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L'Alpheg: Les Portes de Sirénée

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
27 mai 2006 à 14:43:49

Troisieme^^
Une longue fic, commencant à être postée avec quelques chapitres d´avance, pour être sur de ne laisser passer aucune incohérence, du moins le mions possible :)
Etant donne que je ne l´ai pas fait beaucoup partager pour l´instant, j´aimerais votre avis pour l´ameliorer, et aussi pour continuer, car quoi de mieux que d´ecrire pour donner envie a quelqu´un de lire :-)
Treve de blabla, j´espere que vous aimerez :)

L´Alpheg; 1er tome: Les Portes de Sirénée.

Bonne lecture (ou non) :)
____

I. Origines,1er post

Souvenirs des temps anciens, vestiges de la Génèse de l’Univers, les Arcanes de Sacaran sont la clef de l’Histoire de la Création. Elles retraçent la chronologie depuis le Commencement jusqu’à la mort de leurs auteurs, soit 5 millards d’années plus tard. Pour pleinement comprendre ce que sont les Arcanes, il est nécessaire de savoir ce qu’est Sacaran, planète impossible ayant existé alors que l’univers venait seulement de naitre. Il est important de préciser que son existence n’est relatée que dans ces Arcanes, toutes les informations au sujet de Sacaran en sont donc uniquement tirées. Les lignes qui suivent sont les versions romancées des historiens les ayant étudié toute leur vie durant.

*

Il y a bien longtemps, aux temps perdus où l’Homme ne pose plus son regard, existait une terre que l’on considère comme sacrée. Isolée dans les confins du vide, cette terre représentait l’unique berceau de vie du cosmos ancestral. Une unique planète se dressant loin au dessus du chaos l’entourant de toutes part. Loin des nuages des nébuleuse, loin des poussières mirifiques du chaos originel, voyageait dans les profondeurs du noir interstellaire une étoile isolée, surgie de nulle part, apparue on ne sait quand, et façonnée par le caprice d’un Tout-Puissant pour devenir une terre de légende.
Si un quelconque observateur pouvait se projeter à proximité de cette planète, et la regarder dans son ensemble, il ne verrait qu’une magnifique source de lumière, irradiant les ombres s’étendant autout de lui. Il ne verrait qu’une surface uniformément lisse, de la couleur de l’argent scintillant. Il ne pourrait croire qu’une quelconque vie réside sous ce manteau impénétrable, car à chaque tentative pour s’en approcher, il revient mystérieusement à l’endroit où il se trouvait auparavant. Et pourtant, nous savons qu’une race y à vécu, et a pu atteindre une culture dont les secrets ne nous ont pas encore révélé toutes leurs subtilités. Leurs récits, si ils sont véridiques, -ce dont nous, annalistes spécialisés dans le déchiffrage des arcanes, sommes convaincus- expliquent des choses que nous n’aurons jamais le pouvoir d’expliquer, aussi loin que notre civilisation puisse aller. Les origines de notre monde, le pourquoi de notre création. Le sens de notre existence.
Il ne s’est jamais posé dans l’esprit des êtres qui y vivèrent la raison de l’existence impossible de leur planète, car eux mêmes brisaient toute rationnalité. A l’image des terres qu’ils habitaient, leur manière de vivre était inconcevable. Non pas leurs coutumes, mais la façon dont ils vivaient. Nous, pauvres humains – car c’est le sentiment qui nous vient à la vue de leur pouvoirs- limités par les lois façonnées par Dieu, forcés à se plier devant les concepts physiques que nous devons nous même comprendre pour y survivre, créatures déchues dont le chemin se construit sous la contrainte des principes stricts et inaltérables de l’univers... Nous ne pouvons que nous emerveiller devant ces êtres qui ne craignent et ne se soucient d’aucun de ces préceptes. Oui, des êtres maitrisant ce que l’on appelle communément la magie. Dont leurs actes pouvaient enfreindre toutes les lois de notre Univers, sans que cela ne soit un sacrilège. Un privilège dont nous ne jouirons jamais.
Nous ne parlons pas ici de la magie comme un phénomène extraordinaire, une curiosité destinée à être racontée comme une anecdote parmi nombre de récits. Non. Nous parlons de la magie pure, celle dont nous rêvons tous un jour, et dont ne jouirons que dans notre sommeil. L’Homme a écrit moult légendes, moult œuvres d’imaginations, des créatures fantastiques, des textes oniriques retracant les fantasmes d’un auteur inspiré, des pouvoirs extraordinaires, et que sais je encore. Et sur cette planète, nos rêves étaient une réalité.
Alliée au savoir infini de ses créateurs, les civilisations y devenaient des mythologies, les cités des œuvres d’art, les héros des légendes. La vie qui y prend forme a une allure de conte, de conte fantastique, de rêve fantamagorique. Une terre légendaire que nous regrettons même de connaître, tant celle ci est lointaine et mélancolique.
Bien sur, comment croire ce que disent ces Arcanes ? Peut on être sur que ce ne sont pas seulement des fables inventées par des esprits ingénieux ? C’est ce qui représente là des années d’étude. Bien des Arcanes existent, et beaucoup se sont révélées fausses. Car ces êtres ont mis sur papier, pour l’éternité, bien des mensonges, que nous nous sommes forcés de montrer. Mais ce qui est dit jusqu’ici fut vérifié, et revérifié, jusqu’à ce que le doute de leur véracité ne puisse être attribué qu’aux esprits trop sceptiques. Cette civilisation a existé, nous en sommes certains. Cette planète aussi, et à une époque où cela devrait être impossible. Les origines de l’Univers expliquées par ces êtres peuvent elles être prises pour vraies ? Je n’ai qu’une chose à répondre : ces créatures originelles touchées par la main de Dieu avaient bâti des légendes, des textes défiant toute logique, des rêves construits par des hommes arriérés diront les gens de raison. Mais dans une culture où la logique est un concept brisé a chaque instant, que doit on croire?
Dars Aris, philosophe des Arcanes

Hari_Seldon
Hari_Seldon
Niveau 8
27 mai 2006 à 15:02:00

Avant de venir aux légendes proprement dites, nous allons tout d’abord présenter le monde de ces êtres, géographiquement parlant, tel qu’il nous apparaît dans les Arcanes. La planète en elle même ne se distingue pas significativement des écosystèmes actuels. Représentons nous la sur un planisphère. Sa géographie se compose de huit continents de taille semblable, de formes variant du cercle parfait –trop parfait, nous y reviendrons- à la masse continentale ravagée par toutes sortes de reliefs. Néanmoins, un fait se distingue : les terres émergées adoptent toujours une forme plus ou moins circulaire, les cotes brisant le cercle donnent toujours une apparence régulière au final. En prenant le cœur de ces continents comme point de départ, nous pouvons tracer un cercle englobant le continent entier et passant par la majorité des côtes. Et cela pour chacun ; une autre anomalie de ce monde. Autre chose troublante, et bien plus apparente : six des continents sont regroupés autour d’un septième, avec une régularité digne de celle visible dans le domaine de l’infiniment petit. Mais en une infinité de fois plus grande, ce qui ne peut que nous pousser a croire qu’une telle disposition n’est pas due au hasard. Chacun de ces continents est espacé avec le même écart et leur distance de celui du centre est absolument similaire. Autour de ce continent central parfaitement circulaire se sont amassés les six autres, par un mécanisme qu’aucune technologie ne pourrait accomplir.
Un autre phénomène empêche tout étude la plus rationnelle possible : la présence de lumière solaire. Les Arcanes n’offrent aucune explication claire à ce phénomène. Le jour et la nuit ne se succèdent pas, mais la planète offre en permanence une clarté blanche diffuse, variant légèrement de couleur et d’intensité selon les régions . Il semble que « l’ atmosphère » de la planète diffuse elle même cette lumière, et « sait » les besoins de chaque région et quel soin lui apporter.
Et bien sur, la plus grande incohérence de ce monde est, sans paler de sa faculté à pouvoir subsister abandonnée dans ce monde hostile, sa masse approchant celle d’une étoile naine. Comment étudier le plus scientifiquement possible une étoile –théoriquement- dont le fonctionnement est celui d’une planète ? Car si l’on ne considère pas la masse de cette planète, et la superficie qui en découle, la vie qui s’y développe est tout ce que l’on peut voir de plus commun.
Une étrangeté en revanche : les organismes et les reliefs qui s’y développent ne dépendent d’aucune latitude, courant, climat ou autre facteur géologique, mais uniquement du continent sur lequel ils se trouvent. Chacun d’eux possède son propre climat, et les êtres qui le peuplent s’y sont adaptés parfaitement.
Le continent sud est en permanence recouvert d’une couche d’ombre due à la concentration de nuages sombres et noirs, la lumière céleste ne pénètre pas à travers les nuages denses. Les terres y sont vides et abandonnées, aucune vie normale ne peut y apparaître sans mourir. Les terrains y sont plats et morts. C’est un continent inhospitalier pour toute vie extérieure.
Le continent sud-est est une ile paradisiaque à la végétation luxurieuse et abondante, en opposition totale à celui du sud. Le continent est couvert par une immense forêt gorgée d’eau et de vie, parcourue par les nombreuses formes de vie. En se rapprochant du centre, on remarque une croissance notable des arbres, a tel point que certains atteignent des proportions démesurées.
De l’autre côté, au sud ouest, un continent surélevé et inacessible par la mer, dont les sommets percent les cieux. La terre ferme se trouve au niveau des nuages, les parties inférieures de cette montagne titanesque sont parcourues par des vents violents ; et ne sont habités que par les êtres les plus résistants. Au sommet résident des villages célestes fantasmatiques, voyageant sur la couche nuageuse au gré des vents, et soutenus par des piliers prenant naissance sur le continent, lui même en grande partie déserté.
Plus au nord, une terre au relief dévasté : vallons, montagnes, cascades et rivières sillonnent les paysages rocheux. Les habitations sont des maisons de bois baties sur les lacs. Les âromes émanant des rivières proviennent directement des mers, car certaines cascades coulent à contre courant, leur source est donc la mer elle même... Une autre facétie de ce monde.
A l’est, un continent au climat infernal dont les températures ne laissent aucune place à une quelconque source liquide. Les zones sont habitées par une multitude de créatures puissantes et agressives, rompues au climat des environs. Un continent exclusivement composé de roche solide ou brulante. Un tel continent ne semble avoir pour but commun que de mettre à l’epreuve des héros pour une quelconque épreuve.
Et enfin, au nord, un paysage divin, des champs isolés, des plaines infinies, laissés à l’abandon mais pourtant d’une pureté prodigieuse... Les êtres qui la peuplent, car ils existent, ne témoignent jamais leur présence. Le paradis après un voyage exténuant....
Un monde confus et désorganisé pour l’œil qui n’a pas étudié profondément son histoire. Des zones contrastées, dénotant le manichéisme de ses créateurs. Mais une théorie subsiste quant à l’utilité réelle du septième continent, sous-entendue dans les arcanes : son aura équilibre les éléments des continents, il est le point culminant de toute vie de cette terre, il unit les essences de ces continents pour les réoffrir à ce monde en une alchimie suprême. Il sélectionne chacune des énergies brut animant les continents, pour les rejeter pures et vierges de tout surplus. Et de ce rejet est né le septième continent, dont la valeur sacrée accroit à chaque instant. Une théorie mystique n’ayant des rapports qu’intrinsèques avec mon domaine.
Pour ce qui est du huitième continent, situé au sommet de l’axe polaire nord, nous savons très peu de choses sur son apparence. Ceci pour des raisons qui ne concernent pas mon domaine, malheuresement.
Le reste de la planète, lui, est occupé par les océans sans frontière. Lorsque les âmes égarées n’émigrent pas vers le continent polaire, elles passent une période d’initiation intérieure et voyagent sur ces océans, dans la quête de la sérénité intérieure.
Mais les plus grands mystères ne résident pas dans une quelconque analyse des reliefs, de la météorologie, mais dans celle des légendes, de la chronologie, et de la psychologie de cette civilisation. Cet écrit n’avait pour but que de vous présenter ce monde sous des yeux encore réalistes, afin de vous conforter sur le caractère proche de cette planète par rapport à nous ; avant de vous plonger dans un monde ou l’irrationnel est une manière de vivre.
Somiyan Vild’hon, géographe des Arcanes

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
27 mai 2006 à 23:59:47

Hummm...au niveau du style tout d´abord :
-Des lourdeurs quelques fois, je ne pourrais réellement le dire car bon c´est assez subjectif je pense.
-Des répétitions (eau et vie/vie, mettre à l´épreuve/quelconque épreuve, etc). Rien de bien grave mais généralement une bonne relecture (ou une bêta-lecture) permet de les faire disparaître.
-Mais dans son ensemble, ton style est plutôt agréable à lire. :-) (d´assez bonnes descriptions par exemple)

Voilà, je crois que ce sont les deux points grammatico-stylistiques (ouah le mot de ouf! :o)) (ah il existe pas? Ah bu. :snif: ) ) les plus importants. Le reste...pour sûr, un monde régi sans aucune loi c´est original, mais dans ce cas-là, pourquoi n´y a-t-il pas d´arbres poussant à l´envers, voir dans le ciel complètement? Faire un monde volontairement incohérent/irrationnel c´est bien, mais à mon avis pour que tout se tienne après ça va être chaud^^. Bon, si l´idée est originale on peut pas dire qu´elle me plaise des masses, mais j´attendrai le chapitre un (puisque le prélude je le connais déjà plus ou moins :-) ) pour me faire une idée plus précise du scénario. :-)

:-)

AmirVeltius
AmirVeltius
Niveau 10
28 mai 2006 à 00:28:35

Merci d´avoir lu azerty :) Pour precision, ce prologue n´est pas encore termine, il reste donc encore qq points a eclaircir. Quoi qu´il en soit, meme si ce monde n´est pas regi par les lois physiques traditionelles, il n´est pas non plus chaotique. Il reste equilibré, en un certain sens, et ne sombre pas dans l´exces. C´est un point que j´essayerai de developper sur la legende de cette terre, plus loin dans la fic ( si j´y arrive^^).
J´aimerais rajouter certaines choses pour me justifier, mais je risque de faire du spoil^^
Quoi qu´il en soit merci d´avoir lu :) je pense poster la suite de ce chapitre demain, voir lundi, histoire de developper plus ce prologue et eviter les lourdeurs...

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
28 mai 2006 à 00:55:14

Ah oui juste comme ça si tu pouvais te trouver un pseudo une fois pour toutes ça m´arrangerait un peu parce que bon au bout d´un moment on risque de s´y perdre un peu. :-) (quoiqu´Ash´ possède 7 pseudos tout de même^^)

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
28 mai 2006 à 00:59:06

Disons celui ci alors. Oui disons que je posterai sur ce topic exclusivement sous celui ci.
Oui on peut dire ca comme ca.
Mais c´est un trip. Une manie. *tic*

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
28 mai 2006 à 01:01:12

Je vois...tu as des problèmes, tu veux en parler? :) Oui, c´est ça, je t´écoute...

  • Une demi-heure après*

Bon, ça fera cinquante euros. :-)

:o))

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
28 mai 2006 à 20:47:45

Suite de ce premier chapitre, pas très romancée, et présentant brièvement le monde sous un regard plutot... scientifique et austère. L´histoire en elle même ne commence qu´au deuxième chapitre, mais ce prologue est nécessaire pour la suite de la fic :)

Bonne lecture, malgre tout. (ou non)

I. Origines, 3e post

Il n’existe qu’un seul mot pour définir ce monde : Union. Communion des êtres, des esprits, partage des biens, échange des pensées. Tout dans ce monde ne tend que vers une seule chose : l’alchimie absolue. Il n’existe la-bas aucune isolation possible, aucune solitude, les êtres de ce monde vivent par association, nul ne peut etre rejeté pour quelque raison que ce soit. Ils forment une communauté unie au dela des mots. En permanence, un flux de communication subsiste.
Une telle civilisation ne peut en principe jamais mourir. Le déclin ne peut la frapper, pour une bonne raison : elle n’évolue pas. Dès sa naissance, les habitants sont doués de la technologie la plus évoluée possible, et de la société la plus soudée qui soit. Il n’existe aucune frontière pouvant créer une quelconque mésentance. Les différents continents ne sont pas des empires disloqués formés pour évoluer chacun de leur coté, mais des étapes d’initiation dans la vie des habitants pour apprendre peu à peu des différentes mentalités. Chaque continent représente une marche du parcours de ses habitants jusqu’à un état d’esprit suprême. Le but de la vie de chaque être est la connaissance absolue jusqu´à laquelle il pourra accéder, afin de mieux comprendre ce dont il a appris. Et une fois cette connaissance emmagasinée, l’être pourra partager son propre savoir avec ses congénères, et le type de ce qu’il enseignera le définira comme sage d’une discipline.
Pour pleinement comprendre ce raisonnement, il est nécessaire de connaître les étapes de la vie d’un de ces êtres, et ce qui distingue chaque continent des autres. D’après les Arcanes, ils se nomment eux mêmes les Liyan , ce qui dans leur langue signifie approximativement « le Temps » ; car ils traverseront les époques sans jamais disparaître.
Chaque Liyan naît sur le continent maître, Ohiho. Les femmes enceintes d’enfants sur les autres continent passent la période de leur grossesse sur Ohiho, et retournent chez elle apres avoir enfanté. Un tel comportement n’est pas cruel pour la mère comme il peut le paraître, car elle sait une chose : son enfant recevra une éducation neutre, vierge de toute idéologie extérieure, sur Ohiho, et aucun élément ne pourra nuire à son futur périple. Une fois que celui ci sera terminé, il reviendra sur Ohiho pour clore spirituellement ce voyage, et reviendra finalement à ses origines, pur et emplie d’une sagesse unique.
Pourquoi Ohiho est il un continent aussi privilégié ? Il est considéré comme le centre de tout, il incarne le début et la fin de la vie, il englobe les conceptions spirituelles des autres continents. Celui qui y nait est vierge de toute connaissance, les connaissances qui s’y écoulent sont confuses, se mélangent les unes aux autres, indéchiffrables pour le nouveau-né. Une fois le périple de celui ci accompi, il y reviendra en sachant reconnaître chacun des flux, et pourra les interpréter et les remanier selon ses désirs, pour en ressortir quelque chose de sa propre création.
Une fois atteint l’âge de pouvoir supporter un périple de plusieurs années, le Liyan l’entame en posant le pied sur Aatirga, le continent sud-est. Dans l’idéologie des Liyan, il représente l’origine de la vie, et le commencement du Temps. C’est sur cette terre que sont nés les Liyan, et toutes les formes de vies les entourant. Il y apprendra les légendes les plus reculées du monde, connaitra les principes qui le régissent. Il rencontrera les entités qui lui apprendront tout ce qu’il souhaite savoir. Ici s’est déroulée la génèse de la planète. Le Liyan se doit de connaître ses origines pour comprendre les épreuves qu’il endurera.
Sa deuxième étape est l’acquisition de la puissance nécessaire pour supporter ce périple. Elle se fera sur Karindel, le continent nord-est. Il commencera la bas les premières épreuves de survie, et mettra sa propre vie en danger. Pour parvenir au cœur du continent, il devra résister aux créatures redoutables des terres arides. Cette deuxième marche lui permettra de ne pas mourir d’épuisement durant son voyage jusqu’au prochain continent.
Pour mettre le pied sur le continent sud ouest d’Itayan, il devra tout d’abord traverser la Grande Mer de la Sérénité en remontant vers le nord-est, car il ne doit jamais contempler Ohiho durant le voyage. Au cours de cette première traversée du globe, il entreverra le continent polaire, voilé sous un nuage de brume. Il ne doit pas se détourner du chemin, et contemplera seulement un lointain nuage de brume a l’ouest, loin sur l’horizon.
Le continent d’Itayan est visible depuis une grande distance, et effraie les pèlerins par son envergure colossale. La force et la connaissance ne peuvent pas l’aider pour escalader cette montagne, il devra le faire par la seule force de sa volonté. Durant sa montée vers la cité céleste, il acquérra le courage, et une fois au sommet, plus rien ne lui sera inaccessible, ses peurs seront refoulées. Il peut à présent marcher sans peur de l’inconnu.
Le Liyan doit ensuite faire route vers le nord, sur Dianialos. A son arrivée, il ne verra rien d’autre que les eaux coulantes, et n’entendra que le doux chuchotement des rivières. Il marchera à travers le continent, a la recherche de la prochaine initiation, sans trouver quoi que ce soit pouvant le mener sur la voie. Il aura faim, soif, et sera épuisé. Les magies qu’il a maitrisées ne pourront en rien lui être utile, car il n’y a la aucun obstacle, aucun adversaire. Il est seul, et doit arriver de l’autre coté du coninent. Au bout de son errance, il obtiendra la sagesse, car il aura réussi a surmonter une souffrance psychologique intense, sans abandonner son but. Il vient d’achever la première partie de son voyage, et a obtenu quatre des six qualités menant à la conscience suprême : origine, force, courage et sagesse. Pour monter les deux dernières marches, il devra savoir se servir de ces caacités avec talent.
Une nouvelle fois, il doit traverser la Grande mer de la Sérénité, pour se rendre cette fois sur le continent sud de Tankidor. Cette fois ci, il pénétrera au cœur de la brume enveloppant le continent polaire, entrvoyant les cotes grouillant de personnes agenouillées devant un gigantesque arc de pierre. Il n’y passera qu’une nuit, et, durant son sommeil, il rêvera d’un être cher qu’il a perdu. Chaque Liyan voit un homme mourir, le destin le veut ainsi sur cette terre. Ce rêve lui révèlera une chose : le continent qu’il a frolé est celui des morts ; c’est là que se rendent les âmes égarées pour monter vers l’Au-Dela. A son réveil, le continent des Morts sera derrière lui.
Tankidor est l’incarnation du déclin. En débarquant sur cette terre dévastée, le Liyan ne pourra que se questionner sur la nature de ce qui l’a détruit. Les arbres y sont morts et pendent paresseusement au dessus des fosses. Les montagnes se sont écroulées, étendant leurs flancs ravagés au voyageur inquiet. Le sol jonché de cadavres de créatures inconnues effraie son esprit. Il parcourt cette terre en rejetant sa peur, cherchant l’origine du désastre. Un drame s’est produit dans ces environs, et a mis fin a un règne. Il devra trouver son chemin au milieu des ruines, et supporter les cataclysmes l’attaquant de toutes parts. Le tonnerre, la pluie, le vent. Il marche, sans s’arrêter, jusqu’à trouver une tombe. La pierre de cette tombe est vierge. Ses épreuves passées lui permettront d’en comprendre la signification. Cette terre n’a jamais eu d’origine, son destin était condamné dès sa naissance. Toute vie a un terme. Le Liyan a compris pleinement le sens de la Mort.
Le Liyan entame ensuite la dernière étape, et, initié a la connaissance de la Mort, pose le pied sur son Continent.

Negatum
Negatum
Niveau 10
28 mai 2006 à 21:08:12

J´ai bien aimé la deuxiéme partie. Tu délaisse un peu le coté scientifique des premiers postes pour partir peu a peu vers le mystique, et la, tu touche mon point sensible :) .

Pas d´incohérence visible, mais tu devrais préciser de quelle maniére leliyan se déplace (a vélo ou a moto ? :o)) )

Sinon le style est bien, j´ai bien aimé, mais pour l´instant il n´y a pas de véritable intrigue, a moins que ce ne ce soit un documentaire animalier :o))

Voilou :)

odarveltius
odarveltius
Niveau 4
28 mai 2006 à 22:07:16

Merci neg :) Pour le mystique, même si il commence peut etre un peu la, la touche fantasy ne devrait venir qu´au prochain post. Pour le deplacement du Liyan, en effet, il me paraissait evident qu´il se deplace par bateau, mais vu le monde, on peut hesiter^^ Je rajouterai ca :)
Et comme je l´ai dit, ce chapitre n´est qu´une presentation de cette terre legendaire, et non le lieu de l´histoire; qui elle commence dans le chap suivant, et meme dans celui qui suit surtout :o))
Encore merci :)

odarveltius
odarveltius
Niveau 4
28 mai 2006 à 22:18:41

Desole pour le double post, mais je viens de me rendre compte que les asterisques ne passent par sur le copie colle :( Donc juste un detail:
"...ils se nomment eux mêmes les Liyan* , ce qui dans leur langue..."

  • :En Sirénéen, « Liyan » se traduit par Témora.

:hap:

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
29 mai 2006 à 21:34:51

Je n´aime pas devoir faire ca, mais... up, on ne sait jamais si un lecteur aura le courage...
:)

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
29 mai 2006 à 21:43:03

J´avoue ne pas avoir aimé le 3e post, parce que bon voilà c´est un peu long sur la fin je trouve. :-) Donc si j´ai bien compris, les Témoras super-gigas évolués que j´avais vu dans l´aut´ partie, ce sont ces fameux Liyan? :-)

Euh sinon, quelques répétitions parfois, quelques fautes sporadiques genre "entrvoyant" ou "mésentance", rien d´bien grave. :-)

Bon, la suite, que l´histoire commence quand même. :-p

Hari_Seldon
Hari_Seldon
Niveau 8
29 mai 2006 à 21:55:09

En effet, le prologue est certes rebarbatif, mais il permettra de mieux saisir certaines choses sur le comportment des Témoras par la suite...
A la limite je pourrai toujours poster le prelude ( chap 2) et conseiller de le lire directement, ca ne sera pas handicapant au debut.
Mais merci quoi qu´il en soit :)
Pour info, il reste encore la fin de ce temoignage, puis l´historien (plus interesant je pense), et enfin le maitre analyste (et une chtite partie)
Je vais poster dans qq temps, mais j´ai tendance a ne pas voir mes fautes, donc je vais encore vérifier et corriger :(

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
29 mai 2006 à 22:01:08

Si tu veux, je peux faire office de bêta-lecteur, je commence à avoir un peu l´habitude donc je devrais pouvoir corriger une bonne partie des fautes et te donner mon avis "à chaud" sur certaines tournures. :-)

Après, tu fais comme tu veux hein. :p)

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
29 mai 2006 à 22:45:49

Eh bien merci de ta proposition^^ Je serais ravi de te faire partager mes textes pour que tu me dises ce que tu en penses :)
Thanks^^

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
01 juin 2006 à 20:54:13

Aurai je d´autres lecteurs? j´en serais ravi :) N´hésitez pas a critiquer si vous n´aimez pas, c´est justement des moyens d´améliorer que je souhaite...

Court post, pour ne pas en donner encore trop. -au cas ou-

Bonne lecture (ou non) :-)

I.4e post

Ca n’est pas une terre ferme, comme il lui avait semblé. La couche de brume scintillante couvre non seulement la Porte, mais est également le tapis de prière des Liyan agenouillés. Celui ci s’étend tout autour de la porte, formant un ilôt instable plus petit qu’il ne lui avait semblé. La porte est encore cachée, il n’en distingue que les contours de l’anneau. Le Liyan s’avance jusqu’à elle, intrigué, mais pas effrayé par toutes ces personnes indifférentes à son arrivée. Des voix provenant de la porte ouverte s’élève, mêlées aux psalmodies des priants. De l’autre coté de l’arc de pierre, il distingue un escalier, et une plate forme, voilée sous des vagues troublant l’espace dans les alentours. La matérialisation des Esprits de l’Au Dela.
Il traverse la Porte, mais est repoussé par les Esprits. Des vivants y pénètrent à présent, pourtant. On lui dit qu’il n’est pas encore prêt, et qu’il doit encore achever son initiation en se dirigeant vers le continent nord, Mah’landir. Son voyage reprend.
Arrivé sur les côtes, le Liyan peut apercevoir une cité de pierre contraster sur l’horizon éclatant. Elle esr surmontée d’une tour montant si haut que son regard ne peut atteindre son sommet. Autour, il ne voit que du vide, des terres étendues laissées à l’abandon, mais pourtant splendides, si splendides qu’il doit accomplir un grand effort de volonté pour ne pas y rester à jamais, enivré par la beauté du lieu. Mais depuis qu’il a franchi Tankidor, il sait que cette halte pourrait lui être fatale, il sait que la Mort est une réalité bien cruelle. Il continue jusqu’à la citadelle blanche, dont les murs lézardés témoignent de son ancienneté, et du savoir qui peut s’y tapir. La clarté aveuglante finit par lui brûler les paupières, puis les yeux. Ses pouvoirs ne peuvent rien contre des sortilèges originels, il surmonte la douleur, consacre son esprit tout entier à la citadelle se profilant devant lui, et avance. Plusieurs heures passent. Il ressent la fraicheur de l’ombre de la citadelle, et tend le bras. Sa paume brûlante touche la pierre finement taillée de la porte de pierre. Il décèle un tressaillement parcourant la pierre. La citadelle l’a accepté, et lui ouvre ses portes. Les Anciens de la citadelle lui rendent la vision, et l’amènent avec cérémonie au cœur de la cité, cette immense tour qui, lui dit on, rassemble toutes les connaissances et toutes les œuvres à venir, les livres, les tablettes, les manuscrits... Chaque signe inscrit par un homme est consigné ici, la tache la plus dure est de retrouver celle que l’on cherche.
Si la pèlerin souhaite l’ultime récompense de son voyage, il montera les escaliers, et cherchera la clef de son destin. La connaissance ultime, celle qui lui ouvrira les portes aux secrets qu’il rencontrera.
C’est à cet endroit que les destinées des Liyan divergent, car chacun ne sélectionnera dans la bibliothèque qu’un livre propre à son destin, une histoire qui le mènera sur un chemin qui lui seul empruntera. Dans l’idéologie Liyan, chaque être nait pour accomplir une destinée dont l’influence, directe ou lointaine dans l’avenir, aura une répercussion sur le destin même de l’univers. Un être ne naît pas sans avoir changé le cours du temps ; son avenir a été établi pour une raison précise, qui souvent n’est pas décelable.
Comprendre ce raisonnement, c’est saisir toute la psychologie Liyan.
Après avoir achevé son périple, le Liyan retourne sur Ohiho, passe une période d’apprentissage, et devient un Ancien. Il détermine ses connaissances et son enseignement ; et les partage autour de lui, distribue son savoir aux Liyan des autres continents, et pourra même en recevoir d’êtres plus expérimentés.
Les Liyan entrentiennent ainsi un cycle immuable, générations après générations, et stagnent ainsi pour continuer à prospérer. Néanmoins, cette planète a été détruite. A une époque ou aucune force extérieure n’aurait pu y parvenir. Un élément interne de cet engrenage a donc été bouleversé, ce qui semble pourtant impossible.
Il faut savoir une chose : les Liyan sont croyants en une religion -subsistant encore de nos jours- dont les idéologies théologiques bouleversent notre conception du monde. Nous ne connaissons rien de son origine. Il est tout a fait probable que les instigateurs de cette foi aient répandu cette foi pendant des siècles, pour y mettre brusquement un terme, pour une raison nous étant inconnue.
Il n’en reste pas moins que ce monde reste, et restera toujours, un modèle unique de civilisation. Alors que l’univers n’était encore que chaos nébuleux. L’histoire qui nous en est parvenue est un mythe sur lequel nous n’arrêterons jamais de tergivercer, tant ses implications cachées sont nombreuses.

Dayna Elotec, sociologue des Arcanes

Negatum
Negatum
Niveau 10
01 juin 2006 à 21:49:21

lu :)

Alors et bien c´est assez surprenant. Le gros probléme est en fait le contraste descriptions scientifiques/ histoire mystique. Ca donne un coté étrange a ton texte. tu aurais peut-etre du soit raconter ceci sous une forme beaucoup moins scientifique, (dans ce genre de récit initiatique la référence absolu étant Robert Silveberg, tu vois le genre? ), soit passer ce détail et le raconter un peu plus tard. :oui:

Quand j´y reflechis, je sais pas si c´est une si bonne idée de tout balancer ça d´un bloc. Ca risque un peu de souler le lecteur, et ça lui gache le plaisir de découvir le monde par lui-même :( .

Néanmoins, tu as de trés bonne idée, on voit que tu maitrise trés bien le monde . Le coup de la citadelle, j´ai bien aimé :)

Au niveau du style, et bien quelque répétitions, j´ai pas vu de fautes, mais je pense que ce genre de correction, il y en as qui feront bien mieux que moi :o))

Voila. Allez: la suite :p) ?

odarveltius
odarveltius
Niveau 4
01 juin 2006 à 21:58:43

Merci d´avoir continué la lecture neg :)
Pour le contraste, eh bien je dirais que je n´ai pas pu faire autrement, ou alors je n´ai pas encore la capacité pour garder cette ambiance "mystique" tout au long des posts. Car le probleme, c´est que pour crédibiliser l´existence de cette terre, il faut que les personnes en ayant compris l´existence aient existe egalement. Or seul un scientifique peut le faire. D´ou le style. Me fais je comrpendre? :peur:
Ensuite comme je l´ai dit, il est nécessaire de tout balancer d´un bloc, pour comprendre la suite, et ne pas avoir a revenir dessus plus tard. Et si le lecteur ne juge pas nécessaire de lire cette partie, il peut tres bien le faire; car seul la notion de Liyan est importante pour le moment. Mais apres, eh bien, si lecteur il y il verra^^
Et precision: la fic ne se situe PAS sur ce monde, donc il n´y a aucun probleme a donner cette presentation pompeuse sans immerger le lecteur :-) Ce monde est important a presenter, mais il n´existe plus.
Et enfin, si tu pouvais me dire a peu pres ou se situent les repetitions, tu m´arrangerais, car il se peut qu´elles soient faites deliberement.
Voila, je poste la suite demain sans doute.
Merci encore.
:)

AmirVeltius
AmirVeltius
Niveau 10
02 juin 2006 à 23:20:16

Je ne demande qu´un commentaire, juste sur le premier post si vous le souhaitez...
:(

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