirouettes sur cabrioles et ne restait jamais plus d’une minute au même endroit. Elle ressemblait à un diablotin, mais c’était l’élémental de feu qui ne quittait jamais Lord Entisar.
Le bureau du directeur adjoint était tout en hauteur : ce n’était qu’une pièce ronde dont la moitié était surélevée. Cette zone donnait sur des étagères remplies d’instruments étranges. Certains se balançaient doucement, d’autres émanaient une fumée translucide. Un petit escalier en dessous menait à la chambre de Lord Entisar. Le bureau se trouvait au milieu de la pièce, et les murs étaient en fait une immense bibliothèque qui devait mesurer plus de cinquante mètres de haut. Une fenêtre donnait sur le parc, on pouvait voir les feuilles des arbres se laisser porter par la brise printanière.
Lorsqu’ils entrèrent, ils ne trouvèrent donc que le familier de Lord Entisar. Ils se demandaient bien où pouvait être ce dernier, lorsqu’ils le virent à une dizaine de mètres au-dessus d’eux, en lévitation, feuilletant tranquillement des ouvrages. Quand Salazar porta ses yeux sur lui, il tourna aussitôt la tête, ce qui plongea l’étudiant dans un léger malaise. Le directeur adjoint claqua son livre, le rangea et redescendit.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
04 octobre 2006 à 19:42:16

Ah mais nan ça se fait pa de couper à un moment comme ça...non qu´il y ait un suspense insoutenable (on sait très bien de quoi il va leur parler), mais tu coupes en pleine action (je sais, je l´ai fait aussi une fois dans ma dernière fiction mais...d´une, je peux faire des trucs pas biens lorsque j´ai pas trop le choix (j´ai peu de paragraphes, donc dur de couper^^) ou parce que ben j´suis à moitié dans les vapes :o)) et de deux parfois ça passe mieux que d´autres)

Bon, bref. Comme j´ai pas grand-chose à dire j´vais pinailler un peu sur un terme : "Un puissant sortilège"==>Généralement, les sortilèges de durée sont nommés "enchantement" (on n´utilise pas uniquement ce terme pour des "objets" enchantés : on peut enchanter une zone, une ville, etc...voire même un humain. :o)) ) Enfin c´est pas grave mais bon^^ Sinon, y´a aussi quelques fautes comme "d´autres émanaient"==>C´est la fumée qui émane des instruments, donc on met au singulier. Au passage, ta formulation me paraît un peu bizarre, mais je ne suis pas sûr et ne m´étendrai donc pas. :)

Au final, tout ça pour dire que j´attends la suite, et que j´ai trouvé ce début de chapitre très bon globalement (y´a bien quelques coquilles mais bon^^)

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
04 octobre 2006 à 19:51:58

Bon, j´avoue il y a une énorme cassure, je ne savais pas trop comment gérer ça, alors bon voilà j´ai balancé la suite, mais je ferai ptetre une petit paragraphe de transition.

Quand tu dis "ta formulation est bizarre" tu parles de "d´autres émanaient" ?

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
05 octobre 2006 à 16:43:45

Oui, je parle de ça. Telle que la phrase est constuite ("Certains se balançaient doucement, d’autres émanaient une fumée translucide."), on dirait que tu as tenté de dire que ce sont les "autres" qui émanent de la fumée. (impression renforcé par le fait que tu as accordé "émaner" à "d´autres" et non à "fumée") Or, ce n´est bien sûr pas le cas, ou du moins cela n´a-t-il pas de sens^^

Ou alors, c´est moi qu´ai un problème, ça marche aussi comme explication. :o))

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
10 octobre 2006 à 17:31:17

D´abord : ouf parce que je croyais que tu parlais de tout le passage...
ensuite je pensais à "des" autres (> d´autres) émanaient une fumée
donc tu a raison c´est n´importe quoi...

Sous forums
  • Modélisation 3D
  • Montage vidéo
  • Arts Graphiques
  • Ecriture
  • Modélisme
La vidéo du moment