Je pense que le mieux serait de tout retravailler depuis le début non ? ![]()
C´est facile à dire ça Nanaki, c´est beaucoup plus difficile à faire. XD Mais accessoirement, si tu recommences moicesmoi, je lirai au moins le premier chapitre, et pitet qu´une réécriture me captiverait et que t´aurais un lecteur définitif?
(oui nan parce que quand j´aime une fiction je finis toujours par lire les suites...même s´il est arrivé que j´en oublie certaines je l´avoue, d´ailleurs j´en ai au moins deux à aller lire^^)
Difficile mais enrichissant.
Allez, si tu retravailles tout, je commente à fond ton premier chapitre et je te dis si j´accroche !
T´es partant ?
Ah mais je sais que c´est enrichissant, j´ai déjà réécrit deux fictions^^. Mais je dois avouer que plus j´avançais, moins je retravaillais, probablement car je retrouvais un style plus familier. Le problème, c´est qu´y´avait encore des tas d´trucs à corriger. ![]()
Disons que ma seule oeuvre, je l´ai retravaillée complètement une fois.
Juste amélioré mon style, mes descriptions.
Et disons que ça avait plut, mais qu´en fait j´aimais pas le début, et je pouvais pas y remédier...
Enfin bref, si jamais t´as le courage de rebosser, alors j´t´aiderai sur le début ![]()
C´est vrai que ça a l´air simple, mais j´ai déjà un peu retravaillé (j´ai viré le prologue, améliorer les descriptions selon tes commentaires, corriger un peu l´orthographe,...) Mais comme pour l´instant y´a pas eu de grand changement, je préfère pas relancer un topic de réécriture ^^´
Seul changement important:
____________________
- C’est une potion pour parler elfique. T’apprendre notre langue aurait été un peu long. Mais cette potion a une autre fonction…
« Et cette autre fonction, c’est d’ouvrir le cœur et l’âme de celui qui la boit… »
- Dis-moi comment es-tu arrivé ici ?
- Je me suis réveillé dans la forêt, à quelques heures de marche d’ici. Les gitrashs m’ont trouvé, et ils m’ont amené. Nous avons marché jusqu’ici puis j’ai été mis sous les ordres d’hinaros. Nous sommes entrés dans la ville, j’ai été fait prisonnier par l’autre elfe.
Githoraï réfléchit un instant puis demanda :
- Que cherches-tu ?
- Ce que je cherche… c’est…
« Qu’est-ce que je cherche ? Me battre ? Non… Je cherche… »
- Je cherche mon passé.
Githoraï réfléchit. Un janissaire, c’est un puissant allié, et il vaut mieux l’avoir avec soit que contre soit.
- Serais-tu prêt à te battre avec nous, contre ton ancien maître, sans jamais vouloir le rejoindre ou nous trahir ? Si je t’aide à retrouver ton passé, voudrais-tu combattre ?
Goedfroid réfléchit à son tour. Puis dit :
- Je prendrai les armes contre les rebuts qui assaillent cette ville.
Cette réponse suffit à Githoraï.
Goedfroid était maintenant un guerrier de lumière.
_____________
Mais c´est vrai qu´une lutte pour la mémoire que parle plus qu´un janissaire suicidaire
Enfin sur ce, je retourne à word,... ![]()
C´est amplement mieux, avec seulement deux-trois phrases...
Imagine tout retravaillé ainsi !
Pour l´instant je vais attendre et réfléchir
Il faudrait que je termine quelques chapitres avant de voir si une quelconque réécriture est nécessaire ![]()
Nécessaire, elle l´est sûrement comme pour presque tous les textes.
Envisageable, elle le sera ou pas selon ta motivation... ![]()
Disons qu´il ne sera pas impossible que...
Enfin bon une chtite suite, j´ai quelques pages de réserve, pour être sûr
CHAPITRE DEUX :
EPEES ET PAROLES
On le fit sortir de sa cellule, marcher le long des couloirs, entrer dans une pièce avant de lui confier de nouveaux vêtements. Il les enfila, et se regarda dans le miroir qui lui faisait face. Il était maintenu tout en blanc, quelques symboles noirs sur son torse : la représentation de trois étoiles dansant autour de flammes grises. Dans son dos, un capuchon tombait entre ses omoplates. Il serra plus fort sa ceinture, la boucle de métal noir cliquetant. Ses brais amples lui glacèrent les jambes lorsque le tissu entra en contact avec sa peau. Il trouvait qu’il avait l’air d’un vrai prince, l’air fatigué en prime. Ne manquait plus que les armes.
- Qui êtes-vous ? Demanda-t-il au reflet inversé du maître des lieux, droit et raide à côté de la porte.
- Je suis Githoraï, si jamais ce nom vous dit quelque chose.
« Githoraï… »
- J’ai demandé à ce qu’on vous apporte des armes spéciales.
Avec un grincement de dents enragé, Goedfroid se retourna et pointa du doigt le maître elfique :
- Je veux la promesse que si les forces ennemies sont repoussées, vous ferez tout ce qui est en votre pouvoir pour m’aider à retrouver mon passé !
C’est avec cette expression féroce qu’il désigna le seigneur.
- Je ferai ce que je peux, mais sache que tout n’est pas bon à savoir.
Le janissaire se calma un peu, et vérifia son affublement. Il avait l’air ridicule… Manquait plus que les oreilles pointues et il aurait pu aller se cacher dans un trou.
- Juste une question : C’est quoi ces bestioles ?
A peine la phrase les mots franchirent ses lèvres, à peine il avait compris qu’il s’était montré un peu trop insolent. Il mit sa fierté de côté et adressa un vague regard d’excuse par le biais du miroir.
- Les gitrashs, Hinaros et nomdh-haus ? Ce serait un peu long à expliquer, mais disons qu’autrefois les elfes préféraient créer des races et les envoyer à la guerre plutôt que combattre par leurs propres moyens.
Au regard interrogateur, il donna des détails.
- Les nomdh-haus ont été créés par les elfes noirs. Ils étaient esclaves et se sont rebellés. Après quelques guerres, ils ont acquis une indépendance et se sont multipliés et diversifiés. Les gitrashs en sont la preuve.
Goedfroid resta à penser aux ennemis : Les doigts tordus et difformes des nomdh-haus, eux qui ne pouvaient que tenir une épée et combattre. Des rebuts… Tout comme les gitrashs, sauf que eux avaient des mains développées… Même s’ils étaient petits et aux physiques ingrats. Et l’hinaros…
- Et leur chef ? Qu’est-ce qu’il est ? Une sous race ?
- Non. Il est beaucoup mieux que ces êtres difformes… C’est une bête du monde d’en dessous. Je n’ai pas le droit d’en parler.
Le seigneur avait froid. Ou peut-être qu’il frissonnait de peur ?
Une peur que seul un seigneur pouvait ressentir. Goedfroid n’aimait pas cette situation : il n’aimait pas être un simple janissaire, et il n’aimait pas être dans l’inconnu. On frappa à la porte, mettant fin à ses essayages et réflexions. Un serviteur entra et donna deux fourreaux à son maître. Le servant se retira, laissant l’enrôlé et Githoraï seul à seul.
- Voilà qui va vous ouvrir une nouvelle porte de l’histoire et piquer votre curiosité à nouveau. Dit le maître.
Il donna l’un des fourreaux. Il était de cuir foncé, et n’avait rien de particulier. Mais la poignée qui en dépassait valait toutes les merveilles du monde.
Finement forgé, dépourvue de garde, c’était la plus belle épée qu’on puisse imaginée. Pour voir si la lame valait le pommeau, Goedfroid la tira et apprécia sa beauté tandis que le soleil lançait quelques rayons étincelants sur le métal d’argent.
La poignée était couverte de détails représentant un ange, une aile sur le côté gauche, pleurant. C’était une beauté, l’argent réfléchissant la lumière de la fenêtre. Il n’y avait pas de couleur pour la poignée, ce n’était que de l’argent.
- Ces lames furent forgées pour un grand prince elfe noir. N’oublie pas sa jumelle.
Il lança le deuxième fourreau. Cette fois, l’aile de l’ange n’était plus fait de plume, mais de toile. L’argent semblait noirci de ce côté. C’était l’épée pour la main droite, l’autre pour la main gauche.
- Je doute qu’un simple prince elfe aurait accepté une telle perversion sur ses lames ? N’est-ce pas ?
- Et ce n’était pas qu’un simple prince elfe, continua Githoraï. Il a marqué son histoire, car les plus grandes guerres eurent lieu à cause de lui. Isa, le mercenaire qui avait plus de pouvoir que les rois, il avait recruté une armée plus grande que celles de tous les peuples confondus. Ses armes ont échoué ici après sa mort. Il est temps qu’elles resservent.
Goedfroid calla les fourreaux et les lames dans sa ceinture, à l’endroit prévu pour. Il avait l’air plus terrible, mais toujours ridicule.
Hum...
Bon bah, tu progresses un petit peu, mais ça reste toujours moyen...
Déjà, tes expressions inclues dans le texte, famillières qui plus est, sappent tous tes efforts pour instaurer une ambiance médiévale.
"Manquait plus que les oreilles pointues et il aurait pu aller se cacher dans un trou.
Bien sûr les sarcasmes peuvent être mis dans un texte, mais écris "Il ne manquait plus que..." et passe avec des expressions plus travaillées, plus subtiles.
Sinon, bah c´est juste une sorte de calme, où on fournit de nouveaux effets à notre Goedfroi.
Pourtant, tu te contredis toi-même...
Tu le décris comme un prince, et tu le définis de ridicule, qui n´est rien, qui ne ressemble à rien... Oublie pas que les mots ont plusieurs sens...
Et puis, l´histoire de tes épées, complètement dépourvues de magie suite à la répétition de "argent"... Tu sais, y a des dicos des synonymes pour t´aider, moi-même je m´en sers, parfois.
Et je trouve ton elfe trop... gentil.
Alors, tu veux parler d´un homme torturé, en pleine guerre, sans passé, sans réel avenir ; mais tu le fais trop niaisement, sans chercher à vivre comme ton homme qui devrait être méfiant, une ombre...
Sans parler de ton elfe, qui lui offre ses lames alors qu´elles appartenaient à un homme surpuissant...
Non non, ça manque vraiment d´expérience, mais un conseil, lis Kaim, tu verras mieux pour l´Héroïc fantasy... (j´te dis Kaim car il est vraiment doué et que cela te restera gratuit en prime ^^)
M´enfin, je passerai les fautes, et je te dirai que tu peux faire amplement mieux, en sacrifiant ton impatience par la lecture ou l´approfondissement
Désespère pas, j´ai commencé à un niveau largement inférieur au tien (souvenirs mdr) mais j´ai appris.
J´me qualifie pas de "doué", mais j´ai un petit peu plus d´expérience que toi, et j´espère pouvoir t´en faire part.
Ah oui et, désolé de pas faire un superbe commentaire commentant, je suis pas chez moi, j´ai pas le temps.
Enjoy ! et Courage, t´arrête pas maintenant ! ![]()
Arf
J´avais l´intention de lire Kaim... mais j´ai lu la première et j´avais plus envie XD
Bon merci du comm! ![]()
J´ai apporté quelques modifications au chapitre en tenant compte de tes critiques (enfin sur certains points
) Enfin voilà les quelques modifications
CHAPITRE DEUX :
EPEES ET PAROLES
On le fit sortir de sa cellule, marcher le long des couloirs, entrer dans une pièce avant de lui confier de nouveaux vêtements. Il les enfila, et se regarda dans le miroir qui lui faisait face. Il était maintenu tout en blanc, quelques symboles noirs sur son torse : la représentation de trois étoiles dansant autour de flammes grises. Dans son dos, un capuchon tombait entre ses omoplates. Il serra plus fort sa ceinture, la boucle de métal noir cliquetant. Ses brais amples lui glacèrent les jambes lorsque le tissu entra en contact avec sa peau. Il trouvait qu’il avait l’air d’un vrai prince elfique, comble de ridicule, l’air fatigué en prime. Il ne manquait plus que les armes.
- Qui êtes-vous ? Demanda-t-il au reflet inversé du maître des lieux, droit et raide à côté de la porte.
- Je suis Githoraï, si jamais ce nom vous dit quelque chose.
« Githoraï… »
- J’ai demandé à ce qu’on vous apporte des armes spéciales.
Avec un grincement de dents enragé, Goedfroid se retourna et pointa du doigt le maître elfique :
- Je veux la promesse que si les forces ennemies sont repoussées, vous ferez tout ce qui est en votre pouvoir pour m’aider à retrouver mon passé !
C’est avec cette expression féroce qu’il désigna le seigneur.
- Je ferai ce que je peux, mais sache que tout n’est pas bon à savoir.
Le janissaire se calma un peu, et vérifia son affublement. Il avait l’air ridicule… Il ne manquait plus que les oreilles pointues et il aurait pu aller se cacher dans un trou.
- Juste une question : Ai-je le droit de connaître la nature de mes ennemis ?
A peine la phrase les mots franchirent ses lèvres, à peine il avait compris qu’il s’était montré un peu trop insolent. Il mit sa fierté de côté et adressa un vague regard d’excuse par le biais du miroir.
- Les gitrashs, Hinaros et nomdh-haus ? Ce serait un peu long à expliquer, mais disons qu’autrefois les elfes préféraient créer des races et les envoyer à la guerre plutôt que combattre par leurs propres moyens.
Au regard interrogateur, il donna des détails.
- Les nomdh-haus ont été créés par les elfes noirs. Ils étaient esclaves et se sont rebellés. Après quelques guerres, ils ont acquis une indépendance et se sont multipliés et diversifiés. Les gitrashs en sont la preuve.
Goedfroid resta à penser aux ennemis : Les doigts tordus et difformes des nomdh-haus, eux qui ne pouvaient que tenir une épée et combattre. Des rebuts… Tout comme les gitrashs, sauf que eux avaient des mains développées… Même s’ils étaient petits et aux physiques ingrats. Et l’hinaros…
- Et leur chef ? Qu’est-ce qu’il est ? Une sous race ?
- Non. Il est beaucoup mieux que ces êtres difformes… C’est une bête du monde d’en dessous. Je n’ai pas le droit d’en parler.
Le seigneur avait froid. Ou peut-être qu’il frissonnait de peur ?
Une peur que seul un seigneur pouvait ressentir. Goedfroid n’aimait pas cette situation : il n’aimait pas être un simple janissaire, et il n’aimait pas être dans l’inconnu. On frappa à la porte, mettant fin à ses essayages et réflexions. Un serviteur entra et donna deux fourreaux à son maître. Le servant se retira, laissant l’enrôlé et Githoraï seul à seul.
- Voilà qui va vous ouvrir une nouvelle porte de l’histoire et piquer votre curiosité à nouveau. Dit le maître.
Il donna l’un des fourreaux. Il était de cuir foncé, et n’avait rien de particulier. Mais la poignée qui en dépassait valait toutes les merveilles du monde.
Finement forgé, dépourvue de garde, c’était la plus belle épée qu’on puisse imaginée. Pour voir si la lame valait le pommeau, Goedfroid la tira et apprécia sa beauté tandis que le soleil lançait quelques rayons étincelants sur le métal brillant.
La poignée était couverte de détails représentant un ange, une aile sur le côté gauche, pleurant. C’était une beauté, le métal réfléchissant la lumière de la fenêtre. Il n’y avait pas de couleur pour la poignée, ce n’était que de l’argent et du gris.
- Ces lames furent forgées pour un grand prince elfe noir. N’oublie pas sa jumelle.
Il offrit le deuxième fourreau. Cette fois, l’aile de l’ange n’était plus fait de plume, mais de toile. L’argent semblait noirci de ce côté. C’était l’épée pour la main droite, l’autre pour la main gauche.
- Je doute qu’un simple prince elfe aurait accepté une telle perversion sur ses lames ? N’est-ce pas ?
- Et ce n’était pas qu’un simple prince elfe, continua Githoraï. Il a marqué son histoire, car les plus grandes guerres eurent lieu à cause de lui. Isa, le mercenaire qui avait plus de pouvoir que les rois, il avait recruté une armée plus grande que celles de tous les peuples confondus. Ses armes ont échoué ici après sa mort. Il est temps qu’elles resservent.
- Et pourquoi est-ce à moi de m’en servir ? Pourquoi pas un de vos seigneurs elfes ?
- Parce que personne ne veut se servir de ces épées.
Goedfroid calla les fourreaux et les lames dans sa ceinture, à l’endroit prévu pour, oubliant les derniers paroles échangées. Il avait l’air plus terrible, mais toujours ridicule.
Bon juste pour dire que j´ai presque fini le chapitre deux. Au cas où ça intéresserait quelqu´un ![]()
Bon une petite suite que j´espère avoir correctement relue ^^
On lui fit signe de venir. Il suivit Githoraï, à travers de multiples couloirs plus longs les uns que les autres, jusqu’à des escaliers qui s’enfonçaient sous les pierres où ils se trouvaient. Il les descendit, tandis que le nouveau maître s’en allait vers la salle de son trône, pensif et inquiet.
Il déboucha sur la cour. Quelqu’un l’y attendait. Encore un elfe. Quoique on ne pouvait espérer mieux dans une cité elfique.
En armure dorée étincelante, il se tenait debout, nu tête. C’était un autre guerrier redoutable. Ses cheveux blonds étaient coupés courts, sa mâchoire carrée et ses traits bourrus : il empestait l’austérité spartiate. Ses yeux émeraudes lorgnèrent un instant le janissaire, le mettant mal à l’aise, avant qu’il n’avance une main et ne dit :
- Chiniro, enchanté de faire ta connaissance Goedfroid.
Sa voix était mélodieuse, en désaccord parfait avec son apparence froide et sévère.
Le janissaire serra la main. Il suivit le fantassin jusqu’où attendait Halgor, l’elfe aux pouvoirs mystérieux. Il regardait vers une fenêtre de la citadelle. La cour était vaste, propre, et de dalles noires avec un profond espace entre chaque. Pourtant, il n’y avait pas la moindre once d’herbes. Le général faisait dos à la porte qui menait à la basse cour, tenue par les gitrashs et l’hinaros, cet endroit où avait eu lieu le combat l’opposant à l’elfe. Halgor leva un sourcil en voyant le janissaire arriver.
- Je te le laisse, dit-il après l’avoir jugé du regard.
Chiniro indiqua du doigt un coin de la cour, où une vingtaine de soldats parlaient entre eux, se laissaient aller, ou révisaient leurs armes. Mais beaucoup avaient l’air plus inquiets et plus apeurés que Goedfroid.
L’humain laissa les maîtres seuls, et se retira dans un coin.
- Quel est le plan ? Demanda Chiniro de sa voix envoûtante.
- Les renforts arrivent, mais en attendant, il ne faut pas laisser les ennemis progresser. On va aller jusqu’à la basse cour et les retenir jusqu’à ce que les renforts soient là. Compris ?
- Comment tu vas t’y prendre avec vingt malheureux soldats contre une armée entière ?
- Ecoute.
Il se tut et laissa son ami entendre. Tout était silencieux dans la cour, le froid de la mort et son ombre inquiétante envahissant l’âme des soldats. Mais au loin, il y avait un grand bruit qui se répétait, comme un coup sourd qui frappait encore et encore. On essayait de briser les murailles.
- ça limite nos ennemis n’est-ce pas ? Si ils veulent atteindre nos murailles, c’est que ils n’arrivent pas à ouvrir la porte, ils ne peuvent entrer que par leurs tours-trolls.
- Et il n’y a que les gitrashs qui soient suffisamment agiles pour s’en servir. Moi ça me va, on peut y aller.
Goedfroid restait à l’écart des autres, comme mal à l’aise. Il n’avait pas envie de se glisser dans les conversations (inexistantes toutefois), et qui se limitaient à une ou deux phrases, de parfaits inconnus. Mais il devait retenir néanmoins que moins on demande de compagnie, plus on en a.
- Hé !
Il releva les yeux, jusque là fixé sur sa chaussure, aussi nouvelle et ridicule que ce costume. Il fut ébloui par le soleil, dans le dos de son interlocuteur, et crut un moment voir triple.
Et pourtant ce n’était pas un rêve : Il était trois, aussi semblable l’un que l’autre. D’un blond étincelant, leur chevelure nargua l’humain, les pointes couchées sur les épaules, avant qu’un nuage ne passe devant la lumière, et lui permette de voir plus claire. Ils étaient tous trois vêtus de la même couleur, du même costume, et ils avaient le même arc aux dimensions démesurées. Leurs traits riants se dirigèrent vers le janissaire qui se leva.
- Salut. Lança d’un ton joyeux le premier.
Peut-être qu’on lui avait lancé un sort ? Après tout cette potion était douteuse et devait avoir des effets secondaires.
- Ce n’est pas courant de voir des humains aider à la guerre. D’ailleurs ce n’est pas courant de voir des humains tout court.
Ou peut-être qu’il était devenu simplement fou ? Le soleil, et tout ces évènements lui avaient fait perdre la raison.
- Enfin, j’espère que tu nous seras utiles.
Non. Ce n’était ni un sort, ni une crise de folie passagère. Ils étaient bien réels, il venait de voir la différence entre les trois elfes : Leurs yeux. Ils avaient la même forme, néanmoins les couleurs différaient. Il ne l’avait pas remarqué à cause de la différence de luminosité si soudaine, mais il voyait qu’un avait les yeux marron, un autre, les yeux verts, et que le dernier, celui qui lui parlait les yeux bleus.
- Tu vois bien que tu l’ennuies. Charia celui aux pupilles marron.
Le janissaire quitta son expression dubitative et passa sa main derrière sa tête.
- Excusez-moi, c’est juste que je n’ai pas l’habitude de voir trois personnes aussi semblables. Se désola Goedfroid.
- Nous ne sommes pas frères pour rien, rétorqua celui aux pupilles vertes.
Il jeta un regard aux chefs, puis marmonna qu’ils devaient y aller.
La compagnie se mit en marche, au moment où celui à la prunelle bleue faisait une grimace à son frère.
Goedfroid suivit les guerriers, les deux frères à ses côtés et le troisième à côté des seigneurs.
- Y frime là ! Marmonna celui aux yeux bleus, le ton d’un gamin jaloux traversant sa parole.
Son frère soupira et murmura à Goedfroid :
- Il restera toujours un enfant. Nous ne nous sommes pas présenter, reprit-il plus haut. Nous sommes les frères Egée, je suis Nèm, lui c’est Mèn, et le râleur là-bas c’est Génem.
- Goedfroid, enchanté.
Et cette fois il le pensait vraiment, pas comme avec Chiniro où il était plus impressionné qu’autre chose. La prunelle marron décida d’engager le dialogue, tandis que son frère Mèn avançait en les laissant derrière.
- Qu’est-ce que tu fais ici ? demanda Nèm. Je ne t’avais jamais vu. Et seuls les meilleurs ont été pris par les deux là-bas.
« Les meilleurs…Serai-je meilleur que d’autre ? »
- Disons que c’est une demande personnelle de Githoraï. Mais vous êtes tous les trois des guerriers ?
- Disons plutôt les meilleurs archers.
Au nom des mérites de ses frères et lui, comme si ça avait enclenché un pouvoir mystique, celui aux pupilles bleus laissa les deux parleurs le rattraper et commença une énumération de tous les titres qu’ils avaient décrochés lors de combats et de tournois.
- J’ai tué plus de gitrashs que Chiniro, j’ai décroché pendant une dizaine années consécutives le titre de meilleur archer de la cité, j’ai abattu plus de quinze rapaces en plein vol alors qu’ils piquaient. Tu as devant toi L’ELITE de cette cité.
- Tu as oublié de préciser que Génem et moi n’avons jamais participé à ces concours de gamins !
Cela offensa son frère, et une amusante dispute familiale débuta.
Goedfroid rit à plusieurs reprises en les voyant se crier dessus, tout en faisant attention de ne pas attirer l’oreille de leur parent Génem.
« Et moi… Est-ce que j’ai une famille ? Un frère avec qui me disputer ? Et est-ce que j’ai des titres… Des titres pour me vanter ? »
« Ne sois pas ridicule »
Goedfroid se retourna. Il était sûr que quelqu’un lui avait susurré ces mots. Mais il n’y avait personne derrière lui.
Machinalement, il continuait à marcher. Tout comme toute la compagnie qui maintenait un rythme constant. Sauf celui aux yeux verts. Il s’était laissé rattraper et était à côté de Goedfroid, et celui-ci eu un mouvement de surprise en le découvrant, se retournant, les yeux fixés sur les chamailleurs. Il regardait ses frères avec gravité. Il tira sur ses gants de cuir, pour bien caller ses doigts dans le fond. Il se rapprocha de ses semblables encore en dispute.
Il les prit par le col, et tira leurs têtes vers lui, positionnant leurs oreilles très près de sa bouche.
- Ecoutez, murmura-t-il, nous sommes en mission, alors vous la bouclez et vous rangez les querelles de famille. Compris ?
Bon bon bon...
Des progès, mais toujours des défauts...
Comme j´te l´ai dit, ça manque d´expérience, mais surtout de relecture...
Je sais que c´est chiant, je déteste, mais ça rend tellement mieux...
Et t´as certaines expressions de fausses.
J´te fais qu´un petit commentaire, chuis trop crevé aujourd´hui, et sache que j´attends avec impatience de voir ton combat, et surtout tes archers, qui ont un vrai air de famille à travers ta ficiton
Allez, bonne continuation, on se verra au prochain chapitre ![]()
Pour le combat, on ne les verra pas vraiment, je laisse place aux pourfendeurs de trolls en série ![]()
Bon ch´tite suite ch´tite
Il les lâcha et s’en retourna avec ses amis à l’avant. Nèm laissa échapper un claquement de langue furieux avant de revenir à côté de Goedfroid, maugréant et grognant tout en agitant ses vêtements forestiers pour leur redonner forme.
- S’il arrêtait de nous prendre de haut de temps en temps…
- Il n’a pas l’air très sympathique. Conclut le janissaire en regardant Nèm lancer son regard le plus féroce.
- Avant il était assez sympa, pas très causant certes, mais depuis qu’il a rencontré le roi de la forêt, il s’imagine qu’il nous est supérieur.
- Le roi ? Githoraï ?
- Non. Quoique ce serait peut-être mieux si c’en était ainsi. Mais il ne s’est jamais présenté comme successeur aux souverains. Et nous on a hérité d’un seigneur qui ne connaît rien aux stratégies de guerre.
- Oh… Murmura le janissaire en regardant de côté son nouvel ami.
Apparemment ce seigneur elfe n’avait pas été élu d’une manière très honnête, ce qui provoquait cette subite montée de colère.
- Enfin, il a beaucoup étudié, et il a été élu selon les lois elfes en vigueur, lois qui datent d’il y a environ mille ans, rassura néanmoins l’elfe toujours rageur. N’empêche que c’est encore une fois un mauvais stratège, on a encore hérité d’une chiffe molle trop occupée à se cacher dans les arbres pour aider ce qu’il y a en dehors de sa forêt.
- Et ils sont comment les rois de la forêt ?
- Tous pareil depuis que je né : Ils se prennent pour le maître incontesté (et incontestable) de l’univers, ils font des phrases à rallonge et croient que la nation n’est pas en danger. C’est lui qui devrait être ici…
Cette leçon sur la hiérarchie elfe donna de quoi penser à Goedfroid. Mais la compagnie s’arrêta d’un même pas, interrompant ses réflexions, avec toujours la même austérité carrée qui donnait de quoi faire peur au non-initié.
- Qu’est-ce qui se passe ?
- On est arrivé au fossé intérieur. Murmura Mèn.
- Le quoi ?
- Hé bien, commença Nèm en prenant l’accent de son frère aux yeux verts, ton savant et qui se voulait impressionnant, lorsque la cité fut construite, on installa une fosse autour, afin de protéger la ville… Mais lorsque l’explosion démographique qui atteint ce pays commença, on agrandit la cité et on reconstruit la muraille en enlevant les pierres de la première.
- Nèm ! Cria Chiniro. Viens ici, tu vas nous dire ce que tes yeux d’aigles voient.
Goedfroid le suivit, et déboucha à l’avant, pour observer cette fameuse fosse.
C’était une pente raide qui descendait sur environ trois mètres avant de remonter tout aussi rapidement.
On arrivait à la partie habitée par les bourgeois de la ville. Avant, il n’y avait que des commerces, des boutiques rectangulaires où vous pouviez acquérir le choix de votre cœur, en nourritures, armes ou simples babioles inutiles. Mais maintenant, on pouvait observer un changement radical dans la maçonnerie : on retrouvait une base carrée qui montait, avant de faire place à des escaliers en bois qui partaient dans tous les sens, dans les pièces qu’on aurait cru rajouter après la construction de la fondation. Les maisons ressemblaient à des arbres de pierres et de marches. Ils y en avaient partout : à gauche, à droite, devant,… comme une forêt de bâtisse qui ne se terminerait jamais.
Nèm, le frère aux yeux marron, sauta dans un de ces appartements, avant de ressortir et d’escalader la roche jusqu’à se retrouver le plus haut.
- La basse cour est vide. Cria-t-il à Chiniro.
- Vide ? Il n’y a pas d’ennemis ?
- Juste des cadavres.
Son parent aux yeux verts suivit le même chemin que son jumeau, et vint confirmer ses dires.
- Juste de puantes charognes en effet.
La compagnie se remit en marche, les deux sosies sautant des escaliers pour reprendre leurs places dans le groupe.
Ils avancèrent silencieusement, mais les soldats tirèrent leurs hallebardes, Chiniro le premier, l’air toujours plus terrible que jamais, déterminé à combattre. Mais lorsque le pied de Halgor se posa sur une dalle blanche couverte de morceaux de poulets, première de la basse cour, il n’y avait rien, excepté un petit tas de morts au centre, les formes tordues de gitrashs décapitées et percées de toutes part les lorgnant de leurs yeux vides.
Il s’avança, faisant signe à Chiniro de s’approcher des charognes.
- Il ne me semblait que les gitrashs n’entassent pas leurs compagnons morts ainsi.
- J’ai entendu dire qu’ils préféraient les manger, le rassura (ou l’effraya ?) Chiniro. Mais c’est clair, soit on a voulu les mettre hors du chemin,…
- Soit on a voulu les mettre en évidence.
Dés que cette phrase fut finie, les cadavres se soulevèrent et furent propulsés à quelques mètres de distance, une forme sombre bondissant de sous le tas de gitrashs trépassés.
A la manière de certaines races d’araignées, le chef-troll avait choisi de se cacher là où les mouches seraient attirées, autant au sens littéral que figuré. Le monstre vert, quelques hautes herbes brunies par la boue collé à sa peau, les pustules se gonflant sous sa haine, la mâchoire carrée et quelques dents dépassant, cette bête donc, souleva une sphère entourée de pointes, les aiguilles lui perçant la chair de la paume, et l’abattit vers les seigneurs.
Halgor se jeta sur le côté, quelques éclats de roche éraflant son visage lorsque la bille métallique s’abattit sur le sol. Chiniro, principalement visé par le kobold émeraude, fut sauvé par un soldat, qui offrit sa vie en signe d’ultime dévotion. Un bras sauta de sous l’agate pointue, accompagné d’une gerbe de sang. Le monstre souleva son arme, quelques entrailles pendant du métal rougi, et passa sa langue entre les piques ensanglantées.
La compagnie connut deux réactions qui séparèrent les morts des vivants. En effet, certains des soldats se jetèrent vers le monstre assassin, tandis que d’autres abasourdis et effrayés par la vue de leur ancien ami changé en bouillie d’os et de sang, restèrent cloués sur place.
Ils connurent une mort rapide : la bâtisse sur leur droite s’écrasèrent sur leurs têtes, la structure ayant été ébranlée pour tendre une embuscade. De deux rues attenantes à la cour, ces deux allées encadrant la route de la citadelle, bondirent quatre trolls, par binômes, se jetant sur ceux qui avaient voulu secourir Halgor et Chiniro, toujours opposés au maître troll.
Sa sphère piquée était rattachée à une chaîne, compliquant la tâche de le tuer.
Halgor s’avança, sabre en main, mais la bête fit passer l’agate géante au-dessus de sa tête, décoiffant ses cheveux noirs déjà suffisamment emmêlés, et le maintenant à distance. L’arme apocalyptique passa à plusieurs reprises à ras de sa tête, la bête ayant reçu l’ordre d’en finir d’abord avec Halgor. Plusieurs fois, la bille s’abattait contre les dalles, avant de repartir en un manège effrayant, propulsant quelques morceaux d’elfes en tous sens. Mais aucune attaque ne pouvait rivaliser avec l’agilité d’Halgor. Celui-ci élabora un plan rapide et dangereux, prêt à le mettre en route dés que le moment opportun se présenterait.
La titanesque bille passa à nouveau au ras de la coiffure pouilleuse du général. Mais le guerrier leva la main.
Une des pointes de métal apporta la douleur à la main droite, et un nouveau flot de sang vint inonder l’arme de la bête. Emporter par l’élan imprégné par la chaîne, le guerrier s’envola vers l’épaule droite de son ennemi, et y planta son épée, brisant la clavicule dans sa haine et sa souffrance. Il retira sa lame de la chair, et sauta dans le dos de son ennemi, avant que celui-ci ne réagisse. Le sang coulant à flot de son gant, il se retourna, et passa tel un éclair à côté de la jambe de son ennemi, l’éraflant et tranchant l’artère en déversant un flot de sang couleur encre sur le sol. Chiniro profita de ce moment pour porter un coup, plantant sa hallebarde dans l’autre patte, avant de la retirer après avoir causer le même effet que son ami.
Le troll tomba au sol, beuglant de toutes les forces de sa mâchoire, implorant son dieu de venir à son aide. Il se vidait de son hémoglobine, et ne tarderait pas à rejoindre le royaume des morts. Les deux elfes se retournèrent, et se dirigèrent vers leurs sous-fifres en bataille avec les titanesques créatures.
Goedfroid avait eu de la chance lorsque le bâtiment s’était écroulé : il avait d’abord été paralysé de frayeur, puis avait suivi Nèm sur les pas de la fidélité. Les frères Egée étaient des guerriers impitoyables, aux styles de combat variés et puissants. À la prunelle bleue, on était adepte des tirs in extrémistes : il se rapprochait des bêtes au maximum, en bondissant de maison en maison, avant de tirer. Les acrobaties aériennes étaient également dans son répertoire, tirant des traits sous des angles que le janissaire n’avait même pas imaginé dans ses propres rêves. Nèm était plus terre à terre, faisant feu depuis les toitures, et pensant parfois à changer de place quand la bête le remarquait. Et les yeux verts… il était un mélange des deux, mélangeant le style classique au contemporain, et il était le meilleur des trois. Agile, puissant, et sans aucun doute meurtrier.
Sinon le chapitre deux est fini, les chapitre trois est en cours où Githoraï va se battre
Enfin vous verrez bien ^^´
Ah bah ça s´améliore tout ça !
Par contre t´as mal relu la fin (ou pas du tout ? ^^)
Enfin bon...
De meilleures descriptions, de l´action plutôt bien menée, beaucoup moins de répétitions, des fautes éliminées...
Que dire si ce n´est continue sur cette voie, et que ça me fait plaisir de voir que tu t´es amélioré.
Par contre, Goedfroid à rien glandé, c´te féniasse, alors j´espère y se bougera dans l´prochain chapitre ^^
Et t´as coupé quand ça devenait intéressant...
Un dernier truc.
J´vois qu´tu décris les elfes basiquement, donc je tenais à te dire qu´ils ont également l´ouïe développée, et que la respiration du chef-troll aurait dû être entendue ^^
Dans mon cas, je pense pas que l´ouie des elfes soient vraiment Si développée. En fait, je pense plutôt que dans la forêt, par effet de résonnance avec les arbres (je me suis souvent aperçu qu´on entendait mieux avec des arbres autour ^^´), dans la forêt donc, ils sont plus aptes à entendre des choses qui échapperaient à des humains normaux. Mais ça peut facilement s´expliquer autrement dans ce cas-ci: les soldats ont peur, et avec leurs armures, ça cliquètent de partout ^^´
Enfin bon, suite dans deux ou trois jours avec chance ![]()