CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

Les temps de la décision- Itayan Sud

Amir_
Amir_
Niveau 9
02 août 2006 à 13:41:25

Mirki lupe :hap: Mais ne juge pas Ohiho selon un seul personnage, qui ne represente qu´un seul des quatres royaumes du continent... :sournois: :o))
Suite bientôt, j´ai droit à une journée supplémentaire :fier:

lupeleloup
lupeleloup
Niveau 6
02 août 2006 à 18:18:37

Quelle bonne nouvelle! Je tiens en compte ta remarque sur Ohiho :-))) et me laisserai surprendre par ce qui suivra :ok:

sirene1
sirene1
Niveau 3
03 août 2006 à 02:32:22

Super! j´ai pas tout lu, on a du mauvais temps ici,peut-être un ouragan.Merci pour tant de suites!!! Je commence a lire les Bracelets mais tu es mon preferé!

Yohan-Kiefa
Yohan-Kiefa
Niveau 10
03 août 2006 à 06:58:06

J´ai lu les posts six et sept du chapitre un, je tenais à le dire.
Très intéressant, je poursuivrai ma lecture plus tard. Bonne chance.

lupeleloup
lupeleloup
Niveau 6
03 août 2006 à 13:12:19

Magnifique! L´histoire commence à se développer. Tu as toujours le même problème avec muer et mouvoir:"Toujours mué par une volonté inconnue..."< toujours mu> entre le premier paragraphe et la suite il y a une certaine contradiction quant au climat...dans le 1er.tu dis que la tempête avait cessé, dans la suite tu parles d´une mer dechaînée, :ouch2: , un ou deux petits accents mais l´ensemble de cette suite est parfait...comme toujours :oui:

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
03 août 2006 à 13:19:37

Ouah trois comms, c´est noel :fete: Merki a tous :hap:
sirene :d) Et il y´en aura d´autres :fier: :o))
Yohan :d) Ouaaaais :content:
Lupe :d) Hum, pour la mer, en fait elle est toujours déchainée, mais disons que l´ouragan a cessé, une mer n´est jamais vraiment calme :rouge: Enfin si ca donne une impression d´incohérence, je vais changer ça alors :)
Puis merci pour "mu" mué", j´ai du mal à les conjuguer séparément en effet :o)

Merci à tous, la suite arrivera demain ou cette nuit =)

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
03 août 2006 à 23:20:27

Très court, mais cela comblera au moins le passage tout aussi court que je vous ai donné aujourd´hui :rouge:

Et merci bcp à vous deux de votre soutien en passant...

___

III, 9e post

*

Les bras couverts de poussière de Balden enserrèrent Dahi d’une étreinte passionnée. Les larmes coulèrent sur ses joues, croisèrent celle de son aimée, et vinrent déborder sur leurs habits trempés par la sueur. Ses doigts allèrent caresser ses cheveux soyeux, palper sa peau si douce, qu’il croyait ne plus jamais revoir. Il pressa sa tempe contre la sienne, comme pour unir leurs deux esprits, pour être certain de ne plus jamais se séparer. Il souffla des mots doux à ses oreilles, lui glissa de tendres promesses, et pressa sa bouche contre sa joue pour ne plus se risquer à des mensonges. Les deux corps se serrèrent l’un contre l’autre, la robe nacrée de Dahi s’imprégna de la terre de la Cage, la peau de Balden partagea les frissons étreignant sa femme. Le Kargan n’était plus là, pour quelques instants, le Kargan se cachait loin dans leur mémoire. Il n’existait plus, et laissait place à cet amour tendre, sincère, que seule la vraie passion peut procurer. Il laissa place aux souvenirs d’antan, à toutes ces petites choses que l’Hommes accumule au cours de sa vie. Leur première rencontre, leur premier baiser, leurs premiers souvenirs en commun. Et puis à toutes les anecdotes d’une vie commune, tous ces moments partagés, qu’ils ne pourraient jamais retrouver. Avec leur terre natale, le Kargan emporterait aussi leur passé. En arrière plan, cachée sous les yeux embués, atténuée sous les sanglots, circulait la foule. Massive, aliénée, démente, écoeurante. Cette foule à laquelle il faudrait se mêler, pour rejoindre le port, et laisser Dolomia aux mains de la plus infâme des créatures qu’Aolora ait porté. Leur étreinte retardait ce moment, les berçait dans un monde que seuls connaissaient les deux mariés, les enfermait dans cette bulle intemporelle, pour ne pas avoir à souffrir du futur.
Mais la voix de basse de Mullan perça cette bulle.
« Balden, Dahi. Le Kargan approche. Il faut rejoindre Itayan. »
Balden desserra son étreinte, et appuya ses doigts sur ses paupières, un hoquet nerveux contractant son visage bouffi. Il saisit maladroitement la fine main de Dahi entre ses doigts, et tourna son visage sillonné par les larmes vers son compagnon. Les deux hommes s’observèrent plusieurs secondes intenses, comme pour se dire « Tout cela est désormais fini ». L’historien acquiesça enfin, et entraînant Dahi derrière lui, rentra dans la maison sinistre, afin de récupérer ses affaires. Il ne leur fallut, à lui et à sa femme, que quelques minutes. Une nouvelle vie allait commencer pour eux, il fallait oublier le passé, et n’emporter que ce dont ils auraient besoin, ce dont ils ne pouvaient se séparer. Les meubles, les bibelots, les souvenirs, tout cela devait être laissé en pâture aux esprits frappeurs. Balden n’emporta que ses travaux, ses livres, et ses artefacts ; quant à Dahi, seules quelques parémates prirent à ses yeux une valeur assez grande. Et la porte du passé se referma derrière eux.

:)

Yohan-Kiefa
Yohan-Kiefa
Niveau 10
04 août 2006 à 01:05:34

Deux chapitre de plus. ^^
J´adore ne pas faire de commentaire, mais ne t´inquiète, une fois un bon nombre de posts lu, tu auras droit à une bonne critique de ma part.
Alors bonne chance.

lupeleloup
lupeleloup
Niveau 6
04 août 2006 à 02:05:59

Je me demande toujours comment tu reussis à le faire si bien...c´est parfait! La vision astrale de Jario, merveilleuse et si bien décrite que j´en ai la chair de poule. Les sentiments de Balden et Dahi, si doux et magiques...un vrai poème! J´en suis émue! :bravo: :bravo: :bravo:

sirene1
sirene1
Niveau 3
04 août 2006 à 02:26:40

C´est beau, c´est tres beau et ca fait peur...et ca me plait chaque fois plus! Pas d´ouragan pour le moment mais ca ne tarde plus :ouch: :peur: :-(

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
04 août 2006 à 16:33:03

Ouaaais content que la suite vous plaise toujours :-)
Yohan, tu me stresses là, en plus je suis certain que tu vas savoir trouver une incohérence à laquelle je n´ai pas pensé, ca me titille :p) :o))
Merci de t´y attarder :-)

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
04 août 2006 à 21:50:15

Petite suite, désolé, j´allonge, j´allonge, mais c´est nécessaire... Je n´ai pas écrit beaucoupaujourd´hui =/ Jario astral n´interviendra qu´au prochain post :)

Précision au fait! Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais deux noms ont été changés: Dianialos / Daïnialos, et Gamas/ Gamash. Je préfère cette sonorité :) Bref^^

Enjoy!

_____

III, 10e post

La foule démente déchaînait sa hardiesse jusque dans le port. Partout dans Dolomia, s’écoulait une rivière intarissable, de scientifiques, d’ouvriers, de marchands, de citoyens, pour qui le destin ne se construisait que par un seul objectif : la fuite. Toute la cité représentait déjà un passé délaissé, sur lequel il ne fallait plus s’attarder. Tout était chaos, désordre, une émeute éclatait en un endroit, un meurtre se perpétrait dans un autre, mais nul n’y prêtait plus attention. Seule sa propre vie, et parfois celle de sa famille, comptait désormais. L’empathie avait disparu des cœurs, le respect était une doctrine oubliée, qui ne se réveillerait que lorsque Dolomia serait disparu sur l’horizon. L’atmosphère avait pris des tons d’apocalypse, où les hommes fuient comme des bêtes traquées devant la fureur d’un dieu tout puissant, et voient la terre autour d’eux se déchirer. Les bâtiments n’avaient plus aucune consistance, puisqu’ils ne signifiaient plus rien. Entre ces amassements de pierre et de ciment, entre ces enchantements superficiels, se pressait l’essence même de la peur. L’effroi, l’angoisse, la terreur, et tout ce qu’éprouve l’homme en entendant le glas brumeux de la Mort, brûlait dans les esprits, torturait leur conscience. En cet instant, l’homme retrouvait ses instincts de bête, cet instinct de survie, ou la conscience de l’autre est supplantée par la conscience de soi. Mais malgré cette folie voilant l’esprit de la plupart des hommes, subsistait en certains une once de dignité. Pour trois compagnons terrassés par le désastre prochain, c’était le cas.
Tout au long de leur course sur le Marché, Balden avait gardé les doigts frêles de sa femme fermement serrés dans sa main, et l’entraînait derrière lui. Ses larmes de désespoir étaient devenues des larmes d’espoir. Il croyait dur comme fer à sa fuite, il voyait déjà s’allonger devant lui les chemins sinueux serpentant à travers les immenses montagnes d’Itayan, il contemplait déjà les hauts plateaux dominant le continent entier, il se voyait déjà au faîte des monts du zénith, en train de dormir à la belle étoile aux côtés de Dahi. Malgré l’angoisse couvrant son corps, malgré l’horreur voilant ses yeux, il savait qu’il réussirait à quitter cette Dolomia qu’il ne connaissait pas. Mais malgré les promesses de bonheur qu’il criait au milieu des vociférations, Dahi ne partageait pas cette vision ; son attachement à Dolomia lui collait encore trop au cœur et au corps, elle ne parvenait pas encore à concevoir une vie au-delà des murs de cette cité. Les larmes débordaient de ses orbites, échouaient sur sa robe nacrée, et allaient s’envoler dans l’air chargé de tourments. Devant eux, se pressait Mullan, dont la haute stature lui permettait de fendre la foule, et traverser ce mur comme une statue de pierre.
Ils passèrent devant les comptoirs évacués, une forge aux instruments abandonnés, une bijouterie pillée. À mesure que la distance jusqu’à l’avenue de Namalesda rétrécissait, la foule se faisait plus dense, et les deux mariés heurtèrent plusieurs fois l’archéologue. Un homme tenta de couper par les toits, escaladant les murs comme une araignée. D’autres s’étaient servis d’enchantements pour s’offrir des ailes, et voler jusqu’au port, attirant la jalousie des hommes de la foule. Mais la plupart d’entre eux l’avaient déjà atteint. Alors que l’un de ces gens passait au dessus de leurs têtes, Balden vit avec horreur les plumes de ses ailes d’ange brûler. Un mage s’était servi de ses pouvoirs afin de le neutraliser, et il s’écrasa au milieu du brouhaha, pour être bientôt piétiné négligemment. Les plumes ondoyèrent longtemps entre les corps, puis s’évanouirent sous le rire sinistre de l’assassin. Oui, se dit Balden, l’homme redevient un monstre devant un Kargan. D’autres corps gisaient à terre, certains en train d’être vainement ressuscités par un enfant qui ne connaissait que vaguement la magie, d’autres simplement abandonnés devant une porte fracassée. Mullan était épouvanté devant ce spectacle de fin du monde, il ne comprenait pas comment le peuple de Dolomia avait pu réagir ainsi, pourquoi des soldats n’étaient pas appelés pour apaiser cette folie. La cité était si paisible, si pacifique, d’ordinaire, quelle diablerie pouvait donc pousser les gens à agir de cette manière ? Un Kargan qui n’avait pas encore atteint la ville pouvait-il déchaîner une telle bestialité ? Mais cet homme âgé était d’une telle douceur qu’il ne pouvait concevoir cette idée. Un homme que Mullan avait heurté dans sa course lui décocha alors un violent coup de coude au menton, et tout son corps chuta brutalement sur le sol, près d’une ruelle déserte. Dahi émit un cri strident, et se précipita sur l’archéologue blessé, qui par bonheur était tombé à coté de la foule. Le fautif, un homme tout de vert vêtu, s’était déjà éclipsé, laissant Balden pousser un juron inutile. Dahi pressa ses doigts sur le menton de Mullan, et la douleur cessa.
« Je connais cet endroit, murmura Balden alors que son compagnon se relevait. J’y suis allé il n’y a pas si longtemps »
Dahi regarda son mari d’un air circonspect, et porta son attention sur la ruelle. La lumière n’y pénétrait pas, mais une lumière bleutée perçait de l’autre côté. Le souvenir remonta en Balden, et un sourire orna son visage.
« La rue Espérance. »

:)

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
05 août 2006 à 19:04:58

:snif2: aucun comm... :-(

Bon j´ai eu un peu de mal à faire cette partie, désolé, je n´y arrive pas vraiment...
___

III, 11e post.

Ils ne pouvaient être encore dans Dolomia, pensa Mullan. L’atmosphère était si fraîche, si douce, qu’il eut l’impression d’avoir été transporté dans les bassins de larmes d’Aatirga. C’était un autre monde, radicalement opposé, où toute angoisse s’était envolée, où toute peur avait disparu. On entendait plus les cris, les hurlements, les plaintes, les douleurs. Tout cela avait laissé place à une sérénité imperturbable, ignorant tout du monde extérieur. Balden fut surpris de voir que cette rue qui, la première fois, n’était qu’une curiosité teintée de légende, s’était subitement transformée un véritable havre de paix. Cette magie qui l’avait étonné la première fois, devenait son salut. Les trois compagnons reprirent leur marche, la pensée du Kargan résonnant toujours dans leur esprit, et constatèrent avec une stupéfaction grandissante que leurs pas faisaient écho. Une profonde tristesse emplit alors leurs cœurs, ou peut-être était ce de l’émerveillement devant cet enchantement si pur. À mesure qu’ils avançaient, un sentiment nouveau les étreignit. Celui que l’on éprouve en lisant un conte, en feuilletant un manuscrit et en retrouvant la candeur d’une époque enchanteresse. Une quiétude surnaturelle flottait sur le chemin, et durant ces quelques minutes, ils n’eurent plus l’impression de fuir, mais de se promener. Le chemin Espérance devenait un quartier d’une ville en ruine, dans une contrée lointaine, où un de leurs voyages les avaient amenés. Ils n’étaient plus dans Dolomia, non. La magie des Temps Anciens avait couvert ce chemin ignoré, et donné aux trois compagnons une chance de s’en sortir, de survivre devant une créature de légende. La chance les avait amenés ici, eux, et personne d’autre ; la plume de l’Ecrivain souhaitait les voir survivre, pour accomplir une tâche inconnue. Alors que l’éclat de Namalesda poindrait au bout du chemin, les regards des trois compagnons se croisèrent, et une nouvelle lueur y était apparue. Balden avait plus confiance que jamais. Il ne craignait plus de partir de Dolomia, il n’avait plus rien à y faire. Là où ses pas le porteraient, son avenir serait florissant, et Itayan Sud deviendrait une légende, qu’il aurait eu l’immense privilège de vivre. Dahi n’était plus effrayé par le Kargan. Si cette créature était apparue, c’est que l’Ecrivain en avait voulu ainsi. Toute chose a un sens, rien n’est accompli au hasard. Aux côtés de son mari, une nouvelle vie commencerait, et ensemble, leur avenir se construirait. Et de temps en temps, peut-être, lorsque les nuages seraient noirs, et qu’une pluie battante tomberait dans la contrée, alors, peut-être, se conteraient-ils leurs premières années dans Dolomia au coin du feu, et peut-être se souviendraient ils de tous ces bons moments qui n’avaient plus lieu d’être...
Et Mullan, marchant en tête du groupe, se rendit alors compte pourquoi cette rue portait le nom d’Espérance, bien qu’il n’eut jamais entendu l’histoire du cocher. Et, armé d’une once du courage que seuls portent les Héros d’Aatirga, il pénétra dans l’avenue de Namalesda.

Comme si une bulle avait éclaté, la clameur démente de la foule ressurgit brusquement, et les rayons du soleil amplifiés par les enchantements muraux s’abattirent sur eux avec l’intensité d’une cataracte. Mais la foule avait quitté les lieux, et dépassé le pilier de Namalesda depuis longtemps. Par rapport à celui-ci, ils se trouvaient du coté sud, le port se trouvant au nord. Les trois compagnons, encore émus de ce détour fantastique, commencèrent alors à courir dans cette direction. La brume rosâtre était toujours là, miroitant dans ce bain de lumière. L’enchantement utilisé était particulièrement ingénieux, et Mullan, dont l’expérience l’avait conduit à connaître bien des sortilèges, s’étonna de cela. Pour qu’une telle quantité de poudre se dissipe uniquement dans la ville, pénètre les habitations, les interstices, et ait la faculté d’insinuer son message dans la conscience même de la population, la substance devait avoir été méticuleusement préparée par un maître de potions.
Alors qu’il réfléchissait à cela, les yeux au ciel, la statue d’or de Namalesda apparut. Ce symbole d’une gloire passée mourrait, cet ouvrage sculpté à la perfection redeviendrait un tas d’or sans signification. Plus que quelques minutes, et cette œuvre si énergique irait rejoindre la poussière. Il traversèrent la place, le bruit de la foule maintenant amassée au cœur de l’avenue se faisant de plus en plus fort. Le marché s’était vidé depuis leur entrée sur le chemin Espérance, tous avaient déjà atteint la voie menant au port, comme si Mullan et ses deux compagnons s’étaient absentés plus longtemps qu’ils ne l’avaient cru.
Mais cette substance, réfléchit Mullan, avait du prendre plusieurs heures pour être préparée, le sorcier en question devait donc avoir prévu cette fuite. Etait il dans les habitudes des stratèges de prévoir leur défaite, alors qu’ils étaient convaincus de leur victoire ? Peut-être étaient ils moins confiants qu’ils n’y paraissaient après tout. Mais il n’était pas un stratège, et ne pouvait donc pas comprendre toutes les subtilités à prévoir lorsqu’une menace se préparait. Et de plus, il n’avait désormais plus le temps de réfléchir à quoi que ce soit. Les minutes continuèrent à s’égrener, approchant toujours du moment fatidique. Et ils atteignirent enfin la masse mouvante de la foule cherchant désespérément ce que l’on appellera un jour l’Exil.
Alors que les murs sillonnés par les lézardes défilaient autour d’eux, alors que les volets claquaient sous un vent venu d’on ne sait où, alors qu’un cri étouffé laissait comprendre qu’un homme n’avait pas réussi à fuir, alors que les maisons ocres fuyaient devant leur fuite effrénée, alors que le soleil continuait à faire jouer son éclat sur la cité, – alors tout cela fut couvert par les ténèbres. Une ombre se peignit sur les visages. Une ombre étouffa les hurlements. Une ombre enveloppa la cité, et ferma les volets. Le silence recouvrit Dolomia comme un drap mortuaire. Le monde attendait la sentence, les hommes attendaient le couperet du bourreau. Et tous les visages se retournèrent. Et toutes les lèvres tremblèrent. Sur le soleil, occultant son éclat, s’était dessinée la forme d’un gigantesque Kargan.

:coeur:

lupeleloup
lupeleloup
Niveau 6
06 août 2006 à 16:30:17

Je suis toujours là, ne t´en fais pas...je viens juste de lire ce que tu as posté, mon PC semble avoir un petit problème...on dirait qu´il a le hoquet!Mes commentaires pour un peu plus tard, :ok:

AShnRuins
AShnRuins
Niveau 10
06 août 2006 à 16:36:36

Fais lui peur, menace le de lancer deux windows média player :nerd:

lupeleloup
lupeleloup
Niveau 6
06 août 2006 à 19:14:00

Et hop! je suis de retour...fini le hoquet! Unknowledge, tu es toute une promesse pour l´écriture contemporaine, rien à craindre si tes lecteurs disparaissent de temps en temps...on ne va pas bien loin! Dans mon cas, c´étaient les préparatifs pour la fête d´anniversaire de mon fils et puis la remise à neuf après :ouch2: donc pas le temps de me mettre face au PC! Maintenant j´ai tout lu, avec du calme...C´est toujours très bien, tu fais très bien sentir la sensation de pressante angoisse qui regne en ville, celle de l´espoir qui renait chez Mullan et Cie en entrant dans la rue Esperance, la frénétique recherche de Jario au milieu du chaos...ta description devient rapide et vivante! Et C´est toujours un grand plaisir de te lire...que l´inspiration soit ta fidèle compagne! :-)))

sirene1
sirene1
Niveau 3
06 août 2006 à 19:28:40

Hey!On dirait que je t´ai manqué! :-d ,on a eu et on a encore des orages, en fait une belle tempête tropicale, rien de grave mais quand ca pète je préfère ne pas me mettre au computer!Tu sais que j´adore ce que tu écris, jamais je ne te laisserais tomber :coeur:

sirene1
sirene1
Niveau 3
06 août 2006 à 19:30:04

lupeleloup, tu pourrais me repondre mon mail???

lupeleloup
lupeleloup
Niveau 6
06 août 2006 à 21:01:47

:ouch: je n´ai pas eu le temps, sirene...mais j´y vais :p) :bye:

lupeleloup
lupeleloup
Niveau 6
06 août 2006 à 21:33:31

J´ai oublié de dire que j´aime les changements que tu as fait avec les noms, maintenant ils ont la sonorité parfaite! :)

Sous forums
  • Modélisation 3D
  • Montage vidéo
  • Arts Graphiques
  • Ecriture
  • Modélisme
La vidéo du moment