Et oui j´annonce officiellement que je la prochaine partie du chapitre sera demain après-midi ![]()
Valà, fin du chapitre, suite vendredi
Deux trolls étaient déjà tombés, et un autre était sévèrement blessé. Mais la compagnie s’était vue diminuer d’environ trois par attaques des trolls, répandant les blessés dans tous les sens avec leurs marteaux, et il ne restait plus que Goedfroid pour s’occuper du monstre affaibli.
La bête donna un coup semi-circulaire, sa massue hérissée de pointes d’acier passant au-dessus de Goedfroid. Celui-ci se baissa pour esquiver, et bondit vers la créature, lame en main. La masse vint se planter devant lui, le stoppant dans sa course, et l’autre main du troll s’avança, happant l’air, tandis que Goedfroid se jetait sur le côté en éraflant l’index du monstre.
Le kobold souleva sa masse et décrivit de larges paraboles qui firent passer la mort non loin du janissaire. Celui-ci profita d’un moment d’inattention du monstre marécageux pour bondit vers une des pattes.
Il donna un coup de la lame droite sur la jambe, creusant un sillon rouge dans la chair. En contre-attaque, un coup de pied l’envoya valser quelques mètres plus loin. Ses lames se fauchèrent dans le sol, entre les dalles noires, et le monstre s’approcha en levant sa masse. Il grogna, les bras en l’air, prêt à abattre son arme mortelle sur sa cible tétanisée au sol.
Le deuxième kobold avait ramassé un marteau d’un de ses compagnons disparus sous les flèches des trois frères. De multiples courbes de ses armes, ils maintenaient les trois guerriers et leurs flèches loin de lui, fracassant ses instruments de combat contre les maisonnettes, tombant les unes après les autres sous ses coups. Chacun des traits visant sa tête ou sa gorge finissait dans ses avant-bras, ou était déviée par ses armes.
Mèn, passablement énervé par l’échec de ses assauts, bondit de son toit, en direction de la tête de la créature. Le kobold aperçut l’elfe s’avancer et porta une manchette dans sa direction, l’avant-bras le heurtant de plein fouet. Au moment où il retombait, la bête s’apprêtait à l’écraser. L’arme s’abattit de plein fouet sur la roche.
Mèn était en sécurité, sauvé par Chiniro qui l’avait traîné rapidement sur le côté.
Le capitaine elfique empoigna sa hallebarde et courut sur la gauche de la bête, éraflant la jambe. La créature se retourna, tentant de suivre la course des yeux. La vélocité du hallebardier dépassait néanmoins l’entendement, même elfique, et le kobold perdit bientôt ses sens, se retournant sans cesse.
Le guerrier elfe profita d’un instant de déconcentration pour bondir et abattre son arme sur le crâne monstrueux.
Chiniro se retourna ensuite vers le deuxième troll, aux prises avec Goedfroid.
Apeuré, le janissaire n’avait aucun moyen pour esquiver l’attaque du monstre qui abattrait bientôt sa massue piquée sur son corps terrorisé. Mais, alors qu’il avait perdu tout espoir, Halgor vint s’interposer, grand mais blessé.
Le monstre abattit sa massue sur les dalles, là où se trouvait l’elfe avant, répandant une pluie de pierre en tous sens.
Le puissant général se stoppa sur la gauche de la bête, mettant terme au saut salvateur qui l’avait empêché de finir en bouillie. Dans ces mains, il avait les deux lames du janissaire, épée d’Isa au garde somptueuse, le sang coulant du poing droit aspergeant l’argent. Le démon pleurait des larmes ensanglantées.
L’aile de l’ange se déplia, formant une demi-garde gauche, suivit de sa sœur démonique, créant une demi-garde droite. Il joignit les deux armes, formant une nouvelle épée encore plus belle.
Les deux lames n’en formaient plus qu’une, à la poignée siamoise, représentant un monstre bicéphale aux ailes disparates. Les deux armes s’étaient emboîtées l’une dans l’autre pour former une épée redoutable.
Halgor plaça son pouce dans l’un des creux laissés par une des ailes d’argent, et plaça le reste de ses doigts dans l’autre. Il s’élança vers la bête, bondissant au niveau des épaules. Lorsqu’il revint sur le sol, le troll était mort, sa tête était déjà à ses pieds.
Goedfroid était resté au sol. Ébloui, effrayé, et même admirateur. La beauté de l’arme et sa puissance le laissait clouer sur place. Mais Halgor revint à ses côtés, tandis que le cadavre décapité s’abattait sur le sol, et l’elfe jeta les deux lames, normales cette fois. Mais il était dans un sale état : sa main droite, dû au coup de tout à l’heure par l’agate pointue, mais aussi sa main gauche, il y avait planté un couteau, et il était maintenant imbibé de sang écarlate et bleuté.
- Ne laisse pas traîner des armes, lui dit-il, le visage envahi d’une série de tics. Si tu m’excuses, je laisse Chiniro s’occuper de toi.
Ce dernier releva le janissaire sans qu’il ne s’y attende, arrivant par derrière, la hallebarde encrée du sang de la dernière bête. Goedfroid tituba sur ses jambes, respirant bruyamment en regardant ses pieds.
- Economise ton souffle, on a encore quelques ennemis à pourfendre. Lui rétorqua Chiniro, plus acide que jamais.
- Si vous permettez, commença Halgor, je crois que…
Mais sa main gauche compléta sa phrase : le sang coulait plus abondamment que jamais. Un sort d’hémophilie avait atteint sa plaie.
Il courut sur le sentier ramenant à la citadelle, laissant ses troupes blessées dans la cour.
Les frères Egée étaient dans un parfait état, excepté Mèn qui avait reçu un éclat de roche sur la tête ce qui le gratifia d’une bosse assortie à ses yeux.
- Où sont les autres ennemis? Demanda Génem.
- C’était clairement un piège tendu pour nous faire perdre du temps. Ils nous attendaient.
- Là-bas ! Cria Nèm en pointant du doigt vers le corps de garde.
C’était une grande bâtisse, plus haute que les murailles, qui avait été construite au-dessus de la porte, et qui en contrôlait ainsi l’ouverture et la fermeture, l’abaissement et le relèvement du pont-levis ainsi que la herse. Les portes avaient été entrouvertes, juste laissant l’espace pour un elfe de passer.
Mais une bête était sortie du baraquement abandonné. La peau rouge de l’Hinaros fuyait, courant sur les murailles. Le cimeterre en main, il jeta un regard vers la troupe de guerriers dans la cour.
Comme un même corps, les arcs des trois frères se tendirent et se détendirent, les traits s’envolant vers son dos. La bête se retourna, ses pieds glissant contre les pierres ensanglantées, et deux flèches se heurtèrent à sa lame. La troisième se planta dans sa cuisse gauche, et lui arracha un hurlement perçant, au moment où il repartait sur la droite.
Trois « je l’ai eu » s’élevèrent dans la basse cour au moment où Goedfroid posait son pied sur la première marche qui grimpait sur les murs. Chiniro était sur ses talons, lui commandant de s’arrêter. Mais il était aveuglé par une rage plus profonde et plus intense que l’autorité du seigneur…
Sur sa gauche, dans la plaine envahie, il y avait d’innombrables créatures, il distinguait des formes de trolls, des nomdh-haus et leur stature musclée, et les gitrashs qui se pressaient contre la porte, entrant dans la cour où la bataille avait reprise. Les trolls se tenaient toutefois à l’écart, ayant arraché leurs tours pour s’en servir comme massue.
Goedfroid poursuivait le monstre boitant et saignant. Il la rattrapa, et s’apprêta à la transpercer dans le dos, quand l’hinaros donna un vif coup de coude qui l’atteint au nez, un flot de sang s’en dégageant. Il tomba à terre, assommé par le choc.
- C’est ta fin traître de janissaire. Entendit-il dans la langue sombre.
La lame du cimeterre se leva au-dessus de la tête de la bête, tandis que le soleil perçait les nuages et inondait son œil droit de lumière.
Chiniro arriva, et s’élança vers le visage de son ennemi, lui assénant un puissant coup de la tête. La bête fit quelques pas en arrière, se tenant la mâchoire, et releva ses bras, en garde avec sa lame.
- Voilà une proie de qualité.
Il s’élança en avant et donna un coup que la hallebarde dévia sans difficulté. Chiniro brisa la partie bois de son arme sur la face rougeâtre de son adversaire, avant de prendre appui sur son arme, et de s’élancer, ses pieds entourant le corps du monstre écarlate, l’envoyant par-delà les murs. La bête tomba tête la première dans les douves, s’en échappa, et s’enfuit en traversant le champ extérieur.
Chiniro regarda Goedfroid : il était inconscient, face contre le marbre des murailles. Il ne risquait rien ici, et l’Hinaros devait être absolument abattu. Le capitaine sauta à la poursuite de son ennemi.
Le soleil couchant s’était extirpé des nuages qui l’entravaient, pour projeter ses reflets lumineux sur la surface du lac argenté. Le chatoiement qui s’en échappa attira d’abord la vue de la cavalière sortie de la forêt. Puis elle porta son regard sur la vermine qui envahissait sa cité. Les autres cavaliers se tenaient prêts derrière elle. Tous étaient en armure blanche, leur tête masquée par leur casque telle celui de Halgor, leurs lances brillantes tendues vers le haut, prêtes à pourfendre quelques gitrashs.
L’elfe féminine enleva son manteau, dévoilant son armure hétéroclite constituée de morceaux d’argent et d’or. Mais sur son plastron, il y avait l’image d’un ciel étoilé. Elle tira son épée avec bruit et s’élança vers le bas de la pente, suivit de tous les autres cavaliers.
Les monstres se retournèrent. Un troll se jeta sur le passage des guerriers, mais les habiles montures l’esquivèrent, leurs maîtres frappant les flancs. La bête s’effondra et fut piétiné. Les nomdh-haus se pressaient contre la porte, envahis par la peur. Les trolls parvinrent à écarter les deux pans de bois, et un nouveau flot de bêtes plus horribles les unes que les autres entrèrent dans la cité, répandant mort et désolation parmi les rangs de défenseurs brisés qui tentaient de les combattre.
Les cavaliers balayèrent sans difficulté les quelques créatures qui osaient lutter contre leur charge.
Chiniro s’arrêta de courir. L’Hinaros venait de s’échapper dans la forêt, en volant une monture à l’un des rares elfes qui avaient été abattus. Le capitaine elfique se détourna de la vue de cette créature fuyante, et fit volte-face en direction de la porte, où nombre de guerriers avaient déjà mis à morts quelques monstres.
Cela ne dura que quelques instants. Les renforts avaient déjà faits un massacre lorsque l’idée de la fuite traversa l’esprit des nomdh-haus. Mais trop tard…La vague des cavaliers en avaient déjà noyés plus d’un.
![]()
Mouap, pour ceux que ça intéresse, le chapitre trois sera bientôt terminé (enfin lorsque que la bataille de Githoraï sera finie) ![]()
J´lirais quand j´aurais un peu de temps ![]()
et... sincèrement condoléances pour ta rupture
Mcm
T´inquiète, ça va mieux maint´nant
Et j´ai lu en plus xD
Bon bah c´est plutôt pas mal.
Y reste des incohérences, des fautinettes, des tournures maladroites, mais on se laisse quand même légèrement entraîner.
Entraînement à fond d´façon, et au fait, c´est ta première fic´ ? o_O
Allez, bon courage pour la suite ![]()
ça dépend comment on voit ça cher nanaki... Disons que c´est la première que j´ai écrite... mais entre son appartion sur ECRITURE et la première lettre posée sur mon doc word, y´a eu une myriades de nouvelles (pour la plupart endormie dans mon disque dur), une fanfic (qui faudrait que je finisse), une fic-quête, et une parodie
Disons que oui, c´est la première, mais disons que non c´est pas la première ![]()
Je vois je vois... enfin j´essaie !
Oh VU j´avais pas vu ! >___<
Loin, très loiiiiiiiiin !
AAAA ouais
revient je poste la suite (on est Vendredi
)
Chapitre 3 : Le nord retire ses troupes
Dans un autre lieu, bien loin des elfes, dans une forteresse aux murs épais et recouverte de nuage sombre, un homme se tienait debout à un balcon, scrutant l’horizon. Il était bien plus que grand que la moyenne, entièrement recouvert d’une armure d’argent finement ciselée et recouverte d’or par endroit. Son visage était dissimulé à l’ombre de son heaume, serti de rubis et surmonté d’un serpent d’argent où deux émeraudes luisaient en guise d’yeux. Son bras gauche était fermement crispé sur la rambarde de marbre, tandis que le droit était raide sur son côté. Il se retourna et gagna la pièce sombre derrière lui. C’était une longue salle, avec pour tout mobilier un trône de granit face au balcon, et des colonnes de part et d’autres. Sa cape blanche virevolta en tout sens, avant qu’il ne s’asseye sur son siège, posant sa tête sur son poing gauche.
- Alors maître ? Demanda une voix sur le côté.
Un autre humain sortit de l’ombre : d’une taille raisonnable, habillé de noir excepté son manteau écarlate, son visage affichait l’air de ceux qui attende calmement une nouvelle capitale pour leur avenir.
- Echec total. Les renforts elfiques sont arrivés avant que la cité ne tombe. Il reste quelques lambeaux de l’armée disséminés dans les forêts, mais rien de bien concret.
Le serviteur afficha une haine profonde sur son visage, ses cheveux s’hérissant sur son crâne, ses yeux marron se plissant sous les sourcils broussailleux.
- Ne t’en fais pas. Le rassura son maître. Cette guerre sera un peu plus longue que prévue.
- Seigneur, il nous fallait absolument Githoraï.
- Oui, c’est assez frustrant. Néanmoins, je te l’ai dit, il nous faudra un jour faire le ménage parmi nos rangs. Je crois que le jour est arrivé, et cette défaite à Habrina Sénaro tombe à pique.
- Que voulez-vous dire ?
- Mets-moi en contact avec Sox.
Le serviteur ferma les yeux, se concentrant, et entrouvrit la bouche, un long râle glauque s’en échappant, il releva les paupières, les yeux d’un blanc laiteux. Sur son front, se dessina un croissant de lune surmonté d’une couronne.
À des centaines de kilomètres de là, loin au sud, la même réaction se produit sur une elfe noire, au teint pâle et aux cheveux noirs. Cette elfe se trouvait dans une pièce circulaire, face à une grande sorcière totalement vêtue de blanc, la tête garnie d’un chapeau ridiculement complexe.
Une voix autoritaire et effrayante s’échappa de la poupée elfique :
- Zarak ! J’ai de nouveaux ordres.
- Seigneurs, prononça la sorcière, sachez que je suis totalement désolée pour l’incident de Habrina Senaro.
- Inutile ! Cria la voix rauque qui s’échappait de la marionnette. Je veux que tu prépares une armée, une armée plus grande que toutes celles qui n’ont jamais foulées ces terres. Une fois l’heure venue, tu leur ordonneras d’assaillir Daras Seris, la cité des humains.
- Seigneur, cette fois-ci je ne vous décevrai pas. Glapit la magicienne. Je créerai une armée digne d’un maître telle que vous.
- Alors au travail ! Commanda la voix amplifiée du lointain dictateur.
La marionnette recouvrit son plein commandement, les effets s’estompant, signe que la communication était rompue.
- Au travail ! Hurla la sorcière.
L’elfe s’enfonça dans l’encadrement d’une porte, et dans les ténèbres où ses yeux rouges brillaient. Ses oreilles sortaient de sous la masse de cheveux noires, bouclés et soigneusement peignés. Ses appendices auditifs étaient largement plus grands que ceux des elfes normaux, et positionnés horizontalement. Elle était simplement vêtue d’une simple tunique découvrant son nombril et ses jambes, ainsi qu’un manteau délavé vert et anciennement brun. Elle passa par de nombreux couloirs, avant de déboucher dans une grande salle aux teintes orangées, la chaleur infernale provenant d’en bas.
Elle descendit par un escalier de bois, les cordages grinçants à chaque pas. Entre les marches, on apercevait des cages remplies d’humains terrorisés qui priaient, un prêtre enfermé avec eux.
- Mettez les fourneaux en marche ! Hurla l’elfe.
Un rugissement de machine suivit son ordre, des cris également, poussés par les humains affolés.
- Pitié, hurla une femme sur la gauche de la guerrière sombre. Épargnez-nous.
Mais elle lui répondit avec un rictus de folie sur le visage :
- Sois heureuse, bientôt tu feras partie de l’armée de Dieu.
Atterrée, la femme pleura de plus belle. L’elfe se dirigea vers un pont de bois qui surplombait la source de chaleur de la pièce.
C’était un énorme chaudron, où un liquide jaunâtre, tirant sur l’orange, tournoyait.
D’un peu plus haut, un gitrash sauta et vint s’écraser dans ce liquide, ses chairs et ses os se consumant en l’espace d’un instant. Des centaines d’autres se jetèrent dans cette substance démoniaque, infernale. D’un autre bord de roche, en face de celui où tombaient les créatures sans âmes, on poussait des nomdh-haus, à intervalles réguliers, les forçant à donnés leur vie pour l’armée du Nord.
- Amenez les humains ! Cria l’elfe.
Un troll ouvrit la première cage et attrapa le prêtre, le maintenant dans sa main gauche, et puis vint se positionner face au gouffre où les vapeurs suffocantes s’élevaient.
- Une dernière volonté ? Questionna l’elfe, tandis que le kobold tendait la main au-dessus du chaudron, une vingtaine de mètres séparant le sacrifié de son destin.
- Démon ! Sache que Dieu ne laissera jamais ton maître remporter ne fusse qu’une victoire en mon pays.
Le monstre émeraude lâcha le vicaire et celui-ci hurla de douleur, au moment où ses jambes atteignaient le liquide en fusion.
Et les uns après les autres, les humains connurent le même sort que l’adipeux pontife.
Quand ce fut le tour dans la femme, l’elfe se fit une joie en la voyant se débattre, se larmoyer, hurler et exhaler de peur et de pathétisme.
« Ils sont pitoyables » Pensa la servante de la sorcière. Et ce, elle le pensait depuis longtemps… Depuis le jour où elle était née dans la forêt de l’Interdit Noir, à ce jour où elle sacrifiait les âmes et les corps de ces bêtes pétrifiées… en passant par la nuit où elle avait décapité son père et éventré sa mère. Mais ça ne comptait pas pour de vrais meurtres : son père était un semi, mi-humain mi-orc, et il n’avait pas vu l’attaque arriver. Et sa mère s’était laissée tuer, tellement atterrée par la mort de son mari.
Et puis d’autres avaient suivis. Toujours plus de sang… Et toujours plus de cris qui transperçaient ses tympans.
Elle détourna son regard vers le bas du chaudron.
- Ouvrez la valve !
Les gobelins pâles, habillés de richesses et un piolet en main, tournèrent la pièce de métal avec difficulté, le liquide infernal contenant les âmes des sacrifiés s’écoulant dans une rigole sombre, avant que celle-ci ne se subdivise. La potion finit sa course dans des sarcophages, chacune des sous branches de la rigole initiale se terminant dans ces effroyables cercueils, les remplissant petit à petit.
Par un principe de poulie très ingénieux, on referma les bières, le couvercle à forme étrange scellant le sarcophage. Après quelques instants où le liquide reposait dans le moule, on releva le dessus, et on en tira une parfaite reproduction réduite de cette matrice. On posa la création sur un autel, alors que le processus se reproduisait encore et encore dans les cercueils.
Après quelques minutes d’agitation autour de cette chose, après une courte préparation, durant laquelle les gobelins lançaient de l’eau, récitaient des malédictions et passaient leurs piolets sur les parties superflues des nouveautés, la bête s’éleva de l’autel, nu tête, de la forme d’un humain, le regard vide et le visage tordu, la peau pâle.
Elles étaient dépourvues de nez, mais elles respiraient, ou plutôt happaient l’air bouillant, par leur bouche pâteuse sans lèvres, quelques dents luisantes mais sans langue, leurs yeux glauques, totalement vides excepté un petit point noir au centre, ces prunelles lorgnaient le Néant et demandaient pourquoi elles enduraient tant de souffrances. Asexuées, elles grognaient, leurs cordes vocales sous développées ne permettant d’articuler un seul mot, elles n’avaient que leurs grognements pour s’exprimer, et elles n’avaient pas d’oreilles, il n’y avait d’un trou sur la gauche de leur tête qui leur permettait d’entendre et ce dans n’importe quelque langue.
L’elfe les admira, ces bêtes désincarnées qui ne pouvaient qu’entendre.
« Les Niriths, des bêtes nées de la haine des Grands pour les rebuts. Et bientôt… ce sera votre heure de gloire. »
Elle s’éloigna du frêle pont, et s’éleva au-dessus des bêtes sur un surplomb rocheux.
- Niriths ! Hurla-t-elle, en la langue noire du Nord. Vous voici devant moi, les fiers guerriers que vous êtes vont se battre. Vous êtes la noirceur de ce monde. Vous représentez toute la haine, toute la souffrance, toute la misère de cet univers.
Et à mesure que son discours avançait, le nombre des guerriers ne cessait d’augmenter, produit en masse par les fourneaux.
On les conduisit à d’autres salles, tandis que le processus de création se répétait perpétuellement. On donna des épées de bois aux monstres une fois arrivés dans la nouvelle salle. Et là, commença un entraînement spartiate.
J´lirai d´main, là j´vais faire l´amour avec Morphée ![]()
B´nuit p´tit môa ^^
nuit ki 7 ![]()
Petit up, j´lirai t´aleure !
![]()
d´acc ![]()
On remarque que ça fait une heure qu´il lira "t´aleure".
A mon avis, ça veut dire "d´ici plusieurs jours". ![]()
Mcm
Wala ^^
Azert
Eh bin nan
Mcm
Bon bah, manque de relecture powa...
Des répét´ assez souvent, de vilaines fautes pas zentilles et un chapitre très très sombre
C´est un peu basique, la première armée vaincue, on créé des monstres sortis des ténèbres pour que le grand méchant pas bô puisse anéantir les peuples libres.
Mais super Goedfroy intervient et tue les vilains !
![]()
J´espère ça sera pas ça.
Bon, en somme, un chapitre assez bon, mais qui aurait pu être mieux.
Des efforts descriptifs, ça va.
Bonne Quite ![]()
Bonne cuite?
Si Goedfroid fait partie des clés menant à la victoire, je crois qu´à lui tout suel il se fera écraser avant de lever le p´tit doigt
Muarf, je relirai la suite, elle sera pour probablement demain soir
ou un chouia plus tard
Quoiqu´il en soit, j´espère pouvoir améliorer le reste ![]()
Mcm
Ok ok pas de prob´s
Et moi j´attends toujours ton comm´ ![]()
Enjoy ! ![]()
Fini le chapitre 3
Enfin en partie, la fin ne me convient pas vraiment, parce que le méchant pô bô abandonne face à Githoraï, mais ce n´est qu´un "see you later".
J´aurai de grosses modifications à faire sur cette fin de chapitre. Surtout que là j´ai plus de caféine dans le sang que de globules rouge, si ça continue je vais faire une crise.
Enfin juste pour dire que j´entamerai le chapitre 4 (dieu sait qu´il est long O_o) dans quelques heures, et que c´est une partie TRES délicate en raison des détails qui pourraient ne pas vouloir dire ce que je veux leur faire dire.
Enfin bon, bonne cuite comme il dit l´autre
Et "I will come back"
Muahahah ![]()
C´est pas tout ça mais je poste la suuuiiiittteeeuuuhhh
Le serviteur de l’homme d’argent s’assura que les dispositions avaient été prises par sa sœur de sang, avant d’informer son maître que la production avait commencé.
- Les Niriths de Sox seront bientôt en grand nombre. Je vais ordonner aux ouvriers de faire pareil.
- Ce ne sera pas la peine, lui répondit le seigneur.
- Mais… Pourquoi ?
- Rappelle toutes les troupes en dehors des Danaroth. Nous retirons nos cartes de cette partie.
Le servant balbutia quelques parties de mots et de demandes d’explications, avant de s’incliner et de lancer mentalement l’ordre à tous les généraux, qui prendraient les mesures nécessaires.
- Voilà ce qui fait de toi un mauvais stratège : tu ne sais pas te servir des autres. Nous allons manipuler les elfes de Githoraï pour qu’ils se débarrassent de Zarak.
- Sauf votre respect, Grand roi, cette sorcière pourrait nous être encore utile.
- Je te l’ai dit : il nous faudra un jour ou l’autre faire le ménage. De plus, la nature offensive et diabolique de cette sorcière n’est pas conforme à ma politique. Elle a déjà suffisamment mis mon autorité en cause. Gronda le seigneur.
L’asservi savait de quoi voulait parler son maître. Il n’était pas la peine de le remarquer : Zarak avait fait des prisonniers civils parmi la populace humaine, en ignorant les ordres de son maître, qui étaient de les laisser partir, et de ne s’en prendre qu’aux guerriers, ceux qui maniaient des armes ou voulaient les empêcher d’accomplir leurs assauts. Son dominateur désirait à tout prix empêcher les effusions de sang inutiles quand il le pouvait.
- Seigneur, en quoi l’attaque de Daras Seris pourrait nous fournir l’opportunité de détruire Sox ?
- En échouant contre les armées de Githoraï, nous avons enclenché un dangereux mécanisme dans son esprit. Il sait que la seule alternative qu’il aura, c’est de se battre contre nous. Si j’arrive à lui faire comprendre qu’il doit aller aider les humains, il y a une chance pour que le siège se conclue sur un échec de la sorcière. Là, il devra réagir contre la forteresse sombre, il n’aura pas le choix.
- Néanmoins seigneur, si c’était Zarak qui gagnait ?
Un rire amplifié par le métal s’éleva de l’ombre du heaume.
- Si cette probabilité se réalise, c’est en grand héritier royal que je descendrai sur les ruines fumantes de la cité humaine, et que je me ferai couronner roi de ce royaume en tout bien tout honneur (il prononça cette phrase avec sarcasme). Quant à la sorcière… Je te laisserai t’en charger.
Des dents blanches luisirent dans l’obscurité, tandis que le confident de l’homme en armure effectuait une nouvelle courbette.
- Et maintenant dis-moi, où en est le décryptage de la dixième tablette ?
- Toujours en cours maître, nonobstant cela, nous avons déjà traduit quelques brides. Souffla l’intéressé.
- Et alors ?
- Pour l’instant, il ne s’agit que d’une simple formalité, semble-t-il, mais littéralement cela donne ceci :
Dans la main avec laquelle le souverain avait abattu son père
Tenant bien levé un présent qui démontre le sacrifice de sa mère
Le maître des démons devra défier celui qui sera marqué comme son égal
Il marqua une pause, qui s’accoquina avec un silence de mort.
- Est-ce tout ?
- Tout ce que avons pu traduire pour l’instant. Malgré cela, il semble clair que la dernière épreuve sera un duel avec un personnage très puissant.
- Un égal… Une lutte pour le pouvoir.
L’asservi savait parfaitement l’enjeu qui reposait sur le décryptage de la tablette : Une fois que le maître saurait ce qu’il devait faire, il pourrait passer la dernière épreuve, et ainsi la Terre Promise serait en son pouvoir.
C’était pour ça qu’Il se battait. C’était pour ça que tous se battaient. Une fois la Terre Promise sienne, le maître en ferait don à tous ceux qui désireraient la paix. Et enfin, les humains, les orcs, les nomdh-haus, et tous, pourraient vivre en harmonie.
Paradoxalement, les sacrifices étaient immenses pour atteindre cet idéal. Trop de héros avaient déjà péris. Et les pertes militaires se comptaient en dizaine de milliers. Même les civils n’étaient pas épargnés.
Mais cette guerre ne pouvait pas se terminer sur une simple neutralité jusqu’à que le décryptage soit complet. Pour de nombreuses raisons dont les principales étaient que, même si la prophétie devait révéler un lieu de bien-être éternelle à celui qu’elle aurait reconnu comme l’Elu, ça ne restait qu’une prophétie. En outre, il y avait une idée qui perturbait l’esprit du second de ce maître des Danaroth : et si ce n’était pas l’Elu ? Si un autre devait accomplir la prophétie ? Le doute était permis.
C’est pourquoi le maître avait trouvé un autre moyen de faire connaître la paix salvatrice à ce monde : Les médaillons.
Il y a bien longtemps, on forgea sept médaillons. Githoraï, qui avait été en quelque sorte l’investigateur, avait ordonné que la sagesse des anciens elfes du conseil soit transférée dans la pierre. Mais le forgeron, avide de pouvoir, se laissa duper par son frère, qui était l’incarnation des démoniaques satyres, le créateur de ces sublimes objets enferma un pouvoir incommensurable à l’intérieur de la roche sacrée dans laquelle ils avaient été créés. Il enferma l’esprit des divinités elfiques. Celui qui possèderait un seul de ces médaillons, se voyaient transcender par un potentiel quasi divin, l’omnipotence des dieux lui conférant un pouvoir unique.
Mais si un être réunissait tous les artéfacts divins, les sept, son vœu le plus cher se verrait exaucer, quel qu’il soit.
C’est dans cet espoir qu’ils avaient assailli Habrina Senaro : Githoraï était le seul qui savait où se trouvait ces objets.
C’étaient des objets très convoités… Ils avaient toujours été là, si bien que dans l’histoire de ce monde, les sages nommaient « l’Ancien Temps » ce qui s’était passé avant leur création, et nommait « le Nouveau Temps » ce qui se passait maintenant.
- Quant à tes recherches dans les souterrains, interrogea le maître, coupant court aux rêveries de son serviteur, as-tu trouvé le médaillon ?
Aussi absurde que cela pouvait bien être, le seigneur pensait qu’un de ces objets étaient cachés dans les profondeurs énigmatiques de la forteresse où ils se trouvaient.
- J’ai cherché, et j’ai trouvé de nombreux pièges qui avaient déjà été défaits, et ce, récemment.
- Et le médaillon ? Insista son souverain.
- Non, mais j’ai dû interrompre mes recherches car vous me demandiez.
Le brillant commandant en argent se leva, et arpenta la pièce, penseur, se rendant sur son balcon, et revint s’asseoir sur son trône.
- Seigneur… Commença le servant, Zarak risque de trouver cela étrange si nous n’envoyons aucune troupe.
- Demande à Giarg de préparer des soldats. Répondit son commandant, lançant une décision qui avait déjà été prise lorsque le plan s’était conçu dans son esprit.
Le seigneur se raidit sur son trône et murmura :
- Laisse-moi, je crois que j’ai trouvé comment avertir Githoraï de nos « intentions » au sujet de Daras Seris.
Il le laissa, et ferma délicatement la porte, en se dirigeant à grandes enjambées vers le bas de la tour.
Danadun était la fierté du maître de la citadelle sombre. Tout d’abord parce que c’était un guerrier dont le cœur n’avait jamais flanché, il faisait preuve d’une loyauté et d’un honneur juste, des qualités requises pour devenir un officier, compétent de surcroît. Mais sa prodigieuse carrière avait surtout été aidée par ses capacités de meneur de troupes : Il savait avant tout que la désorganisation était l’antithèse de la réussite à la guerre, et que le nerf de la guerre était la foie placée dans les chefs. Il était également doté d’un charisme qui lui permettait de faire trembler n’importe quel guerrier, si aguerri fut-il. Le peu d’êtres qui pouvaient lui tenir tête combattaient désormais avec lui, tel que Giarg ou ses frères de sang.
Ses frères et lui avaient un jour vouée une haine si profonde, si intense, aux ennemis des Danaroth, qu’ils avaient vendu leur âme pour pouvoir lutter contre eux. Ils savaient que plus jamais ils ne pourraient vivre en paix, et surtout qu’ils étaient liés à jamais à leur maître. Lorsque cette guerre serait terminée, ils disparaîtraient. Mais Danadun savait qu’il arriverait à en finir avec sa haine avant ça, c’était une conviction qu’il traînait depuis le début de ses massacres. Sa colère le rongeait, et chaque jour il avait l’impression que le sang qu’on lui avait inoculé était à l’origine de ce sentiment.
Il se stoppa, arrivé devant la porte en chêne qui marquait l’entrée de la demeure de Giarg. Il poussa la porte et admira l’étrange spectacle qui s’offrait sous ses yeux.
Giarg était un troll. Il avait tout de suite attiré l’attention du dictateur des Danaroth, d’abord par son altruisme exceptionnel pour les kobolds : ceux-ci sont d’abord barbares et brutaux, et préféreraient se manger les bras plutôt que partager le moindre morceau de viande. Mais Giarg était différent. Il était bien moins vorace que ses congénères, et sa brutalité était égale à son amour pour les elfes… Et il les détestait.
Le maître l’avait découvert lors de son voyage dans le nord, il y a une dizaine d’années. Ils avaient passé un pacte magique de grande importance : le troll aiderait à la guerre si le seigneur offrait le savoir au kobold.
C’est ainsi que les trolls se rallièrent aux Danaroth, car la bête était maître de tous ceux de sa race.
Aux gourdins et aux massues, le sage préférait les livres et les plumes. Ce n’était pourtant pas pour cela qu’il ne savait pas se battre : il avait une arme redoutable que tous craignaient, sa magie.
Il pouvait commander aux nuages de faire s’abattre une pluie de grêlons, il pouvait demander aux ténèbres de recouvrir le ciel, et il pouvait, selon la rumeur générale, ordonner aux montagnes de s’affaisser. Mais Danadun s’était rendu compte que, entre la rumeur et la réalité, il y avait un fossé incomblable.
Vêtu de son manteau de mage, celui-ci étant tendu sur son ventre et retenu par une ceinture de métal, Giarg méditait, assis en tailleur, son nez épaté laissant échapper des panaches de fumées vertes et orange. Il était au centre de la pièce, quelques ossements de moutons craquant sous le poids de son corps verdâtre et d’une hygiène impeccable, à chaque fois qu’il inspirait.
Il n’y avait rien dans la pièce : juste un sol terreux, et des ossements. Sans doute une volonté du mage pour récréer les conditions dans lesquels il vivait autrefois.
- Giarg ! Le maître a besoin de tes dons.
Les paupières se soulevèrent lourdement, et le monstre se leva, toisant de toute sa hauteur l’officier.
- Le maître ne sait-il donc pas que j’ai besoin de calme ?
- Largement, rétorqua Danadun, mais si je suis ici, ce n’est pas pour écouter tes excuses.
- Qui y a-t-il ?
- Nous avons besoin de trolls.
- Encore ? Et les autres ?
- Morts, nonobstant cela, enchaîna-t-il avec rapidité, il nous en faut, le maître prépare l’invasion de Daras Seris.
- Combien en faut-il ?
- Un maximum, commence à en créer, je reviendrai dans quelques semaines te dire quand il faudra arrêter.
Avec un ricanement glauque, l’humain se retira dans le couloir en claquant la porte avec plaisir.
Le troll se gratta le menton, qui crissa lorsque ses doigts adipeux passèrent dessus. Il tendit la main vers un bâton, qui se dressa immédiatement et vint se placer dans sa paume. Il rassembla son énergie et tendit sa main vers un coin de la salle. Le sol terreux se souleva et se modela avec lenteur.
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