entre ton décalage horaire et mon insomnie...le pauvre risque de ne pas s´y retrouver, il doit dormir sagement à l´heure qu´il est! Et nous on devrait arrêter de faire du blabla ici....ce n´est pas trop correct! mais enfin, j´ai lu que tu étais handicapée avec une jambe au plâtre et je vois que tu aimes bavarder...je peux te donner mon msn si tu veux.
moi c´est gillian001@googlemail.com, je serai très contente!
quel enthousiasme!!! lupeleloup@hotmail.com et degageons ce terrain avant qu´on nous renvoie!...Excuse nous, Unknowledge!
ca ne se repetera pas!
Bouh! Non je dors pas, mais la je vais le faire, parce que je suis crevé. Je travaille sur ctte suite, mais un autre projet m´a plu, et je fais donc des pauses pour m´y consacrer...
Désolé pour le rythme, mais jfais dmon mieux, d´autant que je n´ai pas bcp accès au pc ces temps ci...
Bonjour, ou bonne nuit, donc.
Lol, pas grave, c´est bon^^
Fais de beaux rêves, Unknowledge! ![]()
Good night everybody... ![]()
Un up, pour dire que la suite arrive bientôt. Elle n´est pas aussi longue que vous pourriez le penser, depuis le temps je n´ai fait qu´un peu plus de deux pages ( désolé, j´avais quelques projets ), mais elle permettra de clore cette scène de poursuite, et laissera donc place à l´exil des différents personnages sur les différents continents. ![]()
Quelle bonne nouvelle...j´attends donc! ![]()
Suite et fin de la poursuite, mais pas du chapitre.
III, 4e post.
Après avoir échangé quelques politesses, l’hypocrisie régnante facilitant à elle seule la conversation, Dolowa entreprit de continuer celle-ci dans sa cabine. Le vent marin avait réveillé sa colère, et les voiles du bateau claquaient furieusement. Les senteurs abyssales se réveillèrent de leurs entrailles, affluèrent dans l’écume grondante, pour se fourrer goulûment dans les narines de l’alchimiste. Les arômes du lagon azur surgirent en lui, emplissant les paroles qu’il échangeait de l’air guilleret des montagnes. Mais la voix bourrue s’éclipsait sous le claquement des voiles géantes s’étendant au dessus. On entendait la toile furieuse résister contre le vent et gonfler sous son joug. Les tissus magiques étaient tiraillés de toutes parts, fermement accrochés aux mâts et à l’artimon dans un enchevêtrement de fils et de cordes. Mais le bateau ne déviait pas de sa route, même si ce vent eut été une tempête digne des Déchaînées ; l’enchantement enveloppant le navire lui permettait, si le vent soufflait, de le pousser dans la direction souhaitée. Puis le ciel commença à s’assombrir, et les bourrasques s’allièrent à la pluie, puis au tonnerre, et les timoniers suspendus aux vergues commencèrent à se balancer d’avant en arrière. Les deux hommes rejoignirent vivement la porte menant à l’intérieur, laissant derrière eux le pont déserté.
Etant un homme influent, Dolowa avait été nanti d’une luxueuse cabine à l’avant du paquebot. Ils traversèrent donc une série de couloirs, des restaurants modestes, des salles de jeux, puis entrèrent dans le quartier noble. Le navire était bien plus grand qu’il n y paraissait en réalité, ce genre de sortilège exigeait de débourser beaucoup pour faire appel aux mages capables de telles prouesses, mais étant dans un navire marchand, l’argent n’était pas ce qu’il manquait. Les cloisons des couloirs étaient également très soignées : aucune trace d’humidité ne les souillait, aucune raclure ne fendait le bois. On y voyait accroché une multitude de tableaux représentatifs de la noblesse d’Ohiho ou d’Itayan, et de magnifiques chandeliers laissaient planer leur lueur rougeâtre.
« Nous aimons (il parle des gens de son rang, se dit Jario non sans quelque dépit), lorsque nous voyageons, retrouver l’atmosphère de notre villa. Ainsi, nous ne nous sentons jamais trop loin de chez nous. Et vous verrez, lorsque vous serez sur Ohiho, et si vous restez sur Omo, le port d’arrivée, vous ne pourrez plus jamais retourner à Dolomia.
- Je veux bien le croire, convint-il d’un ton sarcastique, que l’autre ne remarqua pas.
- Nous y sommes. Préparez vous à un choc ! »
Ils s’étaient arrêtés devant une porte numérotée 71, encadrée de parémate pure. Dolowa l’ouvrit d’un ordre, et les gonds remuèrent en silence. Les mains de Jario posées sur l’encadrement glissèrent. Malgré tout, la cabine était vraiment flamboyante.
Les mains moites de Balden étaient serrées sur le cadre. Dans la plaine devenue enfer, résistait un unique îlot, naviguant à travers les mers de feu. Sous l’angoisse étreignant la pièce, les deux hommes ne percevaient plus de l’extérieur que les plaintes des esprits, les craquements curieusement forts des pas descendant du toit, des hurlements stridents, et un galop effréné. Et, assourdi derrière tout cela, des grondements féroces.
Mullan le regardait d’un œil désespéré, les mains croisées sur les genoux, le dos droit, comme un homme qui ne veut pas voir la peur en face. Sous la gravité effacée par la vitesse d’Orimoro, il émanait déjà l’impression d’avoir foulé le sol du paradis. Son visage de pierre était craquelé par la terreur dissimulée, ses yeux de marbre scrutaient les mouvements de son compagnon, comme si celui-ci allait le rassurer d’une parole réconfortante. Mais c’était impossible, car si il fut, à ce moment, un être sur Aolora dont l’effroi était à son paroxysme, c’était Balden Coldo. Recroquevillé dans la position du fœtus, les membres parcourus de spasmes, les yeux hagards, il était à la limite de la folie. Et ni Mullan ni une potion d’un quelconque alchimiste n’aurait pu l’en guérir. Mais, mue par une volonté inconnue, la voix étranglée de l’historien se fit entendre. A cet instant, il ne se doutait pas que, dans les minutes qui suivraient, Hardan Howao serait aussi terrorisé que lui.
« Où est il ?
- Je ne sais pas. Les plaintes faiblissent. Hardan doit être en train de faire quelque chose.
- « De nouvelles âmes doivent les rejoindre sans cesse, et être amenées au Kargan. Les vivants sont leur proie, ils doivent les convertir. Mais si il ne vient pas, rien ne sert de l’emmener, la mort l’emmènera tôt ou tard. Alors si il devient dangereux, il faut revenir vers le Maître. Car l’attachement devient trop fort. Et si le vivant devient néfaste, ce ne sont pas les esprits frappeurs qui s’en chargeront, mais le Kargan lui même. Car un vivant aux yeux d’un esprit, est un enfant perdu par ses parents, et qu’il faut faire rentrer à la maison. » »
Mullan reconnut l’une des lois régissant le comportement des âmes en peines.
« - Ce qui signifie ?
- Que lorsque un exorciste repousse un esprit, il attise la colère du Kargan en entier.
- Une fois qu’Hardan se sera débarrassé des esprits frappeurs..., souffla l’archéologue.
-... Le Kargan déchaînera toute sa puissance uniquement sur nous. »
Et comme pour confirmer les dires de Balden, la complainte des esprits s’assoupit, et devint une lointaine musique. Il y eut des bruits de pas, puis le siège du cocher craqua, et plus rien. Pendant quelques instants, on entendit plus que le galop d’Orimoro. La nature paraissait prier en silence.
Et un grondement de fin du monde éclata autour d’eux.
Hardan Howao se rendit compte qu’avant cette seconde, jamais, même pendant la guerre de la Décision, il n’avait su ce qu’était la peur. D’abord, il n’y eut plus rien. Plus un bruit, plus un souffle, plus une voix. Les bois cerclant la Cage étaient absolument fixes. Le galop d’Orimoro résonnait, comme si il eut été dans une pièce close. Alors, quelque chose occulta brusquement la lumière du soleil. Ce n’était pas un nuage. Ce n’était pas un mirage. Tout était ombragé, même la forêt était enveloppée sous ce voile. Avant de lever les yeux, Hardan vit que la zone s’étendait sur une très grande distance...
Et il leva les yeux. Avant même qu’il comprenne le sens de ce qu’il venait de voir, Orimoro cabra, et se rua vers la forêt. Le carrosse s’inclina, et la roue droite éclata sous le brusque virage, déséquilibrant un instant sa course.
Et tout à coup, un rempart de Targali tomba du ciel avec un grondement de fin du monde. Trois hommes sentirent le souffle de la mort sur leur échine. Trois hommes respirèrent quelques secondes un vent chargé de cadavres. Trois hommes virent un champ entier exploser dans une déflagration infernale. Durant cette seconde ou toute la puissance d’un Kargan s’était déchaînée, il leur sembla que tout Aolora avait été désintégrée. Hardan n’eut pas le courage de détourner le regard d’Orimoro, et il n’eut donc pas l’occasion de voir le ciel se charger d’une fumée de feu, il ne fut pas horrifié devant la pierre noire devenue rouge se morceler en libérant le pouvoir scellé dans la parémate. Il ne vit rien de cela, mais l’occasion se représenta bientôt, alors qu’Orimoro prenait l’inutile précaution de se cacher sous les feuillages. Mais rien ne devait échapper à ce Kargan.
Les sabots raclaient la terre. Les racines plièrent sous le poids de la brique atterrissant avec fracas dans les feuillages, dévalant tout sur son passage. Les mains de l’homme agrippaient la crinière d’Orimoro, dont les poils avaient pris la couleur de la poussière.
« Rien ne t’atteint Orimoro, nul ne te touche, car nul ne peut saisir le chuchotement du vent. Fuis Orimoro, fuis là où tes pas deviendront le souffle glacé des montagnes. Effleure les Orimoro, laisse les croire qu’ils t’ont saisi, et évade toi à en laissant ton sang sur les barreaux. »
Orimoro hennit, mais ce cri avait perdu sa limpidité. Il s’était mué en un rugissement plaintif, un appel au secours pour le cavalier de jadis. L’espoir du cheval s’amenuisait, en même temps que l’espoir de son maître s’effaçait. Mais un autre sifflement retentit dans les cieux, et une nouvelle fois, les ténèbres couvrirent la forêt. Les silhouettes des arbres disparurent une par une, les créatures grouillantes se terrèrent les unes après les autres. Mais Orimoro poursuivait sa course, les troncs n’étaient que des barreaux dont il se jouait.
Et le deuxième grondement retentit, mêlé cette fois aux émanations de l’écorce carbonisée. La bibliothèque de Targali s’abattit comme un météore, emportant dans son sillage les manuscrits millénaires fuyant par un mur éventré, tandis que les sortilèges de protection s’y dissimulant s’effacèrent en laissant derrière eux des flammes diaboliques. Le papier ancestral brûla et fut soufflé au quatre coins des bois, pareil à des langues de feu. Les troncs se courbèrent sous l’onde de choc, et tombèrent lamentablement. La terre pulvérisée fit danser ses spirales de fumée sur le carrosse et ses habitants, s’infiltra dans les fenêtres, joua sous les sabots d’Orimoro, se jeta dans la gorge d’Hardan. Mais ce dernier ne sentait plus rien, le vacarme produit l’avait rendu hagard. Il n’avait plus conscience du feu calcinant les branchages, dont le bois consumé tombait par morceaux entiers dans la forêt de sorcières. Une vague de terre mêlée à une boue brûlante fut expulsée et noya comme un raz de marée la végétation. Les sabots d’Orimoro clapotèrent un long moment dans cette eau fétide, mais foulèrent bientôt la terre ferme, puis une herbe tendre. Hardan, dont l’armure avait pris la couleur de la forêt, chercha des yeux le carrosse sous ses paupières barbouillées de poussière. Celui ci était toujours solidement fixé aux flancs du cheval, mais qu’en était il de ses occupants ? Il ne sut pourquoi, mais la pensée des Drum s’imposa à son esprit. Mais le maintien de l’invocation la remplaça aussitôt.
Ils étaient enfin sortis de cette Cage ravagée, et le soleil était maintenant haut dans le ciel. Ce fut dans cette direction qu’Orimoro continua sa course. Sa robe grisâtre filait à travers la plaine verdoyante, piétinant avec rage l’herbe encore intacte. Si un miracle survenait, ils atteindraient Dolomia dans quelques minutes seulement. Mais le fantôme géant les poursuivrait éternellement, Hardan savait donc qu’il n’y aurait pas de miracle, que toute cette course n’était qu’une mascarade, une farce pour mettre ce prédateur inimaginable en appétit. Orimoro disparaîtrait bientôt, Hardan et ses compagnons finiraient torturés dans cette prison ambulante, et Itayan Sud serait un lointain souvenir d’un passé éphémère.
Et pourtant, il y eut ce que l’on appelle parfois, un miracle. Car il arrive parfois que l’Ecrivain ait pitié de ses créatures. Et Hardan Howao, Mullan Dowigan, et Balden Coldo, rentreraient à Dolomia. Vivants.
Sur la toile azur de l’horizon, s’était dessiné, petite goutte d’huile sur l’océan, un village. La fumée des cheminées de paysans s’élevait, semblable à une timide écume. Il n’était pas spécialement voyant, ce village d’agriculteurs de Nama. L’ironie a voulu que cet endroit, qui fut autrefois habité pas Namalesda lui même, soit détruit en ce jour, et que toute vie y demeurant participe à ce qui l’anéantirait. Tandis qu’une flèche fendait la plaine, emportant derrière elle un petit engin de bois cassé, une monstrueuse forme, pareille à une goutte d’eau en suspension, coulait sur ce paysage. Cette chose translucide semblait attirée par ce sillon nacré, à tel point que sa surface était parcourue de frissons. En son sein, on voyait nager des arbres, des maisons, des hommes, et même des couleurs. Ce qui était étrange, c’était sa façon de se mouvoir. Tel un enfant affamé, il attirait à lui la terre et l’herbe qu’il piétinait, et laissait derrière lui l’affreuse trace de la nudité sur la plaine. Alors, au milieu du vent, du fracas et d’une étrange complainte, on entendit une voix d’homme. Timide et fatiguée. C’était un mot, un mot prononcé non pas par la conscience de cet homme, mais par l’essence même de l’espoir. Car ce mot, n’était pas un mot sensé, ce qu’il demandait, était irréalisable. Ce n’était pas un caprice de sa part, non plus. Ce n’était pas une supplication. C’était une prière.
Ainsi, sur cette plaine, résonna un mot.
« Vole »
Et sans qu’il comprenne pourquoi, Hardan vit la peau de sa monture se couvrir de plumes, ses sabots se vêtirent d’ailerons, ses yeux devinrent ceux d’un aigle, et une magnifique paire d’ailes vint habiller ses flancs. Sans qu’il ne puisse plus prononcer un mot, les ailes battirent, firent voler la poussière qui le couvrait, l’enveloppant un instant d’un nuage verdâtre, et ses sabots commencèrent à flotter, animés d’un léger balancement. À moitié conscient de ce qu’il pensait être un rêve, Hardan Howao vit la plaine s’incliner, et Dolomia apparut enfin en contrebas. Il se retourna, et vit la créature diabolique perdre de la distance. « Est ce que l’on voit en devenant Kargan ? » pensa-t-il, alors que les âmes tentaient lamentablement de l’atteindre. Le vent siffla et dansa sur l’herbe maintenant loin en dessous de lui, dessinant des vagues sur la plaine. Orimoro ne cessa de s’élever, à chaque battement de ses ailes d’ange, Hardan sentait le mistral raviver son esprit exténué. Mais bientôt, ses sens le rappelèrent, et la fatigue disparut. Le regard qui embrassa alors la plaine était celui d’un homme dont les rêves s’étaient réalisés, dont le courage n’avait jamais atteint ces sommets. Ils étaient bien en dessous des nuages, mais il lui semblait pourtant les avoir déjà atteint, tant il était heureux. La plaine défila sous eux, de longues minutes, et Orimoro ne disparaissait pas. Les deux hommes assis à l’intérieur s’étaient évanouis depuis longtemps, et ils n’assistèrent donc pas au prodige qu’avait réalisé leur escorte, celui à qui ils devaient maintenant la vie. Et quand Orimoro descendit d’altitude, ce fut pour se poser à la lisière de Dolomia.
Il est difficile de définir pourquoi le Kargan ne suivit plus sa proie. Toujours est-il que lorsque celle ci se fut envolée, son « regard » se porta sur un village lointain, et, mué par la volonté des âmes qu’il portait en son sein, il sentit les relents du vivant, et continua donc son terrible carnage vers le sud, laissant aux êtres de Dolomia le temps de saluer leur terre natale.
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Superbe...je suis hors d´haleine, quelle course miraculeuse! Avec toi on ne perd rien en attendant... chaque suite est meilleure que la précédente! Et ce bateau magique fendant la tempête...genial! ![]()
Merci beaucoup, je ne devrais pas tarder a poster la suite d´ailleurs, sans doute après demain ![]()
( à noter que le fameur Kargan va encore faire quelques ravages sur Dolomia
)
WOW! Amazing! Qu´il est mechant ton monstre,il fait peur rien qu´a l´imaginer! J´ai aimé ce drôle de bateau, ce serait merveilleux qu´il en existe de pareil! Super qu´il aura bientôt une suite, j´espere ne pas la rater!
tout le monde dort?
Je rode encore par là! Il fait trop chaud pour penser à autre chose qu´à ne rien faire! ![]()
je m´ennuie!
Dommage, sirene...mais ce soir je ne peux pas te tenir compagnie, contagiée par l´esprit creatif d´Unknowledge je suis en train d´écrire un best-seller
tu devrais essayer toi aussi, c´est magnifique pour l´ennui et puis qui sait...on peut en faire un film à Hollywood ![]()
Allez un petit up, on a déja assisté à des miracles ![]()
Suite ce soir =)
et la suite
c´est deja ce soir, non? ![]()