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Fic : Dangereuse amnésie !

Corneille_inc
Corneille_inc
Niveau 10
09 août 2006 à 17:32:44

:salut:
je poste une autre fic dans un registre que je fréquente rarement : l´heroic fantasy. (je suis :fou: de prendre des risques comme ca moi :o)) ) Mais comme on dit : qui ne tante ( :gni: )rien n´a rien

Sachez avant que je poste le début que c´est un titre provisoire parce que je vois pas vraiment comment je pourrais l´appeler autrement^^ et que comme l´intro est trop courte je poste aussi le chapitre 1 :ok:

Prendez du plaisir :gni:

Où suis-je ? Qui suis-je ? Quelle est mon histoire ? Et qui sont ces gens autour de moi ? Que disent-ils ? Parlent-ils de moi ?

« Regardez, dit l’une d’elles, il se réveille.
- Oui, continua une autre, Mais je m’interroge, que fait-il ici ? »

Ah, quelqu’un de sagace ! La question est posée. Peut-être une âme qui passait par là avant « ça » pourra-t-elle répondre..?

« Je crois avoir la réponse, chuchota une troisième, en éloignant ses consoeurs de mon corps, Malheureusement, il ne doit pas savoir, ni pour lui, ni pour son entourage. »

Je n’ose imaginer pourquoi... Et si j’étais... non n’y pensons plus ! Mais, après tout, quel est le risque ? Il me faut découvrir la vérité ! Quoi que cela m’en coûtera !
Je dois me relever. Mais la force m’a quitté. Chaque muscle de mon corps est devenu inopérant. Suite à quoi ? Je ne saurai le dire ni ne me l’expliquer. Et à quoi cela servirait-il ?

Oh ! Le soleil. Quelle douce chaleur. Je sens mon corps se revigorer. Et sans aucun effort ni aucune volonté, je me redresse. Me voilà assis désormais. Les seules personnes ici sont des femmes. Elles sont si belles. Mais si simplement habillées. Sont-elles si pauvres qu’un drap leur suffit à les vêtir. Je ne sais pas. Et puis d’ailleurs, je m’en moque comme de mes premières guêtres !

« Comment allez-vous, me demande une femme blonde avec attendrissement, Avez-vous besoin de quelque chose ?
- Je..., bafouai-je, Je me porte à merveille !
- Parfait, coupa la femme qui croyait savoir la raison de mon état, Comment doit-on vous nommer ? »

J’hésitai quelques secondes, il est vrai que je ne m’étai pas posé la question. J’eus beau essayé de fouiller ma mémoire de toute ma volonté, je n’y trouvai pas mon identité. Je n’y trouvai en fait rien ! J’inventai donc une identité sur le tas.

« Eh, bien, repris-je en me relevant, je me nomme Gantar. »

Ainsi commençait l’aventure de ma vie...

Chapitre Premier : Les préparatifs de l’avant quête!

« Sois le bienvenue parmis nous, me répondit cette même femme, Je suis Eldorna. »
Je m’agenouillai à ses pieds et lui fis un baise main. Je pris le temps de la détailler. Elle était grande, avait des yeux verts et les cheveux d’un noir de jais. Sa beauté éclatante m’aveugla. Les courbes de son corps étaient parfaites. Son visage était fin et angélique. Son nez se retroussait à peine et lui ôtait son air divin, sans l’enlaidir mais en la rendant plus accessible au commun des mortels.

« Pourriez-vous me guider vers l’auberge la plus proche, demandai-je, J’ai besoin de reprendre des forces avant de partir.
- Oui, répondit-elle, Bien sur. C’est à trois rues d’ici. L’auberge du « Porc Sanglant ». Mais... partir où ? Et pour quoi ?
- Accueillant pour les visiteurs, fis-je remarquer, Et je veux partir pour...
- Seigneur Gantar, m’interpella un jeune garçon, Vous avez oublié cela, termine-t-il en me tendant une épée longue de deux fois ses bras à la forme d’un serpent ondulant dans les herbes folles ainsi que son fourreau.
- Comment sais-tu que cela m’appartient, l’interroge-je.
- C’était près de vous.
- Y avait-il autre chose ?
- Votre bourse, monseigneur, mais ces personnes là-bas n’ont pas voulu que je vous la rende.
- Merci mon jeune ami, tu sera récompensé ! »
Je me dirigeai d’un pas rapide vers ces voleurs de bourses après avoir placé mon arme dans son fourreau et le tout à ma hanche gauche.

Puis, comme guidé par une voix intérieure, je pris mon épée à une main et la lançai tel un javelot dans le sac que j’espère plein d’or. Ma tentative réussit et ma merveilleuse arme alla se planter avec ma bourse dans le mur d’une maison d’argile.
Les trois voleurs se tournent vers moi et me regardent d’un air ébahi. Moi, me fiant à mon instinct, j’avance, machinalement, je marche sur les jeunes bandits.
Deux d’entre eux s’écartent et se mettent chacun d’un côté de moi, l’autre reste de marbre. Il me regarde dans les yeux. Je m’arrête aux deux premiers, leur jette un coup d’œil rapide puis leur assène un violent coup de poing à chacun qui leur déboîte la mâchoire et les fait bondir dans une vrille avant de retomber, l’un face contre terre, l’autre sur le bras droit. Arrive le tour du troisième, le dernier. Je le jauge du regard. Il est bien bâti. Il n’a pas peur, je le lis dans son regard. La vie de paysan qu’il a mené l’a endurci, je le sais, je le sens ! Je fais un pas de plus vers lui. Il ne cille pas.

« Hors de mon chemin misérable !
- Non, rétorqua-t-il en dégainant un poignard, Je ne crois pas !
- Le petit détail que tu omets mon jeune ami, conclus-je, C’est que je ne te laisse guère le choix ! »
Puis je le frappai d’un violent coup de tête qui le fit tomber à la renverse ! J’allai ensuite ôter mon épée ainsi que ma bourse du mur d’argile.
« Comment puis-je te remercier, demandais-je au garçon qui m’avait prévenu du larcin en passant devant lui.
- Messire, me dit-il, Vous me feriez honneur si vous acceptiez que je vous accompagne dans votre voyage.
- Comment t’appelles-tu ?
- Averis.
- Sois le bienvenu Averis. »

Accompagné désormais d’Eldorna et Averis, je me rendis au « Porc Sanglant ».
La devanture de l’auberge était sinistre : les murs, recouverts entièrement par l’ombre que la toiture très avancée produisait, étaient sombres. Les vitres, dont la plupart étaient brisées pour je ne sus jamais quelle raison, avaient virées au gris poussière notamment à cause de l’élément susnommé qui envahissait la rue. L’insigne même de l’auberge était sinistre : contrairement aux habituelles petites plaques de bois gravées, comme me rappela Eldorna, celle-ci était réellement un porc sanglant embroché et accroché au mur par la broche !

« Charmant signe de bienvenue, dit Averis, J’en ai le sang glacé.
- Ne t’inquiètes pas petit, lança Eldorna, N’oublie pas que Gantar nous accompagne...
- Et en quoi ce fait est rassurant ? demandais-je surpris par de tels propos. »

La belle jeune femme ne me répondit pas et se contenta de se forcer à me sourire. Je n’y pris guère plus attention. Je regardai autour de moi puis frappai à la porte de l’auberge. La porte s’ouvrit. Je cherchai du regard un coin de lumière, mais je n’en vis pas. Averis trouva la solution. Toute simple mais néanmoins assez efficace : il ouvrit la porte d’entrée !
Le spectacle n’en fut que plus désolant. Les tables, pour la plupart brisées, étaient éparses à travers la pièce entière. Suite très probablement à un différent bénin qui s’était fini en bagarre comme il était coutume de le voir dans ce genre de petit village. C’est alors que je me rendis compte, bien que rien n’y prêtât, que j’ignorais le nom de ce bourg. Je m’empressai de demander. Un nom bien curieux que le sien. On l’avait nommé « Le village de la Guilde Jeune » et lorsque je demandai le rôle de cette fameuse Guilde, Eldorna fit comme précédemment, elle se tut et me sourit.

« Oh ! Regardez, lança Averis, la table au fond de la salle...
- Elle est intacte, coupa Eldorna, Mais ? Comment..?
- Je ne sais pas, ajoutai-je, Allons voir. Un homme est attablé. »
Nous fîmes donc ce que j’avais décidé. Averis prit pouls de l’homme. Puis il se tourna vers Eldorna et moi avec un regard affligé. Il tua le silence en bafouant :
« Il n’est plus, il ne pourra plus rien nous apporter. Je suis désolé...
- Voyons, dit la jeune femme d’un ton maternel, Ce n’est pas ta faute, ne t’excuse pas.
- Les excuses sont inutiles ! » Coupai-je tout en donnant un coup de pied dans la chaise du macchabée qui s’effondra.

J’avoue que ma réflexion m’étonna moi-même. Peut être était-ce les signes avant coureurs de la guérison ?
Je me penchai sur le corps et le détaillai. J’ôtai le coutelas qui se trouvait dans la main droite du mort et regardai machinalement l’autre. Elle était profondément coupée mais rien ne paraissait plus étrange que ce fait.
Je décidai d’inspecter son corps. Je sortis donc ma lame et tranchai son haut. Son torse était, pour une bonne partie, d’une teinte violacée et il était d’une maigreur telle que l’on voyait les vertèbres !
J’éructai un juron et envoyai l’homme plus loin d’un geste de mon pied. Eldorna me fit sortir de mes pensées.

« Gantar, vite ! Regardez sur la table !
- Oui, monseigneur, continua le jeune garçon, c’est terrible.
- Qu’y a-t-il ? Qu’est-ce qui vous terrorise de la sorte ? Est-ce si grave que cela ? »

En effet, cela n’était guère un spectacle indiqué pour un jeune enfant qui devait tout juste avoir dix printemps et que ses parents essayaient d’éduquer religieusement.
Au centre de la table était dessiné un pentacle et tout autour, la série des trois « six » était répétée. Je lançai un grognement rauque. Mais je ne sus quel fut le sentiment qui en avait été le déclencheur. Eldorna me regarda, inquiète. Averis, quant à lui, s’agrippa à mon bras.

« Nous n’avons plus rien à faire ici, s’exclama Eldorna, d’un ton décidé.
- J’ai... j’ai p...p... peur messire, bégaya le petit garçon, je veux sortir d’ici.
- Je te comprends, lui répondis-je, Qui –à part un hérétique- voudrait rester en ces lieux ? Je crois qu’il va falloir nous diriger vers une autre auberge. Eldorna, passe devant je te prie. »

La suite se passa sans anicroche, Averis nous proposa de se rendre à l’auberge de ses parents (« Le Roi du Bourg ») et tout s’y déroula bien. Une fois que notre repas fut prit, nous louâmes une chambre pour la nuit. La mère d’Averis fut généreuse ; elle réduisit le prix des deux chambres en échange de la promesse que je surveille et protège son fils pendant le voyage pour qu’il lui revienne sain et sauf.

voili :-) comm :svp:

apoloj
apoloj
Niveau 7
09 août 2006 à 18:04:05

Bon, allé hop, un pti comm ^^

Bon... ça va un peu vite tout ça, je trouve. Tu devrais insister sur le fait qu´il ne sache rien, qu´il soit perdu sans savoir où il doit se rendre. Gantar ressemble un peu à un super héros qui va zigouiller tout le monde avec un cure-dent :rire: mais sinon ça m´intrigue... et ça, c´est bien :-)

L´histoire est intéressante, les réactions des personnages qui entourent le héros le sont également, on a envie de savoir ce qui s´est passé et ce qu´on cache à Gantar...

Je lirai la suite ^^ MAis prends ton temps, ne précipite pas les actions, surtout. Recentre-toi sur les personnages et ce qu´ils sont et font... L´histoire se développera d´elle-même :-)

La suiiiiiiiiite !! !!! :hap:

Corneille_inc
Corneille_inc
Niveau 10
09 août 2006 à 18:11:38

merchi mon cher ApoloJ
pour le fait qu´il ne sache rien ca se précisera :ok:

et pour les actions et les persos je ferai de mon mieux^^ et encore une fois :merci: du comm

Yohan-Kiefa
Yohan-Kiefa
Niveau 10
09 août 2006 à 19:28:00

J´avais lu, désolé de n´avoir laissé de comms.^^

Bine alors, premièrement le choix d´un narrateur à la première personne m´a quelque peu surpris, mais en fait c´est bien.
Le début mériterait un peu plus d´explication ou encore plus d´interrogation du personnages car il semble sans problème accepter le fait qu´il n´ait plus de mémoire et ensuite il se lance sans problème dans l´exploration de la ville avec un jeune garçon et une femme qui le suive sans que ce soit très clair.
Comme l´a dit Apoloj, ceci est dû au fait que l´histoire avance trop vite, on a peine à ressentir les fait sans que d´autres ne nous tombe dessus.
En réalité, il manque d´explication, description et la psychologie est peut-être à revoir sauf quelque bon point pour la réaction du jeune garçon dans le bar et ces sourires de Eldorna qui nous laisse imaginer un quelconque secret de sa part.
Donc l´histoire est bonne en soi mais mériterait un peu plus d´attention de son auteur pour développer certains points.
Voilà, alors bonne chance et Bonne continuation, je lirai à coup sûr la suite.

Corneille_inc
Corneille_inc
Niveau 10
09 août 2006 à 19:29:19

Yohan :d) ca va peut être te surprendre mais je t´aime :coeur: :fou:

Yohan-Kiefa
Yohan-Kiefa
Niveau 10
09 août 2006 à 19:40:35

Ah merci mais je suis exclusif à Soul, mais tu as peut-être un chance, il s´absente souvent. ^^
Souhaite qu´il ne lise pas ça...
:hap:

Corneille_inc
Corneille_inc
Niveau 10
13 août 2006 à 15:32:36

:hello:
je (re)poste donc ce second chapitre où qui s´passe des choses louches au village moi qu´j´trouve :fou: enfin bref pas sont( :gni: )
this is the second chapitre :o)) :

Bon(es (c´estminable oui je sais :o)) )) lecture

Dangereuse amnésie :

Chapitre Second : Le début de la quête !

Le lendemain matin, ce fut un doux rayon du soleil qui m’éveilla. Il s’était faufilé dans la chambre par une percée dans le volet pour atterrir sur mon visage froid et pâle. Je ne pris même pas la peine d’y placer ma main. L’astre de lumière réchauffa mon corps et je ressentis la même sensation revigorante qu’à mon réveil de la veille.

J’ôtais mon duvet et m’asseyais sur mon lit. Puis, après un petit temps d’attente, je me levai. Au fond de cette grande chambre, à proximité d’une cheminée ayant servi il y avait peu, comme le montraient les cendres dont certaines étaient encore biens noires, se trouvait une petite partie surélevée à hauteur d’une table. Accroché au mur au dessus, un miroir, et posée sur cette table murale une bassine pleine d’eau.
Je plongeai mes mains dans le précieux liquide et m’en mouillai la face. Puis je regardai dans le miroir. Je voyais pour la première fois mon visage !

Mes yeux étaient bleus. Mais d’un bleu pâle. Tout aussi pâle que mon visage. Mon nez n’était ni fin ni imposant. Le bout était arrondi. Je n’avais presque pas de lèvres. Mes dents, si blanche qu’on aurait pu les confondre avec de la nacre, brillaient de mille feux. Mes cheveux étaient longs et blonds. Ils me tombaient à la moitié du dos.
J’enlevai mon haut. Ma surprise fut grande : mon corps, loin d’être frêle mais tout aussi loin d’être un ensemble harmonieux de muscles était d’une normalité effrayante ! Le seul élément qui me rendait fier était mon abdomen.

Je repris mon habit et m’apprêtai à le mettre. Soudain, Eldorna fit irruption dans la pièce, comme paniqué.

« Oh... je... pardon, bredouilla-t-elle, Je... Je sors, excusez moi.
- Ce n’est rien, lui dis-je, Entre. »

Elle entra à nouveau, mais cette fois-ci tout doucement. Ses joues étaient en feux, ce qui suffit à accroître grandement son charme. Elle n’osait lever ne serait-ce qu’un œil vers moi. Tout en continuant d’éviter de croiser mon regard, elle me dit :

« Gantar, Venez vite. Averis n’est plus dans la chambre et je ne le trouve plus !
- Comment cela, vous ne le trouvez plus, m’insurgeai-je, Mais ce n’est pas possible !
-Malheureusement si... »

Elle ne leva pas les yeux mais mal gré cela j’arrivai à y lire qu’elle pensait que je devais la détester. Je m’approchai d’elle et la tint par l’épaule, pour me faire rassurant. Elle plongea son regard dans le mien, avec des yeux pleins de larme et de détresse, espérant y trouver un quelconque réconfort.

« Ne vous inquiétez pas, dis-je soudainement, Nous le retrouverons. »

Elle me sourit tendrement. Je me dirige vers le pot de chambre plein d’eau et lui apporte. Elle baisse les yeux vers le contenu de la bassine et regarde son reflet. Puis elle met ses mains dans le liquide et se rince le visage avec.
Je lui proposai alors de sortir pour chercher notre jeune ami. Elle accepta. Au moment où je tendis là main vers la poignée, celle-ci se tourna et la porte s’ouvrit sur Averis ! Eldorna et moi-même poussâmes un soupir de soulagement. Le jeune garçon ne compris pas et nous regarda d’un air hagard. Je posai ma main sur sa tête de façon affectueuse et lui ébouriffai les cheveux. Puis nous nous mîmes tous à rire en chœur.

« Seigneur Gantar, me lança la mère d’Averis pendant que nous prenions notre repas, Notre enfant nous a fait part de votre histoire. Et il se trouve que nous connaissons un guérisseur de l’autre côté de la forée pétrifiante.
- Cette superbe forêt qui borde le village, questionnai-je, Comment peut-elle porter un nom comme ça ?
- La question n’est pas là, coupa-t-elle, Et vous le découvrirez bien assez tôt. Notre ami se fait appeler Zoc Le Guérisseur ! Vous direz que Célindra vous envoie. »

« Célindra », quel joli prénom que celui-là. J’eus un sourire en pensant à ce nom. Et je ne sus pourquoi je me mis à le répéter pour moi-même et inlassablement. Puis, comme ces orages qui surviennent en mer sans que l’on sache pourquoi, un éclair me traversa l’esprit. Célindra, ce nom je l’avais connu en d’autres circonstances ! Et il m’avait causé bien des ennuis ! Mais peu m’importait, cela faisait partie du passé !

« Merci Madame, dis-je en lui faisant un baise main, Je n’y manquerai pas.
- C’est tout naturel, répondit-elle, Et pour mon fils qui veut devenir chevalier, quelle meilleure école que d’en suivre un dans sa quête.
- Il est vrai, commençai-je, Mais... Comment savez vous que je suis chevalier alors que je l’ignore moi-même ? »

Si elle avait pu à ce moment là, Célindra serait partie se cacher le plus loin possible de moi et s’il eut été possible dans un trou de souris. Elle fit mine d’être appelée à une table et nous dit qu’elle reviendrait prestement. Ce qu’elle fit. Elle m’empêcha de dire mot en lançant vivement :

« A propos de cheval, il vous en faudrait au moins deux. La route vers Lévéria est longue.
- Voilà une idée fort intéressante, fis-je remarquer, Où pourrais-je en trouver ?
- Je pense, commença Eldorna, Que le vieil Amro ‘ k devrait en avoir.
- Cela sera parfait, repris-je, Et Lévéria possède-t-elle une G...
- Je ne sais pas, coupa vivement Célindra, Euh... Je veux dire...Chaque village a sa manière propre de fonctionner.
- Est-ce le diable de parler d´un de ces G...
- Non, lança Eldorna, Mais nous ne savons pas !
- Pourrai-je savoir qu’est-ce que vous on fait ces fameuses G...
- Je vous en prie, cria à demi Averis, Ce n’est pas des choses...
- Il suffit, rugis-je pour qu’on me laisse parler, Au diable votre vaudeville ! Lévéria a-t-elle, oui ou non, une Guilde ?! »

Une exclamation outrée se rua hors de toutes les lèvres. Apparemment parce que j’avais abordé le sujet de la Guilde. Ce village devenait de plus en plus mystérieux et pourtant je n’y étais que depuis la veille.
J’ouvris ma bourse, en tirai deux sous et je les posai sur la table, d’un geste rageur. Le bruit fit se retourner les personnes présentes dans la salle à manger.
La colère monta en moi et je lançai un grognement tout en regardant les clients de l’auberge d’un air de défi. Un frisson parcourut la salle. Je le sentis !

Accompagné d’Averis et Eldorna, je me dirigeai à « L’écurie du vieil Amro‘ K ». Sur le chemin, Eldorna me prévint que le vieil homme était quelque peu surprenant. C’était un marginal. Il vivait reclus avec pour seule compagnie ses chevaux. Il était têtu comme une mule. Sans doute la fréquentation trop proche de ses animaux, ironisa Eldorna. Cela me fit penser que je pourrais tirer avantage de cette différence avec les autres.

« Bien le bonjour, lança Amro‘k, Qu’est-ce qui peut bien vous amener chez moi braves gens ?
- Bonjour, répondis-je, Nous souhaitons louer, si ce n’est acheter, deux chevaux.
- Bien entendu, mais quel genre de cheval vous conviendrait le mieux ?
- Des chevaux de caractères, dit Eldorna, Qui aient de la tenue et qui soient véloces !
- Venez avec moi, proposa Amro‘k, Je crois pouvoir faire votre bonheur. »

Il nous guida à ses bêtes. Amro‘k devaient facilement tendre vers ses quatre vingt ans. Le travail avait creusé ses traits et ses rides étaient très profondes. Ses cheveux, grisonnant à peine, recouvraient encore son crâne. Il faisait montre d’une étrange forme physique pour son âge. Il était habillé comme un berger. Amro‘k nous montra son plus beau mâle et sa plus belle femelle. Leurs noms respectifs étaient Panarok et Pissolia. Leur vieux maître nous expliqua tout sur eux. Nous fûmes charmés et nous lui achetâmes. J’avais désormais deux promesses à tenir, veiller à la bonne santé d’Averis et revenir voir Amro‘k régulièrement pour qu’il puisse admirer ses bêtes.

« Merci vieillard, lui dis-je, Et compte sur moi pour prendre soin de ces magnifiques créatures. Je te dois bien cela !
- Comment avez-vous fait monsieur, demanda Averis, pour avoir de si belles bêtes ?
- Souviens-toi mon petit, que ce que tu donnes à ton compagnon, il te le rendra tôt ou tard. Le bon comme le mauvais !
- Pensez vous que cela se vérifie aussi à l’homme, demanda Eldorna.
Amro‘k ne répondit pas et lui lança un regard sévère avant de faire subrepticement un geste de la tête dans ma direction.
Il ouvrit la porte de leur enclos. Je regardai les deux animaux et à ma grande surprise, ce fut Pissolia, la femelle, qui me choisit. J’aidai donc Eldorna et Averis à monter sur Panarok. Puis je m’installai sur Pissolia.
Puis mon regard se tourna machinalement vers la rue, un homme, tout encagoulé passa comme une ombre, sans que je n’aie pu voir aucunement son corps. Je caressai calmement ma monture puis lui glissa à l’oreille « Va ma beauté, va ! » et elle commença à aller au pas. Une fois dans la rue, je fis signe à mes compagnons de voyage d’avancer un peu plus loin.

« Dis moi, ami, chuchotai-je à Amro‘k, Qu’est-ce donc que cette fameuse Guilde qui effraye tout le monde ?
- Oh ! Et bien, me répondit-il d’un air amusé, C’est une secte qui... » Mais on l’avait fait taire d’une flèche en plein cœur.

Je regardai dans la direction d’arrivée du projectile et je vis cette même personne encagoulée qui rechargeait son arc s’apprêtait à me tirer dessus. Je sortis mon épée juste à temps pour dévier la deuxième flèche qui fonça sur moi. Puis j’ordonnai à Pissolia de galoper vers l’assassin. Je le rattrapai vite et Eldorna qui avait vu la scène s’était empressée de me rejoindre. Une fois à bonne hauteur, je fis siffler mon arme sur le dos de l’encagoulé qui s’effondra. Pissolia s’arrêta d’elle-même tout comme Panarok.

« Quel courage messire, me lança Averis impressionné, Je n’aurai pas pu le faire.
- Je ne sais guère comment j’y suis arrivé, fis-je remarquer.
- Oh ! Rien de bien étonnant à cel... »

Eldorna s’interrompit dans sa phrase, se rendant compte que cela allait entraîner des questions de ma part. Je descendis de ma monture et alla retourner le corps. J’en pris le pouls. Il était encore vivant, très faible, mais vivant. J’ôtai la capuche et à ma grande horreur, le visage qui j’y vis m’était familier. Tout comme à Eldorna et encore plus à Averis. La personne devant moi était Célindra, la mère de mon jeune ami !

:-) voila pour le second chapitre comms :svp:
bon ou mauvais tant que c´est constructif :ok:

apoloj
apoloj
Niveau 7
13 août 2006 à 16:27:41

Ce second chapitre est bien mieux que le premier ^^ J´ai croisé une ou deux fautes pendant ma lecture, mais rien de bien grave.

L´histoire se dessine peu à peu et notre héros semble perdu au milieu d´un nid de traîtres, de menteurs et de lâches lol je lui souhaite bien du courage pour découvrir la vérité ^^

Ce qui me semblait être un défaut dans le caractère assez caricatural du héros, lui donne maintenant une consistance assez décalé. Je ne sais pas si c´est voulu, mais ça a son charme. Reste qu´il faudrait lui trouver un trait de caractère qui le rendrait plus attachant, à mon avis. Quelque chose qui le rendrait plus faible, plus vulnérable et donc plus à notre portée. Le lecteur s´identiefierai mieux...
Ou alors faire apparaître un autre personnage, qui lui, serait plus attractif émotionnellement.

´Fin ce n´est que mon avis ^^ J´ai apprécié cette seconde partie bien supérieure à la première. Continues comme ça :-)

Dylfos
Dylfos
Niveau 5
13 août 2006 à 16:36:41

Good :
-Le problème de rapidité a été résolu.
-Tu as réussi a mettre du suspens.
-Le concept s´éloigne apparement de bien/mal.

Bad :
-Le héros n´est pas attachant.
-Il y a encore des moments trop rapides.

Corneille_inc
Corneille_inc
Niveau 10
13 août 2006 à 16:37:02

malheureusement, (et comme j´ai mon petit schéma de l´histoire en tête :-) ) le caractère du héros se dessinera vraiment que vers la fin. :sournois: Durant une bonne partie de l´histoire son caractère zigzaguera entre le gentil héros tout rose :fou: et le méchant vilain pas beau tout noir :fou:
Et pour le "personnage plus attractif émotionnellement" j´avais prévu Averis qui sera bien plus décrit dans les prochains chapitres :ok:

Corneille_inc
Corneille_inc
Niveau 10
13 août 2006 à 16:38:39

quel rustre :honte: j´allais oublier le principal : :merci: a vous deux

Corneille_inc
Corneille_inc
Niveau 10
16 août 2006 à 11:19:06

:up: pour d´autres lecteurs (peut être)

Corneille_inc
Corneille_inc
Niveau 10
18 août 2006 à 17:04:05

:up:

Corneille_inc
Corneille_inc
Niveau 10
19 août 2006 à 12:12:22

touzours pas ni comm :question:

:snif2: :snif2: :snif2:

mais ca ne me décourage pas :nah:

:up:

Corneille_inc
Corneille_inc
Niveau 10
20 août 2006 à 16:30:45

bon c´est vrai que le coup des pleurs c´était minable et comme je suis relativment peu connu les lecteurs n´affluent pas en grand nombre mais :up: et :svp: de news lecteurs :ange:

Corneille_inc
Corneille_inc
Niveau 10
28 janvier 2007 à 16:59:45

:hello: à vous. Je reviens bien tard par rapport à mon dernier message (plus de 7 mois après :ouch2: ) On peut donc dire que je reviens quasiment des morts. Et d´ailleurs, quelle magnifique transition :gni: , les morts ont un rôle désormais dans mon histoire :sournois:

Prendiez du plaisir ( :gni: )

Chapitre Troisième : Le Périple Forestier ! (Deuxième Partie)

Je m’occupai de la jeune femme en attendant que le bandit reprît conscience. Averis proposa de le surveiller. J’acceptai volontiers. Mais je me rendis compte que je ne pouvais soigner Eldorna par manque de tout. Je n’avais ni plantes médicinales, ni connaissances en guérison. Je devais mal gré tout faire quelque chose, le corps de ma camarade devenait plus froid de secondes en secondes, sa peau plus bleuie tandis que mon cœur bondissait à chaque coup avec plus de violence que le précédent.
Nous décidâmes d’avancer vers Lévéria afin que notre amie soit sauvée par le guérisseur. Averis hésita pendant un moment puis m’appela :
« Excusez moi messire, mais je...
- Quoi donc mon jeune ami, demandai-je.
- Je suppose que vous n’y avez pas fais pas attention mais à l’auberge de mes parents on vous a cité un autre nom pour cette forêt.
- Effectivement j’avais oublié, avouai-je, On me l’a nommé la forêt pétrifiante il me semble. J’avoue ne pas avoir compris pou... »

Je venais de comprendre et j’étais littéralement paniqué. Et pour rajouter à cela, Averis me fit un signe de tête comme pour acquiescer ! Je me repris bien vite et remis de l’ordre dans mes idées confuses.

« Combien de temps nous reste-t-il, demandai-je, affolé.
- Il ne nous reste que peu malheureusement. Tout au plus jusqu’à ce que le soleil soit à son zénith.
- Et cette maudite forêt qui nous empêche de voir le ciel, rageai-je, Tu ne m’enlèveras pas cette jeune personne ! Soit maudite, rugis-je, Je te défie de m’empêcher d’arriver jusqu’à Lévéria ! »

Un souffle de vent vint secouer les arbres alentours. Le jeune garçon trembla de tout son corps. Je sortis ma lame de serpent par réflexe. Un petit tourbillon nous apparut puis prit forme. Il devint peu à peu un visage. Un visage plein de souffrances mais tout aussi plein de sagesse. Un visage âgé. On devinait une barbe dans les courbes spectrales. Le visage eut un souffle rauque puis nous dit, d’une voix blanche et innocente :
« Ô toi, humain qui ne connais rien de ton existence, tu oses défier les esprits qui ont créé ce monde ? Tu oses espérer pouvoir sortir vainqueur d’un défi entre toi, un simple mortel, et des immortels à la puissance dont tu ne connais rien ?!
- Oui, tonnai-je, J’ose. Je n’ai aucunement peur de vous ! Envoyez donc vos armées autour du monde ! Où qu’elles soient, si j’y suis également, je me battrai et sortirai vainqueur de la confrontation !
- Messire, hésita Averis, vous ne dev...
- Ton assurance ne cache que trop mal ta peur, mortel, coupa l’esprit.
- Mon assurance ne fait qu’accroître la votre, tempêtai-je.
- Ne provoquez pas les esprits messire, m’implora le jeune garçon, Je vous en conjure.
- Je te maudis, lança l’esprit en se volatilisant, Que les morts de chaque village où tu iras se ruent sur toi. Tu seras ainsi plus craint que la peste et la gale réunis ! Tu n’auras de cesse de fuir ! »

Je rugis avec puissance et je sentis en ma bouche le goût du sang ainsi que quelque chose de naissant sur ma tête. Les chevaux s’agitèrent, le rythme cardiaque d’Averis s’emballa puis tout s’arrêta d’un coup. Rien dans la bouche, sur la tête ni à mes côtés. Tout était redevenu comme avant.
J’aidai Averis à monter sur Panarok puis j’installai Eldorna sur ses genoux. Quant à moi, je pris place sur la jument.
Jamais auparavant les chevaux n’avaient couru si vite. Arrivé à l’orée de la forêt, Les Quatre Esprits nous barrèrent la route. Ils avaient tous la même apparence. Mais contrairement à la fois précédente, leurs visages avaient une expression malsaine. Leurs cœurs, si jamais ils en avaient eu, auraient très certainement été noirs comme le démon. Ils proférèrent une incantation. Aussitôt après, le sol se mit à trembler, la terre se souleva, laissant apparaître des silhouettes maigres comme la mort. Non ! Pas maigres comme la mort ; Morts ! Des squelettes, nus pour la plupart, vêtus de restes de tissus pour les autres, venaient de se dresser devant nous. Je fis signe à Averis d’aller à la ville pendant que je combattrai ces créatures du diable. Il me fit remarquer qu’il n’arriverait à passer au travers de ce barrage de défunts. Tout en restant sur Pissolia, je m’approchai de Panarok et lui donnait une claque sur le flanc. Il se cabra et se lança au galop, suivi de la jument à laquelle j’avais donné l’ordre de le faire. Je sortis une fois de plus ma lame et d’un geste vif et rageur, j’envoyais plus loin les morts qui avaient sauté sur mon jeune camarade lui permettant de cette manière d’aller chez Zoc. De mon côté, je retournai sur le lieu où m’attendaient mes assaillants.

« Allez-y, créatures maudites, lancèrent au même moment les spectres. Tuez cet être qui a osé nous défier ! »

J’arrivais à les repousser pendant un temps puis ma monture se cabra violemment, me faisant tomber à terre. Elle s’écroula également. Certaines de ces abominations l’avaient attaqué. Je stoppais vivement une main qui essayait de me griffer le visage et l’envoyai plus loin d’un coup de pied. Chaque coup que je portais les ébranlait. Chaque coup qu’ils me portaient me déchirait. Alors que je me débattais comme un dément, un squelette me planta sa main osseuse dans le dos. J’eus un cri de fureur, je sentis une intense chaleur monter en moi et les mêmes sensations qu’un peu plus tôt revinrent, le goût du sang et les maux de tête... avant que je ne m’écroule....

voilà pour la fin de ce chapitre 3 :ok: quelques comms peut-être ?

WiiStars
WiiStars
Niveau 7
28 janvier 2007 à 17:30:24

Pas 3 ni 4 ni 5 mais bien 8 POSTS D´AFFILLÉ^^ :lol:

J´ai tout lu et c´est très bien :)

Je n´ai pas vu de fautes (à mon avis :o)) ) Ton problème de rapidité s´est améliorer. L´histoire est bonne et les perso le sont aussi. J,aime et j´attend une suite. :)

Corneille_inc
Corneille_inc
Niveau 10
28 janvier 2007 à 17:49:40
  • WiiStars profil
  • Posté le 28 janvier 2007 à 17:30:24 avertir modérateur
  • Pas 3 ni 4 ni 5 mais bien 8 POSTS D´AFFILLÉ^^ :lol:

J´ai tout lu et c´est très bien :)

Je n´ai pas vu de fautes (à mon avis :o)) ) Ton problème de rapidité s´est améliorer. L´histoire est bonne et les perso le sont aussi. J,aime et j´attend une suite. :)

:merci: wiistars :ok:

Oui mais pour les 8 posts c´est parce qu´à l´époque j´étais jeune et insouciant :fou:

WiiExpert
WiiExpert
Niveau 9
28 janvier 2007 à 18:24:34

J´ai trouvé ça bien cool!

Corneille_inc
Corneille_inc
Niveau 10
28 janvier 2007 à 18:45:56

:merci: Wiiexpert (c´est quoi cet arrivage de Wiifans là ? :o)) ) si toute vos troupes pensent la même chose ca va me faire beaucoup de gens qui apprécient le texte :o))

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