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Liste des sujets

Le janissaire

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
29 juillet 2006 à 23:38:26

Ahaha j´ai enfn lu lol ^^

Bah plus ça va, plus ça prend une tournure que j´apprécie.

Une prophécie, des guerres mélant des monstres glauques et barbares...

Nan bon petit chapitre, assez bien relu même si des fautes subistent toujours. (t´inquiète tout l´monde en fait ^^)

T´utilises un vocabulaire de plus en plus recherché et les phrases s´améliorent un brin.

Belle progression depuis le prologue :-d

La Quite ? (et pas cuite) :fou:

Maitre_Chevelu
Maitre_Chevelu
Niveau 7
29 juillet 2006 à 23:42:07

NANAKI, come on BLABLA, MWAHAHA :diable:
Shinou, attrappe les jambes! je m´occuppe des bras :sournois:

Shinou-ElfeG
Shinou-ElfeG
Niveau 8
29 juillet 2006 à 23:42:23
  • chop!*
IgorLeFossoyeur
IgorLeFossoyeur
Niveau 10
29 juillet 2006 à 23:43:03

L´alter pseudo venu de nulle part prend la tête de nanaki :diable:

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
30 juillet 2006 à 15:08:31

Damned, moi qui croyait qu´il y avait des lecteurs, c´étaient juste pour NANAKI qu´ils venaient :rire:

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
31 juillet 2006 à 17:50:11

Attention, une petite image qui vous sera peut-être utile pour la suite de votre lectureuh :fou: En effet avec gardant cette image en tête la lectureuh est plus facile :)

http://img315.imageshack.us/my.php?image=pentagrammeficgo9.png

Mais bon, je suis pas seulement venu apporté cette mystérieuse image, j´apporte aussi la suite qui va avec :noel:

GO!

Dans une autre salle, dans un autre endroit, un combat se préparait.
C’était une pièce carrée, dont les murs étaient garnis de gravures représentants des monstres ou des objets mythiques. Sur un pan, et également sur celui qui lui faisait face, une étrange arcade menant à des profondeurs obscures s’élevait.
Au centre de la salle, une table entourée de deux massifs trônes de pierre attendait tranquillement qu’on lui trouve une utilité… Mais ce qui se trouvait dessus était masqué par les ténèbres. Et sur l’un des deux trônes, le séant de Githoraï demeurait inerte.
Le maître elfique attendait, les mains jointes. Il était assis sur son siège millénaire, quand il repensa à comment son esprit s’était retrouvé ici : Il avait été convoqué (quoique le mot enlever était d’autant plus approprié) et avait laissé son mental parcourir les couloirs pour aboutir ici. Cette salle était empreinte d’une force obscure qui l’angoissait, un bouchon oppressant dans la gorge l’empêchait de respirer convenablement.
- Je ne t’ai pas trop fait attendre ?
Le seigneur reporta son regard, qui avait vagabondé sur les inscriptions sur les murs, sur le trône face à lui pour détailler une terrible armure d’argent, une obscurité totale masquant le visage de celui qui la portait, assis sur le trône en face de lui.
- C’est donc toi qui m’as appelé ? Qu’est-ce que tu veux ? Suppôt du démon…
- Toujours aussi sympathique. Mais j’irai droit au but : Je te propose un échange d’information, tu me dis où sont cachés les médaillons, et je te dis où aura lieu la prochaine attaque de mes forces.
- Allons, ce n’est pas équitable. Rétorqua le puissant elfe. J’ai autre chose à savoir. Vois-tu, j’ai réussi à récupérer l’allégeance d’un janissaire en provenance de tes geôles…
À ces mots, le dictateur happa de l’air, en signe de surprise, tandis que son esprit chassait vite cette nouvelle, pour ne se concentrer que sur ce qui se passait sous ses yeux.
- … Et je voudrais savoir son histoire, d’où il vient, ce que sont devenus ses parents.
- Alors tu acceptes l’échange ?
Pendant un bref instant, le seigneur pensa que le plan qu’il avait élaboré n’aurait pas à servir.
- Non. Néanmoins je suis certain que cette table n’est pas là pour supporter des tasses de thé ?
- Tu devines bien. Nous allons parier les informations. Je parie le lieu où aura ma prochaine attaque et l’histoire de ce janissaire.
- Et moi je parie les sanctuaires où sont enfermés les médaillons.
- Parfait… alors nous allons nous affronter à un jeu.
- Un jeu ? Tu comptes décider du destin de milliers d’innocents sur un jet de dés ou une partie de cartes ? tonna Githoraï.
- Non. Ce jeu est différent d’une partie de cartes… C’est un jeu plus noir.
Le plan était parfait, pensait le dictateur, si jamais il gagnait, le seigneur sombre récupérerait facilement les artefacts, tandis qu’il pourrait révéler, mimant un excès de zèle, que Daras Seris serait sa prochaine cible.
Tandis que si l’elfe remportait la victoire, tout n’était pas perdu. Bref, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
- Néanmoins, si j’arrive à remporter ce jeu, qu’est-ce qui me garantit que tu me donneras les informations que tu as pariées ? Soupçonna la voix de l’elfe.
- Allons, nous sommes entre souverain, nous sommes dignes de confiance… De plus ce jeu est assez spécial, à part en perdant son âme, il n’y a aucun moyen de se désister à sa parole.
Un silence accompagna ces paroles.
- Pour l’histoire, ce jeu a été inventé par les elfes noirs lors de la période sombre. Les mages se réunissaient autour du plateau et décidaient des destinées des clans elfiques. Le clan qui perdait devait disparaître.
D’un geste de la main gauche, le maître des rebuts balaya l’obscurité dominante de la salle, révélant le plateau où aurait lieu une terrible bataille.
Il y avait sept pièces, toutes de dalles noires, sur le sol, et les murs, ouvertes à la toiture pour que les joueurs puissent voir l’intérieur. Deux pièces étaient justes sous les yeux des participants, deux encadrements dans chacune montraient qu’on pouvait passer dans d’autres salles. Une autre était au centre, et une immense statue nue encombrait cet endroit sans porte. Les quatre dernières scènes de jeu se trouvaient réparties sur la gauche et la droite, reliées à d’autres, si bien que la salle de Githoraï était en contact à une pièce sur sa droite, qui menait à la suivante, pour finalement finir sa course dans celle du dictateur. Pareil pour la gauche. Seule la salle du centre était inaccessible.
- Alors que dis-tu de cela ? Intéressant non ?
- Comment y joue-t-on ? Rétorqua l’elfe.
- Regarde bien ta pièce.
Le sage elfique reporta son regard sur la salle sous ses yeux. De petites statuettes s’étaient positionnées en ligne, au nombre de quatre : Un elfe en vêtement de soirée, un nain en cotte de maille avec un piolet, un humain en armure, et un grand faucon d’une taille démesurée.
Dans le camp ennemi, c’était un gobelin, un gitrash, un nomdh-haus et un Nirith qui s’étaient matérialisés.
- Ces pièces sont les légions que nous pouvons manipulées. Mais elles ont besoin d’un maître n’est-ce pas ?
Et devant les sombres rebuts, une armure d’argent toisait ses opposants. Et dans le camp du « bien », un Githoraï en armure, lance au poing, lui répondait de son regard furieux.
- Allons au but du jeu : il est d’abattre le maître des troupes ennemies. Pour cela, tu auras besoin de ceci.
Et il lui présenta un dé, d’étranges symboles remplaçant les nombres habituels.
- Regarde bien, ces symboles sont les signes des pouvoir que tu peux adjoindre à tes statuettes. Ces dés sont en os d’elfes, ils sont emprunts d’une forte énergie magique. Tu ne peux assigner qu’un symbole différent par guerrier, mais tu peux en placer plusieurs du même type.
Githoraï détailla les signes sur le dé. A la place du un, il y avait un diamant étincelant. A la place du six, un rond noir. Il y avait un signe pour avancer, et un signe pour attaquer, mais également un pour se défendre et la dernière face était vide.
- On lance le dé à chaque début de tour… Autre chose, lorsque qu’on assigne des signes à des guerriers, ils durent temps qu’il reste dans la pièce, mais disparaît s’il en change. Les troupes ont un élément de prédilection, telle que le feu ou l’eau. En fonction de l’élément, une attaque variera de puissance sur telle ou telle autre élément. C’est la raison pour laquelle on peut combiner plusieurs symboles d’attaque ou de défense.
- Et de quels éléments sont les maîtres ?
- Le mien est d’ombre, et le tien de lumière. Nonobstant ce détail, sache qu’aucune des troupes normales, y compris un seigneur, ne peut vaincre un maître, quel que soit le nombre de symbole attaché à ce guerrier.
- Mais le but du jeu est de vaincre le maître ennemi ?
- Exact, c’est dans cet optique que nous nous servirons de ça !
Il désigna sept tablettes de pierre posées devant lui. Githoraï s’aperçut qu’il était également dans le même cas.
- Ces tablettes sont les représentations de ce qu’il y a sur les murs. À mesure qu’on les utilise, à mesure que le mur sera dénudé. Parmi ces pierres, il y a les artéfacts qui, une fois dévoilés, viennent se positionner sur la statue de la pièce du milieu. Néanmoins, quand tu dévoiles une tablette qui contient un artéfact, c’est l’ennemi qui le récupère et qui le place sur la statue. Le dernier qui place un objet récupère son pouvoir, et a donc comme possibilité de détruire le maître du donjon. Les autres tablettes, celles qui ne contiennent pas d’artéfacts, sont des sorts de magie qui aident celui qui les dévoile. Je crois avoir fait le tour des règles. On peut commencer ?

:diable:

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
01 août 2006 à 21:40:47

Deuxième page? horreur, remontons :)

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
01 août 2006 à 21:42:24

Flemmingite aiguë désoley :ok:

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
01 août 2006 à 21:55:15

aie, et c´est contagieux? :question:

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
01 août 2006 à 22:05:33

Très :ok:

Brigitte
Brigitte
Niveau 7
02 août 2006 à 14:51:29

Surtout pendant les vacances hein, c´est une épidémie mondiale. =)

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
02 août 2006 à 18:15:29

Damned! Et c´est mortel?

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
02 août 2006 à 19:32:09

La preuve que non, j´viens de lire ^^

Alors comme ça on joue un avenir aux "échecs" version vilain pas beau qui plaggie les elfes noirs :O

M´enfin ^^

Hormis cela, y s´passe pas grand chose quoi, et m´est avis qu´le prochain chap´ s´ra identique ^^

Bon bah j´attends la suite quoi ^^

Enjoy ! :fou:

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
02 août 2006 à 19:35:59

C´est la baston du jeu le prochain... D´ailleurs je vais le chercher de ce pas :-d

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
02 août 2006 à 19:38:16

Gniap... Bassttttoooooon :fou:

Githoraï resta silencieux, en examinant le tableau.
- Je commence donc, lança la voix narquoise et rauque du dictateur.
Le dé roula sur la table, et s’arrêta en délivrant son verdict. Un signe « avancer ». Le maître de l’ombre plaça ce pouvoir sur son nomdh-haus, qui se déplaça, raide et titubant, vers la pièce à gauche du joueur. Le tour se termina.
Githoraï réfléchissait. Il savait que lors de ce genre de partie, la parole pouvait se révéler l’arme la plus sûre. Néanmoins, l’immense casque de son ennemi dissimulait ses pensées et ses réactions, en outre, ce jeu était connu par l’ennemi, et il était donc totalement désavantagé. Mais il avait une dernière ressource, même si ses chances étaient faibles.
Le dé se stoppa, indiquant à son tour le signe « avancer ».
- Sur ce tour, je place le signe sur l’humain, et je le déplace sur ma droite.
Le nomdh-haus et le pion de Githoraï étaient dans deux pièces adjacentes. Si le dictateur déplaçait son rebut, le combat pourrait commencer.
Le symbole opposé au diamant sorti, le point noir brillant sous les lueurs glauques de la pièce.
- Je vais placer ce symbole sur mon maître du donjon.
Le signe apparut au-dessus du casque d’argent.
C’était à l’elfe. Le dé en main, il réfléchissait à l’action de son ennemi : la statuette le représentant était beaucoup trop loin pour agir. Suite à son lancé, il plaça un nouveau signe « avancer » sur son humain et rejoignit le nomdh-haus. La lutte allait enfin débuter.
- A moi… Juste une question, pourquoi t’intéresses-tu à ce garçon ? Ce janissaire ?
- Je sens en lui une haine latente.
- Rien que ça ? Au temps pour moi. Je vois que les elfes sont toujours aussi dévoués.
- Tu penses que je veux le manipuler ? Gronda Githoraï.
- Non, je pense simplement que tu penses avant tout à protéger tes intérêts, avant de t’occuper de ceux des autres.
- Je ne suis peut-être pas un modèle de bonté et d’altruisme, néanmoins dans toute ma vie, je n’ai ressenti une telle hargne que chez une seule autre personne… et elle est en face de moi.
- Alors tu crains que ton protégé finisse en un autre maître des Danaroth ? Tu me fais rire ! A son âge je n’avais pas encore commencé mes classes.
- Vraiment ? Juste une question : quand ai-je mentionné le fait qu’il soit jeune ?
Le piège se retournait contre celui qui avait voulu l’enclencher. Avec un grognement de colère, le dictateur laissa rouler son dé, qui indiqua un signe « défense ». Il le plaça sur son nomdh-haus, toujours menacé par l’humain.
Githoraï avait clairement franchit une des nombreuses frontières dans l’esprit de son ennemi. Le jeu est avant tout un affrontement psychologique où chaque joueur doit forcer les barrages mentaux de l’autre. L’elfe s’approchait de son but, c’était clair. Mais la partie était loin de finir.
Il attacha un signe attaque à l’humanoïde.
- Sur ce tour, mon chevalier va porter une attaque sur son ennemi.
L’humain bondit, prêt à transpercer son ennemi. Celui-ci para l’attaque avec son cimeterre, avec simplicité.
Githoraï comprit que le symbole défense venait de le protéger. Le chevalier était un guerrier de la terre, il l’emportait donc sur l’eau et le feu. Son échec lui appris donc que le nomdh-haus n’était pas de ces types.
- C’est un jeu particulièrement tactique n’est-ce pas ?
L’elfe ne répondit pas aux provocations du maître des Danaroth.
- Les six éléments (la terre, le feu, l’eau, l’air, l’ombre et la lumière) forme un pentagone croisé, qui détermine les éléments qui prédominent sur les autres. Ce pentagramme est particulièrement complexe car il n’est jamais le même à chaque partie, les deux triangles qui le composent peuvent tourner sur eux-mêmes.
- Garde tes explications pour ceux que ça intéresse, moi je suis prêt.
Le dictateur sombre eut un rictus, avant de commencer son tour. Le dé exécuta une pirouette, avant de s’arrêter sur un symbole attaque.
- Bien, je vais supprimer le symbole de défense de mon nomdh-haus pour lui assigner le signe de l’attaque.
Le monstre bondit à son tour, et sa lame frappa celle du chevalier, qui tituba sous l’impact. Un deuxième coup plus tard, il était transpercé. Sa statuette se brisa en un millier de morceaux.
- Moins un.
L’elfe réfléchit. L’air pouvait l’emporter sur la terre, donc le nomdh-haus était du signe du vent. Mais le feu pouvait mettre à bas cet ennemi. Il lui suffisait d’avancer son nain pour l’éradiquer. Lorsque le signe avancer apparut sur la face, il s’apprêta à le placer sur le barbu mais…
- Une minute, avant que tu n’utilises ce symbole, je vais utiliser le pouvoir de mon maître du donjon. En l’échange d’un signe de magie noire, je peux m’emparer de ton dé et doubler ses pouvoirs. Ce qui signifie que je peux placer deux « avancer » sur mon nomdh-haus.
La bête avança jusqu’à la demeure de Githoraï et vint toiser ses soldats.
Mais l’elfe ricana.
- Désolé, mais moi aussi j’ai des ressources.
Il dévoila une tablette. Un monstre en jaillit, une sorte de serpent noir, et dévora l’impudente bête.
- Que dis-tu de cette magie ? un sort qui dévore celui qui se trouve dans la même pièce que mon maître.
L’ennemi des elfes se plongea dans son mutisme, tout en faisant les comptes. Ils avaient chacun perdu un guerrier. Il n’y avait pas encore de grande différence de stratégie, et Githoraï avait tenté la chance une fois, grâce à son coup avec la tablette, qui se trouvait remplacer par une sur les murs. Mais désormais, il allait reprendre le cours de la partie.
Le dé virevolta en tout sens, avant de désigner la face sans symbole. Il ne pouvait rien faire sur ce tour.
Githoraï fit avancer son nain.
Le dictateur sortit un deuxième blanc, la chance n’était pas décidemment avec lui.
L’elfe suivit l’ami barbu.
Le gitrash se plaça, finalement, dans la prochaine salle que le nabot et les oreilles pointues devaient franchir.
Le symbole de la magie blanche sortit. Ne savant pas comment l’utiliser, Githoraï le plaça sur son elfe, espérant que ce choix serait le bon.
Le gitrash franchit la porte, et pénétra dans la salle où l’attendait le curieux binôme.
Le sage réfléchit à la situation. Son adversaire savait que la terre pouvait lutter contre les deux équipiers, représentant le feu et l’eau. À moins que ce ne soit qu’un leurre… Dans les deux cas, il pourrait s’en sortir en brandissant une des tablettes de pierre.
La magie blanche sortit. Cette fois, c’est le nain qui en bénéficia.
- Dis-moi, avant que je ne balaye tes sous-fifres, es-tu vraiment certain de savoir pourquoi nous nous battons ? Questionna l’armure d’argent, tentant une nouvelle fois de déstabiliser Githoraï.
- Pour des informations…
- Non, je ne parle pas de ce jeu, je parle de cette guerre. Moi, je sais qu’en réunissant les médaillons, je pourrai apporter le bonheur et la paix. Plus aucune créature n’aura à se cacher. Mais tu le sais déjà ?
- Bien sûr. Tu m’en avais parlé… avant que tu ne deviennes ce que tu es.
- Alors tu ne me crois pas ?
- Là n’est pas la question, seulement j’ai conscience qu’il y a quelque chose de plus grand qui te ronge. En particulier dans ton bras droit…
Une nouvelle barrière venait d’être enfoncée…
Le dé roula et indiqua un symbole de magie noire. Il le posa sur son gitrash. Et après quelques instants de réflexion…
- Je dévoile une tablette !
Un voile sombre recouvrit le gitrash et une immense cape noire apparut, tandis que le signe de la magie noire se métamorphosait, et se divisait en trois pouvoirs.
- Moi aussi je peux utiliser la magie. Celle-ci permet de tripler un symbole. Et grâce à cette tablette, je peux lancer une magie du type de mon guerrier : Les sables mouvants vont engloutir tes deux bêtes.
- Ça a pris. Rétorqua avec assurance son ennemi.
Lui aussi dévoila une tablette, celle qui avait remplacé la précédente.
- Un sort de magie qui me permet de m’emparer d’une compétence spéciale d’une statuette, et de me servir comme bon me semble.
Avec l’agilité d’une panthère, un voleur elfe sortit de l’ombre et s’arrêta devant le maître du donjon ennemi. Il passa sa main devant l’armure, et une fois son larcin accompli, il se dirigea vers le nain et l’elfe.
- Le pouvoir de ton maître qui avait fait avancer ton nomdh-haus, je m’en sers pour m’emparer de la tablette que tu viens d’utiliser. Ainsi, les sables mouvants sont neutralisés, et je triple le symbole de magie blanche de mon binôme.
Avec un mouvement de surprise, le seigneur des terres sombres frappa une autre tablette, espérant tomber sur un sort pouvant contenir un tel flux de puissance. Mais à son plus grand malheur, c’était un artéfacts pour équiper la statue, celle-ci maintenant munie d’une cape couvrant son corps.
Le sort de flammes du nain et les torrents de l’elfe se déversèrent, en rasant et dévastant la salle du maître, tuant le Nirith et le gobelin, tandis que subsistaient, seul témoin non mort de ce déluge, le maître du donjon.
- Je crois qu’on peut s’arrêter là. Prononça Githoraï. Les symboles sont toujours actifs sur mes statuettes. Au prochain tour, je n’aurai aucunes difficultés à éradiquer ton gitrash. Tu n’as aucun moyen de gagner, sinon de prolonger la partie, et il y a peu de chance que tu l’emportes.
Le seigneur des Danaroth eut un rictus de mépris, mais se montra bon joueur :
- J’abandonne en effet.
Les statuettes et le plateau se dissipèrent dans un nuage de fumée.
- Comme convenu, sache que j’ai ordonnée à Sox de s’occuper de Daras Seris.
- C’est un peu loin du royaume de la sorcière. Toisa le vainqueur.
- Mais avant que je n’aille plus loin, reprit l’autre sans s’occuper des moqueries de son ennemi, dis-moi comment as-tu fait pour savoir quand utiliser les tablettes.
- C’est simple : en arrivant j’ai observé les murs. Lorsque les quatorze pierres se sont posées, je savais exactement dans quel ordre elles avaient été placées mais également lesquelles sortiraient par après.
- Le pouvoir de mémorisation d’un elfe… C’est dangereux.
- Maintenant dis-moi : quel est la vérité sur ce janissaire ?

Mouap fini le chapitre :-d

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
02 août 2006 à 19:52:12

Gromph, c´était sympathique ^^

Zouli p´tit jeu, mais bon, c´était crop simple pour le Nelfe, bien qu´il aie une mémoire de Néléphant :O

Et tu coups juste quand ça devenait intéressant...

Le dictateur va-t-il mentir ? Suite au prochain épisode :fou:

Enjoy !

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
02 août 2006 à 23:41:20

Nan c´est juste la fin du chapitre :fou:

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
03 août 2006 à 14:26:14

Enfin bon juste un très petit truc pour dire ce qui va se passer avant qu´on retourne à Goedfroid et ses histoire :fou:

Le souverain du nord ne répondit pas immédiatement. Il n’avait reçu aucune information sur un quelconque janissaire qui s’était échappé. Néanmoins, c’était on ne peut plus normal, puisque personne ne savait qu’il éduquait des guerriers en secret. Pourtant…
Ils étaient tous cachés dans une partie secrète du château. Ils avaient nourriture, eau, livres… Mais, trop occupé à préparer ses plans de guerre, il n’avait pas été les voir et les entraîner depuis bientôt deux semaines…
- Alors ? Insista le vainqueur.
- A quoi ressemble-t-il ?
- Taille moyenne, cheveux châtains, des yeux bleu clair.
La situation se corsait… Un seul des enfants répondait à cette allégorie rapide. Githoraï devait ignorer qui il était, sinon tout ses plans seraient à revoir. Il décida de fournir l’histoire d’un autre, afin de respecter son serment devant la table de jeu, et de protéger ses projets :
- Si il est bien celui que je pense, alors c’est clair : il faisait partie des réfugiés Daras Seris, d’il y a treize ans… Un beau massacre, et un beau pillage. De nombreux enfants ont été capturés ce jour-là, avant que mes troupes n’aient été boutées hors de la ville. Les elfes ne participaient pas à la guerre d’ailleurs… Pourquoi avoir changé d’avis aujourd’hui ?
- Donc, il était à l’origine un enfant réfugié ? Et ses parents ?
- De simples paysans, ils ont fait obstruction à la capture de leur fils, mais ça n’a pas duré. Si tu veux bien m’excuser, j’ai du travail…
Et il se leva. Mais le sage elfique lui posa une dernière question :
- A-t-il encore de la famille ?
- A toi de voir, car si oui, elle doit l’attendre à Daras Seris.
Et il s’en alla, un effroyable doute sur le cœur, ne sachant s’il retrouverait ses guerriers là où il les avait cachés.

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
09 août 2006 à 03:24:47

Ouf, j´ai enfin trouver quelques minutes pour écrire ma fic... Enfin la suite :-)

Chapitre4 : Crise

Avec une vivacité hallucinante, sous les regards ébahis des elfes, Goedfroid engloutissait tout ce qui se passait sous sa fourchette : de la plus petite viande de gibier aux spécialités culinaires sorties des fourneaux elfiques. Il déglutit avec difficulté, et hoqueta à plusieurs reprises. Une main salvatrice lui tendit sa coupe, qu’il avala d’une traite, en respirant bruyamment.
- Tu peux manger doucement, ton lapin ne risque plus de se sauver dans l’état où il est. Lui murmura Génem, toujours son visage tourné vers sa propre assiette.
La conduite quelque peu saugrenue de Goedfroid le gratifia des regards déboussolés de ses comparses elfiques, avant que ceux-ci ne détournent leurs yeux et reportent leur attention sur leur propre nourriture.
- L’entraînement avec Halgor c’est l’enfer… j’ai bien cru que j’allais m’évanouir… haleta le janissaire entre deux bouchées.
- Oui je sais, ça fait dix fois que tu nous le dis… marmonna Nèm.
L’engloutissement des denrées alimentaires se poursuivit. Après avoir approvisionner son estomac, celui-ci arrêtant son gargouillis guttural, l’humain regarda à nouveau autour de lui, comme si à chaque fois qu’il prenait un repas ici, il devait découvrir une nouvelle pièce.
C’était une grande salle, de vingt mètres de largeur, mais de beaucoup plus en longueur. De multiples tables, rectangulaires ou rondes selon ceux qui s’y asseyaient, étaient dispersées sur le sol, partout, comme si on les avait posé là, totalement nonchalamment, sans chercher à instaurer un quelconque ordre. Pourtant, plus on approchait de l’extrémité de la pièce, plus les tables étaient petites. Et tout au bout, il n’y avait que trois places.
Depuis le mois entier durant lequel il avait séjourné ici (oui, cela faisait déjà un mois, malgré ses impressions), Goedfroid n’en avait vu que deux occupées : un grand fauteuil de velours bleu, où Githoraï demeurait pendant des heures, toujours premier à entrer, toujours dernier à sortir. Et une elfe avait sa place sur le second siège. Après renseignements de Génem, il sut que c’était la fille du seigneur.
C’était elle qui avait mené les renforts, et la contre-attaque. Goedfroid ne l’avait encore qu’aperçut, il n’était jamais allé lui parler. Mais il ne pouvait s’empêcher de la regarder : avec ses cheveux, qu’elle gardait détachés, long et lisse, lui tombant sur le front et sur les oreilles, pour finir leur course dans son dos. Ses traits étaient doux, presque parfaits. Et elle avait les yeux de son père, empreint de la même douceur mystique et enjôleuse. Elle avait l’air jeune… ou peut-être n’était-ce qu’un effet dû à l’éloignement.
Quoiqu’il en soit, de la table ancillaire à celle des généraux (où la place d’Halgor demeurait encore et toujours vide), dans toute la pièce, elle était plus belle que toutes les femmes qui avaient franchies les frontières de ce royaume. La troisième place était réservé au fils de Githoraï, que personne n’avait revu depuis une dizaine d’années, sauf peut-être son père, mais rien n’était moins sûr.
Dans la disposition des places, le janissaire avait noté que les citoyens normaux (qu’ils soient bourgeois, vendeurs ou riches marchands) étaient toujours plus près de l’entrée que les servants. Certains distribuaient les plats, ou posaient des pichets d’eau (ou de vins pour les généraux) devant les mangeurs, mais la plupart dînaient, non loin des soldats.
- N’empêche… Commença Mèn d’un ton neutre.
La discussion reprenait, le sujet était d’hors et déjà dans l’esprit des quatre dîneurs.
- C’est moi qui ai eu l’hinaros !
- Mais pas du tout ! Tes flèches sont des tortues volantes ! Renchérit Nèm.
Le débat était habituel, tellement que Goedfroid continua son repas sans se soucier des frères. Mais pour une fois, la voix de Génem n’était pas dans cette véritable guerre ouverte, se déroulant entre les carottes et les petits pois. Et après vérification, l’elfe n’était même plus assis à sa place.
Il avait traversé la salle, et était en pleine discussion avec une servante. Ses parents aux yeux disparates cessèrent leur bagarre… puis éclatèrent d’un rire suraigu lorsque elle jeta son verre au visage de son prétendant. Celui-ci revint s’asseoir, la mine déconfite.
Il ne dit rien, s’essuyant le visage avec sa serviette.
- Décourage pas, ça ne fait que la seizième fois… Charia son frère au yeux bleus.
- Dix-huit, corrigea Nèm.
- Faux frères…Je vous renie ! Jura Génem.
- Renie donc, en attendant nous avons plus important à parlementer.
Reprise de la discussion, tandis que Goedfroid observait la servante. Même de loin, il pouvait distinguer sa natte, lui tombant jusqu’au bas des reins, alternant entre cheveux blonds et châtains. Sans oublier son nœud rose qui flamboyant entre les mèches. Elle avait une allure plus noble que les autres serviteurs, et Goedfroid apprit qu’elle bénéficiait d’un traitement de faveur de la part de la princesse elle-même.
Ce fut avec surprise qu’il la vit se lever et se diriger vers lui. Elle lui remit une petite enveloppe, fit une courbette avant de regagner sa place, devant l’air abasourdi de l’humain.
- Elle aurait pu me la donner pour que je te la donne ! Bougonna Génem.
L’ancien janissaire le laissa se plaindre en retirant la lettre de sa cage de papier. Il la lut en silence. C’était une invitation officielle de Githoraï, qui lui demandait de venir le voir dés la tombée du jour. Il n’y avait aucune explication, et Goedfroid s’en fichait, fut-il convié à une longue et barbante réception : ce rendez-vous coupait de moitié l’entraînement avec Halgor.
Il détestait ces entraînements : l’elfe n’avait aucune considération pour lui. Il l’avait clairement annoncé, Goedfroid n’avait aucune capacité particulière, et il ne perdrait pas ses précieuses heures à l’aguerrir, si Githoraï ne lui avait pas personnellement demandé. L’humain ne représentait pas une force avec laquelle il fallait compter, certains prodiges elfiques de bas âge y gagneraient plus à s’endurcir avec Halgor. Etaient-ce des paroles pour le motiver, ou le pensait-il vraiment ? Il ne le saurait jamais.
Une fois qu’il eut finit son assiette, Goedfroid décida d’aller s’occuper l’esprit dans les livres de la bibliothèque. Il savait lire à présent. Son apprentissage n’avait duré que quelques jours, et il avait atteint une vitesse de lecture que peu peuvent espérer atteindre, même après des années à compulser comme Goedfroid. Et il parlait déjà couramment la langue usitée habituellement chez les humains, bien que son maître lui ait signalé qu’il utilisait « un langage soutenu qui pourrait lui causer des problèmes de compréhension dans un avenir proche ».
Après avoir terminé quelques dizaines de parchemins d’un certain « Feurglaste », il se dirigea dans la cour, prêt à subir une nouvelle série d’exercices…
Comme pour marquer cette séance qui devait se révéler aussi pénible que courte, Halgor lui appris quelques mouvements de haut niveau de Nallana, un style particulièrement adapté aux combats à deux lames. L’entraînement tourna cour, quand l’elfe défia son élève en duel et qu’il le blessa à l’épaule, enfonçant sa pointe dans la chair… De là à dire qu’il l’avait fait exprès…
- Mais vous êtes un maaaaaaallllllaaaaaddde ! Beugla son apprenti en pansant hâtivement la plaie, de peur que le maître ne reprenne ses assauts.
- Un peu de cran voyons ! Allez en garde, fils de pucelle !
- Et arrêtez avec vos insultes ! Ordonna le blessé.
- Allons ! C’est pour te stimuler ! Tu devrais presque me remercier !
- Et essayer de me trancher un bras c’est de la stimulation aussi ! Fils d’unijambiste !
- Quoi ! L’infirmité de mon père n’est pas sujette à la plaisanterie !
- Allons ! C’est pour vous stimuler !
Pressentant qu’il avait poussé l’insulte un peu loin, l’humain déguerpit, en direction d’une petite bâtisse qui servait de poste médical en attendant que l’hôpital ne reprenne du service, la bâtisse ayant été détruite lors du siège.
C’est au moins une chose qui demeurerait à jamais en lui : la contestation de l’autorité supérieure. Vivement qu’il devienne chevalier, qu’il puisse se plaindre a plus haut placé.
Après l’application d’un onguent à base de purée de cerises, l’humain prit congé des soigneurs pour se rendre dans le bureau personnel du maître de la cité.
Il entra discrètement, admirant la pièce qui semblait issue d’un autre âge. Une ambiance apaisante le cueillit, alors que ses yeux naviguaient sur les tentures commémoratives de batailles passées, d’une immense bibliothèque qui couvrait un pan, et d’un bureau de chêne dos à la fenêtre, d’où on voyait le lac et les reflets que projetait le soleil couchant. Il se prit les pieds dans un tapis orné de symboles plus compliqués les uns que les autres. Un feu grondait dans un âtre, projetant ses lueurs sur deux fauteuils de velours rouge, et une table basse couverte de dagues de toutes sortes et de toutes longueurs. Goedfroid doutait néanmoins que ces armes avaient déjà servi à autre chose qu’à décorer.
Le maître elfique était assis dans un de ces fauteuils, et il invita l’humain à en faire autant. Celui-ci s’installa confortablement, et ne bougea plus, fixant les braises rougeoyantes.
Après quelques instants de silence tranquille, Githoraï prit la parole :
- Si je t’ai demandé de venir, c’est afin de remplir ma part du contrat que nous avions passé au début. Tu te rappelles ?
- Oui, marmonna l’humain d’une voix endormie (un effet secondaire de l’onguent), si j’aidais… Ma mémoire… mais je n’ai guère aidé.
Tiens, lorsqu’il était ensommeillé, il était moins provocateur et plus humble.
- Quoiqu’il en soit, vous étiez sur le front, et peu importe ce qu’on me rapporte, vous avez aidé. Alors j’honorerai ma part du marché.
- Et comment allez-vous vous y prendre ? Le coupa son interlocuteur, vaguement intéressé.
Peu lui importait son passé à présent, il vivait sa vie sans ennui, et il espérait bien continuer, fut-il fils de pêcheur ou de marchand…
- Je sais déjà toute votre histoire, comme elle me l’a été contée. Mais sa véracité me semble être un point embrumé… Vous seriez d’après cette histoire, un fils de paysan, des réfugiés lors de la dernière guerre. Je pense d’ailleurs qu’il vous reste de la famille à Daras Seris, la principale cité humaine.
- A d’accord… marmonna Goedfroid, complètement exténué.
Sa respiration se fit moins bruyante, il ferma les paupières et sa tête bascula sur son épaule.
Le seigneur le regarda dormir quelques longues minutes, avant de se lever et de quitter la pièce.

:ange:

Talim28
Talim28
Niveau 11
11 août 2006 à 20:29:48

Urf le hobbit t´as mourru ? :snif:

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