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Liste des sujets

Le janissaire

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
11 août 2006 à 20:37:22

Tu pourrais m´envoyer la version Word STP ? Et au passage, tu pourrais pas me faire un résumé que je sache de quoi ça parle ton histoire ... :)

Merci d´avance.

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
11 août 2006 à 23:39:16

D´acc ostramus...

ça va me prendre un peu de temps, le temps de modifier quelque bidule. Enfin je verrais

Petit résumé puisque c´est demandé:

Goedfroid, enfant amnésique, se réveille dans une étrange forêt et est recruté par de sombres créatures, afin de lutter contre les elfes et asservir leur peuple après destruction de leur cité, Habrina Senaro, ville du lac Argenté. A peine commence-t-il la guerre, qu´il est déjà capturé par Halgor, général des forces armées elfiques, et Goedfroid passe un pacte avec le seigneur: En l´échange de sa vie et d´une aide dans sa lutte pour retrouver le passé, il accepte de se battre contre l´envahisseur.
Après une énorme bataille dans la cour, contre d´énormes trolls,la ville est libérée par des cavaliers en provenance de la forêt de Guilgal...

Le seigneur Githoraï, maître de la ville, se livre à un terrible jeu, contre le dicdateur des Danaroth, ennemi de tous les peuples.A la clé: Des informations cruciales.
Githoraï emporte le jeu, grâce à ses talents elfiques, et connait désormais le lieu du prochain siège.

Voilà, maintenant va falloir que je boss ;)

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
15 août 2006 à 02:06:37

Bon enfin une suite.

:o)) Eternel forum, je te présente le prochain passage :o))

L’agacement montait au nez d’Elfindel, au moment où elle et sa servante et confidente, toutes deux enveloppées d’une cape bleue, traversaient le long couloir de marbre, encadré par des armures et des fenêtres, pour se rendre chez son père. En tant que princesse, elle avait certaines obligations, qui lui furent maintes et maintes fois expliquées. Mais en tant que guerrière, elle avait tellement de contrainte qu’elle en était réduite à prendre sur ses heures de sommeil pour les respecter. Et une fois encore, c’est ce qui se passait. Ses traits anguleux tremblotaient d’énervement quand le silence troublé par leurs pas se termina :
- Pourquoi est-ce que nous avons été convoqué ? Demanda son amie vaguement intéressée.
- Conseil de guerre. Répondit implacable la princesse.
La servante marmonna, rejeta ses cheveux mi-blond, mi-châtain, puis continua ses questions :
- Vous savez si Goedfroid sera présent ?
Une vague sensation de chaleur s’empara du corps de la princesse, et elle se stoppa, tandis qu’un vague sentiment de bien-être s’emparait d’elle.
- Arrête. Ordonna-t-elle.
- Arrêter quoi ?
- Ne joue pas à la plus idiote avec moi.
La confidente respira profondément, pleinement consciente de ce que sa maîtresse lui reprochait. Puis elle reprit sa marche, tentant de mettre de côté ses sentiments.
- Sinon, comment est-il ? Interrogea à son tour Elfindel.
- Mieux que les autres humains puisque vous voulez le savoir. D’ailleurs il m’est difficile de croire que ce soit un homme… Ses traits sont trop anguleux, et ses yeux trop expressifs. D’ailleurs il a un teint de pêche et…
- Oui, oui, j’avais compris : tu perds la tête. C’est un humain, et ils sont tous semblables.
Son amie tourna le regard : elle n’avait jamais découvert à quel point sa maîtresse pouvait se révéler si xénophobe. Puis elle soupira, pleinement consciente que si on ne pouvait pas entendre les réponses, il ne servait à rien de poser les questions.
- Dépêchons-nous. Ordonna la princesse.
Elle pressa le pas, jusqu’à arriver au bout du couloir, devant une grande porte de chêne entrouverte. Mais avant qu’elle ne se fût glissée dans l’intervalle, une porte à sa droite s’ouvrit, et Githoraï en sortit.
- Père, vous n’êtes pas à la…
- J’avais quelques affaires à arranger avant. Coupa le seigneur. Erïn, dit-il à l’attention de la servante, si vous n’avez rien à faire, vous pouvez patienter dans cette pièce-ci.
L’interpellée fit une courbette et passa la porte qu’avait franchi Githoraï un instant plus tôt.
Elfindel et le souverain entrèrent dans la salle, où une douzaine de personnes attendaient, disséminées dans toute la pièce, ainsi qu’Halgor, appuyé contre la cheminée, sa main gauche toujours pâle et amorphe.
Githoraï traversa la salle, s’assit sur son trône de pierre, et regarda ses conseillers regroupés autour de lui, leurs yeux fixés sur sa bouche. Elfindel s’assit non loin de Halgor, mais celui-ci était toujours concentré sur le feu.
- Conseillers, commença d’une voix grave et cérémonieuse Githoraï, aujourd’hui, je me trouve devant un dilemme que je me dois de vous faire partager, car de la décision qui résultera de notre conseil, la nation elfique entière sera mise en danger, ou en sécurité.
Il marqua une pause, laissant ses paroles pesées dans l’atmosphère.
- J’ai largement fait étudié les environs, et tous les rapports sont formels : les ennemis préparent l’assaut de la cité de Daras Seris, cité des humains. Le choix que je vous propose est simple, mais les conséquences qu’il engendrera pour les nations futures sont lourdes : Aiderons-nous les humains, ou les laisserons-nous mourir ?
Le silence s’installa. Puis il fut rompu par la même question qui fusait de partout :
- Combien de soldats ?
- Le nombre n’est pas certain, mais vu l’importance stratégique de la ville, les soldats présents et les forces qui seront mises en jeu, je pense qu’il n’y aura pas moins de vingt mille Niriths…
La tension augmenta d’un cran, voir de deux. Elle en était presque tangible.
- Nous n’avons pas à nous occuper des histoires des humains. Déclara Elfindel, coupant court aux réflexions. Ils peuvent s’en sortir, et ils s’en sortiront.
Les généraux se rangèrent directement à son avis. Githoraï réfléchit aux paroles de sa fille et aux réactions qu’elles déclenchaient : Les généraux étaient principalement des elfes sans caractère particulier, qui se rangeait vite à l’avis de ceux qui parlaient en premier. Ceux ou celles, dans ce cas présent, et Elfindel avait assez de charisme pour les joindre à sa volonté sans palabres inutiles.
- Niriths ? Demanda Halgor. Et j’imagine que c’est du concret ?
- Où voulez-vous en venir ? Le défia la princesse.
- Un Nirith est meilleur combattant qu’un humain, de surcroît, nos ennemis ont déjà montrés des capacités en matière de siège qui nous en ont déjà mis en difficulté.
- Vingt mille, c’est dérisoire pour une cité telle que Daras Seris. Rétorqua la princesse, plus acide que jamais.
- Je n’en suis pas sûr. Se moqua son opposant. Je pense que quelqu’un qui n’a jamais vu d’humain n’est pas assez bien placé pour parler de ces choses-là.
En quelques instants, le général elfique remporta l’accord de la moitié de ses congénères, en démontant un par un les arguments de la fille de son souverain.
- Les humains sont nos alliés depuis longtemps, continua Halgor, il serait inopportuns et surtout très lâche de les abandonner au moment où ils en ont le plus besoin.
Que ce soit le fait de paraître couard qui leur déplu, ou que la majorité était contre eux, les derniers partisans de la princesse se rangèrent du côté de Halgor, prêt à protéger leurs alliés. Dos aux flammes, celui-ci adressa à son ennemie de conseil un sourire assuré.
- Certes. Commença la princesse. Mais (et elle se tourna vers son père pour parler) les humains n’ont-ils pas acquis l’indépendance après leurs nombreuses croisades, ils ont refusé il y a longtemps tout les méfaits que nous pouvions leur apporter, alors pourquoi auraient-ils droit aux bénéfices ?
Tous se tournèrent vers le souverain (excepté Halgor qui s’était aperçu que sa cape prenait feu) et les yeux lorgnèrent le seigneur en pleine réflexion. Celui-ci prit son temps pour réfléchir… Il n’ignorait rien des raisons qui poussaient sa fille à se montrer hostile à l’idée d’aider les humains : tellement plongée dans les anciennes légendes d’avant la paix entre les deux peuples, elle en avait oublié les complicités et les amitiés qui s’étaient tissées entre les races. Mais Githoraï avait déjà pris sa décision, toutefois, il devait trouver le moyen d’insuffler son idée à ses conseillers pour que personne ne crie à la dictature. Mais pour l’instant, il n’avait qu’un allié.
- Vous voulez mon point de vue ? Alors le voici : Je me range du côté de Halgor. Tout d’abord parce que nous ne pouvons abandonner un peuple qui n’hésiterait pas à se sacrifier si les positions étaient inversées. Ensuite parce nos destinées sont étroitement soudées, si l’un des peuples perd sa tête, il entraînera l’autre dans la décadence. Et pour finir, parce que j’ai juré que plus jamais l’ombre de la peur ne s’étendrait sur une ville, sans que je n’aie tenté de l’empêcher.
Il se leva, et parut plus que jamais dominant parmi les hauts elfes présents.
- Nous, les elfes, sommes les gardiens de la paix sur ce monde, si nous ne pouvons empêcher une guerre, faisons au moins l’effort d’y participer.

:ange:

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
18 août 2006 à 00:31:06

Pour information: j´ai toujours pas fini le chapitre 4, et il est probable qu´il change de titre. C´est tout.

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
24 août 2006 à 22:14:43

Hum. Un up? Allez un up

Elfindel
Elfindel
Niveau 10
24 août 2006 à 22:35:59

Coucou, je m´y suis enfin un peu mise :-) Désolée d´avoir tant traîné. J´ai lu jusqu´à la page 2 (la fin). Bon, je retrouve l´ancienne version et je comprends mieux. Mais franchement les premiers chapitres on comprenait rien :fou:

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
24 août 2006 à 22:39:53

:merci: de la lecture.

J´essaie de maintenir un suspense mais bon... J´espère que la suite sera plus appréciable :oui:

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
30 novembre 2006 à 20:33:41

:salut: tout le monde. Pardon pour la soudaine interruption de l´histoire, mais apparemment ça n´a pas eu d´incidence sur les lecteurs. Enfin bon, une fois que je retrouve la suite, je la poste.

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
30 novembre 2006 à 21:39:24

Ahah McM :-d

Désolé j´ai plus aucun temps, ni pour écrire, ni pour lire ton texte...
Dommage, j´aimais bien, même si y avait quelques ´tits trucs ç r´procher ! :p)

J´te souhaite bon courage, et bonne continuation, et un conseil, reposte le début, qui doit rebuter certains nouveaux lecteurs :-p

Enjoy McM ! :-d

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
06 décembre 2006 à 16:06:49

Arf, salut Nanaki!

Dommage, j´aimais bien que tu me lises, mais bon, si tu n´as pas le temps, tu n´as pas à te forcer. :-)

Pour le repostage du début, je verrai... Quand j´aurai le temps de réécrire. Avant ça j´aimerai arriver quand même à un peu près à la deuxième partie de l´histoire, et quand les profs de français auront compris qu´on doit lâcher la grappe aux élèves de temps en temps.

Bonne chance pour la suite de ta vie, Nanaki!

Sinon, une petite suite :fou:

Lorsque l’humain se réveilla, il était dans le bureau de Githoraï, et eut quelques difficultés à mettre ses esprits dans un ordre qui lui permettait de comprendre ce qu’il faisait là. Après avoir compris qu’il s’était endormi lors de l’entretien, et avoir subi les foudres de sa honte, il se dirigea vers la cour, dans un état de fébrile agitation peu commune. Il retrouva les trois frères, qui étaient tous trois en tenue de voyage, vêtements forestiers mi-vert mi-marron. Leur arc dans la main, et leur carquois sur le dos, ils patientaient tranquillement en regardant négligemment les gens s’afférés autour d’eux.
- Salut ! Cria Goedfroid en arrivant précipitamment.
- Bonjour. S’écrièrent-ils en chœur.
- Qu’est-ce qui se passe ? Demanda l’humain.
- Githoraï a ordonné de préparer nos affaires, tous autant que nous sommes. Nous ne devons prendre que le stricte nécessaire : nourritures et vêtements pour les civils, plus des armes pour les guerriers. Nous allons partir dans la fin de l’après-midi.
- Fin d’après-midi ? Mais… Quelle heure est-il ? S’écria le janissaire.
- Et bien à ouïe d’oreille de ton estomac, il est trois heures, et tu as raté petit-déjeuner et déjeuner. Plaisanta Nèm.
Goedfroid poussa un long gémissement de désespoir, avant de se tourner vers sa chambre. Il courut plus vite qu’il ne l’avait fait durant ces derniers jours, réveillant en lui son âme de fonceur né, et ses jambes qui s’étaient trop reposées jusque là. Il franchit maints dédales, et zigzagua pour éviter tous ceux qui avaient fini leurs préparatifs. Un point de côté lui taillada la côte, mais il n’y fit pas attention, suant pour atteindre sa porte et préparer ses affaires. En une glissade, il tourna un angle droit, et repartit pour la dernière ligne avant la porte. Il la voyait se rapprocher, d’abord petite au bout du couloir, puis s’agrandissant à chaque enjambée, il n’était plus qu’à quelques pas lorsqu’elle s’ouvrit. Quelqu’un se tenait dans l’encadrement, et l’humain tenta de freiner à la dernière seconde… trop tard.
Les deux crânes se heurtèrent avec violence, et l’humain bascula sur le corps de la personne qu’il venait de percuter. Ils heurtèrent le sol avec violence, et l’humain roula sur le côté en poussant un gémissement de douleur, cri qui ressemblait aux souffrances d’un chat blessé dans un ton plus grave.
- Pareillement. Répondit une voix féminine.
Celle qui s’était dressée sur le passage de l’humain se releva, en se débarrassant de son manteau bleu qui la gênait.
La servante de la princesse laissa pendre sa stresse, chaque nœuds alternant avec le châtain et le blond, le tissu rouge dans les cheveux brillant dans la lumière du plein jour. Elle rejeta en arrière deux mèches blondes, parfaitement visibles, jurant sur le brun de sa chevelure mirifique sur ses tempes et sa tête. Elle épousseta ses vêtements, une robe blanche qui s’arrêtait à mi-cuisse, et dont le bas était le haut d’une paire de braies. Il n’y avait pas d’ornement particulier sur le vêtement, mais Goedfroid remarqua que les bottes étaient l’œuvre d’un fin cordonnier. Elle se retourna, souriant de son visage anguleux à l’humain toujours au sol. Elle lui tendit une main, le regard pétillant de malice derrière ses yeux en amande :
- Fais attention.
- Merci. Grogna le garçon en se relevant.
Il resta un instant étourdi, soit par le choc, soit par sa course, soit par la servante, avant de se souvenir qu’il devait préparer ses affaires. Mais avant qu’il n’ait fait un geste, il fut coupé par la fille :
- J’ai fait tes affaires.
Elle lui jeta un paquet, sac qui pouvait s’accrocher au dos à l’aide d’une sangle qui devait être reliée à la ceinture. Elle tendit également les deux fourreaux des armes de l’humain.
- Merci, répéta-t-il en les fixant à sa taille.
Elle tourna les talons, se baissa, et s’en alla, manteau sous le bras.
L’humain vérifia son paquet : des couvertures, des vêtements, de la nourriture,… Tout ce dont il avait besoin. Il passa le paquetage, attachant soigneusement la lanière et sortit, pour rattraper l’inconnue au milieu du couloir. Il resta un instant derrière elle, puis vint se mettre à sa hauteur, se décidant :
- Ce parfum… Qu’est-ce que c’est ? Demanda-t-il.
Légèrement surprise, elle répliqua, sa voix excédante de gentillesse :
- Oranger… ça te rappelle quelque chose ?
- Je crois.
Il ferma les yeux et tenta de se souvenir où il l’avait déjà senti. Ce n’était pas si lointain, juste enfermé dans le trou noir de son amnésie.
- Je crois… Qu’une amie à moi sentait comme ça.
Elle sourit.
- Je m’appelle Erïn. Et tu sais quelle place j’occupe dans ce château n’est-ce pas ?
- Vous êtes la domestique personnelle de la fille de Githoraï.
- S’il te plaît, si tu pouvais éviter le vouvoiement, ça m’aiderait grandement.
- Tu n’es pas originaire d’ici ?
- Comment le sais-tu ?
- Je sais qu’à Guilgal, on utilise plus rarement le « vous ». C’est une suite logique non ?
Elle sourit à nouveau et étouffa un rire.
- Oui, quand j’étais petite j’étais là-bas. Puis quand j’ai décidé de grandir…
- Pardon ?
- … je suis venue ici, et j’ai accepté de devenir la servante de la princesse.
Elle s’arrêta à un croisement de couloirs, puis souhaita un bon voyage à Goedfroid avant de partir de son côté. Mais après quelques mètres, elle s’arrêta et cria à l’humain :
- Et dis à ton ami d’arrêter de me courir après.
Ce fut sur cette note joyeuse que l’humeur du janissaire remonta. Une journée qui avait commencé si mal s’avérait finalement meilleure que prévue. L’amélioration devait se poursuivre.
Quand il revint auprès des frères, il choisit de taire sa rencontre avec Erïn.
Il laissa échapper une note de surprise, découvrant un magnifique étalon blanc entouré de ses amis, ceux-ci poussant des gloussements d’envie aigus. L’humain s’approcha et regarda la bête, celle-ci tournant sa crinière noire et ses yeux bleus vers lui :
- A qui est-il ? Demanda l’humain, tandis que l’animal lui envoyait un puissant jet d’air chaud dans la figure.
- A qui veut-il qu’il soit ? Marmonna Nèm en riant. Il est à toi, ordre de Githoraï.
- Vraiment ?
Il s’empressa immédiatement de jeter ses affaires dans les bâts de la selle et de bondir sur le dos de la bête, se faisant l’effet d’un grand cavalier que rien ne détrônerait de son siège de cuir.
- Il est parfait. Murmura le janissaire. Quel est son nom ?
- A toi de le nommer. Rit Génem. Pour ma part, j’ai assez avec Eclipse.
Un pur-sang fendit la foule, et vint terminer sa course devant son maître qui réitéra le même rituel que son ami, avec moins d’ardeur toutefois.
Ses deux benjamins l’imitèrent avec d’autres coursiers, tous aussi semblables les uns que les autres, sans aucun trait qui ne les différenciât.
- Quand partons-nous ? s’enquit l’humain.
- Début de soirée, soit dés que le soleil commencera à se coucher.
Goedfroid se coucha sur l’encolure de sa monture. Dans sa hâte de se préparer, il en avait oublié que si le temps lui était compté, l’échéance n’était pas si proche que ça.
- Venez. Ordonna Génem.
Ils allèrent au pas vers l’étroit passage qui menait à la ville, et la traversèrent, s’arrêtant parfois pour quelques badauds qui couraient de boutiques en boutiques à la recherche de nourriture. Une fois au-dehors, il remarqua que la zizanie intérieure à la ville n’était rien comparé à l’extérieur : tous ceux qui étaient déjà prêts attendaient, dans la plaine, au bord du lac, en bordure de la forêt… Chacun s’inquiétait de ce départ précipité : la ville n’avait jamais été évacuée, de mémoire d’elfe. Malgré la confiance démesurée placée en leur seigneur, la peur s’emparait des troupes.

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
06 décembre 2006 à 20:57:28

J´suis pas encore parti et qui sait, pendant les vacances, peut-être que... :ange:

Mais je veux que tu repostes, sinon j´lis pas ! :-p (chantage powa !)

Nan, j´f´rai mon possible, mais j´sature des textes, j´écris plus rien, j´lis qu´les livres que j´dois enfin voilà quoi...

Enjoy l´ami, et bonne continuation, et bon repostage ! :p)
:-d

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
10 décembre 2006 à 03:38:54

Verra bien qui verra le dernier :oui:

musiqueforever
musiqueforever
Niveau 10
02 janvier 2007 à 17:24:36

Va pour le up de l´honneur.

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
04 janvier 2007 à 00:59:43

Si c´est pas mignon ça xD

Enfin bon, petite suite pour les rares que ça intéresseraient... En fait... pour personne du tout :snif:

Danadun traversa rapidement un couloir sombre, et pénétra dans la salle où son maître siégeait en temps normal. Ce fut avec stupeur qu’il remarqua que celui-ci s’était absenté. Le balcon était tout aussi vide que la chaise royale. L’asservi examina les lieux avec attention, son regard passant d’une colonne de marbre sombre à une autre, examinant chaque dalle avec une circonspection accrue par son fin regard. Ce fut ainsi qu’il remarqua un trou, dans un coin de la salle, sa teinte noire se confondant parfaitement avec le décor.
- Maître ? Cria la voix mal assurée du servant.
- Je suis là. Lui répondit le dictateur, au fond de la fosse. Viens, j’ai besoin de toi.
Danadun se laissa tomber, sa cape virevoltante pendant sa chute. Ses bottes heurtèrent un sol de marbre, avant qu’une douce lumière ne l’éblouisse, après les ténèbres du tunnel vertical. Il s’avança, passa un encadrement, et arriva dans une paisible pièce décorée avec soin. Des étagères recouvraient les murs, espacées parfois par quelques tapisseries représentant des scènes mythiques des guerres des rebuts, un âtre de briques blanches avec quelques bûches et quelques somptueux fauteuils disposées devant trahissaient un esprit burlesque de la part du décorateur, avec, pour ultime touche de plaisir visuel, le bas relief d’un ange recouvrant le plafond, ses ailes déployées dans une attitude protectrice.
C’était plaisant à regarder. Ou plutôt ça aurait été plaisant à regarder.
En effet, les étagères étaient vides : leurs contenus déversés et lacérés sur le sol. Les fauteuils n’étaient plus que des morceaux de bois et de tissus clairsemés dans toute la salle, même au pied des anciennes tapisseries, qui n’étaient plus que fils déchirés. L’ange avait été décapité : quelques gravats trahissaient la dernière utilité de la tête. Une utilité meurtrière, à en croire le cadavre au corps brisé sous les décombres.
Des morts. Des morts partout. Des morts partout ensanglantés.
C’était trop familier pour Danadun, beaucoup trop.
Le dictateur se tenait au milieu des corps, les bras ballants, sa tête passant d’un mort à l’autre.
- Maître… qui… Qui sont-ils ?
- Eux ? Ce sont les Janissaires.
Tous étaient morts depuis plus d’un mois, à en croire la puanteur qui s’échappait des charognes. Leurs vêtements noirs étaient déchiquetés, et les armes toutes aussi sombres jetés en tas au centre.
- Les… janissaires ?
- Une troupe d’élite. La crème des guerriers… Treize janissaires autour d’un chef désigné parmi eux. Mais ils sont morts. C’étaient comme mes enfants… Et ils sont morts.
Un rire glauque s’échappa de sa gorge.
- Les enfants terribles…
Danadun les regarda avec une attention toute particulière… Un grand pâle aux cheveux ébène, une fille aux yeux clos, un elfe a moitié décapité… Toutes des morts nettes, un travail exceptionnellement, horriblement, morbidement précis. Pire : une seule arme semblait être à la base de ce carnage.
- Qui a bien pu les tuer tous ? Quelles créatures sont assez puissantes pour lutter contre quatorze des meilleurs soldats ?
- Pour tuer un monstre, il faut un autre monstre. Mais ce ne doit pas être un monstre aussi monstrueux que ça, car il n’y a que treize janissaires : et c’est le seul monstre parmi eux qui s’est échappé dirait-on.
Le maître fit demi-tour, et passa la porte, avant de s’arrêter, et de s’adresser à son servant :
- Chante pour eux.
Et il s’en alla, avant de revenir sur son trône, après avoir grimpé les quelques mètres qui le séparaient de sa salle, plongé dans ses réflexions.
Jack… un janissaire venant du nord… Les pièces se mirent en place : Jack combattait avec Githoraï. De plein gré ? Non, l’elfe voulait savoir qui il était avec précision, il était donc possible, même probable, qu’il n´ait pas voulu s´incriminer en parlant de son "éducation". Il ne le voulait pas, ou ne le pouvait pas. Peut-être avait-il perdu sa mémoire. De toutes les hypothèses, c´était sans doute la meilleure.Et puis, il y avait des cas de démence juvénile dans la parentèle du janissaire. Mais alors… Il aurait assisté à la mort?
Impossible. La dernière fois qu’il l’avait vu se battre, le seigneur des Danaroth s’était aperçu que son élève n’était pas de taille face à ses confrères. Il était même le plus faible. Un autre ennemi se cachait donc dans le château, et se trouvait peut-être encore dans le bâtiment. Jack serait donc… Un rescapé ? Quelle ironie, surtout si on comparait cet incident avec l’histoire personnelle de ce soldat.
« Adieu, enfants, mais sachez que je saurai ramener votre frère. »
Danadun reparut, émergeant de la fosse, plongé dans ses pensées et ses tristes souvenirs.
- Dites-moi maître, est-ce que ce chant peut-il vraiment apaiser les âmes des morts ?
- J’ai posé cette même question à la mort d’une personne qui m’est chère. On m’a dit que ce n’était que des bêtises d’un autre âge et d’une gente décadente. Mais, même s’il n’y y a qu’une chance, une chance aussi infime soit-elle, pour que ce soit le cas, alors je veux bien croire en cette chance.
- Alors l’espoir est notre seule arme face à la mort ?
- Une arme ? Non, l’espoir est un bouclier informe, un brasier inondant de chaleur le cœur des faibles et des forts. L’espoir vaut plus que toutes les gemmes du monde. Et l´espoir, c´est le tissu de notre bannière. C´est pour l´espoir et la liberté que nous luttons. Maintenant reprenons cette lutte : convoque-la, et ordonne-lui de revenir. Je dois lui parler.

:diable:

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
07 janvier 2007 à 02:03:16

:up:

Talim28
Talim28
Niveau 11
07 janvier 2007 à 21:38:40

:up: :noel:

musiqueforever
musiqueforever
Niveau 10
12 janvier 2007 à 18:48:45

:up: :nah:

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