Bon, même si tu me le rendras sûrement avec une méchante critique teintée de mépris, j´ai lu. Dans l´ensemble j´aime plutôt bien, même si j´ai pour l´instant un peu de mal à ressentir l´"horreur", j´sais pas trop pourquoi. Le principal reproche que j´ai à faire sur ton texte, c´est le mélange passé/présent qui entraîne une certaine confusion. Dans certains textes c´est volontaire, mais là ça m´étonnerait que ce le soit, ou alors c´est un peu raté.
(ou alors c´est une espèce de procédé stylistique qui marche pas sur moi.
)
Et, euh voilà...j´ai pas grand-chose d´autre à dire, à part : la suite? ![]()
Et bien, je suis très heureux d´avoir un autre lecteur. C´est très honorable de ta part étant donné qu´il y a les faits que l´on sait...
Ca se fête ![]()
Pour l´horreur, et bien, j´essaie de travailler l´atmosphère, j´espère que d´autres parties bien plus cauchemardesques du récit t´emballeront.
Quant au temps, je ne m´en étais pas rendu compte, je ferai plus attention à cela pour les prochains chapitres.
Et voilà !! !
à tous. Voici le chapitre 3, comme promis, avec un peu d’action. Vous en apprendrez plus sur Ethan.
J’ai fait ce que j’ai pu pour les temps des verbes, imparfait/passé simple pour action, description. Présent pour pensé philosophique d’Ethan sur le monde. Futur pour… le futur. Enfin, j’y ai passé du temps et j’espère que ce problème sera réglé.
Bref, je me permets également de signaler que j’intègre des clins d’œil et hommages dans mes chapitres aux œuvres que j’ai appréciés.
Dans ce chapitre, 2 allusions directes à « Old boy », très beau film coréen, dans le chapitre 2, 2 allusions directes à Lovecraft plus de nombreuses indirectes. Et également reprise de théories « houellebecquiennes » que je soutiens pleinement.
Et voilà, j’attends bien évidemment vos critiques (un petit lecteur de plus ne me dérangerait pas
).
3. L’Evêque
Je hais cette société. Les gens puent la haine et la malveillance. Incapable d’avoir de la morale, incapable de répandre de la gentillesse, incapable de ressentir de l’amour. Tout ce qu’il reste, c’est de l’animosité, de l’antipathie et de l’aversion. Ils puent, ils puent le fiel et le souffre. Ils empuantissent mon air avec leurs impuretés. Pourquoi les sauver ? Pourquoi sauver une société qui a choisi le libéralisme et le racisme à la place du communisme et du respect ?
Je regardais le canon de mon Beretta en réfléchissant à tout cela, à la vie. La vie n’est qu’un jeu pervers inventé par les plus intolérables monstruosités qui existent dans tout le cosmos. Pourquoi ne pas en finir maintenant ? Pourquoi ne pas répandre ma cervelle sur le sol bitumé de la septante-deuxième avenue ? Oh… Je sais très bien pourquoi. J’ai vu ce qu’il y a derrière la mort. J’ai vu le plus colossal abîme d’atrocité qu’on peut concevoir. Je l’ai contemplé il y a de cela 22 ans, alors que je fixais le regard du Dieu abject, celui-là même qui revient me hanter à présent.
Il ne faut pas mourir. Il ne faut pas dormir. Il ne faut pas réfléchir. J’aspire à un sommeil sans rêves, à un endroit sans ses « ombres » qui me poursuivent. Et pour avoir la quiétude, ne serait-ce qu’une année de plus, je dois affronter ces démons impies et les renvoyer dans la géhenne d’où elles se sont échappés.
C’est pour ça que je suis ici, sur la septante-deuxième, tout près de l’appartement d’un certain évêque… Je le ferai parler et je ne tremblerai pas, même si cet organisme écoeurant n’est pas de ce monde. Je connais le secret de la peur. Les gens tremblent car ils imaginent, n’imagine rien et tu seras plein de courage…
Mon but, connaître la raison de ce meurtre, apprendre pourquoi une statuette de l’innommable avait été retrouvé sur les lieux du crime et enfin trouver tous les membres de ce culte maudit, qui ont brisé mon âme si jeune. Je leur ferai payer ce que leur Dieu dément m’a fait, et même si je dois manger chaque morceau de leur cadavre pourrissant, je jure de les tuer tous, mais aucun n’échappera à mon courroux. Je me fichais de récupérer la statuette, elle n’est qu’un symbole. C’est celui qui l’avait récupéré qui m’intéressait…
J’entrais dans le petit immeuble luxueux qui abritait l’ecclésiaste. Je rentrais mon arme dans ma poche au cas où des quidams seraient présents dans le bâtiment, malgré l’heure tardive. Bien évidemment, j’avais pris mes précautions. Je m’étais habilement habillé d’un vaste impair noir et d’un chapeau grisâtre pour empêcher quelque reconnaissance visuelle. Le pistolet n’était pas mon arme de service. Je l’avais acheté à un petit trafiquant dans une ruelle sombre il y a bien des années. J’avais utilisé alors les ruses adéquates (capuche, lunette, habit neutre) pour éviter une possible identification par la suite. Autant dire que rechercher cette arme ne mènerait nulle part. Je l’avais bien souvent utilisé et avais du par la suite acheter d’autres armas illicites sur le marché noir. Mais j’avais une préférence pour le Beretta, l’arme était légère, précise et n’offrait pas un recul important. Quoi qu’il en soit, ce flingue servirait aujourd’hui…
Je regardais les plaquettes métalliques qui indiquaient les numéros d’étages. Le soi-disant évêque habitait au troisième. Autant ne pas y aller par quatre chemins, je sonnais à l’interphone… Ce fut la même voix grave et caverneuse, entendu plus tôt dans la matinée, qui répondit à mes suppliques.
- Oui ?
- Ici l’inspecteur Latan. J’aurais besoin de vous parler au sujet du meurtre. Il semble que des indices aient échappé à notre perspicacité. Mais une seconde fouille a fait apparaître de nouveaux éléments. Je suis chargé de vous…
- Troisième gauche.
Le bruit strident indiquant l’ouverture des portes me surprit quelque peu. Effectivement, déranger un enquêteur si tard, même pour présenter de nouvelles preuves déterminantes, était loin d’être une procédure habituelle. Je m’attendais à rencontrer quelque résistance, voir un possible interrogatoire. Je regrettais à présent de ne pas avoir forcé la porte. Il fallait être sur ses gardes…
J’entrais dans le hall du bâtiment somptueux, éclairé par un grand lustre étincelant et me dirigeais vers l’ascenseur. L’appréhension commençait à me gagner, comme quelque panique insurmontable. Quelle chose sacrilège m’attendait au troisième étage ? Quel esprit hérétique aurais-je à affronter ?
Tandis que je me posais ces questions, les portes de l’ascenseur s’ouvrirent. Je montais et alors que la machine m’emmenait vers quelques cieux insoutenables, j’armais le pistolet. Je savais que bon nombre de ces choses étaient insensibles à nos armes. Beaucoup d’entre-elles n’étaient même pas totalement dans notre plan d’existence. Mais le contact que j’avais eu avec l’évêque prouvait son existence matérielle. Je ne fléchirai pas…
Au moment même où retentit le bip sonore indiquant l’ouverture des portes, je me précipitais dans le couloir et écartais complètement la porte alors à moitié ouverte. Ce que je vis me figea. L’évêque était devant l’entrée, me regardant placidement. M’étais-je donc trompé ? N’était-il pas un de ces vils serviteurs du Dieu sacrilège ? Je ne pouvais y croire.
Je me jetais sur l’être, le poussant contre un mur et l’étranglant à moitié avec mon bras.
- Inspecteur Latan… Que… Que faites-vous ?
- Tais-toi abject, je sais qui tu sers. Que veux-tu faire de cette statue ? Que prépares-tu, démon pernicieux ?
- Je… Je ne comprends pas.
- Ah oui,… et bien tu vas comprendre…
Je pressais fermement le Beretta contre la main de l’évêque et lui ordonnais de serrer l’arme. Je tirais alors une balle qui lui éclata sa main. De suite, une matière inqualifiable et noirâtre se déversa sur le parquet lustré. Je sentis alors une odeur pestilentielle, que même les pires déjections et les cadavres les plus pourrissants n’exhalent que très rarement. Mais ce qui me révulsa encore plus fut le cri infâme, immonde et ignoble que la créature poussa. Que tous les dieux de l’Univers s’unissent pour que je n’aie plus jamais à entendre de tels sons. Si on peut parler de sons, toutefois…
Et alors que je me bouchais les oreilles pour préserver l’intégrité de mon esprit, la créature sortit de mon étreinte et me saisit le cou avec la main qui lui restait. Cette chose avait une force herculéenne et je ne dus qu’à ma volonté de ne pas m’être évanoui. Je réussi à tirer un second coup de feu. La balle pénétra dans le torse de la créature, là où aurait du se trouver le cœur. L’être relâcha ma personne et s’affala sur le parquet.
Je repris mon souffle et pointa l’arme sur ce qui avait été un évêque. A présent, la peau était encore plus blanche et la puanteur était inacceptable.
- A présent, si tu tiens à la vie, réponds-moi. Que veux-tu faire de la statuette ? Qui a tué Martinez ?
- La vie n’est rien. Cette statuette n’est rien. Nous ne voulons pas que notre culte soit connu du public. C’est pour cela que j’ai été prendre la statuette, mais elle n’est que babiole.
- Qu’entends-tu par « nous » ?
- Bien des choses… Ca n’a pas d’importance. Tu es déjà mort. C’est la première chose que j’ai remarquée en entrant dans cette église. Tu n’es plus tout à fait un être humain. Pour tous ceux qui « voient », ça saute aux yeux. Tu as quelque chose de très rare…
- Arrête de mentir, démon, ça ne te sauvera pas.
Un sourire sardonique défigura le visage du monstre.
- Tu ne le sais donc pas. Tu ignores pourquoi tu es poursuivi par des ombres, pourquoi même tes rêves ne t’apportent pas la paix, pourquoi tu n’as plus ris depuis si longtemps. Dis-moi, mortel, depuis quand n’as-tu plus été heureux ? Est-ce que tu t’en souviens seulement ?
- Que… Que sais-tu, ange blasphémateur ?
Un rire diabolique sortit de la bouche de l’évêque.
- Parle ou je détruirai ta vie perverse…
- Tu as quelque chose d’exceptionnelle, Latan. Je ne sais comment tu t’y es pris, mais pour avoir tel privilège, tu as du apercevoir le Maître… Je parle de ton âme, Latan. Tu as une fêlure dans ton âme. Pas vraiment humain, mais pas vraiment spectre non plus. Ces ombres qui te suivent sont comme toi, des damnés... Elles te poursuivront pour sucer toute ton âme et tout ton être. Et tu deviendras l’une d’elles, occupé à errer entre les mondes, un charognard… Et plus jamais tu ne seras joyeux, plus jamais tu ne seras heureux. Tu deviendras alors ce que tu as toujours été en réalité… la peine, la morosité, la mort…
- Tais-toi, tais-toi maudit…
Je déchargeai alors toutes les balles de mon pistolet sur l’infâme. La chose pissa toute sa substance et toute sa matière sur le sol, et elle hurla, de ce cri affreux, alors qu’elle n’avait plus de bouche…
Je crus devenir fou et je ne sais quel charitable être me fit tenir. Tout ce qu’avait dit l’évêque était vrai. J’étais damné depuis que j’avais contemplé le reflet du Dieu terrible.
Malgré mon état, je fouillais la maison et je trouvais la statue que je brisai sur le sol. Je sortis de l’appartement et avant de refermer la porte, je me retournais. L’évêque n’était plus là. Comment pourrait mourir ce qui n’avait jamais existé ?
Cependant, alors que je refermais la porte, je sentis quelque chose, une odeur étrange, une odeur détestable, une odeur intolérable…
A suivre amis lecteurs… ![]()
Et bien...intéressant, effectivement.
Toutefois, il faudra bien que tu nous dévoiles ce "Dieu" un jour ou l´autre, et j´espère bien que c´est dans tes plans, qu´on sache ce qu´il a de si maudit.?
A part ça, peut-être aurais-tu pu insister encore plus sur l´atmosphère et l´horreur, mais c´est déjà pas mal.
P.S. Pour les temps, deux solutions : soit t´écris le texte entièrement au présent, soit t´écris au passé et "pensées", tu les mets entre guillemets. Car les phrases genre "Mais j’avais une préférence pour le Beretta, l’arme était légère, précise et n’offrait pas un recul important. Quoi qu’il en soit, ce flingue servirait aujourd’hui… " font tache. Il dit "aujourd´hui" (ce qui implique une narration au présent) et juste avant il parle au passé. Donc soit tu mets quelques extraits entre guillemets, soit le présent, ou soit un autre truc qui m´a échappé.
Tu peux aussi rester comme ça, ce n´est pas si gênant en soi, mais ça me fait un peu bizarre quand même. ![]()
Pourquoi detruit-il la statue, si elle est lié à l´enquete?
Sinon moi ca m´a rappelé Sin city, et ton pretre on dirait une version blanche du yellow bastard ( si jamais tu connais...)
Bon ben, la suite ![]()
Azerty --- Evidemment, je dévoilerai le fameux Dieu. Toutefois, il y a deux écoles en ce qui concerne les écrits d’horreur : Lovecraft et King. Vous aurez compris mon petit préféré (même si j’aime les deux). Ainsi, dans cette école, on « effleure » plutôt l’horreur sans vraiment la discerner, car dès fois, à force de trop décrire les créatures, le mystère s’en va et l’atmosphère est tuée, je préfère parler d’abjections tout en étant un peu à l’écart.
En ce qui concerne les verbes, et bien, je vais vraisemblablement mettre les pensées entre guillemets, comme tu me l’as conseillé. Merci de tes critiques constructives et de ta lecture.
Biskis --- Ethan vient d’affronter une abomination. Il a comprit que la statuette ne le mènera nulle part, ce n’est qu’un symbole. De plus, il était alors en rage contre l’évêque et le culte. Mais ne t’inquiète pas, il y aura d’autres pistes qui le mèneront aux membres du culte et au meurtrier de Martinez…
Quant à Sin City (fan de Tarantino ?? ?), j’ai vu le film (très bon film d’ailleurs), mais je ne lis pas la B.D, je suppose que yellow bastard est le type jaune qu’affronte Bruce Willis.
Oui, c’est une bonne comparaison mais je n’y avais pas pensé en décrivant l’évêque.
Sinon, biskis, quelque chose me chiffonne en lisant tes critiques, tu commentes à chaque fois mes textes, mais tu ne me dis pas ce que tu en penses vraiment. J’aimerais bien que tu me dises si mon texte te plaît ou pas ?? ? Merci quand même de ton soutien
Sinon, merci de vos critiques, je penses introduire d’autres phases d’action plus prolongées plus loin dans le texte, même si le prochain chapitre sera vraisemblablement plus calme.
D’autres lecteurs ?? ????????
Mon latex et ta mort ont exactement le meme nombre de post, comme c´est amusant!
Oui je garde un aspect plutot neutre dans mes critiques, je ne suis pas vraiment fan de policier, ni trop de fantastique ( bien qu´ayant lu la quasi totalié du sieur Kin ), mais je prefer avancer encore dans ton scenario, limite a la fin, pour prendre un recul necessair et me fair un avis, pour l´instant je suis ta trame principal, je verrais ensuite (
)
Mais sinon ton texte me séduit assez, chose rare vu que su ce forum je ne lis soit que les textes de 5 lignes, soit les commentaires que l´ont me laisse.
Et pour ce qui est du texte, je trouve que chaque chapitre change completement, on reconnait jamais notre policier, d´abord policier banal, puis philosophe, et maintenant bastonneur.
Je voulais egalement demander, à quel epoque se deroule ton recit?
De nos jours, pourquoi ?? ?
Sinon, je tiens à préciser que mon texte devrait compter plus ou moins 10 chapitres. Toutefois, cette estimation est « vraiment » à prendre à la légère étant donné que j’ignores encore la place que me prendra certains passages (j’ai quelques idées assez sympas
). Cela vous permet toutefois de comprendre que ce texte sera plus une longue nouvelle qu’un roman.
Quoi qu’il en soit, j’attends d’autres lecteurs potentiels ![]()
Hello alors au sujet des 4 chapitres que je viens de lire, en gros c´est pas mal. Continue
Personnellement j´ai d´abord pensé au Da Vinci Code en lisant ça, avec une touche d´horreur et de language vulgaire comme King le fait si bien. Ensuite j´ai également bien pensé à Sin City. Et biensûr cette histoire de culte fait référence à Lovecraft. C´est un mélange intéressant. Cependant je te dirais de faire attention de pas trop en mettre. Je crois que ton ambiance glauque peu être plus efficasse si tu t´en tiens à un style par exemple. Sinon je trouve que la caractère de ton personnage est légèrement contradictoire. C´est un flic rebel, qui se dit super gentil, communiste etc. Mais d´un côté il en a rien à foutre de tuer des gens, il est radical, violent, etc. Enfin bon c´était mon ptit comm, alors continue ton récit ![]()
Merci de ta lecture Captain-Dorff, ça me fait plaisir
Quant à cette histoire de style, à vrai dire je n’essaie pas de faire un melting-pot de ce que font certains auteurs, mais j’essaie d’avoir mon style propre. Il est vrai que je me suis inspiré de Lovecraft, mais en rajoutant bien des éléments qui me sont inhérents (dialogues, actions, les faits sont contemporains, héros assez « démoniaque »). En ce qui concerne les autres auteurs, peut-être as-tu trouvé des éléments de comparaison, mais j’avoue ne pas y avoir pensé en écrivant mon histoire (ni à king, ni à Brown, ni à Sin City).
Quant au héros, tu tires dans le mile, il est « effectivement » contradictoire. A vous de choisir votre opinion sur ce (anti-)héros.
- Soit c’est un être plein de compassion envers les humains mais dégoûtés d’eux par leurs actions abjectes, ce qui le remplit plein de haine envers ces gens.
- Soit c’est un être abominable aussi mauvais que les humains qu’ils détestent.
Comme j’aime que le lecteur tire sa propre conclusion du récit, je vous laisse choisir votre option, bien que moi-même, je me réfèrerais à la première.
D’ailleurs, même le nom du héros vient semer le trouble. Latan = Latent, ce n’est pas innocent de ma part, tout comme Fidel=Fidèle.
Latent : Qui existe mais ne se manifeste pas encore.
Cela symbolise l’ombre qui est caché au plu profond de son être et sa propre personnalité, enterré sous ses chaires.
Quoi qu’il en soit, je suis très heureux d’avoir reçu ton com et merci pour tes encouragements et surtout souviens-toi, toi qui est fan de Lovecraft (d’après ce que j’ai vu sur le forum Lecture) « que n’est pas mort ce qui a jamais dort et au long des siècles peut mourir même la mort ».
J’espère te voir pour les prochains chapitres.
![]()
Oui je lirai le reste de ton récit
Sinon bah ma nouvelle (fanfic pourrait-on dire) Lovecraftienne, je la posterai ici lorsque terminé, bientôt normallement. Mon titre provisoire est "Le Caméléon qui traversait les âges" alors t´es le bienvenue à venir la lire ![]()
pour mes deux lecteurs...
![]()
J´adore ton titre
j´ai pas encore lu par contre mais je te promet de m´y mettre ![]()
Ah bu, je pensais avoir deux suites, ben même pas. Schnirrrf. Bon, c´est très bien tout ça. Un peu rapide sur les bords peut-être, mais c´est sûrement voulu. Plus de problèmes de temps non plus, c´est bien ça.
Accessoirement, y´a quelques fautes aussi ("créature infect" par exemple.
)
La suite? ![]()
Merci de ton com.
La suite viendra sûrement demain.
C´est vrai que c´est assez rapide, mais j´aime bien les chapitres courts et l´histoire est plutôt une grande nouvelle (environ 11 chapitres).
Pour les fautes, comme je sais que certains lecteurs n´aiment vraiment pas ça, je fais attention généralement, j´essayearais d´en faire un minimum.
Quoi qu´il en soit, la suite probablement demain et merci de ta lecture ![]()
Et voilà le chapitre 5, sublimes et magnifiques lecteurs ![]()
J’espère que vous apprécierez, il y a un peu d’action et j’approfondis le mystère sur le prêtre (Alessandro Martinez). Le chapitre 6 s’appellera La Réanimation. En lisant le 5, vous comprendrez de quoi il s’agit exactement.
Bon et bien, je vous souhaite une agréable lecture
5. Le Manoir
« Bitume. Une longue lanière noire longe quelques champs de maïs. Lewiston, ville du Maine. La voiture de Mathias Fidel nous conduit quelque part, au sud de Lewiston, vers la campagne, vers un vieux manoir, vers l’ancienne demeure d’Alessandro Martinez. »
Tôt dans la matinée, alors que je prenais quelque drogue pour m’empêcher de dormir, mon téléphone sonna. Fidel m’appelait pour me transmettre de nouveaux éléments. Les légistes avaient confirmé la mort par choc nerveux et chose étonnante, on avait appris que Martinez avait une autre maison, un manoir plus précisément. Jusqu’ici, j’avais tenu pour acquis le fait que Martinez habitait dans la petite loge attenante à l’église. Il était fort peu probable qu’un prêtre ait pu s’acheter un manoir. Sûrement un héritage familial.
J’insistais pour visiter le manoir de Martinez. Mathias ne comprenait pas. Le manoir n’avait aucun rapport direct avec le meurtre et étant donné qu’il se trouvait dans le Maine, il fallait mieux envoyer une patrouille de l’Etat.
Mais cette proposition ne me plaisait guère. Le fait que Martinez soit lié au culte par quelque façon m’intéressait. Ce manoir perdu dans la campagne cachait peut-être quelques abominations inavouables et peut-être allions-nous trouver la raison du meurtre.
J’obtins la coopération de Fidel et le commissaire Pickman, voulant vraisemblablement se racheter d’avoir laissé la statuette entre les mains de l’évêque, me permit d’aller à Lewiston. De plus, Pickman savait pertinemment que je faisais un meilleur travail lorsque j’avais les mains libres.
C’était pour cela que Fidel et moi-même empruntions routes et chemins depuis plusieurs heures. Le manoir ne devait plus être loin lorsque Fidel m’adressa la parole :
- Bon Dieu, mais que cherchez-vous ?
- La vérité Fidel, rien que la vérité…
- La vérité ? Vous pensez qu’on la trouvera dans un manoir qui était à plusieurs centaines de kilomètres lorsque le crime a eu lieu. Ca n’a aucun sens.
- Je pense que ce prêtre avait des choses à cacher. Le fait même qu’il ait un manoir me paraît suspect. Même si ce manoir lui vient d’un héritage, un homme d’Eglise correct l’aurait revendu pour donner de l’argent à quelques associations catholiques.
- L’Eglise n’est pas une secte, Latan. Vous n’êtes pas obligés de vous déposséder de tous vos biens pour y entrer.
- Bah, des fois, la différence me paraît bien mince. L’Eglise catholique a elle aussi prélever des impôts sur la populace en son temps. Toute religion, basée sur le pouvoir, la richesse et le vice, doit en premier lieu déposséder les braves gens de leurs biens si elle veut étendre son empire.
- Comment pouvez-vous dire ça Ethan ? Comment pouvez-vous soupçonner un prêtre de malhonnêtetés ? N’êtes-vous donc pas un honnête chrétien comme tout homme bon sur cette Terre ?? ?
- Diantre non. Mes parents étaient peut-être deux fermiers abrutis par le travail et par l’alcool, mais ils n’ont jamais fait la bêtise de me baptiser. Les catholiques vénèrent des sottises et leur religion est bâtie sur le sang. Au moins, les Grands Inquisiteurs voyaient juste à leur époque. Il y a effectivement des dieux, mais ils sont cruels et malfaisants, réclament des sacrifices et de la chair… Il existe des choses que vous ne soupçonnez pas en ce bas monde, Fidel, et si mes appréhensions sont justifiées, vous n’allez pas tarder à admirez un manoir que j’imagine rempli d’aberrations et de tourment…
Au moment où je prononçais ces mots, un manoir de style colonial se dressa dans toute sa grandeur devant mes yeux. Le manoir comptait deux étages. A observer les environs, on comprenait que cette bâtisse avait fait partie d’une grande propriété à l’époque. De vastes champs de maïs s’étalaient derrière le manoir et on devinait au vu de certains débris sur le sol que d’autres bâtiments, des annexes du manoir, s’élevaient sur le terrain bien des années auparavant. Cependant, les champs n’avaient plus été cultivés depuis des années et n’étaient plus à présent qu’un repère à insectes et autres vermines. Les bâtiments avaient été rasés et le manoir faisait grise mine.
J’entrai dans le manoir décrépit, avec une sorte d’appréhension malsaine. Mathias était sur mes pas. Nous avions obtenu les clés de la maison grâce au commissariat. Les policiers les avaient trouvés dans la loge du prêtre. Dans un coffre fermé par une serrure à combinaison qu’ils avaient du faire exploser. Il fut facile de découvrir ce qu’elles ouvraient, étant donné que sur la tranche d’une d’elles était notée « Black Manor »…
La première chose que je remarquais dans cette étrange demeure fut le calme qui y régnait. Cela pouvait sembler normal pour une habitation vide mais généralement les bruissements sonores provoqués par les appareils électriques en veille ou encore par les horloges donnaient une certaine vie à n’importe quel décor. Mais je me rendis compte que cette impression était surtout due à l’isolement du lieu. Il n’y avait pas âme qui vive à des kilomètres à la ronde et la seule route qui menait à cet endroit était un petit chemin boueux quasiment recouvert par la terre.
Mathias et moi-même fouillâmes le rez-de-chaussée à la recherche de papiers, de documents ou d’objets qui pourraient nous donner une idée sur ce que faisait le prêtre dans cette vieille bâtisse. En fouillant la cuisine, je me rendis compte que le prêtre ne possédait ni frigidaire, ni plaques de cuisson. La seule nourriture présente dans la maison était une sorte d’aliment visqueux enfermé dans des pots. Ne pouvant identifier la substance, je retirai le couvercle. Une odeur des plus repoussantes se fit sentir et je refermai précipitamment le pot. C’est alors que j’entendis quelque chose. Un bruit sourd faisant penser à des pas. Le son semblait provenir de la cave. J’essayai de percevoir d’autres bruits mais rien ne se produisit. J’en déduisis que mon angoisse et cette étrange demeure m’avaient fait entendre des choses qui n’existaient pas. Je poursuivis alors l’inspection du manoir. Ni télévision, ni quelconque trace de technologie dans toutes le pièces du rez-de-chaussée. L’électricité n’était même pas installée. C’était principalement une faible lumière pâle, venant des fenêtres, qui éclairait la maison. Cette résidence ne semblait pas avoir changée depuis sa construction. Alors que je m’appesantissais sur ses réflexions, un bruit bien plus net se fit entendre. C’est alors que Mathias me rejoignit.
- Vous,… vous avez entendu…
- Oui… Ca venait de la cave.
Nous nous dirigeâmes vers un long escalier en pente, repéré plus tôt. Il s’agissait d’un grand escalier qui descendait à au moins dix mètres sous terre pour rejoindre une petite porte sombre. Celle-ci nécessitait une clé. Je sortis alors le trousseau et mon regard fut rapidement attiré par une clé noirâtre. Et ce fut sans surprise que je constatais qu’elle ouvrait effectivement la porte. Nous débouchâmes alors sur les ténèbres. Sans électricité et sans fenêtres, il était impossible de distinguer quoi que ce soit. Je sortis alors une lampe électrique que je braquai sur l’obscurité.
La pièce était très large et je balayais celle-ci avec la lampe. Soudain, j’arrêtais le faisceau sur un pilier. Ce qui m’inquiéta assez, c’était la présence de lourdes chaînes accrochées au pilier. Je bougeais la lampe et constatais la présence de trois autres chaînes liées à d’autres colonnes. Je commençais à être inquiet et je sentais Mathias plutôt déstabilisé. Nous nous rapprochâmes des colonnes et c’est à ce moment précis que je compris l’abominable réalité. Les chaînes étaient maculées de sang… Ce qui y était accroché avait réussi à s’en dépêtrer. Et venant confirmé mes plus épouvantables soupçons, un râle se fit entendre, quelques mètres derrière moi… Cette lamentation semblait humaine, mais toutefois, cette plainte semblait comme déformée, comme si celui qui l’avait poussée était atteint d’une anomalie détestable…
Je me retournais brusquement, balayant la pièce avec la lampe. Je discernais des choses… Mais elles allaient bien trop vite pour que je puisse constater leurs aspects. Mathias était terrifié…
- Mon Dieu… mais qu’est-ce que c’est ?? ?
- On ne va pas tarder à le savoir. Elles nous encerclent. Elles vont bientôt nous charger.
- Mais je n’ai pas de lampe. Elles vont m’avoir. Donnez-moi votre torche !! !
- Vous rêvez Fidel, c’est pas aujourd’hui que je compte crever. Si vous tenez à votre vie, fiez-vous aux sons. Quand elles nous attaquerons, vous entendrez leurs pas. Allez Fidel, mettez-vous en position et si vous ne voulez pas finir sous quelque mâchoire démentiel, je vous conseille d’avoir l’ouie fine…
Mathias se plaça contre moi, dos contre dos. Nous tournions en place lentement, près à recevoir n’importe quel assaut. Ma lampe éclairait certaines de ces créatures, rien qu’un instant, mais il me suffit de discerner leurs formes pour trembler. La tension était palpable. Les quatre créatures tournaient de plus en plus rapidement, prêtes à lancer l’offensive.
« Je veux encore sentir la douce odeur des fleurs au printemps. »
Soudain, elles chargèrent. La première sur moi. J’eus le temps de diriger la torche électrique sur l’atroce chose et de tirer deux balles qui allèrent se loger dans le crâne de la créature. La deuxième fonça sur Mathias. Se fiant à son ouie, il tira quatre munitions dans les ténèbres. Un cri malveillant vint confirmer qu’il avait touché le monstre. Déstabiliser par l’affreux hurlement poussé par la chose, j’eus à peine le temps de diriger mon arme vers l’obscurité quand la troisième horreur se jeta sur moi. Elle réussit à me mettre à terre et à faire valser ma lampe quelques mètres plus loin. Ecraser sous l’étreinte de l’infecte atrocité, je réussis à tirer deux balles sur celle-ci. Elle s’écroula alors sur moi. Quasiment au même instant, j’entendis la quatrième infamie se lancer sur Mathias. Il tira mais loupa son coup cette fois. J’écoutai alors la lutte acharnée s’engager entre Fidel et l’abjection. Ecrasé sous la chose et privé de ma lampe, je ne pouvais l’aider. Je réussis néanmoins à me dégager et alors que je m’élançais pour récupérer la torche, j’entendis l’horrible supplique de Mathias Fidel.
- Pitié Ethan,… tirer, tirer à l’instant où ses effroyables crocs se refermeront sur mon visage…
Je n’attendis pas une seconde et à l’endroit où se déroulait le combat, dans l’obscurité la plus totale, je tirai, une fois…
De suite, la lutte cessa. Les avais-je tués tous les deux ? Non. Un être se leva et se dirigea vers moi. Etait-ce la créature ou l’homme ? Je pointai mon arme vers le bruit de pas, prêts à tirer.
Soudain, des mains glaciales se posèrent sur mon arme et un son se fit entendre.
- Eeeeeeee… Ethan, c’est moi, c’est Mathias. Vous m’avez sauvé…
- Bordel, j’ai failli te tirer dessus.
- Excusez-moi Ethan…
Je me dirigeai vers la lumière et ramassai la lampe. Je dirigeais le faisceau vers l’une des quatre créatures et Mathias poussa un hurlement abominable. Pas moi. Je devais rester calme.
- Mais c’est impossible, s’égosillait Fidel. Je ne peux y croire.
- Bien,… Dans de telles circonstances, je ne vois plus qu’une chose à faire, je ne connais qu’une personne qui puisse nous éclairer sur cette affaire.
- Mais de qui parlez-vous, Ethan ?
- Je parle d’Alessandro Martinez. On va réanimer le prêtre mort…
A suivre…
J’attends vos critiques et autres coms.
Ah oui, j´oubliais, la description des créatures de ce chapitre sera comprise dans le chapitre 6.
Voilà, voilà ![]()
Je tiens à préciser que le commentaire ci-dessus a été lancé par une personne qui a une dent contre moi car j´aime Houellebecq et que Rimbaud, c´est pas ma tasse de thé. Intolérance, quand tu nous tiens.
Ne réplique pas sur ce topic, sinon ce sera hors sujet et je demanderai l´effacement de tes messages. Si tu tiens à parler, va sur le Bla-Bla.