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Les temps de la décision- Itayan Sud

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
09 juillet 2006 à 17:41:24

Merci lupeleloup, alors j´envoie, non pas une carte, car j´ai du mal a la transposer sur paint, mais un petit recapitulatif des continents connus pour l´instant:
Aolora : La planète ou se situe l’action.
Itayan : Continent a l’ouest de Dolomia, imposant une domination intrinseque sur celui ci. Son roi a declenche une guerre contre Tankidor, pour annihiler la race humaine (non liyan) d’Aolora. Dianialos s’est interposé pour empecher le massacre. Itayan a perdu la guerre depuis 3 semaines.
Tankidor : Le continent ou subsiste la race humaine. A l’ouest de ce continent se trouve Itayan. A l’est se trouve Aatirga. Les forces de Dianialos ont empeche Itayan de penetrer par l’ouest.
Ohiho : Continent marchand , tres puissant militairement, culturellement, et ayant autrefois eu le monopole marchand, maintenant partage avec Dolomia. Son importante production et sa puissance maritime lui permettent ce statut.
Dolomia : Le deuxieme continent marchand d’Aolora. Se trouve au sud d´Itayan, et à l´ouest de Dianialos.
Dianialos : Un continent pacifique, sans force militaire brut, privilegiant la magie pure et le savoir. Apres avoir contrecarre Itayan a l’ouest de Tankidor, il fut attaque par celui ci, mais l’a une fois de plus vaincu. Il se trouve au Sud d´Aatirga, et à l´est de Dolomia.
Aatirga : continent sans forces militaires, neutre, reconnu pour son savoir en archeologie et les richesses qu´il contient. Sa force se trouve dans sa connaissances et ses artefacts obtenus jadis.

Et voici une petite suite, et l´histoire commencera concretement au prochain post, c´est a dire mercredi je pense. :)

Si bien sur vous avez quelques questions sur ke plan astral ou d´autres notions, j´y repondrai si ca ne spoile pas :)

Bonne lecture, ou pas!

___

II- 4e post.

Et il descendit au premier étage. Balden était seul, son regard parcourait la pièce avec mélancolie. La pièce était baignée d’une lueur semblable, que nul mouvement ne venait troubler, excepté celui du feu. Il brûlait dans l’âtre en projetant ses flammèches, ses étincelles troublées se reflétant ardemment dans les pupilles de l’historien, le plongeant dans une méditation agitée. Les globes se muaient dans leurs orbites, cherchant la pièce avec effroi. Ils scrutaient l’appartement à toute vitesse, plongeant le visage de leur possesseur dans la sueur. Ils virent les murs encore intacts, les tapisseries encore splendides parcourant ces murs, la candeur de la petite pièce adjacente, remplie de mets fabuleux et alléchants. Ils virent le charme des poutres sortant du plafond, les fauteuils rebondis attendant d’être affermis, leur cuir brillant à la lumière de la cheminée. Balden vit tout cela comme on vit un rêve, il voyait les formes couler, se tordre, se confondre. Il vit les toits s’effondrer, les tapisseries prendre feu, la cuisine s’échapper dans un roulement de tonnerre, et s’écraser dans la pièce d’en dessous. La chaleur le rendait encore plus fiévreux, il étouffait, sa gorge se nouait. Puis il sentit un liquide couler sur sa langue, s’insinuer dans ses entrailles, et puis, plus rien. Le monde autour de lui avait repris sa consistance.
« - Vous vous sentez mieux ? »
Jario était accroupi à son coté, la figure crispée, une fiole bleutée dans la main. Balden acquiesca, et l’alchimiste rangea les couverts qui volèrent dans la cuisine de quelques mouvements du poignet.
« Et... qui est donc ce mal à qui personne n’échappera ? dit Balden d’un ton sarcastique.
- Je n’en ai aucune idée. Du moins, pas concrètement. Rien n’a pu filtrer sur lui, vous le comprenez.
- Que pensez vous qu’il soit ? Vous êtes un alchimiste, selon vous, serait il possible pour un Liyan incroyablement doué d’élaborer une parémate* aussi... dévastatrice ?
- J’en doute. Non pas pour sa création, il est tout à fait possible de concevoir une telle magie. Mais qu’un tel pouvoir passe inaperçu durant son élaboration relèverait de l’impossible. Voyez vous, dans le cas général, plus la parémate que l’on souhaite produire est néfaste – ou à l’inverse bienfaitrice, même–, plus la démarche pour cela sera longue. Une parémate capable de tenir en effroi un continent entier, d’annihiler une projection astrale et de détruire une ville entière ne se fait pas en un an*² . A vue de nez, je dirais qu’il en faudrait au moins trois, mais ce n’est qu’une supposition. Quoi qu’il en soit, je serais étonné que la conception d’un tel sort soit passée inaperçue tout ce temps. »
Balden se tut quelques secondes, réfléchissant à ses paroles. Il était toujours terrifié à l’idée de la journée du lendemain, mais la potion donnée par Jario le retenait dans un état détendu.
« Alors... une chimère ? Une invocation ?
- Les mêmes raisons me poussent à croire que ce n’est pas le premier. Une chimère nécessite beaucoup d’attention et un grand soin. Leur dressage encore plus, a fortiori pour un monstre capable de telles prouesses. Il faudrait une véritable société secrète pour concevoir une telle chose. Néanmoins cela reste possible, et les éléments éxterieurs nécessaires à cette entreprise sont moindres que pour une parémate, ce qui minimise les implications commerciales, et permet de ne pas être repéré.
- Et un dieu ?
- Un homme seul particulièrement cultivé pourrait parvenir à créer un dieu aussi puissant. Ce serait difficile, mais néanmoins possible. Mais malgré cela, je ne crois pas que ce soit le cas. L’homme en question ne pourrait jamais avoir l’endurance nécessaire pour tenir plus d’une minute son invocation, et même après, il n’aurait plus la force de rester debout. Jamais dans ce laps de temps il ne pourrait se défendre des représailles. »
Son interlocuteur approuva cette idée. Les dieux sont des entités conçues selon un rituel bien précis, et une fois ce rituel terminé, il est possible d’invoquer ce dieu à volonté, ou plus précisément une imitation spirituelle de celui-ci – en temps normal, le dieu lui même ne peut être invoqué– . Cependant, chaque instant passé à invoquer ce dieu dans le monde normal épuise les ressources de l’invocateur, qui ne peut donc l’appeler que quelques instants dans la plupart des cas.
« Par conséquent, vous opteriez pour une chimère.
- C’est la solution la plus probable. »
Mais Jario semblait avoir encore quelque chose à l’esprit, son regard fixe le trahissait.
« Et si...
- Ne dites pas d’absurdités, l’interrompit Jario.
L’historien garda le silence. Non, c’est absolument impossible. Aucun tyran n’oserait faire une telle chose. Et pourtant...
Un Kargan. Une sueur froide le couvrit.
« - Mais, tout collerait pourtant, la nature même du...
- Je le sais. Mais celui qui ferait cela ne pourrait pas être un homme d’Aolora. »
L’entrevue se termina sur cette phrase, alors que Balden proférait qu’il était temps pour lui de rentrer. Jario accompagna l’historien au rez de chaussée, et lui souhaita une bonne nuit. Mais l’autre dut lui dire adieu. Et ce ne fut pas sans amertume que Balden se retourna vers la maison de l’alchimiste, et qu’il laissa ses pensées errer, lui disant qu’il ne reverrait plus jamais cet homme avant plusieurs années. Et il traversa le Marché vide, et il entra chez lui. Dehors, plus rien ne gigotait. Les lumières s’étaient peu à peu éteintes, les sons s’étaient tus, les enfants étaient rentrés chez eux. Dolomia dormait. « Peut-être pour toujours ? ». Il se laissa aller au premier étage, et s’affalla aux cotés de sa femme, à moitié assoupie.
- Sais tu que beaucoup des gens qui ont traversé le Marché cet après midi venaient presque tous de l’est de Dolomia ? dit elle somnolente. Ils étaient très pressés, et se sont tous précipités au port. Apparement quelque chose est arrivé là-bas. Tout était très agité aujourd’hui, heureusement que tu es resté à ton travail.
Dahi ne le vit pas, mais une larme avait coulé sur l’oreiller de son mari. L’effet de la potion s’était dissipé.

_

  • : Pierre cultivée dans des champs selon des critères bien précis, renfermant des pouvoirs surnaturels. Elle est également créée artificiellement par les alchimistes, donnant souvent des résultats bien plus convaincants, mais plus complexes à réaliser.
  • ²: A noter que sur Aolora, un an correspond à une période de 9 mois correspondant eux mêmes à 3 semaines de 7 jours.

:)

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
09 juillet 2006 à 18:16:30

Ben c´est toujours aussi bien, quoi. :----)

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
11 juillet 2006 à 17:49:09

UP De la mort, pour lupeleloup :up:

lupeleloup
lupeleloup
Niveau 6
12 juillet 2006 à 16:50:44

sorry de ne pas avoir écrit avant...je n´étais pas chez moi, je viens juste de lire la suite...merci, Unknowledge...c´est comme toujours du reussi...on sent très bien l´angoisse de Balden même si à mon avis il y a quelques incongruences....ex:les globes se muaient dans leurs orbites...muer veut dire se transformer, ce serait mieux de dire se mouvaient. La pièce était baignée d´une lueur semblable...à quoi?...ce ne sont que des petits riens qui se corrigent avec la relecture...pour quand une belle et longue suite et pour tout dire je n´ai pas trop bien compris ton commentaire ci-dessus...à mon âge on est un peu lent...ma foi, sans grand mal!. :-)))

Amir_
Amir_
Niveau 9
12 juillet 2006 à 17:05:59

Merci lupeleloup :)
Pour les globes, j´ai du me tromper, je voulais dire remuer, et puis j´ai mis semuaient, arf Oo merci de l´avoir fait remarquer.
Pour la lueur, je voulais dire d´une lueur melancolique, adjectif utilise dans la phrase d´avant, mais bon Oo
Pour la suite j´y travaille, mais la je suis en train de faire deux ptites nouvelles, je reprends Itayan sud ensuite. J´ai pas bcp ecrit depuis deux jours :/
Et est ce le recap que tu n´as pas compris? Oo

lupeleloup
lupeleloup
Niveau 6
12 juillet 2006 à 23:41:23

Amir_,tu as raison...pour la lueur, je n´avais pas associé avec la phrase precedente. Et ne t´en fais pas pour le reste...j´ai tout compris,le recap est parfaitement clair...mais les mers me manquent, il y en a tout de même, parce que sans ca c´est un peu compact. Bonne chance avec les nouvelles, on pourra les lire ? Mais ne tarde tout de même pas trop avec la suite...tu sais, l´impatience :p)

Amir_
Amir_
Niveau 9
13 juillet 2006 à 01:08:29

Pour les oceans, tout comme les royaumes, et toutes les autres appellations, je comptais plutt les introduire par la suite. Je souhaitais juste faire ce petit recap car ce sont des noms qui reviendront souvent :)
Et puis je remplis toujours la carte sur le pc, petit à petit... Dur dur paint :o)) Et pour les nouvelles j´ai recemment poste "L´ecrivain" et "le peintre, c´est encore plus court qu´une nouvelle en fait :rire2: Et puis je vais refaire le coffret, dans le même genre mais un peu plus long :)
Et je suis en train de travailler sur la suite la, je pourrais la poster demain mais je voudrais en faire une un peu plus longue que d´habitude, car c´est une partie importante du chapitre :)
Merci toujours de suivre en tout cas :-)
( et desole du up mais quand on me pose une question j´y reponds :o)) )

lupeleloup
lupeleloup
Niveau 6
14 juillet 2006 à 20:02:05

Si tu vas faire beaucoup plus long qu´à l´habituel...alors j´attends sans rechigner mais toujours avec impatience! :-)

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
17 juillet 2006 à 15:18:13

YAHAAAAAAAAA! La toile est de retour dans ma contrée! Pendant ces jours de pure torture, j´ai pu consacrer 90% de mon temps à l´ecriture de cette fic!! Dictionnaire des synonymes en moins, il doit rester bien des erreurs, mais je poste quand même, la fin du chap2, NIark! bien plus long que ce que je pensais, j´espere que ce n´en est pas ennuyeux pour autant!!
Et puis j´ai le debut du chap3 deja pret, donc bon :)
Bonne lecture :snif2:

___

II, 5e et dernier post :diable:

Les rayons du soleil perçaient la porte Sud et la baignaient d’une aura idyllique. Dans l’aurore fraîchement levée, se réveillait l’astre au fond de l’horizon, étouffant Dolomia d’une mer de lumière. L’arc de la porte cramoisie se dressait à la limite entre la campagne et la civilisation, comme un œil gigantesque surveillant les deux univers. Dolomia venait de se réveiller, mais d’un réveil lent et silencieux. Seuls les quelques oiseaux passant au dessus de la ville laissaient entendre leurs piaillements. Seule l’avenue du Marché semblait être en pleine journée Les marchands avaient déjà commencé leur rythme effréné et les clients s’affairaient, bien que le foule fut encore très clairsemée. Mais même l’avenue de Namalesda était encore plongée dans le silence, l’aurore laissant planer sur ses murs une brume étincelante.
C’était là que se tenait Mullan Dowigan, son regard visant droit sur la colonne, interceptant l’Avenue où il se trouvait et le Marché, une centaine de mètres plus loin. C’est dans ces moments que l’on pouvait se rendre à quel point la silhouette de l’archéologue était majestueuse. Les flâneurs passant à coté de lui ressemblaient à des nains tant il était grand, et son habit impeccable et sobre lui donnaient l’allure d’un noble. Si l’éclat de ses yeux bleus n’était pas là, on croirait voir une statue de pierre, impassible, fixe. Et posé ainsi près de l’arc de pierre, il ressemblait au gardien de la cité.
Ses paupières se levèrent, et un rictus fendit son visage de cire. Balden Coldo venait de rentrer dans son champ de vision. D’un signe de main, il lui fit signe de sa présence. L’autre commença à trotter rapidement dans sa direction. Il s’était vêtu pour cette journée d’un pantalon de soie blanc, et d’un fin veston sur une chemise de la même matière. Apparemment l’historien savait qu’une chaude journée se préparait. Le contraste entre les deux hommes était saisissant, presque burlesque.
« Bonjour Balden, avez vous passé une bonne nuit ?
- Très bien, mentit l’autre en levant le menton pour s’adresser à l’archéologue. Ma femme s’est étonnée de me voir partir si tôt, mais, une visite à Targali est plutôt une bonne chose, travail ou pas. »
À la mention de sa femme, un tilt s’était produit en Balden. Il l’avait juste embrassée avant de partir, il lui avait juste laissé un baiser sur sa joue. Un au revoir classique, comme une journée classique. Au lieu d’un adieu, oui, un adieu pour une journée de cauchemar...
« Il semblerait qu’il y ait quelques problèmes dans la région en ce moment, renchérit Mullan, et on nous on a donc conseillé – où plutôt cordialement obligé, entre nous– d’être escorté par un soldat. Bien sur, ce n’est qu’une simple précaution. »
Balden remarqua alors que de nombreux soldats en tenue d’officier étaient postés sur les remparts de la porte Sud. Ils semblaient détendus mais jetaient sans cesse des regards discrets vers le nord-est. « Logique, pensa Balden, Gamash a du prendre des précautions à présent. »
« Je comprends, je comprends...
- Vous comprenez pourquoi tout ce remue ménage ?
- Co...Comment ? Oh non, je veux parler de... Oui si il y a des problèmes, il est normal d’avoir recours à une escorte. Nous partons ? »
Mullan hocha la tête et l’invita à le suivre. Ils franchirent l’arc de pierre et se dirigèrent à quelque pas de là, en suivant le rempart. Un imposant carrosse attelé de deux beaux étalons noirs les attendait là, le cocher déjà assis dans le siège supérieur, les selles entre les mains. Dans la lumière crépusculaire, Balden vit étinceler l’armure or et argent d’un soldat. Il devait être d’un rang important, sans doute officier, à en voir sa tenue, bien plus soignée que celle d’un soldat classique. Il portait un plastron en argent orné de l’emblème d’Itayan, la lance et le tonnerre, et aux contours dorés. De nombreuses protections s’encastraient sur ses jambes, ses épaules et ses bras, séparés en multiples pièces, permettant une certaine souplesse dans les mouvements. Il n’avait pas de casque, simplement un protège cou élégant, lui donnant une allure arrogante, mais que venaient adoucir ses traits sympathiques. Il paraissait fier de lui même et très confiant quant à ce rôle d’escorte, mais Balden percevait dans ce comportement trop détendu une part d’angoisse. Il le savait, car c’était lui même ce qu’il s’efforçait de faire.
« Je vous présente Hardan Howao, entama Mullan, officier supérieur gardien de...
- Laissez les titres dans l’astral , M. Dowigan, je ne suis qu’une escorte pour votre trajet, et vous n’avez pas besoin de vous préoccuper de ça. Bien le salut, M. Coldo, nous nous sommes déjà rencontrés me semble-t-il. »
L’historien fouilla rapidement dans ses souvenirs. Les évènements de la veille l’avaient chamboulé, et il se rappela maintenant ce visage. Il avait discuté avec le soldat pour s’informer sur la guerre entre Itayan et Dianialos ; un homme très sympathique. Il avait accepté la fatalité de la défaite de son royaume sans s’émouvoir, et ne nourrissait aucune haine envers la nation ennemie. « C’est un ennemi sur la champ de bataille, mais pas dans la réalité », avait il dit.
« Oui en effet. J’ignorais que vous étiez de Dolomia, Vous me sembliez...
- Trop poli pour être d’Itayan Sud ? L’interrompit le soldat avec un grand rire. Je connais la réputation des bonhommes de Gamash, M. Coldo, et vous avez raison, ces gars là sont souvent insupportables ! Mais enfin, il y a parfois des types accessibles comme moi !
Les deux Dolomians se serrèrent la main. Le contact de l’acier froid contre la peau fit frissonner l’historien, qui remarqua au passage un signe suspect sur le gantelet du soldat. Mais il n’eut pas le temps de l’identifier.
« A vrai dire, que vous soyez de Gamash ou non m’importait peu. Mais je n’étais pas au courant que des Dolomians avaient participé à la guerre.
- Itayan Sud peut s’isoler dans son pouvoir marchand, il n’en reste par moins sous la domination d’Itayan. Et un soldat doit protéger sa nation.
- Quoi qu’elle fasse ? »
Hardan jeta à Balden un regard entre incompréhension et surprise. Ses traits se figèrent un instant, son sourire perpétuel devenant idiot.
- Bon, nous devrions peut-être y aller, non ? »
Mullan acquiesça, et les trois hommes montèrent dans le véhicule. L’intérieur était assez vaste en réalité, et les fauteuils en cuir étaient très confortables. Même les carreaux des deux fenêtres étaient décorés de quelques motifs. Les deux scientifiques s’assirent dans le siège arrière, et le soldat en face d’eux, coté cocher. Il semblait très enjoué, et ravi de sortir de Dolomia quelques temps. Il signala au cocher qu’il pouvait partir, et on entendit le claquement des fouets au dehors. Le carrosse s’ébranla, et rejoignit le chemin serpentant à travers le continent.

Les quatre hommes avaient déjà parcouru la moitié de leur chemin que plus d’une heure était passée. Les remparts de la cité marchande s’étaient déjà cachés depuis longtemps sur l’horizon, et ils allaient bientôt entrer dans une épaisse forêt, la Cage des Drum comme on l’appelait souvent. Balden s’était assoupi en cours de route, épuisé par ses pensées. Il ne souhaitait pas parler, comme l’avaient rapidement compris ses deux compagnons à son taciturne. Les campagnes s’étaient succédées, inlassablement, les chaumières, les fumées de cheminées, les animaux. Les épais rayons de soleil miroitant dans les champs interminables lui donnaient des migraines, mais il ne pouvait détacher son regard de l’extérieur, prêt à voir surgir à n’importe quel moment une bête chimérique grosse une ville. Pendant son sommeil, ses deux compagnons avaient discuté de choses et d’autres, la politesse de Mullan se mêlant admirablement à la conversation légère du soldat en face de lui. Hardan appréciait particulièrement son interlocuteur, et c’était tout à fait compréhensible. Le soldat qu’il était n’avait que rarement l’occasion de s’entretenir avec un homme aussi cultivé que Mullan. La différence d’âge ne nuisait en rien à la discussion. La fraîcheur d’esprit du jeune paladin de vingt ans ravivait celui du scientifique, qui parlait tel un professeur à un bon élève. L’un racontait ses aventures sur les terres hostiles de Dianialos, tandis que l’autre faisait part de ses recherches sur des terres maintenant disparues. Et finalement, le trajet passait pour eux deux très rapidement.
Pour Balden également c’était le cas, dont la tête s’était calée contre le cadre de la vitre. Mais d’une autre manière. Les cauchemars qui l’assaillaient intensifiaient sa migraine, à tel point qu’il se réveilla en sueur, le regard vitreux. Mais il continua à jouer l’endormi, écoutant sans vraiment y prêter attention la conversation des deux autres. La campagne dorée commençait à virer au vert émeraude, sous le soleil. Ils allaient bientôt pénétrer en plein fourrage, et il pourrait enfin profiter d’un peu de fraîcheur. Il s’était assis du coté où le soleil ne tapait pas, mais pourtant il se sentait toujours fiévreux. Et toujours cette angoisse d’hier qui remontait...
« Vous comprenez, disait Mullan, on ne peut croire à une quelconque manipulation de la part du Congrès à cette époque. C’est un groupe de confiance, le peuple lui est absolument dévoué.
- Ouais je comprends ça, le peuple est souvent crédule, c’est comme ça partout. Mais enfin la manipulation est pas bien grave. Pas comme chez les soldats, je peux vous dire qu’on nous en fait gober des trucs, M. Dowigan !
- Le peuple, comme vous dites, est dans le même cas, Sire Hardan, dit Balden d’une voix monocorde. Et ce sont les soldats qui s’en mêlent »
Une fois encore la réflexion étonna le soldat, qui se demandait si il avait bien compris le sens de la remarque.
« Oui, parfois, mais c’est souvent une bonne chose. On ne fait pas n’importe quoi quand il s’agît de protéger les gens. »
L’esprit encore inexpérimenté de l’autre amusa Balden, qui pivota la tête dans sa direction, provoquant une douleur aigue dans sa nuque. L’ombre des pins immenses obscurcit subitement la chambre.
« Le Congrès non plus ne fait pas « n’importe quoi ».
- Je n’ai jam...
- Balden, nous ne parlions pas de cela, interrompit la voix grave de Mullan. Il s’agissait simplement de...
- Ce n’est pas le bon moment pour dire que les soldats cachent la vérité au peuple pour la bonne cause. »
Cette fois ci le regard du soldat transperça vraiment l’historien, qui n’avait qu’à moitié conscience de ce qu’il disait. Ses pensaient se précipitaient sur sa langue, sans qu’il n’eut le temps de réfléchir à être diplomate. Mais pendant son sommeil il s’était inconsciemment rendu compte que cette escorte, et tous ces soldats sur les remparts, n’étaient pas là pour protéger d’un quelconque problème dans la région, mais bien pour assurer la protection contre ce mal intouchable, dont il ne fallait pas faire mention ouvertement au public. Mullan, lui, ne comprenait pas grand chose au comportement des ses deux compagnons. Se forçant apparemment à vouloir laisser l’archéologue dans l’ignorance de la situation, Hardan répondit d’un ton aimable mais où transparaissait l’injonction :
« Il arrive parfois, M Coldo, que l’esprit humain ne puisse supporter – psychologiquement– certaines nouvelles ; et que dans ce cas, on évite d’en faire mention, avant d’avoir éradiqué la cause, de la dite nouvelle. »

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
17 juillet 2006 à 15:25:14

ZUT! oublié les astérisques :-((

Laissez les titres dans l´astral: Expression que l´on pourrait traduire par: Ne vous tracassez pas avec les titres.

Par l´Ecrivain: Expression que l’on pourrait traduire par : « par tous les dieux ».

La plume soit brulée: Expression que l’on pourrait traduire par : « Mon œil ».

On´horial: On’horial est le neuvième roi d’Itayan

:hap:

lupeleloup
lupeleloup
Niveau 6
18 juillet 2006 à 00:25:21

SUPERBE! J´ai lu à toute vitesse, comme si le Kargan arrivait à ma suite! La description de la chimère m´a herissée, sublimement triste et horrible. S´il y avait des fautes d´ortographe ou autres, je n´ai pas eu le temps de les remarquer...Tu parviens très bien à faire sentir l´angoisse regnante,la peur et l´émerveillement à l´apparition d´Orimoro. Revenant au style, tu fais des longues et precises descriptions, peut-être tant de details ne seront ils pas du gout de tous, efforce toi à éviter les repetitions ex:"...et la bête tourna. Une fois que le carrosse se fut complètement retourné, il tourna le cou..." trop de tournés, je saisis très bien ce que tu veux dire mais une bonne relecture aidant tout prendra plus de légèreté et tu trouveras les tournures les plus adéquates sans tomber dans la lourdeur. Il ne me reste qu´à te feliciter de nouveau en esperant que mes commentaires ne soient pas trop longs et qu´ils t´aident en quelque chose!!!
J´adore et la suite s´impose...naturellement! :-)

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
18 juillet 2006 à 00:40:57

Merci beaucoup de ce comm, je l´attendais impatiemment, a tel point que j´ai eu du mal à continuer aujourd´hui. Pour les descriptions, j´essayerai de faire attention, c´est juste que j´ai encore du mal à savoir quoi décrire, et a quel moment. Ca viendra avec l´expérience je suppose... :)
Pour les repetitions, je ferai attention, merci d´avoir relevé celle ci, je l´ai réarrangée " la bête obliqua..." :)
Et j´espère qu´il n´y a pas trop de lourdeurs de ce genre, d´ailleurs :o))
Et oui ces comms m´aident à quelques chose^^
Eh bien je te remercie une nouvelle fois d´avoir lu, ca booste toujours de savoir que qqun aime sa fiction pour continuer :-)
La suite très bientôt!

lupeleloup
lupeleloup
Niveau 6
18 juillet 2006 à 15:32:00

Merveilleux...et c´est moi qui te remercie de si bien écrire, c´est un vrai plaisir de te lire et cela dit autant pour cette fic comme pour tes nouvelles, de continuer ainsi j´entrevois un futur resplendissant pour toi comme écrivain! :ok:

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
18 juillet 2006 à 15:35:49

Ce commentaire me touche beaucoup lupeleloup, merci sincèrement...

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
18 juillet 2006 à 19:40:54

Les retardataires vont se farcir un pavé, mais tant pis, je les remercierai d´avoir lu jusque là...
Bon les scenes de combat c´est pas mon truc, mais je fais comme je peux^^
Les paroles entre asteriques sont en italique, c´est un peu moche ici, mais c´est pour pas se perdre dans qui parle. :)
Bonne lecture, ou non!

___

III, L´Exile, 2e post

Le temps filait comme le vent. La contrée n’était plus qu’une image floue dont les couleurs étaient celles de l’enfer. Orimoro galopait sans prendre compte des coups de selle de l’Exorciste, il paraissait déjà connaître le chemin pour parvenir jusqu’à Dolomia, et ne prenait aucun compte du tracé. Alors que les esprits se déchaînaient autour d’eux, lui s’évadait à travers champs et piétinait la parémate avec force, faisant claquer dans l’air les particules magiques. Les roues du carrosse ne touchaient déjà plus le sol, les sabots d’Orimoro voltigeant à une telle allure que le véhicule flottait dans son sillage. Et quand le bois raclait la pierre, il éclatait avec un grand bruit, réveillant l’angoisse dans le coeur des deux hommes à l’intérieur. Mais le soldat luttant dehors contre le démon n’était pas angoissé, il était terrifié. Il était exténué par les efforts qu’il déployait pour tenir l’invocation.
La forêt se rapprochait à toute vitesse, mais il n’allait pas la traverser. Derrière lui, le Kargan approchait sa masse éclatante, plus rapide qu’Orimoro, mais pour le moment bien plus distant. Dans le nuage de lumière transpercé par le carrosse, Hardan aurait été aveuglé si il n’avait pas la vision de celui qui a assisté aux horreurs de la guerre. Il voyait les esprits tournoyer autour de lui, leurs formes de lumière trouble pâlissaient sur le ciel.
Le sortilège de la lance commençait à faiblir, la sueur perlait sur son front, et le soleil maintenant haut dans le ciel lui arrachait encore son courage. Il ne pouvait pas utiliser un enchantement pour y pallier, si il le faisait, Orimoro disparaîtrait. Alors, tel un funambule, il se dressa au dessus du champ défilant à toute vitesse en dessous de lui, les bras en croix pour garder l’équilibre, et saisit sa lance. Dès que le sortilège de lévitation fut rompu, celui de repoussement fut également brisé un dixième de seconde, et les esprits frappeurs tentèrent une nouvelle attaque. Une dizaine d’entre eux se précipita sur le soldat, mais celui-ci eut le réflexe d’effectuer un grand balayage de sa lance, expulsant la plupart d’entre eux d’où ils venaient ; tandis que d’autres, effrayés par la proie devenue tout à coup hostile, revinrent en sécurité entre les bras du Kargan. Hardan tourna une nouvelle fois son regard vers le monstre, et fut empli d’une énergie nouvelle par le retrait inespéré des ces créatures démentes. Il posa un premier pied hésitant sur le toit du véhicule, puis un deuxième avec plus d’assurance, et se dressa de toute sa hauteur vers le ciel, les deux bras levés, la pertuisane salvatrice pointée droit vers le soleil. Son esprit se referma, et de toute la force de sa nouvelle volonté, il conjura le sceau de son second pouvoir.

  • Ne nous ignore plus...viens avec nous... *

Un éclair de lumière blanche jaillit au sommet de l’arme, et se transforma instantanément en une splendide onde de choc, dont les ondulations firent vibrer l’air alentour et les esprits frappeurs, qui ralentirent un moment leur course. À ce moment, des spirales de lumière noire fusèrent dans tous les sens, et traversèrent les silhouettes translucides, qui furent prises de convulsions, comme tailladés par des milliers de sabre célestes. La lance ne cessait de produire ces éclairs, et plus l’Exorciste tremblait sous le sortilège, plus ils étaient gros et puissants. Les esprits qui s’échappaient dans des torsions pittoresques étaient de plus en plus nombreux, mais il en subsistait toujours de plus coriaces que les autres.

  • Nous ne voulions pas... Pourquoi ?. .. *

Sur le visage du soldat commencèrent à apparaître de petites rainures rouges, et, du coin de l’œil, il vit avec effroi que l’image d’Orimoro disparaissait par saccades, comme une projection mal réglée. Le toit du carrosse s’affaissait dans le même coup : il ne parvenait plus à maintenir correctement l’invocation. Mais, par cette force qui anime les hommes dans leurs derniers instants de vie, sous cette formidable détermination émanant de l’énergie du désespoir, il tint la lance d’une seule main, et leva vers la voûte céleste son poing fermement serré. Et récita une incantation.

  • « Que vienne... le temps, pour que... nul Liyan ne soit plus blessé de leur sang....Doit venir le temps... pour que...chaque Liyan...soit...ARME DE LEUR SANG !! » *

Sa main se couvrit de la même lumière noire, les ongles, puis les doigts, et enfin la main entière. Comme une bombe prête à éclater a tous moments, celle-ci tremblait et s’agitait en tout sens. Puis elle s’ouvrit, et, accompagnant le hurlement de douleur de l’Exorciste, des myriades de petites ombres rubicondes s’en échappèrent avec des criaillements aigus, telles des chauve souris couleur sang. Les formes se précipitèrent droit sur les âmes en peine, et s’y accrochèrent comme des aigles martyrisant un cadavre. Les progénitures du Kargan se tordaient de douleur, toujours plus, alors que les spirales de noirceur continuaient leur massacre, spectacle morbide dans le champ paradisiaque. Bien que cela ne suffise pas à les tuer, leur souffrance était si grande qu’elles retournèrent auprès de leur Maître.
Hardan Howao s’écroula sur le toit brûlant, la main droite inutilisable et noircie comme de la cendre. Il planta sa lance avec force dans le bois, la pointe brillant encore d’une vive lumière, à peine perceptible dans le champ. Invoquer les Myriades démoniaques d’Almar n’était pas sans sacrifice, il ne pourrait pas soigner sa blessure avant que le soleil ne se fût couché. Mais Orimoro était encore là, le carrosse continuait à filer comme le vent. Et lui était toujours vivant, à bout de forces, mais vivant. Et à présent, il n’aurait plus aucun effort à fournir. Tout son espoir résidait sur Orimoro, il devait fuir, fuit le plus vite possible, bien plus vite qu’auparavant. Le vent qui soufflait ne devait plus l’atteindre à partir de cet instant, Orimoro devait galoper encore plus vite que lui. Même si cela devait lui arracher les muscles. Ils atteindraient Dolomia, coûte que coûte. Ignorant le doux balancement de la cabine, Hardan se mit sur ses genoux, puis se releva tout entier. Il était encore debout, il sentait encore le sifflement du vent.
Et le Kargan se dressait toujours devant lui. Il bougeait. Il courait. Jamais il n’avait encore vu le Kargan en mouvement, c’était une chose terrifiante, et écoeurante – et peut-être attristante–. Il se muait tel un animal blessé, se traînait tant bien que mal à travers la plaine, mais filait pourtant à une vitesse surprenante. Ses mouvements étaient en réalité très lents, mais il était si grand que chacun de ses manoeuvres couvraient des dizaines de mètres. Il était maintenant si proche –relativement– que le soldat comprenait sa façon de se muer. L’attroupement d’âmes situé à l’extérieur se propulsait vers l’avant, et entraînait à sa suite les âmes juste derrière, et ainsi de suite. Il savait que les âmes qui composaient le Kargan étaient sans cesse tourmentées, et ne s’accordaient entre elles que par la force. Ainsi, certaines, avant de recevoir l’impulsion du mouvement de celle situées bien plus loin, se délectaient à annihiler ce qui se trouvait autour d’elles. Elles agrippaient la pierre de parémate, l’arrachaient de terre comme un simple caillou, et la faisaient voltiger au dessus d’elles, provoquant un tintamarre à peine perceptible sous le vent sifflant aux oreilles de Hardan. Et il remarqua alors quelque chose. Un de ces groupes, à l’arrière de la créature, gardait ces trophées, comme une arme à distance. Et il vit, flottant à plusieurs mètres au dessus du sol, rendue difforme par la lumière déviée, un pan entier de la bibliothèque de Targali, que l’on reconnaissait au signe gravé dessus. Ses cheveux se hérissèrent. La bête était plus intelligente qu’il ne le pensait. Ou peut-être moins démente.
Il se retourna, et se rassit sur le siège du cocher, dont l’âme se trouvait à présent quelque part dans ce monstre. À moitié conscient de ce qu’il faisait –parler à un esprit onirique est souvent signe de folie–, le cœur chargé d’espoir, il s’agrippa à l’échine du cheval, dont le galop ralentit un court moment, puis reprit de plus belle. Il s’assit sur son dos, agrippa sa main gauche à la crinière de soie, l’autre pendant sur ses flancs, et chuchota aux oreilles de la créature, d’une voix ou le sanglot pouvait éclater à chaque instant :
« Orimoro, on m’a dit que les nuages étaient ta grange, et que le ciel était ta plaine. On m’a dit un jour, que tu portes vers les cieux les hommes qui t’ont guidé vers l’horizon, et qu’en ces occasions, ta peau se couvre de plumes, et tes flancs, d’une paire d’aile. Alors je t’en prie, Orimoro, va, cours, vole, et nous protège. Car nul âme ne mérite de pleurer »
Et Orimoro, dont les yeux pétillaient d’une lueur nouvelle, ne vola pas. Mais dans ses yeux nouveaux brillait l’espoir qu’il portait avec lui.

:)

lupeleloup
lupeleloup
Niveau 6
19 juillet 2006 à 02:28:25

Je viens de lire! C´est magnifique et effrayant mais en ce moment c´est très tard, il vaut mieux que je laisse mes commentaires pour une heure plus raisonnable pour avoir les idées...moins fatiguées!J´ai beaucoup aimé! :bravo:

lupeleloup
lupeleloup
Niveau 6
19 juillet 2006 à 14:26:31

J´ai relu avec beaucoup de calme et dois dire que l´ensemble est parfait si ce n´est que des très petites fautes, la plupart de frappe, toutefois j´en ai relevé quelques unes:

  • Il se muait tel un animal blessé: il s´agit bien de décrire le mouvement du Kargan donc ce devrait être "se mouvait".
  • que le soldat comprenait sa façon de se muer: encore là c´est une question de mouvement, le verbe se mouvoir s´impose.
  • Orimoro, va, cours, vole, et nous protège:je m´imagine que c´est une erreur de frappe...peut-être: protege nous se lirait mieux.
  • Car nul âme ne mérite de pleurer : je n´en suis pas très sûre mais je crois que c´est: car nulle âme ne merite pleurer...mais ca c´est mon avis tout personnel.

Il manque ca et là quelques accents sur des ou et a...mais à la relecture finale tu les corrigeras sans aucun mal.
En resumé j´adore cette histoire et comme tu vois je la lis à conscience... tu es un écrivain doublé d´un poète...c´est tout simplement merveilleux! :bravo:

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
19 juillet 2006 à 14:31:28

Ah merci, en effet je n´arrête pas de confondre "muait" et "mouvait", c´est irritant :p Je vais changer ca. :p
"va, cours, vole et nous protège" est en fait une petite pastiche ridicule du cid, qui est je crois, dite par Don Rodrigue :doute: : "va, cours, vole et nous venge". J´ai aucune culture classique, alors ca me permet de faire croire que je connais des trucs :o))
Et pour la derniere j´avais repere apres coup, mais merci toujours de l´voir souligné :)
Et merci d´avoir relu, et mreci aussi pour le compliment, même si malheuresement je ne sais pas aligner trois vers^^
Et puis la suite, dans quelques temps, ptet demain, ou apres demain je pense :)

lupeleloup
lupeleloup
Niveau 6
19 juillet 2006 à 16:30:07

Ben...si Don Rodrigue le dit il faudra bien le croire...ne t´en fais pas, ma culture des classiques remonte à si longtemps déjà que je n´en garde que des très lointains souvenirs en plus ca ne fait absolument rien si tu t´en passes!
Et crois moi il ne faut pas savoir aligner gentiment des vers pour être un poète, c´est tout simplement une qualité d´âme...et tu l´as, c´est la facon splendide dont tu manies la langue, tu joues avec l´onirisme et la fantaisie, avec les couleurs et les sons...tu fais un écrit vivant et beau...la poésie c´est ca aussi! :-)))

sirene1
sirene1
Niveau 3
21 juillet 2006 à 01:12:05

Ca fait un temps que je lis ta fic..super! je poste tard...decalage horaire! C´est beau...

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