Je suis plutôt prolifique en ce moment, je ne m´arrête pas d´écrire ! ( faut dire aussi que j´ai que ça à faire
)
Je viens de terminer une nouvelle dans le genre Fantastique/Amour/Drame ( tout un programme ^^ ) et je vous en laisse donc la première partie. La suite viendra un peu plus tard
Comme on dit par ici :
Enjoy ! ![]()
Mais je préfère:
Je vous souhaite un agréable moment de lecture
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La femme que j’aimais… est… morte.
Bien sûr, cela remonte à quelques années maintenant. Mais aujourd’hui, je suis assis dans ce vieux grenier poussiéreux et les fantômes de mon passé font surface. Ce ne sont pas vraiment des fantômes, en fin de compte, mais plutôt des anges translucides qui m’apportent, du bout de leurs ailes, ces souvenirs d’une vie chimérique. J’ai du mal à croire que j’ai vécu tout ça… C’est tellement loin et improbable que, quelques heures avant de tomber sur cette petite caisse en carton, je me demandais encore si je n’avais pas rêvé toute cette histoire. Désormais, je serre au creux de mes mains les preuves que toutes ces réminiscences d’un passé flou sont bien réelles.
Pourquoi suis-je venu ici d’ailleurs… ? Pour rafraîchir cette mémoire qui me fait défaut, sans doute. Son doux visage se brouille et cela fait mal… Le temps gomme tout : les douleurs, les peines, la jeunesse et même les traits de la personne que vous avez le plus aimée. Ma fille est l’unique cadeau que m’ait laissé l’amour de ma vie. J’espère juste qu’elle ne soit pas comme elle… Si tel était le cas, je serais contraint de lui expliquer qui était réellement la femme qui l’a mise au monde, dix ans auparavant, et de lui parler des dangers qui la guettent…
Il fait chaud aujourd’hui. Le soleil rayonne au travers de la charpente du toit. C’est agréable d’observer ce nuage de poussière danser dans la lumière et s’évanouir dans les ombres. Il y a cette odeur et ce goût qu’ont tous les vieux greniers lorsque les beaux jours reviennent. Un parfum de bois séché se mêlant aux images fugaces que font ressurgir ces centaines d’objets entassés, comme cette photographie que je serre dans mes mains tremblantes, par exemple.
J’y vois l’amour de ma vie. Elle rit.
C’est étonnant le pouvoir qu’ont les photos… Je parviens presque à entendre son rire dans ma tête, sa voix qui m’apaisait, ses yeux si expressifs… Je pouvais savoir ce qu’elle pensait juste en me plongeant dans son regard. Il y avait celui qui disait : « je ne te comprends pas, et je ne te comprendrai jamais… », je l’ai vu souvent celui là lorsque nous nous sommes rencontrés. Elle avait un regard attendri lorsque je me démenais pour elle, un regard mécontent lorsque je faisais de l’humour, mais celui que je préférais par-dessus tout est venu bien plus tard… Lorsque ses yeux m’ont dit qu’ils m’aimaient pour la première fois, je crois que mon cœur s’est arrêté de battre. Je me suis senti tellement bien et si important… Cela a été l’un des moments les plus forts de toute ma vie. Plus rien n’a compté à cet instant, juste ses yeux bleus en larme. Ces secondes se sont cristallisées dans mon esprit en un souvenir bien net. Je me souviens avoir eu l’impression que tout notre monde s’était envolé. Nous étions seul sur terre et nous nous regardions. Elle a commencé à pleurer…
L’amour fait parfois cet effet là.
J’ai posé une main sur sa joue et je l’ai embrassée. Notre premier baiser… Cela a du être le premier de toute sa vie, je crois… Mais c’est instinctif. Quand on aime, on a envie d’embrasser l’autre.
Il m’a fallu de longs mois avant de pouvoir la comprendre… au sens littéral du terme… Oh…C’est une histoire bien compliquée…
Je repose la photographie, et je farfouille un peu plus dans ce carton que je viens de retrouver.
Les souvenirs reviennent plus vite que prévu, finalement… Ils n’étaient pas si bien enfouis dans ma mémoire. Il suffit d’une seule photo pour que tout se redessine.
A côté de moi, il y a un petit papillon qui tourne en rond au travers des faisceaux lumineux. Il est d’un bleu mêlé de rose. L’arrière de ses ailes devient pourpre à mesure que l’on approche de leurs extrémités. J’en ai rarement vu d’aussi beaux…
Ce n’est certainement pas une coïncidence…
Ma main s’arrête sur un bout de tissu très doux et agréable. Je le retire délicatement de la boîte en carton et je découvre une couverture, celle que j’ai posée sur elle le jour de notre rencontre…
Tout a commencé un dimanche, lors de ma promenade hebdomadaire au cœur de la forêt qui borde le petit village de campagne où je vivais à l’époque. Je m’étais rendu près du lac, seul, parce que ces petites escapades solitaires m’ont toujours apaisé. C’est ce jour-là que je l’ai vue pour la première fois…
Elle était appuyée contre un arbre, nue et inconsciente.
Lorsque j’ai aperçu cette femme, je me suis précipité vers elle pour lui porter secours. Elle était blême et j’ai d’abord cru qu’elle était morte, et, dans un sens, c’était le cas. J’ai posé ma main contre sa nuque et je n’ai rien senti. Je me suis approché de son visage, mais elle ne respirait plus. Je lui ai fait du bouche à bouche, puis j’ai compressé doucement son cœur pour le faire repartir.
Elle s’est réveillée, m’a observé, m’a souri, puis s’est évanouie à nouveau.
J’ai retiré le tee-shirt que je portais et le lui ai passé. J’ai examiné les environs, mais il n’y avait personne. J’ai essayé de la réveiller quelques minutes et puis, voyant que mes efforts étaient vains, je l’ai amenée chez moi… Je l’ai allongée sur le canapé du salon et suis parti chercher la couverture que je tiens dans ma main à cet instant. Je l’ai couverte et j’ai regardé son visage.
Elle était… magnifique.
Son visage était d’une troublante perfection. Elle avait le teint pâle, bien sûr, mais ses traits avaient quelque chose d’harmonieux. Je n’ai pu détacher mes yeux de cette singulière beauté jusqu’à ce que je me décide à appeler les urgences et la police, mais lorsque ma main a touché le téléphone, elle s’est éveillée et m’a dit ces mots :
- Nané! Shok’Tan sun ! Amman sol’Do, Tan sun… Diken’Do, Tan ehti…
Je n’ai pas compris, bien évidemment. Elle parlait une langue que je ne connaissais pas, une langue inconnue à vrai dire… Mais au ton de sa voix, j’ai su qu’elle ne voulait pas que j’appelle qui que ce soit.
Alors… Je me suis approché d’elle et me suis agenouillé devant le canapé.
- Shok’Tan sun, a-t-elle répété.
Et puis elle s’est mise à pleurer… Je ne savais pas quoi faire, alors… je n’ai rien fait… Je suis simplement resté à ses côtés. Elle a posé sa tête contre mon épaule et a continué de pleurer. Lorsque ses sanglots se sont calmés, j’ai essayé de lui parler.
- Je m’appelle Daniel, ai-je dit en me montrant du doigt.
C’est là que j’ai croisé son premier regard d‘incompréhension…
J’ai répété plusieurs fois mon prénom en me désignant. Son regard alternait entre mon doigt et mes yeux. Elle ne comprenait pas.
- Na an’Tan.
C’est ce qu’elle m’a répondu.
Après quelques minutes. Elle a finalement compris ce que je voulais. Elle a posé son doigt contre sa poitrine et a prononcé ces mots :
- Tan Lena.
J’ai tout d’abord cru qu’elle s’appelait Tan Lena, mais c’était bien avant de savoir que Tan était une marque d’identité, un peu l’équivalent de notre je. Ce sont les premiers mots que nous nous sommes échangés. Je venais d’apprendre que la femme qui me donnerait un enfant quelques années plus tard s’appelait Lena.
Je plie la couverture et la pose à mes pieds.
Décidément, ces souvenirs me paraissent bien plus forts que tout à l’heure.
J’ouvre une nouvelle fois ma boîte et je tâtonne à l’aveuglette. Je ne cherche pas à regarder, je préfère découvrir l’objet au dernier moment. Le petit papillon est toujours là. Il volette quelques secondes puis se pose sur une poutre massive. Je crois qu’il m’observe. Ses ailes oscillent doucement, puis se ferment. Il semble être une ombre, penchée au-dessus de moi.
J’extirpe de mon carton un appareil photo. Je ne me rappelais plus l’y avoir laissé.
Lena était fascinée par le mécanisme de l’appareil photo. J’ai, plusieurs fois, essayé de lui expliquer son fonctionnement exact, mais pour elle, cela restait un objet de mystère. La première fois que je l’ai prise en photo, elle a hurlé « Nanéééé !! » et elle est partie en courant. Je pense qu’elle n’avait pas du aimer le flash. A cette époque je commençais à comprendre son langage. Nané signifie non.
J’ai mis un temps fou à lui expliquer à quoi servait cet engin qui l’effrayait tant, et je crois qu’elle n’a réellement compris que lorsque je lui ai montré les développements. Elle était sidérée lorsqu’elle s’est découverte sur ce bout de papier glacé. Au moins autant que le jour où elle s’est trouvée face au miroir de la salle de bain…
Lorsqu’elle est passée devant ce miroir, elle a sursauté et s’est réfugiée dans mes bras. Elle m’a beaucoup fait rire. Je me suis mis à côté d’elle, face à nos reflets respectifs. Elle était intriguée par tout ce qu’elle voyait, alors elle s’est approchée du miroir et y a posé sa main. Elle a vite compris qu’elle s’observait elle-même et elle s’est examinée pendant de longues heures. Lorsqu’elle s’est déshabillée, je suis sorti, assez gêné.
Elle n’avait aucun complexe avec la nudité… au plus grand plaisir de mes yeux, je dois bien l’avouer… Pourquoi aurait-elle eu de tels complexes, d’ailleurs ? Elle était réellement parfaite… A l’époque je ne savais toujours pas qui elle était exactement, mais je savais que la nature lui avait tout donné… enfin, presque tout.
En vérité, je ne sais toujours pas vraiment qui elle était ou plutôt d’où elle venait… et je ne le saurai sans doute jamais.
Je tourne l’appareil dans ma main. Il indique qu’il contient trois photos… C’est étrange. Je ne me souviens pas les avoir prises, mais cela remonte à plus de dix ans, c’est bien normal. J’irai faire développer la pellicule tout à l’heure, si c’est encore possible. Je le pose à côté de moi et j’enfouis une dernière fois ma main dans le carton. Trop de souvenirs sont déjà revenus aujourd’hui, et je dois aller chercher ma fille à l’école. Une pause me fera le plus grand bien.
Un dessin…
Mon Dieu, j’avais oublié à quel point elle était talentueuse dans cet art délicat. Le jour où je lui ai montré comment dessiner, elle était émerveillée comme toujours… Lorsqu’elle découvrait une chose, elle me dévisageait, attentive à chacun de mes mots, à chacun de mes gestes. Elle souriait et tremblait d’impatience à s’y essayer, elle aussi.
Elle était curieuse de tout, avide de connaissance. C’est ce que j’aimais le plus chez elle. Shok’Tan herou, disait-elle toujours en riant. Je veux essayer.
Lorsqu’elle a débuté le dessin, elle n’était pas très douée, et puis avec le temps, elle est devenue une véritable artiste. Le dessin que je préfère est celui d’une jeune fille agenouillée au bord de la plage. Elle a de grandes ailes orangées qui s’étirent dans son dos et le soleil décline à l’horizon, s’enfonçant dans les eaux d’un océan scintillant.
C’est celui que je tiens.
Je repose le dessin dans la boîte et j’y ajoute la couverture. Le papillon quitte sa poutre et danse dans l’air alors que je ferme le carton. Il s’approche de moi, je tends la main et il s’y pose délicatement. Ses ailes se soulèvent à intervalles réguliers. Je suis comme hypnotisé par cet insecte. Il est si majestueux. Je l’approche de mes yeux et j’ai cette étrange sensation qu’il me regarde.
Il s’envole et disparaît par la petite fenêtre entrouverte.
Moi, je quitte le grenier et j’emporte la boîte. Je montrerai à ma fille les quelques photos de sa mère que je viens de retrouver.
Le soleil se couche alors que je roule vers l’école de ma fille. Le ciel est gorgé de ces couleurs pastelles agréables qui nous donnent l’âme romantique. La vitre de ma portière est entrouverte et le vent se faufile dans l’habitacle. Il fait danser mes cheveux et m’apaise, comme toujours. Après quelques minutes, j’arrive face à l’école primaire. Je me gare sur le parking et j’attends ma fille… Elle ne tarde pas à sortir et elle se précipite dans la voiture en riant. Elle ouvre la portière arrière, jette son sac sur la banquette, monte et claque la porte.
- Papaaaa !
Elle se penche vers l’avant pour m’embrasser sur la joue et je lui demande d’attacher sa ceinture. Elle le fait en riant. Elle a le même rire que sa mère, les mêmes expressions, la même joie de vivre…
- C’est quoi cette boîte, papa ? ( Dans le rétroviseur, je la vois qui attrape la petite caisse en carton que j’ai retrouvée dans le grenier )
- C’est une petite surprise pour toi, ma chérie. Je suis monté dans le grenier tout à l’heure et je l’ai retrouvée… Ce sont des affaires qui ont appartenues à ta maman.
- A maman ?? C’est vrai ?? !!
Elle ouvre la boîte à toute vitesse. Je passe la première et je me mets en route pour le labo-photo. Lilly n’a jamais connu sa mère mais elles se ressemblent tellement. Cela me fait mal de ne pas avoir eu la chance de les voir toutes les deux dans les bras l’une de l’autre.
- C’est maman ? ( Je jette un œil dans le rétroviseur. Elle tient la photographie de Lena )
- Oui… c’est ta maman… Tu ne t’en souviens pas ? Je t’ai déjà montré des photos, pourtant.
- Oui… mais pas beaucoup.
- Ta maman n’aimait pas trop l’appareil photo…
- Hmm… Elle était belle maman… ( Je regarde une nouvelle fois dans le rétroviseur, et j’aperçois son regard songeur. Elle est triste de ne pas avoir connu sa mère ) Sur toutes les photos que j’ai vues, maman elle rit. Elle riait tout le temps, maman ?
- Oui, ta maman était comme toi… Elle riait sans arrêt, elle s’émerveillait de la moindre petite chose. Vous vous ressemblez beaucoup…
- Je suis aussi belle que maman ? ( Je souris en entendant cette question )
- Oui… tu es magnifique, mon ange.
Je l’entends qui farfouille à nouveau dans la boîte en carton. Je jette des coups d’œil rapides dans le rétroviseur. Elle sort le dessin de sa mère.
- C’est beau, murmure-t-elle… Dis, papa ? Quand est-ce qu’on va à la mer ? J’aime bien la mer, c’est beau… comme maman…
- On ira samedi prochain si tu veux, d’accord ? Rien que tous les deux pour voir un joli coucher de soleil…
- Oui !
Elle sautille un moment sur le siège en riant, heureuse. J’arrive en face du labo-photo, je demande à ma fille de m’attendre quelques minutes. Je dépose la pellicule et ils me demandent de repasser dans quelques jours. La pellicule est vieille, mais ils devraient pouvoir faire quelque chose. Lilly et moi rentrons à la maison.
Décidément, tu aimes vraiment ce prénom: Léna. Cette fic ressemble un peu à "Un autre monde, une seconde chance." mais je pense que tu aimes bien ce genre d´histoire, comme moi en fait ![]()
Bon comme d´habitude j´aime bien, même si il me faut la suite pour réellement juger. Je crois avoir vu une faute, mais je suis incapable de te dire où...
Bref, j´attends la suite mon cher ApoloJ !
Merci mamzelle Clof
Voui, j´aime bien ce prénom... Tu trouves que ça ressemble à "Un autre monde, une seconde chance." ? Hmm... peut-être, je ne sais pas
En tout c´est une histoire que j´ai pris beaucoup de plaisir à écrire.
J´aime bien les histoires où on peut s´attacher aux personnages
mon côté romantique et amateur de sentiments, sûrement
J´essaie de les travailler au mieux...
La suite viendra dans la semaine ^^
C´est Superbe. j´adore. Et contrairement à Clof, je ne trouve pas que ça ressemble à ton autre fic. ![]()
Merci à toi aussi, Myss ( si je peux me permettre de t´appeler comme ça
)
Content que ça t´ait plu ^^ J´espère que la suite te conviendra aussi ![]()
Je trouve que ça se ressemble parce que c´est aussi une histoire d´amour, les héroines ont le même prénom, mais surtout pour le coté romantique/fantastique.
Mais ce n´est en aucun cas un défaut, moi aussi j´adore ce genre d´histoires ![]()
ApoloJ
Bien sûr que tu peux m´appeller Myss. tout le monde le fait et ça ne me dérange en aucuns cas ( tu peux même enlever la majuscule
)
Clof --> voui, le point commun de toutes mes fics, je crois que c´est les sentiments... que ce soit peur, amour, amitié... j´essaie toujours de les faire passer du mieux que je peux. Je dirais même les personnages, pour être plus général. Un peu comme toi, je pense
Myss --> dac, mais je laisse la majuscule. Respect oblige ![]()
Hummm...au début j´ai eu une certaine appréhension, mais on se laisse quand même absorber par le récit au final.
Même si je préfère tes autres textes, celui-là reste intéressant...t´es en manque de prénoms pour ressortir le même ou quoi? XD Ah, et sinon : "que ce soit peur, amour, amitié"==>Dis, tu voudrais pas tenter l´angoisse/terreur?
J´aimerais bien réussir à faire quelque chose du genre, et il me faudrait donc voir d´abord quelqu´un qui sait s´y démerder.
Bon, awaiting the suite quoi. ![]()
Non, je suis pas en manque de prénom... ( ´fin... ça dépend des jours
) La suite est plus dramatique elle devrait donc te convenir un peu plus, m´sieur le sadique ^^
Angoisse/Terreur... c´est en cours
5pages A4 déjà
On verra si le résultat final me plaît, mais c´est bien parti, je pense. C´est un style que j´essaie rarement alors j´espère que ça marchera.
Merci de ton commentaire, p´ti Az´
Allez, ça faisait longtemps:
"D´autres lecteurs ?" ![]()
c´est mimi
(
) non c´est vrai que tu sais bien faire ressortir les sentiments. même si l´idée du début est clasique au départ, je suis sur que le scénario va se complexifier et prendre un sens différent (
dis pas non je veux pas me prendre la honte de ma vie
)
C´est pas une question de sadisme (qu´est-ce que c´est c´te réputation à la con qu´j´me suis forgée? Nan je préférais l´époque pyromane ou gourou en fait, je devrais reprendre mes fonctions tiens.
), c´est juste que j´ai trouvé le texte moins...envoûtant que d´autres.
Vivement la sortie du truc de terreur au passage, bonne idée qu´t´as eue là. ![]()
oulah
"même si l´idée du début est clasique au départ" d´où c´que c´est qu´j´ai bien pu sortir c´te phrase
m´enfin bref, t´as compris ca qu´est-ce j´voulais t´dire ![]()
Corneille -> je sais pas si le scénario sera ultra complexe, mais ce sont les petits détails qui m´intéressent et ce que raconte le récit au-delà de l´histoire d´amour... ce que je laisse aux lecteurs le soin d´imaginer. Je ne parle jamais de toutes ces petites choses prisonnièrent des lignes de mes textes. Je le laisse apprécier ce qu´il a envie d´apprécier et y trouver ce qui lui plait...
En tout cas merci à tous... J´ai des lecteurs que je retrouve sur la plupart de mes fics et ça me fait plaisir ![]()
J´déconne, Az´, je sais bien que tu es pas sadique ^^ Je voulais juste t´embêter un peu
Corneille, voui voui, j´avais compris ^^
Emouvant.
Baravo, très beau texte.^^
merci du commentaire, Lane
c´est simple, mais très agréable...
La suite arrivera demain, je pense ![]()
J´adore tes textes ApoloJ...
Bon, je vais poster sur les Collecteurs...
( j´aime )
( un forumeur inconnu )
Dylfos
Merci bien
La_Folie
pas si inconnu que ça...
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Bon voilà, je poste la suite ( et la fin, donc ) de cette pitite nouvelle ^^
En espérant que vous passiez un agréable moment de lecture
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La nuit est tombée et je rejoins mes draps chauds. Je m’allonge en serrant contre moi l’un de mes oreillers. C’est dans cette pièce que j’ai passé ma première nuit en compagnie de Léna. Elle ne semblait pas très au fait de ces choses-là, et je n’avais jamais voulu tenter quoique ce soit quand bien même elle se baladait parfois entièrement nue dans la maison et que nous nous étions déjà embrassés.
C’était elle qui avait fait le premier pas.
Je lisais dans mon lit. Il faisait déjà nuit. La porte s’est ouverte et elle est entrée dans ma chambre, nue. Je l’ai regardée un instant, sans vraiment comprendre. Je l’ai vue s’avancer vers moi, à pas feutrés. Sa peau laiteuse brillait sous la lumière de la lampe de chevet et étincelait de beauté. Elle est montée sur le lit et s’est assise à califourchon sur moi. Elle a retiré le livre de mes mains puis l’a posé au sol. Elle a serré mon visage entre ses paumes et s’est penchée sur mes lèvres. Mon cœur battait frénétiquement alors que sa langue glissait sur ma bouche. Je me suis agrippé à ses hanches et je me suis laissé prendre à son long baiser langoureux. Un désir intense a étreint tout mon corps à cet instant, comme une décharge électrique. J’ai enroulé mes bras autour de son dos et nous nous sommes lancés dans un baiser plus fort encore, puis elle s’est arrêtée, ses lèvres frôlant les miennes. Elle a souri, s’est avancée comme pour m’embrasser puis s’est ravisée une nouvelle fois, pleine de désir.
Elle jouait avec moi.
Elle s’est mise à mordiller mes lèvres. Ses mains ont glissé sur mon torse et elle a retiré le tee-shirt que je portais. Elle s’est serrée contre moi en m’embrassant une nouvelle fois avec ardeur. J’ai senti sa poitrine d’une douceur infinie contre ma peau. Mes mains se sont arrêtées sur sa nuque et j’ai alors découvert que son cœur battait à une vitesse impressionnante. Elle ne m’a pas laissé le temps d’entreprendre quoique ce soit. Sa langue s’est égarée sur ma nuque qu’elle mordait de temps à autre.
Ma respiration s’accélérait à mesure que le temps passait. Je ne contrôlais plus mes mains, avides de cette étrange douceur, et je caressais son corps de part en part. J’avais l’impression de renouer avec ma première fois. J’avais tout de ce gosse fébrile qui découvrait les bonheurs de la sexualité, qui dégrafait pour la première fois le soutien-gorge de sa copine et découvrait sa poitrine, qui goûtait pour la première fois la peau sucrée d’une jeune fille hésitante, sauf que Léna, elle, n’hésitait pas. L’instinct, probablement. Tout s’emballait en moi et le monde se dispersa le temps de cette nuit.
Cette nuit-là, nous avons fait l’amour pour la première fois, sans nous douter un seul instant que nos ébats donnerait naissance, quelques neuf mois plus tard à notre petite Lilly.
Je me réveille en sursaut. Une sueur amère coule le long de mon visage. J’essuie mon front à l’aide des draps. Je regarde mon lit, si grand… si vide. Je me souviens de tous ces instants qui avaient suivi cette nuit, de ces neuf mois passés à s’aimer, à rire et à s’apprendre.
Les neufs plus beaux mois de toute ma vie…
Léna… Dix ans après, tu me manques toujours autant…
Je fais glisser mes mains sur le matelas, et le souvenir douloureux de l’accouchement refait surface dans mon esprit…
Nous étions dans notre lit et elle s’est mise à hurler en agrippant les draps.
J’ai tout de suite su que ce n’était pas normal.
- Shok’Tan sun ! Shok’Tan sun !! ! Criait-elle.
Elle rouait le lit de coups de pieds. Son visage si pur s’est crispé de douleur et les draps se sont imbibés de sang. De mon côté, je suis resté quelques secondes complètement paralysé par la peur. Je ne comprenais pas…
J’ai finalement réagi et je l’ai emmené aux urgences. J’ai traversé la ville en un temps record. Sur le chemin, mes yeux n’ont cessé de naviguer entre la route et la femme que j’aimais.
Elle criait si fort…
Sa main serrait la poignée et elle frappait la boite à gants de ses deux pieds.
Je me suis mis à pleurer. Je voyais cette femme en train de souffrir, celle qui m’avait montré qu’un sentiment plus fort que l’amour pouvait exister. Une douleur l’étreignait et elle me suppliait de l’aider. Shok’Tan sun, ne cessait-elle de répéter…
Je lui ai pris la main et j’ai pleuré bien plus encore.
C’était comme si tout ce que nous avions construit ensemble était en train de s’effondrer. Quel était ce mal qui la tuait ? Pourquoi était-elle en train de mourir alors qu’elle s’apprêtait à donner la vie ? Elle serrait ma main avec tant de force…
Elle m’a regardé et j’ai vu dans ses yeux la peur de la mort…
J’ai hurlé en tapant sur mon volant de ma main libre, puis j’ai accéléré plus encore alors que ses cris transperçaient mon cœur comme une centaine de lames. Je voyais les phares des voitures défiler autour de nous à une vitesse vertigineuse. La pluie est arrivée et s’est déversée comme un torrent de larmes sur la ville.
Lorsque j’ai atteint l’hôpital, je ne pleurais plus. Je me suis garé sur le parking réservé aux ambulances, et je l’ai transportée dans le hall des urgences. Il y avait du sang partout sur mes bras lorsque je l’ai posée sur le brancard.
Ils l’ont emmenée et malgré leur refus, je l’ai suivie.
Ils l’ont installée sur un grand lit et l’ont reliée à toutes sortes d’appareils qui me sont inconnus, mais elle se débattait… Elle poussait des cris de terreur en m’implorant de ses yeux bleus.
- Shok’Tan sun !! ! Pleurait-elle…
Elle répétait cette phrase sans arrêt. Ses pieds s’agitaient, elle était comme folle… Je n’ose à peine imaginer la douleur qu’elle devait endurer et cette terreur qui embrouillait son cerveau. Je ne l’avais jamais vu comme ça…
Elle, d’habitude si souriante. Elle qui s’amusait d’un rien. Elle et ses fous rire, ces moments où nous marchions seuls dans la forêt, main dans la main… Ses nuits passées à se découvrir au coin de la cheminée… son rire, sa voix, ses mains, son souffle, et son regard qui savait me dire « je t’aime »… Je voyais tout ça s’enfuir sans pouvoir réagir, je sentais que ces flammes de vie qui avaient brûlé dans ses yeux n’étaient plus que de pauvres étincelles essoufflées… Je la voyais s’éloigner de moi et de ma vie, emportant avec elle le fruit de notre amour… J’étais terrifié à l’idée de la perdre, et j’ai pleuré à nouveau.
Qu’allait devenir ma vie sans ce sourire qu’elle esquissait tous les matins lorsqu’elle s’éveillait à mes côtés ? Elle avait bouleversé ma vie… Je ne pouvais plus vivre sans elle.
- J’ai besoin de toi, Lena… Ne me laisse pas…
Elle a décoché un coup de pied à une infirmière qui s’est effondrée, alors les médecins lui ont injecté des calmants, et elle s’est rapidement tranquillisée…
- Shok’Tan sun, murmurait-elle.
Les médecins s’affairaient autour d’elle. Ils voulaient sauver l’enfant.
Je me suis agenouillé devant le lit, comme au jour de notre rencontre. J’ai enlacé sa main tout en pleurant des je t’aime un peu confus… Et puis elle a prononcé ses derniers mots, identiques à ses premiers, mais cette fois-ci ils étaient noyés dans un flot de larmes.
- Shok’Tan sun… Amman… sol’Do, Tan sun… Diken’Do… Tan ehti…
- Que dit-elle ? A demandé un médecin.
- Je veux vivre… Tu m’as déjà sauvé la vie… recommences, je t’en prie…
J’ai posé mes mains sur ses joues et j’ai éclaté en sanglot. Elle me demandait de la sauver et j’en étais incapable… Je la regardais mourir alors qu’elle voulait vivre…
Mon cœur s’est resserré sur lui-même, comme s’il implosait. Elle a du lire dans mes yeux que je ne pouvais rien faire. Ses paupières se sont closes et elle a pleuré en silence.
J’ai hurlé comme un fou. J’ai crié si fort… J’essayais d’extérioriser une souffrance qui ne devrait même pas se vivre, une douleur qui me rongeait de l’intérieur comme si le sang dans mes veines s’était arrêté de pulser. Je respirais mais je m’étouffais, je pleurais et son visage se brouillait. J’essuyais mes larmes pour voir ses traits, mais elles revenaient, lancinantes, comme cette pluie qui cognait au dehors.
Quelques minutes plus tard, j’ai entendu le cri d’un bébé, une infirmière l’a emporté et…
Ce qui s’est passé ensuite…
Je ne le comprends toujours pas…
Sa poitrine s’est soulevée et elle a hurlé de douleur. Elle a arraché tout l’attirail qui lui était relié et s’est mise sur son flanc gauche, face à moi. J’ai demandé aux médecins de ne pas intervenir… Une lumière étrange a inondé la pièce.
Une onde blanchâtre et apaisante.
Elle me regardait et souriait. Je ne pleurais plus. Son visage était redevenu celui que j’aimais, ses yeux bleus me parlaient d’amour et puis…
…et puis quelque chose est sorti de son dos.
La lumière s’est fait plus vive et d’immenses ailes diaphanes se sont déployées le long de sa colonne vertébrale. Des ailes comme en possèdent les plus beaux papillons… Leur couleur blanche était mêlée de rose et elles s’agitaient doucement.
Elle a pleuré un instant, tout en souriant, et a caressé ma joue. Ses yeux me disaient qu’elle m’aimait…
C’est le dernier souvenir que j’ai de Lena. Elle a disparu au creux de cette lumière qui jaillissait de son corps et je ne l’ai plus jamais revue…
***
Je ne suis pas allé travailler aujourd’hui. Nous sommes mercredi, ma fille est à la maison et elle dessine… Elle semble avoir le même talent que sa mère.
Je m’assois sur le petit banc d’un parc. J’ai les clichés de l’appareil photo enfermés dans une pochette plastique à côté de moi. Je ne sais pas trop pourquoi, mais je n’ai pas encore osé l’ouvrir. J’ai comme une sorte de peur au fond du cœur, une appréhension un peu confuse… Je prends la pochette et je la pose sur mes genoux en la fixant. Je relève mon regard et j’observe le parc.
Il fait beau aujourd’hui. Le soleil dessine de magnifiques ombres sous les allées des trembles et des platanes. Il y a une légère brise qui caresse mon visage. Les herbes se courbent et s’agitent. Il y a un couple qui discute sur le banc de l’autre côté. La femme fixe le parc, un sourire aux lèvres tandis que l’homme la regarde, heureux. Ils n’ont pas vraiment l’air d’un couple, mais ils semblent s’être aimés…
Une légère bourrasque de vent fait trembler la pochette alors je la sers un peu plus fort. Je l’examine et je me décide à l’ouvrir. Je fais glisser le battant et je le soulève doucement. Mon cœur bat très fort. Je vois ma poitrine bouger toute seule et je sens mon sang frapper mes veines. Je pose mon pouce sur la première photographie puis je l’extirpe en tremblant.
Léna…
Elle est seule, face au miroir. Elle est nue, je crois, mais la photo ne montre que le haut de son corps. Elle tient l’appareil au niveau de son nombril et vise le miroir. Elle sourit. Sa blancheur éclatante illumine le cliché et ses yeux pleins de vie soulèvent mon cœur. Pourquoi a-t-elle pris cette photographie ? Je ne comprends pas…
Je la replace dans la pochette, et j’en extraie la seconde.
La même, mais cette fois-ci, elle s’est efforcée de se prendre de profil. Elle était enceinte au moment de la prise de vue. Son ventre se dessine sous des courbes parfaites. Elle devait en être à huit mois. En son sein, vivait notre petite Lilly… D’une main, elle prend la photo, de l’autre elle caresse sa peau rebondie et tendue, comme si elle voulait qu’on s’y attarde.
Je la range également dans la pochette et je sors le dernier cliché.
Mon dieu…
Elle…
Elle a posé l’appareil sur un rebord et a vraisemblablement enclenché le minuteur. Elle est au centre de la salle de bain, entièrement nue. Ses bras sont croisés devant sa poitrine, ses pieds effleurent à peine le sol, elle renverse sa tête en arrière, dévoilant sa nuque parfaite. D’immenses ailes translucides s’extirpent de son dos et semblent se mouvoir dans l’air. Son corps émet une vive lumière opaline qui transcende la beauté silencieuse de la photographie.
J’ai cette impression étrange qu’elle cherche à me faire passer un message…
J’ouvre la porte de chez moi. J’ai les clichés à la main. Je pense que je dois les montrer à ma fille.
- Lillyyyy ? Tu es où ?
Aucune réponse.
Je traverse le salon. Ses dessins sont étalés sur la table basse mais elle n’est pas là. Je m’arrête face à ces illustrations. Elle a esquissé de grands papillons aux couleurs pastelles.
Un sentiment de peur étreint mon cœur tout à coup.
- Lillyyy ?
Toujours aucune réponse.
Je monte l’escalier pour atteindre sa chambre. Elle a retiré ses vêtements. Ils gisent au centre de la pièce, mais elle n’y est pas. Je ramasse le haut qu’elle portait ce matin même et il est déchiré dans le dos. Une longue fissure le long de la colonne vertébrale.
Mon cœur s’accélère et je la cherche des yeux.
- Lillyyyyyy ?
Elle ne répond pas.
Je sors de sa chambre, traverse la maison, passe devant la salle de bain et…
… Je m’arrête.
Ce que j’ai vu dans la salle de bain…
Je reviens sur mes pas et pousse la porte entrouverte.
Elle est là, nue. Elle me regarde, apeurée, en pleurs.
- Papa ? Qu’est-ce qui m’arrive ?
De longues ailes diaphanes fendent l’air et s’agitent doucement sur son dos, bercées par une lumière laiteuse éclatante.