Bah... Ca ressemblerait plus au latin qu´au français... en fait, rien n´est définitif, je vais voir ce que je vais faire... ^^
Ce qui est définitif c´est :
la position du verbe, la formation des mots pluriels (fémini/masculin), les désinances pour le présent, le futur (simple), le passé (simple).
Après, je verrai pour les autres sortes de passé et de futur...
Mais je cherche pas à faire compliqué comme je l´ai expliqué dans mon dernier mess. D´ailleurs, personne n´a répondu à ma question....
Salut ![]()
"Donc, ce que je voulais savoir, c´était si, par rapport à ma fiction, cette était bien...
"
==>Si c´est ça la question, j´aurais du mal à y répondre étant donné que je ne la comprends qu´à moitié. "Par rapport à ma fiction", j´vois pas vraiment où tu veux en venir... ![]()
Bah... Dans ma fiction, la langue doit paraître secrète, mais pas trop dure à apprendre.
Donc je voulais savoir si dans ma fiction, la langue était bien.
Salut ![]()
Pour le flemmard que je suis, apprendre une langue est forcément dur, surtout quand elle est artificielle.
(car de ce que j´ai vu, ta langue n´a pas de sonorité propre comme la plupart des langues inventées, ce qui la rend originale au passage. D´un autre côté, les langues inventées sont généralement de fantasy, et doivent correspondre à la race (un troll à la voix rauque ne parlera pas avec des "ae", "yaana" ou autres "entaya"), alors qu´ici on parle d´humains^^. Toute cette parenthèse pour ne rien dire, donc.
)
Maintenant, on ne pourra réellement juger ça que si tu distilles également des cours dans la fiction (attention, faudrait pas faire trop chiant dans ce cas, surtout qu´on passe déjà pkusieurs heures par jour au bahut.
), parce qu´en l´état actuel des choses on peut pas vraiment juger si la langue est dure à apprendre. Au moins, sur le fait qu´elle soit incompréhensible à première vue y´a pas de problème, mais c´est pas hyper dur, vu que pour un néophyte, n´importe quelle langue est incompréhensible^^
lool
Comme je l´ai dis, j´ai l´intention de donner des cours, oui. M. Silvester apprendra la langue à Tomas.
Et puis, après, je ne ferai pas trop chiant. juste en début de chapitre, je ferai un petit réusmé d´où en est Tomas d´ans l´apprentissage de la langue.
Et apès, sera-t-elle dure à apprendre, je sais pas, je ne pense pas, du moins, pas plus que le latin en tout cas. lool ^^
Salut ![]()
Oyez, oyez!!! ^^
Je vous annonce à tous que suite à vos conseils, j´ai refait la langue de ma fiction. Je vous l´explique ci-après en 5 points. Je ferai une version corrigée du chapitre selon que vous trouvez cette nouvelle langue mieux ou pas. Vous me disiez de faire une langue qui se déttache des autres, mais pas trop dure à apprendre. Voilà ce que ça donne^^ :
1. LES NOMS
Dans cette langue, les noms nsont formés de deux parties :
- un préfixe, qui désigne la chose ;
- et un suffixe, qui la regroupe.
Les groupes des noms (3) :
- êtres vivants : kui
- choses : mada
- notions : shi
quelques exemples de préfixes :
arma + shi = l´instinct
tama + shi = la langue
rei + mada = la broche
sian + mada = le soleil
al + kui = une plante
xana + kui : un humain
Le nom se place toujours en début de phrase. S´il y en a plusieurs dans la phrase, alors, les autres noms se placeront comme en français.
Les pluriels :
Pour le former, on ajout ´k´ au milieu du mot (entre le préfixe et le suffixe).
exemples :
Reikmada = Des broches
armakshi = les instincts
/!\ Lorsque deux ´k´ se suivent, alors, le premier ´k´ se prononce [ch].
exemple :
xanakkui [xanachkui] = des humains
Les noms peuvent être formés à partir d´autre noms.
exemple :
fos + alkui = la fleur
Dans cette langue, les déterminants n´existent pas.
2. LES VERBES
Les verbes restent toujours à l´infinitif et ne prennent pas de marqueurs de temps. Ils sont invariables.
exemples :
Palam = savoir
Lumvos = expliquer, éclairer
Xant = être
3. LES ADJECTIFS
Les adjectifs se placent toujours à ,la fin de la phrase. S´il y en a plusieurs, ils se placent.
Les adjectifs s´accordent en "groupe" avec le sujet, mais ils ne s´accordent pas en genre (cela n´existe pas dans cette langue), ni en nombre.
êtres vivants (terminaison : kui) = 1er groupe
choses (terminaison : mada) = 2ème groupe
notions (terminaison : shi) = 3ème groupe
Si l´adjectif se termine par une consonne :
1er groupe : on ajoute ´u´ à la fin du mot,
2ème groupe : on ajoute ´a´ à la fin du mot,
3ème groupe : on ajoute ´i´ à la fin du mot.
exemples :
Tamashi torni = la langue secrète
Si l´adjectif se termine par une voyelle :
1er groupe : ajout de ´gu´ à la fin du mot,
2ème groupe : ajout de ´ga´ à la fin du mot,
3ème groupe : ajout de ´gi´ à la fin du mot.
exemple :
Reimada xant fermoga = La broche est belle.
4. LES PRONOMS
Les pronoms personnels seervent à savoir qui et combien de personnes font l´action. Ils sont toujours placer au début de la phrase, sauf s´il y en a plusieurs, alors, ils sont placés comme en français.
Les pronoms personnels :
Rhakui = Je
Shakui = Tu
Vhakui = Il, elle
Dhokui = Nous
Lhokui = Vous
Xhokui = Ils, elles
Autres pronoms :
Rham = me
Sham = te
Vham = lui
Dhom = nous
Lhom = vous
Xhom = leur
5. LES TEMPS
Les mots qui prennent les marqueurs de temps sont le sujet (nom ou pronom personnel).
Le présent :
Pour former le présent, rien est ajouté.
exemple :
Tamashi xant torni = La langue est secrète.
Rien ne change.
Le passé :
Pour former le passé, on ajoute au nom un ´v´.
exemples :
Rhakuiv lumvos ta sham = Je t´ai expliqué
Alkkuiv xant daewu = Les plantes furent grandes
Vhakuiv xant fermogu = Il était beau.
Le futur :
Pour former le futur, on ajoute au nom un ´x´.
exemples :
Rhakuix lumvos ta sham = Je t´expliquerai
Alkkuix xant daewu = Les plantes seront grandes
Vhakuix xant fermogu = Il sera beau.
Voilà! J´y ai passé une nuit entière et une journée de cours! lool Alors j´espère que ça vous plaira! ^^
Lâchez vos comm´s!!!
Salut ![]()
C´est original, pour sûr.
Quelques remarques cependant :
-Certaines terminaisons de noms sont trop longues. Je veux dire, ça me paraîtrait bizarre d´utiliser des "mada" partout. Il ne faut qu´une seule syllabe. D´un autre côté, si on prend encompte le fait qu´il s´agit d´une langue inventée et non naturelle, ça peut rester.
-Les temps simplifiés c´est bien mais ça va poser un souci lorsqu´il faudra utiliser du conditionnel ou d´autres temps compliqués.
Car passé/présent/futur, ça fait pas une langue. Ceci dit, la version anglaise (les auxiliaires) peut marcher pas mal.
Mais pas mal du tout.
C´est uen langue très originale qui pourrait se révéler intéressante.
Mais le must, ce serait que tu sois capable de restituer tes mots sans ton registre, en plus tu pourrais la parler dans la cour. ![]()
XD C´est une idée, oui ^^
Pour ´mada´, je l´ai pris du latin, modus, la matière. Je reconnais que cela fait long, mais si l´on yb réfléchi, pas plus long que les autres noms; J´y avais pensé, et ai prévu de constituer les noms du 2ème groupe avec une syllabe.
Pour les temps, c´est les seuls que j´ai fait pour le moment, mais je verrai au cours de ma fiction, j´en crérai sûrement d´autre. J´ajouterai peut-être un petit mot qui aura pour fonction "auxiliaire"... Je verrai...
Sinon, merci pour tout! ^^
Donc toi, tu me conseilles de garder celle-là? Plutôt que l´ancienne ?
Salut ![]()
Demain ou après demain. ^^
Je retourne chez ma mère demain soir, et après, juste le temps de taper ce que j´ai en tête!!! lool
J´attends quelques avis, au moins un autre avant de faire une version corrigée du chapitre 1.
Je ferai la version corrigée avant de poster la suite.
Donc voilà, dîtes quelle langue vou préférez!
Salut ![]()
M´en fiche, tantb que je n´aurai pas au moins un avis de plus sur la langue, je ne posterais pas de suite... ^^
Salut ![]()
Fais pas trop de chantage, tu pourrais perdre des lecteurs... ![]()
De toute façon, j´ai pas fini la suite xD (j´en suis à la moitié, et j´ai ajouté des trucs à ce que j´avais déjà fait....) ^^
Je posterais de toute façon la version corrigée du chapitre 1 et le chapitre 2 demain.
Mais j´aimerais juste avoir des comm´ sur la langue, c´est un peu comme une suite...
lool
Salut ![]()
Natacha sortit en trombe du véhicule et entraîna avec elle M. Discon. Ils longèrent la rue où un petit monde s’entassait déjà. La circulation était plus fluide qu’à d’autres endroits, mais les voitures vrombissaient tout de même bruyamment. Natacha et le jeune homme passèrent devant de nombreux magasins, puis ils arrivèrent devant une grande banque qui occupait à elle seule deux numéros de rues, et qui était noire de monde. Tous deux s’engagèrent précipitamment dedans, et la jeune femme se mit aussitôt à chercher du regard les deux hommes qu’elle avait aperçus ce matin même. Elle parut soulagée de les voir au comptoir, le chauve menait une conversation agitée avec la standardiste dont le chignon était serré au dessus de sa tête et les lèvres pincées.
— Mais puisque je vous dis que cet homme est mort ! Nous l’avons appris ce matin ! S’exclama le balafré.
— Je suis désolé monsieur, nous devons attendre l’autorisation de nos supérieurs pour verser l’argent à ses héritiers…
— Mais…
Le bruit assourdissant d’un objet lourd tombant sur le sol vint l’interrompre, et les clients se retournèrent brusquement, cherchant des yeux l’origine du bruit. Une faible explosion retentit, et une épaisse fumée s’échappa d’une espèce de grenade.
— Des fumigènes ! S’exclama Natacha. Couvrez votre visage !
Deux coups de feu éclatèrent, mais la jeune femme n’y voyait absolument rien. À peine la fumée s’était-elle un peu dissipée que ce fut la nuit. Non pas celle que procure un ciel sans lune et couvert de nuages, mais celle d’un lieu clos où toutes les lumières sont éteintes. On entendait les gémissements des femmes, les plaintes des petits enfants, les cris des hommes : appelant à voix haute, les uns cherchaient leurs parents, d’autres leurs enfants, d’autres encore leurs épouses, ou bien ils essayaient de les reconnaître au son de leur voix . Certains étaient inquiets, d’autres déconcertés. Natacha se servit de sa bague – lampe de poche pour essayer d’y voir quelque chose. Elle éclaira par hasard un homme d’une trentaine d’années, une arme à feu à la main, cherchant tant bien que mal quelque chose dans le noir pourtant complet. Derrière lui, un autre homme, un peu plus jeune, le suivait. La jeune femme se dirigea vers la sortie de secours qu’elle venait d’apercevoir. Elle ouvrit les deux grandes portes et cria :
— Par ici !
Ces simples mots détournèrent le regard de l’assemblée de personnes vers la lueur du jour qui éclairait faiblement la salle. Ils affluèrent donc vers la sortie, se bousculant, jusqu’à ce que tout le monde sorte à l’air libre. Natacha ferma alors la porte et actionna le commutateur qui se trouvait juste à côté. Les deux hommes qu’elle avait vus il y a à peine quelques minutes plus tôt avaient disparu. Partis avec les autres… pensa-t-elle. Elle fut soulagé de voir M. Discon à côté d’elle..
— Suivez-moi, commanda-t-elle au jeune homme un peu décontenancé.
Natacha l’entraîna dans les bureaux de la banque où il retrouvèrent la standardiste qui discutait avec l’homme chauve, quelques instants auparavant.
— Que faites-vous… Commença-t-elle, encore toute chamboulée de ce qui venait de se passer.
Natacha lui montra sa carte de la DST et la standardiste se tut.
— J’ai besoin de récupérer ce que j’ai placé dans un coffre, expliqua M. Discon en donnant sa carte d’identité.
— J’arrive… Obéit la femme au chignon.
À peine quelques minutes plus tard, elle revint avec un petit sac marron, usé par le temps qu’elle donna délicatement au jeune homme. Puis, ce dernier se tourna vers Natacha.
— Je vais vous expliquer à présent… Commença-t-il.
Natacha plongea son regard dans le sien, et se prépara à écouter attentivement.
— Il y a longtemps, une dizaine d’années auparavant, je faisais une randonnée dans l’arrière pays, et en chemin, j’ai découvert une jeune femme, gisant sur le sol, à moitié morte. Je m’approchai d’elle, et essayai de l’aider, et c’est là qu’elle déposa doucement dans ma main ce petit sac. Juste après, la vie la quitta, et je me retrouvai seul, dans cette montagne avec ce petit sac qui contenait…
Natacha ne comprit pas tout de suite. Ce n’est que lorsque le jeune homme s’écroula dans ses bras, et que les doigts de Natacha furent couverts de sang qu’elle réalisa qu’on lui avait tiré dessus. M. Discon s’écroula sur le sol, et attrapa la main de Natacha. Il y déposa le petit sac.
— Pre.. nez…- en… so…in…
Sa tête retomba en arrière, ses yeux se fermèrent et un dernier souffle sortit de son corps, trop jeune pour mourir…Des larmes perlèrent aux yeux de Natacha.
— Mais qu’est-ce que tu as fait ? On était censés l’enlever !
La jeune femme reconnut les hommes qu’elle avait vus quelques minutes auparavant. L’un, une arme à feu à la main, l’autre, déconcerté par le geste de son compagnon.
— C’est pour aller plus vite… Ricana celui qui tenait le pistolet. Puis, il s’avança vers Natacha. Maintenant, c’est ton tour. Ou bien tu nous donnes sagement ce que tu as dans la main, ou bien, tu rejoindras ton petit ami…
Natacha ne sut quoi faire. Elle se leva, et recula peu à peu.
— 1…
Elle essayait de gagner la porte de sortie, mais elle se rendit compte soudain qu’elle n’en aurait pas le temps.
— 2…
Elle arma alors rapidement sa montre, et appuya sur un bouton qui projeta un liquide anesthésiant dans le cou de l’homme au pistolet. Elle en profita pour fuir. Durant sa course, elle se rendit compte que son poing était toujours fermé. Elle l’ouvrit, défit le nœud du petit sac et le vida. Elle s’arrêta pour contempler la beauté fascinante de l’objet qui se trouvait dans sa paume. C’était stupéfiant…
Oops... -_-´
Je viens de remarquer que j´ai oublié la version corrigée....
Bon, je la posterai plus tard...
Salut ![]()
bon j´ai lu (comme tu sais
) et ce chapitre m´a vraiment étonné tant il contraste avec le précédent.
Mais malheureusement, je trouve que certains faits font trop "clichés"(photo, photo
). Et puis j´ai trouvé ce chapitre un peu plus moins fluide que le précédent.
Mais ce n´est pas pour autant que je l´ai trouvé nul attention.
Et puis j´ai pas trop compris, les gangsters disent à 18 heures, et Natacha et pis tout ca (
) ils arrivent sur les lieux qu´à 19 heures. Alors ma question, étourderie ou sens caché ? (je sens que tu vas répondre "sens caché" rien que pour pas te taper la honte
)
donc c´est très bien mais peut mieux faire jeune homme :noob:
ah oui, la suite
![]()
Merci beaucoup d´avoir lu! ^^
D´abord, si ça fait cliché, c´est un normal
Je dois alterner les chapitres, mais j´avais pas grand chose à dire dans celui-là (et je voulais pas tout expliquer maintenant ^^).
Normalement, la suite devrait être mieux.
Pour le 19h (comme tu le sais déjà aussi
), je vais te surprendre : étourderie!!!!
Sinon, je posterai la suite quand je l´aurai écrite... xD
Salut ![]()
Voci la version corrigée.
Salut
Chapitre 1
Assis sur son lit, Tomas écoutait de la musique. Comme chaque soir depuis bientôt six ans, le sommeil ne lui venait pas . Il tourna la tête vers son radio-réveil qui indiquait trois heures du matin. Tomas poussa un long soupir. Depuis que sa mère avait mystérieusement disparu, il n’avait pas passé une nuit sans rester éveillé un moment. La fenêtre recouverte d’un store à moitié fermé laissait filtrer un peu de lumière afin d’éclairer faiblement la chambre. Le jeune garçon se leva de son lit qui émit un petit grincement et se dirigea vers la porte. Il grimpa ensuite le plus doucement possible un escalier assourdissant. Tomas, lorsqu’il fût en haut, se servit un grand verre d’eau glacé afin de lutter contre la chaleur de l’été. Il s’apprêta ensuite à redescendre, lorsqu’il entendit quelque chose :
— Arcos…
Tomas prêta l’oreille.
— Arcos… répéta une voix.
Un frisson parcoura le corps de Tomas. Pourtant, il comprit que l’on lui avait demandé d’approcher et il obéit. La voix le guida au salon où elle s’arrêta nette. Tomas jeta un coup d’œil alentour à la pièce plongée dans la pénombre. Il remarqua alors qu’il se trouvait exactement entre les deux miroirs du salon qui se faisaient face et en reflétaient donc des centaines, provoquant l’illusion d’un couloir sans fin. Brusquement, une secousse ébranla la pièce et les deux miroirs commencèrent à se rapprocher l’un de l’autre. Tomas essaya de bouger, mais ses jambes ne répondaient plus. Il crut affreusement que sa dernière heure était venue, lorsque sous son hurlement suraigu, les miroirs se refermèrent sur lui. Il pénétra à sa grande surprise dans le couloir qu’il avait pris pour une illusion et, inconsciemment, le descendit comme sur un toboggan. Il atterrit ensuite sur un fauteuil, dans un endroit très étrange où se trouvaient déjà cinq autres personnes.
— Ah ! Tomas, nous n’attendions plus que toi pour commencer, dit un homme d’unce cinquantaine d’année et vêtu d’un costume.
— Qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ? Où sommes-nous ? Qui sont ces gens ? Demanda Tomas précipitamment.
— Voyons, Tomas. Calme-toi. Chaque chose en son temps.
— Je pense que nous pouvons commencer à présent, déclara une femme un peu plus vieille. M. Silvester, je vous en prie.
— Merci Mme Groot.
Tomas observa les autres personnes. Trois enfants à peu près du même âge semblaient aussi anxieux que lui. Il apprit rapidement, grâce à M. Silvester, que le garçon s’appelait Morgan, que la fille où Tomas percevait quelque chose d’étrange, Athalia, et que l’autre fille, Laya. D’après M. Silvester, ils étaient tous là pour la même raison.
— Très bien, je crois que nous allons pouvoir en venir au but… Voilà… La raison pour laquelle nous vous avons fait venir ici… C’est compliqué… Et vous risquez d’avoir un choc… Enfin… Balbutia M. Silvester.
Ne trouvant pas ses mots, il se tourna vers Mme Groot.
— Vasco lumvosxhom ? autrement dit « Comment leur expliquer ? » demanda-t-il.
Tomas avait reconnu l’étrange langue qu’il avait entendu tout à l’heure, lorsqu’il se trouvait encore chez lui.
— Hans shal armashi… autrement dit « Suis ton instinct… » Répondit Mme Groot en lui adressant un sourire.
— Très bien… En fait, vous avez tous les quatre un point commun…
— Parce qu’on a presque tous douze ans ? Questionna Laya.
— Oui, entre autre. Mais ce n’est pas que cela.
Tomas sentait bien que M. Silvester était mal à l’aise et que donc, la raison pour laquelle il était ici accompagné de ces enfants ne devait pas être réjouissante.
— Vous avez tous les quatre perdu un de vos parents, n’est-ce pas ?
Tout le monde acquiesça tristement.
— Eh bien c’est cela le point commun. Ta mère, Tomas, et ton père, Morgan, étaient des sortes d’espions qui travaillaient pour nous. Des policiers et des espions en réalité.
— Mais… monsieur, c’est impossible… Commença Tomas. Ma mère était bibliothécaire.`
— Et moi, ajouta Morgan, mon père était…
— Banquier, compléta M. Silvester, oui, je sais. C’est moi qui leur ai demandé de mentir. Ça aurait été trop dangereux pour vous que nos principaux ennemis sachent que vous étiez les enfants de nos meilleurs agents. En effet, ta mère, Laya, et ton père, Athalia, faisaient la même chose que les parents de Tomas et de Morgan. Et c’étaient nos ennemis, Nous avions donc tous prêtés serment sous un pacte que nous n’aurons quoi qu’il arrive, rien à voir avec eux. Et chacun de vos parents ont rompu le pacte… Dit-il en les désignant un par un du doigt.
À ces mots, Tomas sentit monter une bouffée de colère en M. Silvester.
— Pourquoi ? Demanda Athalia encore sous le choc de cette révélation. Ils sont sortis ensemble ?
— Oh, c’était bien plus grave que cela ! Ils ont eu un enfant ensemble…
Alors Tomas comprit. Il compris que son père n’était pas son vrai père, que la mère de Morgan n’était pas sa vraie mère, que le père de Laya n’était pas son vrai père, et que la mère d’Athalia n’était pas sa vraie mère. Et tout d’un coup, tout s’assombrit. Juste parce qu’il n’avait pas réussi à s’endormir cette nuit, il se retrouvait orphelin. Mais il se rendit compte rapidement qu’il pouvait y trouver quelque chose de bénéfique, cela voulait dire que Morgan était son frère ou que Athalia était sa sœur. Il se rappela ensuite que lorsqu’il avait vu Athalia, il avait remarqué quelque chose d’étrange. Et il avait compris maintenant, c’était qu’elle lui ressemblait comme deux gouttes d’eau.
— J’ai compris… déclara-t-il. Athalia est ma sœur et Morgan et laya sont frère et sœur.
— C’est exact. Athalia et toi êtes jumeaux. Par contre, Morgan a un an de plus que Laya. Mais bon, poursuivons. Lorsque nos supérieurs ont appris cela, ils étaient fous de rage. Rompre un serment, pour eux, c’est impardonnable. Ils se sont mis alors à leur recherche et ils ont fait équipe avec nos ennemis. Et lorsqu’ils les ont trouvé, ils les ont tué…
Des larmes perlèrent aux coins des yeux des quatre enfants.
— Mais un des parents a réussi à se cacher. Et c’est pourquoi nous vous avons fait venir.
Une lueur d’espoir s’alluma alors dans le cœur de chacun des enfants.
— Nous voulons le retrouver car c’était un de nos meilleurs agents.
L’espoir disparut pour Athalia et Laya.
— Et surtout, il n’a eu qu’une seule aventure avec un de nos ennemis. C’est une honte, certes, mais ça ne mérite quand même pas la mort !
Tomas crut qu’il allait sauter au plafond. Sa mère était en vie ! Athalia aussi semblait heureuse. Bien qu’elle ne l’ai jamais vu, c’était quand même sa mère !
— Mais monsieur, demanda Tomas.
— Oui ?
— Pourquoi ne nous ont-ils pas élevés ensembles ?
— Pour brouiller les pistes, expliqua M. Silvester. Ils savaient que tôt ou tard, nous découvrirons la supercherie. Ça aurait été trop dangereux de vous laisser ensemble, donc ils se sont répartis la garde des enfants. Nous avons découvert ce qu’ils avaient faits lorsque vous aviez huit ans.
— Comment ça se fait que vous ayez mis autant de temps ? demanda Morgan.
— C’étaient les meilleurs espions que je connaisse. Nous n’aurions jamais pu croire qu’ils aient pur rompre un serment solennel ! Continuons… lorsque nous avons découvert qu’ils nous avaient trompés, ils se sont enfuis. Seule ta mère, Tomas, a réussi à se cacher. Mes collègues te moi avons discuté et nous avons décidé de lui pardonner. C’est pourquoi nous aimerions que vous la retrouviez, Athalia et Tomas. Et si vous seriez d’accord pour les aider, Laya et Morgan…
— Pourquoi les aiderait-on ? Répliqua Laya les larmes aux yeux. Ce n’est pas notre mère à nous !
— Ce n’est pas votre mère, mais c’est votre tante… Expliqua M. Silvester.
— Quoi ? S’exclama Morgan.
— En effet, la mère de Tomas et le père de Morgan étaient frère et sœur, ainsi que celle de Laya et celui d’Athalia. Vous êtes donc tous liés par le sang…
Tomas n’en revenait pas. Lui qui croyait être orphelin, il retrouvait sa mère, une sœur, et deux cousins !
—Dans ce cas-là, j’accepte de les aider. C’est toujours mieux que de rester orphelin. Annonça Morgan.
— Moi aussi, déclara Laya.
— Très bien ! Poursuivit M. Silvester. On a vu pour la dernière fois Mme Harraps au nord de la France, à côté de Paris. Je crois qu’elle s’apprêtait à prendre l’avion. Vous partez demain à dix heures.
Il se tourna ensuite vers Mme Groot.
— Rhakui corsam pod exant tal… autrement dit « Je crois que c’est tout…. »
— Galkmada manter Silvester, galkmada… autrement dit « Les gadgets monsieur Silvester, les gadgets… »
— Ah oui ! J’allais oublier ! Les gadgets… Nous vous avons fabriqué un petit gadget pour chacun de vous. Comme nos ennemis sont déjà à la recherche de ta mère, Tomas, vous aurez besoin de quelque chose pour vous défendre au cas où. Mais je souhaite que vous effectuiez une mission discrète, donc, ces objets doivent passer inaperçus. C’est pourquoi j’ai réfléchi à ce qu’un adolescent de douze ans pourrait avoir constamment sur soi. Toi, Athalia, tu aimes bien te maquiller, n’est-ce pas ?
— Oui, répondit-elle. Je porte toujours une trousse de maquillage avec moi. Et puis cela m’amuse et ça m’aide à me sentir plus adulte…
— Très bien, je t’ai donc fabriqué un rouge à lèvres laser. Lorsque tu l’ouvres et que tu le tournes vers la droite, un rouge à lèvres tout à) fait normal apparaît, mais si tu le tournes vers la gauche, c’est un laser qui sort ! S’écria-t-il en faisant la démonstration.
Il tendit ensuite l’objet à Athalia qu’elle fourra dans sa poche.
— Pour toi, Tomas, j’ai remarqué que tu portais des pendentifs. En forme de dragon plus exactement.
— C’est exact…
— Regarde ce que j’en ai fais !
— Je l’ai cherché partout ! S’exclama-t-il en reconnaissant son pendentif.
— Tu sais, ça faisait longtemps que l’on avait prévu cela, j’ai donc organisé un petit emprunt chez toi… Expliqua en, esquissant un sourire. Mais bon, regarde bien. Quand tu tournes le pendentif, tu peux apercevoir un petit bouton si tu regardes de très près. Deux petits coups secs dessus et un liquide anesthésient sort du faux diamant.
— C’est un faux ? demanda Tomas en s’emparant du pendentif.
— Oui, pourquoi ?
— Parce que je me suis fait arnaquer… répondit-il en soupirant.
— Désolé pour toi… Mais bon… Toi, Morgan, je t’ai conçu une montre-carte. Tu n’as qu’à dire l’endroit où tu te trouves en appuyant sur le bouton de gauche, et une carte topographique apparaît sur l’écran. Mais si tu parles en appuyant sur le bouton de droite, c’est un trajet pour atteindre une destination qui apparaît. Pour parcourir la carte, tu te sers de ces quatre boutons. Le bouton du haut pour aller en haut, celui du bas pour aller en bas e cetera.
— Merci monsieur ! Dit Morgan en observant la montre de plus près.
— Et enfin pour toi Laya, continua M. Silvester, voici deux boucles d’oreille identique aux tiennes. Si tu te sers de celle de gauche, un appel eszt directement transmis ici. Ensuite, tu n’as plus qu’à parler. Mais si tu te sers de celle de droite, un amplificateur de son se met en route. Du moment que tu vois la personne dont tu veux épier la conversation, ça marchera. Mais plus loin, tu n’entendras rien du tout.
— Merci beaucoup monsieur, répondit Laya en attachant les boucles à ses oreilles.
— Mais de rien ! Forshi exant tal, Mantera Groot ? autrement dit « cette fois c’est tout, Madame Groot ? »
— Forshi exant tal ! autrement dit « Cette fois c’est tout ! » répondit Mme Groot.
— Très bien, juste un dernier point. Je suis sûr que vous seuls pouvez retrouver la mère de Tomas et d’Athalia. Vous êtes les enfants des meilleurs espions que je connaisse ! mais il vous faut quelqu’un d’adulte pour vous accompagner dans votre « quête », et c’est moi qui m’y colle ! Nous partons comme je vous l’ai dit demain à dix heures pour Roissy et Orly. Si Mme Harraps s’apprêtait à prendre l’avion, il n’y a que là qu’elle a pu aller.
Tomas n’en revenait toujours pas. En une nuit, il découvrait que sa mère était toujours vivante, qu’une jeune fille très sympathique était en faite sa sœur jumelle, qu’il avait deux cousins et qu’il allait pouvoir échapper à son « père ».
— Mais monsieur, qu’allez vous dire à nos « parents » ? demanda-t-il.
— Que vous avez mystérieusement disparu, comme vos parent, je me suis arrangé pour brouiller les pistes. Bon… Quelle heure est-il ? — il jeta un coup d’œil sur sa montre — Quatre heures et demie ! Déjà ! Bon, je pense qu’il serait bon que vous alliez vous coucher, la nuit sera courte. Je viendrai vous réveiller demain à neuf heures et demie. Si vous voulez bien me suivre, je vais vous montre votre chambre.
Les enfants s’exécutèrent. M. Silvester prit la tête, suivi de Morgan, Laya, Athalia et Tomas. Ils traversèrent un long couloir semblable à celui dans lequel Tomas se trouvait une heure auparavant. Celui-là était orné de centaines de portraits. Les trois derniers tableaux représentaient deux hommes et une femme . Tomas comprit que le dernier homme des portraits était son père, la ressemblance était frappante. Et juste après ce tableau, Tomas aperçut une place vide. Si nous ne la retrouvons pas, c’est ma mère qui y figurera… pensa-t-il. À ce moment, des larmes vinrent lui piquer les yeux. Après la série des portraits, le mur était nu. Ils continuèrent à longer le long couloir, jusqu’à ce qu’il arrive à une petite porte, toute seule, sur la gauche du couloir.
— C’est ici, annonça M. Silvester. Entrez, je vous en prie.
Les quatre enfants obéirent et découvrirent une pièce spacieuse, ornée de d’autres. À chaque coin était placé un vaste lit, couvert de draps. Au centre de la pièce se dressait une table, près d’un évier et d’un plan de cuisine. Les placards étaient remplis de chips, de gâteaux et de boîtes de conserve. Le frigo abritait des fruits et des légumes, et plusieurs packs d’eau. Les armoires, elles, contenaient divers vêtements propres et des serviettes de toilettes. Sur chaque mur de la pièce, il y avait une porte. Elle donnait sur une salle de bain où se trouvaient une grande baignoire et un lavabo. Tomas avait remarqué les brosses à dents posées sur le rebord de l’évier, ainsi que du dentifrice. Il n’avait jamais vu une chambre aussi riche ! C’était magnifique.
— C’est génial ! S’exclama Morgan en s’affalant sur le lit.
M. Silvester esquissa un sourire.
— Oui, je sais ! Allez, bonne nuit. À demain, dix heures. Rappela-t-il en faisant demi-tour.
— Bonne nuit M. Silvester. Répondirent les enfants en chœur.
Ces derniers avaient rapidement accepté l’idée qu’ils allaient quitter leur vie d’avant, pour partir à la recherche de leur mère ou de leur tante, mais en comparant avec la vie qu’ils menaient avec leur « parents », cette « quête » semblait être le paradis. Et en plus, c’était la meilleure façon de connaître mieux leur frère ou sœur. Mais Tomas se rappela qu’il avait une dernière question à poser à M. Silvester. Il se leva donc et, à toute vitesse, gagna la porte. Le vieil homme était encore en vue.
— M. Silvester ! Appela Tomas.
Il se retourna et se dirigea vers Tomas.
— Oui ?
— Je voulais vous demander… Quelle est cette langue que vous parlez ?
— Ah ! C’est une langue inventée afin que l’on ne nous comprenne pas lorsque l’on parle avec quelqu’un, comme tout à l’heure avec Mme Groot. Idéale pour les espions. Elle s’appelle « Tamashi torni ». Cela veut dire « La langue secrète ». Si tu veux, je te l’apprendrai pendant le voyage.
— Ce serait super ! S’exclama Tomas.
— Alors c’est d’accord ! Mais maintenant, vas te coucher, Tomas. Sinon, demain, tu ne tiendras pas debout !
— Oui, monsieur. Mais vous pouvez m’appeler Tom. Répondit-il en lui souriant.
— Et toi, tu peux m’appeler Jeffrey, répondit M. Silvester en lui rendant son sourire.
Puis, Jeffrey tourna les talons et poursuivit son chemin, alors que Tomas se dirigea vers la chambre. Sur son lit, Athalia l’attendait et tom remarqua que Laya et Morgan étaient déjà plongés dans une grande conversation.
— Alors comme ça on est jumeaux… Commença Athalia lorsque Tomas s’approcha.
— On en a tout l’air… répondit Tom en adressant un sourire à son interlocutrice. Alors, toi tu viens d’où et comment es-tu arrivée ici ?
— J’habite près de Paris, expliqua Athalia, à Amiens. Je suis bonne en classe, spécialement en français et surtout en rédaction. Mon père a disparu lorsque j’avais huit ans, et depuis, je vis avec ma « mère » que je déteste. Je crois que même si je ne te connais que depuis environ une heure, tu es la personne que je préfère… Et mes cousins aussi. Cette nuit-là, j’ai eu une insomnie, comme très souvent d’ailleurs. Et j’ai entendu une voix étrange. Je l’ai suivi, et je ne sais trop comment, je me suis retrouvée ici… Et toi ?
— C’est pas pour rien que l’on est jumeaux ! C’est pareil que toi sauf que je vis avec mon « père » et que j’habite Paris… Je suppose que tu es toi aussi née le quinze décembre… Dit-il en riant.
Après avoir longuement discuté, Athalia regagna son lit, et les quatre enfants s’endormirent.