Toute la mise en scène est destinée à nous faire croire qu´il est mort. En conséquence de quoi, on peut penser que selon toute probabilité, il ne l´est pas. ![]()
Est ce que c´est dit dans les romans de Rowling que le voile noir tue? Parce que c´est possible que j´ai zappé ça^^.
Je remonte tous les topics utiles pour lutter contre un floodeur!
Ouh làlà!!!! Je vient de ratraper tou mon retard et c´est la catastrophe!!!!
ne t´inquiète pas c´est toujours aussi bien écrit et je trouve ça toujours génial mais l´idée que Harry soit mort... enfin, j´espère qu´il y aura d´autre suite et que c´est un stratagème de Harry pour échapper à Voldemort!!!!!!! PFFFOOOOOUUUUU!!!!! après ce long com
je n´ai plus qu´une chose à demander... tu devines???? UNE SUITE!!!!! Ciao
Voici la suite. C´est plus court que d´habitude mais je n´ai plus de réserve.
Chapitre 27 : Le tribunal des Lumières.
Telle une feuille portée au vent tourbillonnant, le corps écartelé d’un jeune homme voguait dans un tunnel vertigineux.
Longtemps, très longtemps, il dériva, yeux clos, narines pincées. À l’immense boyau noir traversé en douceur, succéda une grisaille opaque qu’un filet de lumière réchauffa graduellement. S’intensifiant, la clarté baigna la dépouille en descente. Nimbées d’une aura étincelante, deux créatures, dont les longs cheveux blonds ondulés flottaient autour de leur visage parfait, apparurent. Volant au rythme de leurs ailes diaphanes irisées de reflets chatoyants, ces rayonnantes formes féminines s’approchèrent du garçon.
« Qu’il est jeune ! murmura l’une d’elle d’un sourire attristé.
- Nous en recevons de beaucoup plus jeunes ces temps-ci, mais par cette voie c’est exceptionnel, en vérité.
- L’emmenons-nous ? Il me paraît… étrange. »
La seconde créature allongea un membre gracieux vers le corps inerte ; elle lui effleura la main et se rejeta en arrière, épouvantée :
« C’est… C’est impossible : elles sont deux !
- Tu divagues, ma chère. Ce phénomène n’existe pas.
- Je te jure, cette enveloppe contient… deux âmes ! Que devons-nous faire ? Le cas ne s’est jamais présenté. »
Tourmentés, les êtres luminescents voltigèrent fébrilement.
« Allons-en référer en haut lieu, ils sauront… j’espère. »
Les entités s’écartèrent de celui qu’elles venaient guider, l’abandonnant à sa paresseuse rotation permanente.
« Éveille-toi ! » dit une voix mâle d’un ton sépulcral issu de nulle part.
Le jeune homme allongé sur un tapis ouaté baigné de soleil ne broncha pas d’un cil.
« Nous avons effectivement un problème ! s’étonna un timbre plus cristallin. De mémoire d’Illustre, il s’agit d’une sérieuse anomalie.
- Réveillez-vous ! » gronda le premier.
Cette fois, la tête du garçon roula de droite à gauche, des secousses lui parcoururent bras et jambes, ses paupières se soulevèrent sur un ciel d’azur pur.
« Où… Où suis-je ? dit-il en se redressant.
- Ah ! Tu parles, c’est déjà ça. Explique-toi… ou expliquez-vous. Comment se fait-il que vous soyez deux dans un seul corps ? »
Le garçon tourna sur lui-même à la recherche de l’orateur. Il était seul pourtant, tout seul debout sur une immense plaine immaculée.
« Alors ? s’énerva l’être invisible.
- Je… je n’y suis pour rien. » répliqua Harry Potter qui convulsa soudain.
Déformée par la rage, sa bouche émit :
« Bien sûr que si, tu es coupable !
- Je vois… dit l’Illustre mâle. Une possession… involontaire ou… forcée. Complexe ! Très complexe. De plus, ces âmes sont totalement divergentes : l’une est pure, l’autre n’est qu’un résidu… peu reluisant. »
Le jeune homme grimaça, il se prit le cou à deux mains comme si un combat interne le déchirait :
« Insultez-moi, crapauds rabougris ! Attendez que je sois réunifié, je viendrai vous botter le…
- SILENCE !
- N’écoutez pas les dires de ce fragment d’âme, libérez-moi, de grâce ! »
Harry se battait contre lui-même. Il se gifla à la volée, s’étrangla presque.
« IL SUFFIT ! tonna l’Illustre mâle. Je crois qu’il vaut mieux vous séparer pour l’instant. Nous jugerons cette affaire entre nous, le moment voulu. Quand nous aurons regroupé tous les éléments sur votre cas, nous trancherons. »
Un spasme effroyable secoua Harry. Tordu sous la douleur de l’arrachement, sa paume s’ouvrit sur l’ampoule sphérique. Des lèvres ouvertes, une vapeur noire s’exhala au dessus du goulot, s’y déversant dans un vomissement abject. Quoique maladroit, le garçon vissa rapidement le bouchon.
« Merci, souffla-t-il rompu par l’effort. Retenez-moi, si vous le voulez, mais merci. »
Terrassé, ses jambes ne le soutenant plus, il s’enfonça dans le matelas de nuages, évanoui.
Jour ou nuit ? Il n’en savait rien. Des limbes l’entouraient sans qu’il en eût réellement conscience.
« Harry, mon chéri, réveille-toi, je suis là ! »
Ce son merveilleux chanta aux oreilles du dormeur qui consentit à l’écouter :
« Ma... Maman ? »
Des iris émeraude rencontrèrent leurs semblables et s’y fondirent dans un mutuel élan d’amour infini. Une étreinte passionnée s’échangea, le visiteur pleura :
« Je t’ai tant attendue ! Pourquoi faut-il que ce soit seulement maintenant que…
- Chut ! le berça doucement Lily Evans. Tu es enfin avec nous. Je savais que ce jour viendrait, je l’ai souhaité et tellement redouté. Que c’est bon de te serrer à nouveau dans mes bras.
- Et… papa ?
- Je suis là ! » s’émut un homme aux cheveux bruns en bataille et aux lunettes rondes presque identiques à celles du garçon.
Surpris, Harry se décolla de sa mère pour recevoir l’étreinte de son père.
« Je suis mort, constata-t-il amèrement. J’en suis si heureux et si…
- Mon fils, les Illustres débattent sur ton sort. Tu es… unique ! Ta mère et moi le savions depuis toujours ; tu as toutefois dépassé nos espérances. »
Se dégageant des bras de son géniteur, Harry foula le frais gazon à grands pas nerveux :
« Vos espérances ? J’ai tout raté : Voldemort m’a piégé. Dans un sens, je m’en moque puisque je suis avec vous, mais…
- Bonjour, Harry. Quelle joie de te retrouver ! »
Pivotant, le jeune homme contempla celui qui l’avait précédé au-delà du voile : son parrain. Resplendissant dans une robe blanche impeccable, bien coiffé et apparemment débordant de sérénité, Sirius Black accourait.
Une longue accolade suivit :
« Cher filleul, qu’as-tu fais ? On parle d’un suicide…
- Que pouvais-je faire d’autre ? Il ne m’a pas laissé le choix. Jamais je n’aurais accepté d’être son esclave, une loque à son service. Une part de lui est entrée en moi. Je ne me contrôlais pratiquement plus. Mes amis auraient dû me tuer pour avoir une chance de l’abattre.
- Je te comprends, j’aurais probablement agi comme toi. Si tu nous racontais tes aventures depuis l’instant où nous nous sommes quittés ?
- Dumbledore ne vous tient pas au courant ?
- Nous ne le voyons quasiment jamais et toujours très brièvement. Il a dû t’expliquer qu’ici, c’est…
- Différent, oui. »
Sa famille entraîna Harry vers un bouquet d’arbres où chaises et tables étaient groupées. En chemin, le jeune homme s’étonna du vide alentour.
« Nous sommes dans… l’antichambre, en quelque sorte. Les Illustres ne savent pas où te caser pour l’instant. Seuls tes proches ont le droit de t’accueillir, c’est pour cette raison que tu ne verras que nous, dit Lily en s’asseyant. Que tu es beau, mon fils ! J’aurais tant aimé te voir grandir. C’est fou ce que tu ressembles à James.
- J’espère qu’il ne me ressemble pas en tout, rit le père. Notre jeunesse a été assez… mouvementée.
- Les Maraudeurs, sourit Harry. J’ai eu des échos de leurs frasques grâce à Sirius. J’ai … ou plutôt j’avais la carte ainsi que ta cape, papa.
- Elle m’a beaucoup servi, en effet ; et à toi aussi d’après ce que nous a raconté ton parrain. »
Sous les frondaisons, les confidences s’échangèrent. Sirius Black avait bien sûr narré tout ce qu’il connaissait de la vie de Harry, mais les parents ne se lassaient pas d’écouter l’histoire par la bouche même de leur fils. Il leur raconta sa petite enfance au sein de la famille Dursley ce qui outra profondément Lily Evans :
« Je n’imaginais pas que Pétunia puisse agir ainsi !
- Oncle Vernon lui imposait cette conduite. Elle s’est… un peu amendée, depuis. »
Vint le moment où Harry relata ses années à Poudlard et, naturellement, il évoqua ses rencontres avec Lord Voldemort.
« Après ta disparition Sirius, Dumbledore m’a fait participer à divers voyages dans les pensées de plusieurs personnes. J’ai appris à mieux cerner la mentalité de Jedusor. Outre dominer le monde, il rêve d’immortalité. »
Tous les détails de ses périples en compagnie du directeur s’égrenèrent calmement déclenchant différentes réactions. Lily fut horrifiée d’entendre parler des Horcruxes mais plus encore lorsqu’il fut question de la fin tragique de Dumbledore.
« Il ne nous en a rien dit, s’étonna Sirius. Rogue l’a abattu ?
- À présent, lui aussi est mort… juste avant moi. Pensez-vous qu’il soit ici ? »
Les adultes parurent embarrassés par le problème soulevé :
« Severus a trop de crimes à se reprocher, clama Sirius. Une telle âme n’a pas sa place parmi nous.
- Il a tenté de me protéger. J’étais soumis à l’Imperium, je n’ai pas compris pourquoi il a fait ça. Il s’est montré tellement odieux durant mes années d’étude, puis...
- Tu es le portrait craché de ton père. Ceci explique sans doute cela, dit sa mère avec un petit sourire énigmatique.
- N’empêche que tes révélations sur les agissements de Voldemort sont troublantes, remarqua Sirius. Il reste des Horcruxes à Poudlard si j’ai bien suivi ? »
Harry compléta le récit de ses explorations depuis la forteresse de Rowena Serdaigle à l’Égypte sans omettre le Japon et l’Amazonie.
« Ton plan était trop risqué, voué à l’échec, dit sombrement James.
- Pourquoi ? Redevenu un peu humain, sans Horcruxe à portée, Voldemort n’aurait jamais été plus vulnérable.
- C’était aussi lui offrir la possibilité d’en créer d’autres. Y as-tu songé ? »
Le jeune homme se leva, sourcils froncés, débitant ses pensées à haute voix :
« S’il récupérait les Horcruxes à son profit… Non ! Il ne sait pas qu’ils sont à Poudlard. Et même s’il le savait, il n’arriverait pas à y entrer. De ce côté, pas de souci. L’idéal serait que Ron et Hermione les détruisent. Le feront-ils ? S’ils s’en tiennent au plan prévu, ils doivent trouver un moyen imparable pour coincer Voldemort, sinon tout serait à refaire. »
Il s’en arrachait presque les cheveux de rage impuissante. Le voyant si contrarié, sa mère accourut lui entourer les épaules, apaisante :
« Inutile de ressasser ce qui aurait pu être ou épiloguer sur ce qui sera, mon chéri. Attendons le verdict des Illustres ; tu pourras alors connaître le reste de notre famille et notre nouveau monde. Tes grands-parents désirent vivement te rencontrer, tu sais. »
Rasséréné, Harry se laissa aller à la tendresse des retrouvailles. Que les autres se débrouillent, ce n’était plus de son ressort.
Ils bavardèrent à bâtons rompus, de tout, de rien ; la bonne humeur régnait tant ils étaient heureux d’être réunis.
Harry engrangea une quantité impressionnante de renseignements sur ses origines dont il ignorait pratiquement tout. Les Potter et les Black avaient bel et bien des ascendances communes. Il s’en doutait depuis qu’il avait vu l’arbre généalogique de cette famille au 12 Square Grimmaurd. Charlus Potter n’avait-il pas épousé Dorea Black ?
La confirmation le rendit heureux. Ses grands-parents paternels, sorciers de Sang-Pur, s’étaient surtout investis dans les finances, notamment chez Gringotts, d’où l’importante fortune contenue dans le coffre de cette banque. Si le mariage de James avec une fille moldue provoqua certains remous, les qualités de Lily aplanirent les difficultés et, plus tard, la naissance de Harry mit définitivement fin aux animosités.
Ses parents n’avaient pas choisis la voie de la facilité. James, attiré par la banque, s’en était détourné pour suivre Lily dans la rude profession d’Auror. À trois reprises, alliés aux Londubat, ils avaient affronté Voldemort et ses sbires.
« Alice et moi étions enceintes en même temps, dit Lily. Nous avons été… écartées des premières lignes de combat. Ma grossesse a failli tourner à la catastrophe. Je faisais des courses à Londres quand j’ai cru te perdre, Harry.
- À ce moment, tu as rencontré Mary Granger ; j’ai parcouru ce souvenir. Hermione est devenue ma meilleure amie.
- Je suis ravie que vous vous soyez retrouvés. La vie aurait été beaucoup plus simple sans cette histoire de prophétie. »
Harry s’enflamma :
« C’est encore de la faute de Rogue ! C’est lui qui est allé rapporter à Voldemort ce qu’il avait surpris à « La tête de Sanglier » en écoutant aux portes, ce traître. »
Sa mère parut assez chagrinée par ces dires ; James et Sirius soupirèrent en haussant les épaules :
« Qu’importe, à présent, murmura James. Même si c’est à cause de lui que nous sommes ici, remuer le passé ne changera rien. »
Ils abandonnèrent ce sujet trop irritant pour se consacrer à d’autres plus banals. Le temps s’écoula dans la quiétude, puis…
Deux êtres presque immatériels tant ils resplendissaient s’avancèrent vers le quatuor :
« Harry Potter est prié de nous suivre, dit l’un d’eux.
- Où l’emmenez-vous ? s’interposa Sirius, soudain soupçonneux.
- Cela ne vous concerne pas. Restez ici ou regagnez vos quartiers, peu nous importe.
- Ce qui touche mon fils, me regarde ! se dressa James, courroucé.
- Nous avons des ordres, ils ne s’appliquent qu’à Harry Potter.
- On s’en moque ; où il ira, nous irons, bondit Lily prête à mordre le premier qui oserait porter la main sur son enfant.
- Eh, on se calme ! Je n’y suis pour rien, moi. Venez, si vous y tenez.
Ne vous plaignez pas si vous êtes refoulés. »
Les trois adultes, l’air déterminé, encadrèrent un Harry extrêmement mal à l’aise. Qu’allait-on lui faire ? Il avait eu des échos de l’enfer… Était-ce uniquement des contes moldus ?
Dans un ensemble gracieux, les êtres lumineux levèrent leurs bras au-dessus du groupe, le décor changea.
Ben ma foi c´est vrai que c´est un peu court.
Mais c´est bien, alors ça compense.
Accessoirement, tu devrais peut-être attendre une ou deux semaines avant de te remettre à poster, pour pouvoir r´avoir de l´avance.
Enfin j´dis ça, personnellement j´préfère queles suites arrivent le plus rapidement possible hein, mais c´est p´têt mieux, ´fin bref, à toi d´voir. ![]()
Bon, j´en ai un peu mar de tout le temps devoir rattraper mon retard là!! lol
C´est toujours aussi super-magnifiquement-bien- écrit (et je pèse mes pmots
!!
Par contre ça fait bizarre Harry au paradis, je dis pas qu´il ne devrait pas y être mais bon... Ca fait un peu passage à l´eau de rose... M´enfin, c´st quand même très bien écrit! Vivement la suite!
c´est bien
j´aime bien ![]()
poste vachement constructif ![]()
Fini le bleu du ciel, les arbres verdoyants, la paix ! Place à une salle qui, au désarroi de Harry, ressemblait beaucoup à celle du tribunal subi au ministère près de deux ans plus tôt, sauf en ce qui concernait son extraordinaire brillance.
Trente Illustres – ce qu’estima Harry, vu qu’il était aveuglé par leur éblouissante clarté – se tenaient assis sur des fauteuils d’or disposés en demi-cercle. Au centre, le plus gigantesque personnage que le jeune homme ait contemplé lui désigna un siège d’un geste péremptoire. Il s’y installa, rassuré de n’y distinguer aucune chaîne de contention. Sa famille fut orientée vers des bancs au fond de la pièce.
Pendant que le « chef » manipulait nerveusement des rouleaux de parchemin, Harry le détailla. Identique à ses congénères pour l’habillement, genre toge antique, ce monumental barbu arborait la noblesse d’un patriarche. Avec un soupçon d’imagination, Harry aurait pu le comparer à Albus Dumbledore quoique jamais les yeux de son mentor n’aient reflété autant d’animosité à son égard.
« La séance est ouverte ! déclara l’Illustre Suprême d’une voix de stentor. Potter James Harry, est-ce bien votre patronyme terrestre ?
- Oui ! Je n’en connais pas d’autre.
- Répondez uniquement par oui ou non, est-ce clair ?
- Oui ! murmura-t-il, impressionné.
- Vous êtes ici pour deux raisons majeures. Savez-vous lesquelles ?
- Euh… Non. »
Ouille ! Apparemment, la réponse était mauvaise. Le maître de ces lieux fronça méchamment ses sourcils neigeux, des doigts noueux se crispèrent sur la baguette dorée qu’il contrôlait difficilement. Il la dirigea tantôt sur le jeune homme tremblant devant lui, tantôt vers les voûtes du plafond.
« Ne savez-vous point que mettre fin prématurément à son existence constitue un crime des plus graves ? Et, non content d’amener une âme imprévue… vous en amenez DEUX ! Qu’avez-vous à dire pour votre défense ? »
Harry hésita. Comment répondre à ça par un simple oui ou un non ? Il se tut ; l’autre s’énerva davantage.
« Allez vous répondre, oui ou non ?
- Oui ! »
Le silence qui suivit fit virer l’aura de l’Illustre qui s’assombrit fortement :
« Vous moqueriez-vous de MOI, Harry Potter ?
- Non !
- Alors pourquoi ne répondez-vous pas ?
- Je peux ? Je peux parler… normalement ?
De la baguette dorée jaillit un éclair incandescent ; le mur opposé fut fracassé :
« J’attends ! Si vous ergotez de cette manière, cela risque de durer indéfiniment. Allez-y ! Videz votre sac. »
Harry prit une profonde inspiration, et narra patiemment ses derniers instants sur Terre. Son récit parut adoucir quelque peu le juge dont un pli soucieux barra le front :
« Quelle sorte de monstre est-ce là pour déchirer son âme de la sorte ? Il vous a forcé à l’absorber ? »
Sous les regards intrigués des Illustres, la main de Harry exhiba l’ampoule de verre, déclenchant un remous d’effroi. Des visages anxieux se penchèrent en avant, la patte du Suprême se tendit :
« Donne ! »
Contraint, le jeune homme déposa l’Horcruxe dans la large paume offerte. Au contact de l’objet maudit, l’Illustre cria de douleur, retirant vivement la main en la secouant. La pratique du Quidditch servit Harry ; d’un réflexe fulgurant il évita à la sphère de s’écraser sur le marbre.
« Tu arrives à toucher cette horreur sans brûlure ? s’étonna le maître de séant.
- Je n’ai jamais éprouvé de difficulté avec aucun d’entre eux.
- Tout chez toi est étrange… Ce pouvoir… cette destinée… ratée par ta faute ! Ici, nous tenons les prophéties en très haute estime. Nous savions qu’un Élu naîtrait pour s’opposer aux forces des ténèbres. Reste à savoir si tu étais réellement cet Élu ?
- Neville Londubat ! s’écria Harry.
- Ah… l’autre garçon, nous sommes au courant. Mais c’est ton front qui était marqué, pas le sien. »
Pourquoi ce manitou parlait-il à l’imparfait ? Machinalement, Harry tâta sa cicatrice et demeura pantois :
« Mais…
- Les blessures magiques s’effacent, ici. », expliqua l’Illustre condescendant. Sa bonhomie ne dura pas, le ton se durcit à nouveau :
« Comprends-tu enfin la gravité de tes actes ?
- D’autres reprendront la lutte. Je n’avais pas le choix.
- On a toujours un choix, tu as fait le tien. Nous sommes persuadé que tu as eu tort.
- Si vous le dites, soupira Harry en haussant les épaules.
- Ne le prends pas à la légère ! Crois-tu que ta mort soit si peu importante ? Je te prouve le contraire, à l’instant ! »
D’un geste grandiloquent, l’Illustre brandit sa baguette sur un mur du local dont le centre s’ouvrit sur une clarté irradiante. Des images défilèrent. Harry eut l’impression d’être dans un cinéma à écran géant. Le film diffusé fut le pire qu’il ait vu. Médusé, il assista à… des horreurs. Montées sur leur balai, des hordes de Mangemorts semaient la panique et la mort dans la capitale britannique. Le Palais de Buckingham brûlait. Partout, des gens armés tentaient de répliquer au déferlement des Sorciers déchaînés. Menant la danse, trônant en lieu et place de la statue de l’Amiral Nelson, Voldemort riait aux éclats, sa baguette pulvérisant nombre de résistants et détruisant des bâtiments.
Puis, la scène changea ; un autre château se profila derrière d’épaisses volutes de fumées noires. Poudlard ! Son école, sa seule vraie maison était ravagée, ruinée. Les arbres de la forêt interdite paraissaient pleurer la désolation environnante. Ébranlé, Harry contempla le désastre. Là, des licornes – ces si paisibles créatures – gisaient, meurtries ; plus loin, des dizaines de Centaures dormaient de leur dernier sommeil. Tant d’horreurs ! Près du lac, était-ce bien… Oui, hélas ! La tombe blanche, celle qui abritait son cher Dumbledore, n’était plus qu’un amas de pierres calcinées.
Le cœur à l’envers le jeune homme ferma les yeux.
« Regarde ! Comprends jusqu’où ton vain sacrifice a affecté le futur ! »
Harry découvrit un petit intérieur banal, pas très luxueux. D’après l’âge des occupants, plusieurs années s’étaient écoulées, Ron et Hermione devaient être mariés. Main dans la main, assis sur un divan, ils se souriaient, assez tendus néanmoins ; un bébé dont le crâne rond s’ornait d’un duvet roux dormait sagement dans un berceau à proximité.
« Non, songea Harry glacé, pas ça ! »
Redoutant le pire, il refusa d’assister au massacre supposé. Se plaquant les mains sur les yeux, il hurla :
« ARRÊTEZ ! Je ne peux pas être tenu pour responsable de tous ces malheurs.
- REGARDE ! » tonna l’Illustre.
Dominé par une énergie supérieure à la sienne, Harry n’arriva pas à clore ses paupières. Impuissant, il assista à… l’innommable. Tant de cruauté, le révulsèrent. Ron, son cher ami ; Hermione, la meilleure des presque sœurs ; le bébé innocent… tous… odieusement assassinés en quelques minutes d’une lutte sans merci.
Blême, réprimant des nausées, il était pétrifié devant ces atrocités. Aveuglé par les larmes douloureuses qui s’échappaient en dépit de sa volonté, Harry aurait tout donné pour que cesse ce carnage.
« Arrêtez ! cria Sirius, déchaîné. C’est honteux de lui infliger ça. Il ne mérite aucunement cette torture.
- En effet ! dit une voix posée. Si on avait eu l’amabilité de m’avertir, je serais intervenu plus tôt. »
L’ensemble de la salle pivota vers le noble personnage qui débarquait dans la salle en pleine confusion.
Par de vibrants applaudissements, Lily et James, en pleurs, l’accueillirent tel un sauveur. Harry, décomposé, paraissait au bord de l’évanouissement quand dans un brouillard, il le reconnut :
« Dumbledore ! » murmura-t-il d’un sursaut émerveillé.
En un instant, ses soucis s’envolèrent, si le directeur de Poudlard était là, rien de fâcheux n’adviendrait. Ils tombèrent dans les bras l’un de l’autre.
Des sanglots éperdus s’échappèrent de la poitrine du jeune homme malmené. Son mentor le berça tout en dardant l’Illustre de son oeil bleuté le plus froid :
« Qu’est-ce que cela signifie ? JAMAIS vous n’avez autant tourmenté un cœur pur.
- Il n’était pas si pur que ça en arrivant ! Vous outrepassez vos prérogatives en vous mêlant de cette affaire, gronda le maître des lieux.
- J’y suis mêlé, ne vous en déplaise ! Si ce garçon est ici, c’est de ma faute, entièrement de MA faute. Je l’ai entraîné dans une chasse impitoyable en lui cachant trop de choses… Je suis coupable, PAS LUI ! Il m’a juste obéi… dans un dévouement aveugle. J’AI COMMIS DES ERREURS ! Il n’a pas à en endurer les conséquences.
- Ah, non ? railla le Suprême. Que proposez-vous ? Que nous le relâchions, je parie ?
- Exactement ! Afin de contrarier un futur aussi infâme, il me semble équitable, de…
- TAISEZ-VOUS ! Vous oubliez où nous sommes et QUI nous sommes. Votre condition actuelle ne vous permet pas de discuter nos décisions.
- Veuillez m’excuser ô Suprême, dit Dumbledore d’un ton absolument en dehors de cette humilité apparente. Est-ce donc là le destin que vous souhaitez pour la Terre ? VOUS êtes à même d’inverser le cours des événements. Pour l’amour de l’humanité, de grâce, révisez votre jugement.
- Nous n’avons encore rien décidé.
- Raison de plus ! Cet enfant – pardonne-moi Harry, tu resteras toujours un enfant à mes yeux – cet enfant a terriblement souffert déjà. Il s’est immolé dans un but charitable. Prématuré, certes, mais il ne l’a fait que par… abnégation et amour ! Vous, qui prétendez tout connaître de l’écoulement du temps, n’auriez-vous pas quelques images démontrant ce qui serait arrivé sans ce sacrifice ? »
Vlan ! La question ébranla le staff des êtres de lumière qui se consulta avec animation.
Des têtes se penchèrent avidement les unes vers les autres, des murmures s’échangèrent alors que Dumbedore consolait tant bien que mal un Harry complètement effondré contre sa poitrine. Sur les tribunes de l’arrière, Lily Evans bataillait ferme avec un acolyte en robe blanche que malmenaient également Sirius et James.
L’Illustre en chef se détacha du groupe de consultants :
« Il nous paraît juste de vérifier ce que serait devenu le monde terrestre si Harry Potter avait subi le joug de son ennemi. »
Un second éclair frappa le mur, de nouvelles images défilèrent.
Nouvelles ? En les visionnant, Harry ne remarqua pas énormément de différences. Londres brûlait, des gens mouraient. Trafalgar Square se dotait simplement de deux effigies au lieu d’une seule et, celle vautrée aux pieds de Voldemort… n’était autre que la sienne ! Un Harry en guenilles, sale et couvert de vermine qui souriait bêtement devant les massacres perpétrés joyeusement par une légion de Mangemorts. Poudlard eut le même aspect désolé, et la forêt interdite porta ses affreuses blessures. Quand le salon abritant la famille de Ron Weasley apparut, Harry, incapable de revoir la scène, ferma les yeux.
Un silence presque palpable tant il pesait s’abattit sur l’assemblée. Seul Dumbledore semblait satisfait et serein.
« Qu’en concluez-vous, nobles Illustres ? » claironna-t-il à la face d’un tribunal très contrarié.
Les auras des personnages viraient d’intensité selon l’humeur de leur possesseur. Harry, risquant un œil, nota l’avancée d’une grisaille alarmante. Les mines s’allongeaient à mesure que l’obscurité gagnait du terrain.
Le Suprême fit cesser le conciliabule en redressant son torse puissant. Il darda le vieillard et son protégé d’un regard dépourvu d’aménité :
« Il apparaît, effectivement, que le suicide de ce jeune homme n’a pas endommagé la structure temporelle. Ce qui devait être sera… avec ou sans lui. »
Chacun retint sa respiration, la sentence était imminente.
« En conséquence, nous décidons : Harry Potter, vous avez enfreint les règles en vous supprimant volontairement. En d’autres circonstances, cet acte vous aurait condamné à la réclusion séculaire au niveau intermédiaire. Vu vos antécédents irréprochables, les conditions qui vous ont contraint à cette infamie, et malgré que vous ayez amené une âme infecte avec vous, nous vous accordons le droit exceptionnel d’accéder au niveau supérieur. J’ai dit ! »
Muets de saisissement, aucun des proches de Harry ne réagit immédiatement. Mais, alors qu’une chaleureuse ovation des êtres de lumière approuvait le jugement, des protestations vigoureuses s’élevèrent :
« Libérez notre enfant, cria Lily Potter.
- C’est inique ! cracha Sirius.
- Ce n’est pas possible, vous n’avez rien compris. Vous êtes aveugles ou quoi ? » s’insurgea James.
Le tollé devint général. Les Illustres s’horrifiaient de l’outrecuidance de ces âmes qui, non contentes de critiquer la sentence du tribunal, continuaient à vociférer des imprécations irrévérencieuses envers le Suprême.
« IL SUFFIT, beugla celui-ci. Nous ne vous avons tolérés que par grâce particulière. Vos arguments sont sans appel, faites évacuer la salle. La séance est levée ! »
Dans un bruit de tonnerre accompagné d’un flash éblouissant, Harry vit le décor s’évaporer tel un caléidoscopes d’images multicolores.
Désarçonné, il constata qu’il était toujours accroché au bras de Dumbledore, et que lieu visité était complètement inattendu.
« Où… où sommes-nous ?
- J’ai transplané, pouffa l’ancien directeur. Ils vont te chercher… ils peuvent courir : toute magie n’est pas abolie, ici. Nous sommes dans les galeries qui permettent aux portraits de s’échanger.
- Mais… »
Tournant la tête en tous sens, le jeune homme essaya de repérer ses parents et Sirius. Ils n’avaient pas eu la chance d’avoir un tel guide, apparemment. Quel lieu étrange ! Après les couloirs du ministère, il y avait de quoi perdre la tête devant un tel enchevêtrement de corridors qui véhiculaient une foule impressionnante. De partout surgissaient des sorciers affairés. La plupart, en costumes d’époques révolues, d’autres en robe plus classiques, tous affichaient des mines tracassées.
« Que se passe-t-il ? Pourquoi courent-ils ainsi ? demanda Harry, déboussolé par l’intensité du trafic.
- Tu ne t’en doutes pas ?
- Voldemort ? La guerre ?
- Attends, nous serons vite fixés. Phinéas, Phinéas Nigellus Black ! » cria Dumbledore.
L’ancêtre de Sirius, le directeur le moins aimé de Poudlard se matérialisa dans un tourbillon de sa robe verte brodée d’argent :
« Ah, Dumbledore, on vous réclamait, justement. Tiens, Potter est là ?
- Gardez le silence sur sa présence, voulez-vous. Où en est-on ?
- Belle pagaille, vraiment ! C’est le branle-bas de combat dans tous les coins, de la folie. Les attaques se multiplient à toute vitesse. Loutry Ste Chaspoule vient d’être rasée.
- Le Terrier… Les Weasley ? paniqua Harry.
- Hélas, hélas ! Nous tentons de prévenir les futures victimes selon nos renseignements, mais nous sommes submergés par l’ampleur des évènements. D’ailleurs, excusez-moi ; le devoir m’appelle. Vous feriez bien de reprendre également votre service, Dumbledore ! »
L’arrière-arrière grand-père de Sirius s’évapora comme il était venu laissant les fugitifs à leur sort.
« Je ne suis pas prêt de réintégrer mon cadre, soupira Dumbledore. C’est le premier endroit où ils viendront fouiner pour te mettre la main dessus.
- Pourquoi vous donnez vous ce mal pour moi ? J’ai perdu, je crois.
- J’espère bien que non ! Je ferai tout ce qui est mon pouvoir pour que l’on te renvoie là-haut. Si tu étais enfermé à l’étage supérieur, jamais tu ne pourrais t’en échapper. Suis-moi ! Il y a un peu trop de monde par ici. »
Hop ! Harry subit un nouvel étirement. Il s’étonna encore de ressentir presque les mêmes impressions que lorsqu’il était en vie. Cependant, il garda ses réflexions pour lui tant le nouveau décor le sidéra. Qu’est-ce que cela signifiait ? Était-ce un Paradis pour les… créatures magiques ?
« Tu seras parfaitement à l’abri en ce lieu, le rassura Dumbledore d’un sourire malicieux. Ne t’effraie pas, il ne t’arrivera rien de fâcheux : on ne peut pas mourir deux fois !
- Vous partez ? Ils vont vous attraper et…
- J’ai plus d’un tour sous mon chapeau, rit le vieillard. Ne t’inquiète pas, ils ne sauront pas me faire grand mal. Je passerai te voir régulièrement. Essaie juste de vivre – si je puis dire – en bons termes avec les animaux. Les hybrides ne te créeront pas de problèmes, eux. »
Une pirouette plus tard, Harry était seul. Enfin… c’était relatif. Il était certainement l’unique représentant de la race humaine perdu dans la faune environnante. De l’éminence sur laquelle il avait atterri, il contemplait un spectacle saisissant. En contrebas s’étirait une immense plaine herbeuse où circulaient paisiblement des troupeaux singuliers. Gracieuses licornes, acromantules repoussantes, fiers Palominos côtoyaient des rassemblements de dignes Centaures qui trottaient gentiment entre les jambes de Géants monstrueux. Tout ce « petit » monde paraissait goûter la sérénité totale ; aucune querelle n’éclatait, chose extraordinaire pour qui connaissait le caractère violent des Géants.
Sous un gentil soleil dont les rayons ne chauffaient qu’en douceur, Harry observa longuement les déambulations de ces êtres. Ni la faim ni la soif ne le tenaillaient, il… s’ennuyait. Soudain, surmontant le babil des créatures magiques, une sorte de rugissement retentit :
« HARRY ! »
Entre toutes il l’aurait identifiée cette voix tonitruante aux accents particuliers :
« Hagrid ? » dit-il en pivotant d’un bloc.
Le demi-géant bondissait vers lui. Ému, Harry dévala le monticule et se jeta dans les bras tendus qui l’élevèrent vers les nuages.
Pour la première fois depuis qu’il l’avait rencontré, le garçon embrassa les joues barbues de son « grand » ami. Que d’effusions ! Pleurant autant l’un que l’autre, ils eurent du mal à éponger ces larmes de joies mêlées de tristesse.
« Harry ! Je n’en crois pas mes yeux. Mais qu’est-ce que tu fabriques ici ? Ne me dis pas qu’il t’a eu, lui aussi, ce… Vol de machin ?
- Si, enfin non ! Oh Hagrid, j’aurais tant voulu vous dire…
- Il y a des mots à ne pas prononcer, mon garçon. Raconte-moi plutôt ce qui t’amène chez nous ? »
Une étrange promenade se déroula. Le jeune homme et le demi-géant foulant lentement l’herbe grasse, s’intégrèrent aux groupes de créatures en balades. Ni les elfes bavards ni les Gobelins au nez pointu ne s’interposèrent au passage de ce couple disparate. Dans un flot continu de paroles, Harry déversa l’entièreté de son cœur aux oreilles attentives de son compagnon qui ne chercha pas à interrompre ces confidences.
Quand le récit s’acheva, Hagrid demeura songeur un long moment. Ils étaient arrivés près d’un lac magnifique dont le rivage s’ornait d’une végétation somptueuse propice au repos. Sous un saule pleureur dont la ramure caressait les flots, le demi-géant s’assit et ôta ses bottes :
« Tu devrais en faire autant, cette eau est très agréable. »
Un bain de pieds ? Pourquoi pas ? Sans façon, Harry se déchaussa puis glissa ses orteils nus dans l’onde cristalline où flottaient de ravissants nénuphars. C’était vraiment merveilleux, un ineffable sentiment de paix l’envahit, il soupira d’aise :
« Cette eau est… magique ! Je ne me suis jamais senti aussi bien. Merci, j’en avais besoin.
- Après tout ce que tu viens d’endurer, quoi de plus normal ? J’aime cet endroit, c’est le plus calme du coin.
- Comment se fait-il que vous soyez ici, je veux dire que vous soyez relégué avec…
- Les créatures ? rit Hagrid que l’embarras du garçon amusait. C’est moi qui l’ai voulu, j’ai obtenu le droit d’aller des deux côtés. Tu connais mes penchants ; je n’ai pas pu résister à venir câliner mes bébés. J’ai aussi retrouvé mes parents, à des niveaux différents, c’est bizarre. Si tu veux, je te montrerai Aragog, il sera heureux de te revoir ; il est si content d’être avec sa femme et certains de ses enfants. »
Dissimulant une grimace d’écoeurement malséante, Harry déclina poliment cette proposition de même que la suivante :
« Il y a une belle colonie de Scroutt, pas très loin.
- Euh, non merci.
- Pour en revenir à ton problème, je suis sûr que Dumbledore trouvera une solution pour te ramener là-bas. Grande âme ce Dumbledore. Il avait tout compris au sujet de Jedusor. S’est juste trompé sur Rogue.
- Peut-être pas… j’ai oublié de vous dire… »
Harry compléta son récit en narrant la fin du Prince de Sang-Mêlé.
« Étrange… répondit Hagrid. Dumbledore avait une confiance inébranlable en ce bonhomme. Moi, je ne l’ai jamais apprécié.
- Moi non plus. » souffla Harry se remémorant la somme des brimades subies injustement.
Le garçon et le demi-géant s’abîmèrent dans leurs pensées ; des minutes silencieuses s’écoulèrent au doux rythme des vaguelettes qui léchaient leurs pieds. Sans quitter les flots du regard, Harry s’enquit :
« Hagrid… Est-ce que… Lupin est ici ?
- Qu’est-ce qui te fait croire ça ?
- Je ne l’ai plus revu depuis… la soirée à l’Ordre-du-Phénix ; Tonks paraissait très inquiète.
- Ah ! On ne t’a rien dit ? Il a suivi les directives de Dumbledore. Sa mission était de…
- Non ! Pas celle-là ? Rallier les loups-garous à notre cause ? Sa tentative précédente s’était mal terminée.
- Il y est retourné, si ! » dit gravement le demi-géant.
Sur le coup de cette confirmation, Harry allongea les jambes vers l’eau bienfaisante, histoire d’apaiser le tumulte provoqué. Hagrid le retira en arrière :
« Il ne faut pas abuser ! Les bestioles de ce lac ont conservé des dispositions taquines. »
Se rappelant son épisode sous-marin à Poudlard et la confrontation avec les êtres de l’eau, le garçon ne laissa prudemment tremper que ses orteils.
Au bout d’un moment, Hagrid enfila ses bottes :
« Viens, je voudrais te montrer un truc, ça va te plaire. »
Méfiant, Harry accepta de se rechausser. Il suivit son compagnon avec quelques réticences. Qu’avait donc encore inventé Hagrid ? Connaissant l’ancien garde-chasse et son affection particulière pour les animaux dangereux, il s’attendait au pire à être confronté avec un troupeau de dragon.
Heureusement, il n’en fut rien. Ils se dirigèrent vers un endroit touffu arborant une végétation luxuriante comparable à celle de la forêt amazonienne.
Écartant un rideau de branchages, Hagrid lui offrit… un Paradis !
« Tout est comestible, vas-y ! » sourit le demi-géant.
Slughorn aurait été épaté devant la profusion de gâteries qui s’offraient aux yeux éblouis du jeune homme. Mieux que chez Honeydukes, des sucres d’orge pendaient aux ramures d’arbrisseaux, d’autres arbustes croulaient sous les patacitrouilles, au lieu d’herbe poussait de l’angélique confite. Ce chatoiement de friandises multicolores stupéfia Harry.
« Sers-toi ! Si nous n’avons jamais faim ni soif, nous pouvons ingurgiter tout ce qui nous fait envie. Regarde, je pense à un tonneau… en voilà un ! »
Une énorme barrique de whisky pur feu se matérialisa, aussitôt étrennée par une pinte de la taille d’un seau que le demi-géant présenta au robinet.
« Tu en veux ?
- Euh… une bièraubeurre suffira. »
Son souhait fut immédiatement exhaussé pour son plus grand plaisir. Somme toute, si son attente devait se prolonger, il aurait de quoi s’occuper dans un endroit aussi… féerique.
« On peut souhaiter… n’importe quoi, ça marche ?
- Dans la mesure du raisonnable, oui !
- Alors je désire rentrer à Poudlard ! » s’écria Harry plein d’espoir.
Rien n’advenant, il comprit que ce vœu-là outrepassait les limites.
Il cacha sa déception en essayant de se changer les idées. Il interrogea Hagrid sans relâche, voulut tout savoir sur cet univers hors du temps. Manifestement, l’heure et les saisons n’avaient pas plus d’importance que les appétits dans cet Eden de sorciers. On voulait dormir… on dormait. Le soleil vous tapait sur les nerfs ? Va pour une averse, juste pour votre tête.
« Pourquoi ressent-on la douleur, s’étonna Harry, légèrement dépassé par tant de nouveautés. Quand j’ai vomi le fragment d’âme, ce fut atroce.
- C’est un truc que les Illustres nous laissent afin que nous ne perdions pas toutes notions… d’humanité, rit Hagrid. Tu t’y feras vite. Enfin… ce n’est pas ce que je souhaite pour toi, bien sûr. »
Harry n’en douta pas et, puisqu’il n’avait rien de mieux à faire en attendant que Dumbledore résolve son problème, il explora ce monde aussi à fond que possible.
Il s’amusa comme un petit fou, une fois n’est pas coutume. L’envie lui prenant soudain, il matérialisa le parc d’attraction le plus délirant jamais créé. Même s’ils ne furent que les seuls visiteurs des engins imaginés, ils n’en goûtèrent pas moins les grands frissons. Montagne russe, grand splash, looping, Harry entraîna Hagrid à tout tester malgré ses craintes dues à son volume :
« Nous sommes déjà morts, pourquoi hésiter ? » s’esclaffa Harry heureux tel un gamin à la foire.
Les installations tirent bons. Le demi-géant – un peu verdâtre néanmoins – qualifia ces machines moldues de pire qu’un rodéo à dos de dragon, mais avoua qu’il ne s’était jamais autant diverti. Le feu d’artifice qu’orchestra ensuite Harry plut à l’ensemble de la faune environnante qui, dans la mesure de ses possibilités, salua avec enthousiasme ce spectacle inédit.
L’exubérance se tarissant, Harry retomba dans son marasme intérieur. Ses idées tournoyaient, son cœur saignait… Ginny ! Son petit rayon de soleil bien à lui devait être si accablé… Ron, Hermione, les reverrait-il jamais ?
Hagrid, affecté par l’humeur morose de son protégé, essaya de le distraire à nouveau, ce fut peine perdue.
« Qu’est-ce que tu voudrais, Harry ? Tu n’as qu’à demander.
- Je suis très triste maintenant. Je voudrais… que ma mère vienne. » murmura-t-il, bouleversé.
Un craquement se produisit, une Lily Evans éplorée apparut. Ému devant les touchantes étreintes échangées, le demi-géant s’épongea les yeux de son habituel mouchoir à pois, laissant le couple enlacé bavarder.
« Je suis contente que tu m’aies appelé, mon chéri, c’est le seul moyen pour ceux d’en haut de quitter leur niveau. D’autant que l’on nous surveille, les Illustres sont fâchés.
- Qu’ils le soient, je m’en moque ! Je veux, je dois retourner, maman. J’ai tant de choses à faire, et… elle me manque.
- Hermione ? »
Sitôt sa question posée, l’épouse de James Potter se convainquit de son erreur en voyant la mine chiffonnée de son enfant :
« Une peine de cœur ? Je la connais ?
- Ginny, la plus jeune des Weasley, leur fille unique. Je l’aime, maman, je voudrais tant…
- Là, là, mon fils ! Dumbledore met tout en œuvre pour une révision de ton jugement, il y parviendra, patience. »
D’un sursaut d’humeur, Harry se dégagea des bras aimants :
« Patienter ? Pendant que je croupis ici à m’amuser à des bêtises, hommes, femmes et enfants meurent ! Tu as vu, comme moi, ces images horribles. Comment peuvent-ils, ces Illustres de pacotilles, admettre de tels crimes ? Si j’ai réellement le pouvoir d’arrêter ce massacre, QU’ON ME LE PERMETTE ! »
Lily attendit que la houle de rancœur se déverse. Lorsqu’elle devina l’instant propice, elle enchaîna :
« Tout doux, mon agneau, je te comprends, mais tu dois attendre. Dumbledore s’expose à de graves sanctions en plaidant en ta faveur. Tu piaffes tel un jeune Palominos en quête d’envol, modère-toi je t’en conjure et...
- N’aggrave pas ton cas, c’est ça la suite ? J’ai fauté, d’accord. J’ai cru bien faire, je me suis trompé. Personne n’a su s’échapper de ce monde ? Suis-je condamné à subir cet état de réprouvé ? Je suis marqué, il m’a marqué, quand j’avais une seule et unique année d’existence. C’est fou, je n’ai plus de cicatrice mais elle me brûle encore ! Cela ne compte pas, les morts, les souffrances ? Ces Illustres n’ont pas de cœur.
- Ne dis pas ça, chuchota sa mère l’air affolé.
- Qu’il crie s’il en a envie, intervint Hagrid. Les Illustres n’écoutent pas ce qui se passe dans cette partie. Les créatures non-humaines n’ont aucun intérêt pour eux. Ce n’est pas pour rien que Dumbledore a choisi cet endroit ; ils n’y viendront pas.
- Je l’ignorais, soupira Lily. Je voudrais rester avec toi plus longtemps, mon fils, il me semble que papa me rappelle.
- Allez-y, une absence prolongée serait remarquée. Je veillerai sur lui. »
Mrs Potter remercia le dévouement du demi-géant puis embrassa son enfant et s’évapora.
Ils en firent des kilomètres ! Hagrid conduisit Harry dans divers habitats réservés aux créatures. Ils traversèrent des zones arides qui étaient loin d’être désertes. Là, Harry rencontra de nombreux sphinx avec lesquels il échangea des devinettes. Cela l’occupa un moment, et trompa son attente.
Ils goûtèrent à l’univers polaire sans connaître les morsures du froid puisqu’il suffisait de souhaiter une température pour la ressentir. Parmi les ours blancs démesurés et pacifiques, ils se battirent à coups de boules de neige, fabriquant ensuite un bonhomme gigantesque qu’ils détruisirent joyeusement. Parfois, l’humeur de Harry retombait quand la honte le saisissait. Il s’en voulait de rire ainsi pendant que d’autres… Si le demi-géant respectait les silences douloureux de son jeune compagnon, il s’empressait néanmoins de le captiver dans des observations animalières. Plus d’une fois, Harry se crut à nouveau élève du professeur de soins aux créatures magiques. Bien qu’il n’en vît pas l’utilité, il en apprit des choses sur le comportement de ces espèces étranges. Regarder Hagrid mimer la parade amoureuse du cocatris – hybride coq et serpent – aurait eu de quoi le faire pleurer de rire… en d’autres circonstances.
Revenu au point de départ de leur expédition, Harry remercia le demi-géant pour sa patience à son égard et ses efforts pour le dérider. Il ne se sentait pas du tout fatigué, mais jugea bon de dormir un peu. S’allongeant sur un tapis de mousse tendre, il ferma les yeux. Le sommeil le prit aussitôt ; les cauchemars aussi.
« En mémoire de Dumbledore, résistez ! »
Un noble sorcier tomba d’une tour.
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« Tu es à moi, Potter ! »
Un faciès hideux ricana.
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« Larve infecte…. Lécher mes bottes…. »
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« Le dernier Horcruxe… »
Dans une main, une ampoule palpitait tel un cœur sanglant.
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« Voyez l’ampleur du fléau… »
Des corps étaient jetés sur un chariot.
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« Ces graines sont délicieuses… »
Le visage de Hermione se teinta d’orange.
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« Je l’ai fait réparer… »
La Noël… Sirius lui remettait…
Harry sursauta, essoufflé comme après une course folle. Toutes ces phrases, ces images évoquées… Reprenant haleine, il constata que Hagrid ronflait allègrement à quelques mètres ; le soleil brillait du même feu, l’herbe était toujours aussi fraîche.
Quelle heure pouvait-il être ? Quelle importance, en fait !
Se moquant de ces préoccupations typiques aux êtres vivants, Harry se leva. Tête baissée, il suivit ses pieds qui le menèrent aux rives du lac enchanté. Une trempette le soulagerait de sa tension, il n’hésita pas. Les effets apaisants ne tardèrent pas et, bercé par le doux clapotis de l’onde magique, Harry réfléchit plus sereinement. Comme un puzzle paroles et images s’ordonnèrent avec précision. Il restait des trous inexpliqués, mais… Surpris par ses conclusions, le jeune homme tâta ses poches. Pourvu que… Oui ! Ses doigts fébriles le rencontrèrent, l’exposant à la lumière avec laquelle il joua.
Le miroir à double sens ! Comment avait-il pu oublier qu’il le portait en permanence. Fonctionnerait-il dans cet endroit ? Il ne l’avait jamais testé, quel meilleur moment que celui-ci ?
Fixant intensément l’objet carré au cadre ancien, angoissé, il se lança :
« Hermione ? Hermione, s’il te plaît, réponds ! »
Sa buée voilant la surface du miroir, il l’effaça d’un pouce rageur avant de récidiver nerveusement son appel.
Rêvait-il ? Il lui semblait que… Graduelle, une clarté se dégageait du tain. Ce n’était pas un reflet naturel, il émanait du miroir lui-même.
Soudain aveuglé, le garçon plissa les paupières afin de résister à l’intensité du flux presque aussi éblouissant que l’aura des Illustres. Le spot s’éteignit brutalement cédant la place à un minois effaré que Harry distingua dans des battements de cils frénétiques :
« Hermione ? C’est toi ?
- Ha… Harry ? Ce n’est pas possible ! Tu… tu es…
- Mort, c’est vrai. Ne pleure pas ! dit-il très vite devant les yeux noyés de larmes. Je vais bien… façon de parler, évidemment. Je vais revenir ! Je veux revenir !
- J’ai tant espéré, Harry ! Comment ai-je pu négliger ces miroirs ? Je devais être trop perturbée par ta disparition. Nous le sommes tous, d’ailleurs. »
Le jeune homme, très ému, narra ses récentes péripéties. Hermione, transformée en fontaine, sanglota éperdument :
« Tu as pu connaître tes parents, revoir Sirius et Hagrid : c’est merveilleux. Ginny sera heureuse de savoir ça.
- Comment va-t-elle ? »
La mine chiffonnée de son amie l’alarma, il insista :
« Comment va-t-elle ?
- Elle… Elle est à Ste Mangouste. On la soigne pour dépression nerveuse. Quand je lui raconterai, elle…
- Ne lui donne pas de faux espoirs. Je désire par-dessus tout vous rejoindre au plus vite, mais Dumbledore éprouve des difficultés à convaincre les Illustres.
- Rappelle-moi ton dernier rêve, celui qui t’a permis d’utiliser ce miroir. »
Rapidement, Harry s’exécuta, n’omettant aucun détail.
« Tu as vu Slughorn ? s’étonna Hermione.
- C’était embrouillé. J’ai revécu la mort de Rogue ; des images parasites se sont greffées…
- Les graines de Lilium…
- Euh… oui ! Slug m’a dit qu’elles étaient comestibles, qu’elles augmentaient la concentration et…
- Disposeraient d’une faculté de croissance exceptionnelle, s’emballa la jeune fille. Tu en as sur toi ? Dis-moi oui, je t’en supplie.
- Pourquoi ? Je ne vois pas… »
La main droite tenant le miroir, la gauche fouilla méticuleusement les replis des vêtements. Il avait changé de jeans très fréquemment depuis ce cours de potion, mais les elfes qui assuraient la blanchisserie replaçaient les objets trouvés, du linge sale dans le frais.
Entre le pouce et l’index, il exhiba trois fèves brunes, un peu flétries.
« J’en ai ! cria-t-il aussi surpris qu’heureux. Que veux-tu que j’en fasse ?
- Plante-les ! D’après ce que tu m’as dit de ce monde, les souhaits se réalisent. Pense à une croissance… énorme… gigantesque… euh… magique. »
Hermione ! Elle en avait parfois de ces idées saugrenues. Bah ! Qui ne risque rien…
D’un doigt, Harry creusa une cavité dans laquelle il déposa religieusement les graines. Après avoir recouvert sa plantation, de ses paumes réunies en coupelle il préleva de l’eau du lac et en aspergea son petit tas de terre.
« Tu l’as fait ? demanda Hermione.
- Il ne reste qu’à croiser les doigts pour que tes prévisions se réalisent.
- Couche-toi dessus ! Si j’ai vu juste…
- Je serai bientôt avec vous. J’en ai planté deux, je mange la troisième et je me concentre à fond.
- Reviens-nous vite, Harry ! Je t’attends. »
Le reflet s’effaça, Harry ne distingua plus que le sien, blême, un peu hagard, au front lisse de toute blessure. Empochant le miroir, il contempla la graine restante. Il la porta à sa bouche puis se ravisa :
« Professeur Dumbledore, je voudrais vous voir ! » cria-t-il en tournant sur lui-même.
Un craquement retentit, son vœu fut exhaussé.
« Qu’y a-t-il, Harry ? Je n’ai pas beaucoup de temps, et…
- Je viens de parler avec Hermione. Tenez. »
Le miroir à double sens changea de propriétaire.
« Elle a eu une idée : les graines de Lilium ! »
Pensif un bref instant, le vieillard se dérida soudain :
« Excellente initiative ! Que risquons-nous ? D’autant que… J’ai échoué ! Ces Illustres restent sourds à tout argument, soupira Dumbledore : ils veulent te garder.
- Ma place est là-bas ! Si ça marche, pourriez-vous dire à mes parents et à Sirius que…
- Et à moi, tu ne dis pas au revoir ? » gémit la voix du demi-géant.
Harry se jeta tour à tour dans les bras des deux hommes qui avaient le plus marqué sa vie.
« Tu as ma montre sur toi ? »
Prestement, le jeune homme tendit l’objet.
Souriant, Albus Dumbledore effectua un réglage particulier avant de le lui rendre.
« Qu’est-ce… ?
- Si tout fonctionne comme prévu, tu comprendras. Ensuite, tu te rendras rapidement dans mon bureau, j’ai encore quelques petites révélations qui te seront peut-être utiles. Vas-y, allonge-toi. Nous conjuguons nos pensées avec les tiennes. »
Couché sur l’herbe tendre, juste au-dessus de sa plantation, Harry croqua la dernière fève. Il adressa un clin d’œil aux professeurs et se concentra.
Alors qu’un parfum de vanille mêlé de miel persistait sur sa langue, le garçon imagina le développement accéléré d’une plante gigantesque. L’esprit focalisé dans cet unique but, il tressaillit en sentant le sol remuer sous son corps. Se pourrait-il que…
Au vent qui lui fouetta le visage, il sut qu’il avait gagné. Propulsé à une vitesse vertigineuse, Harry s’envola vers les nuages en poussant des cris de joie qui vibrèrent longtemps dans l’atmosphère radieuse.
La suite!
Euh désolé, je peux dire que c´est toujours aussi bien écrit, que c´est plutôt original. Peut-être aurais-tu pu insister encore plus sur l´horreur des massacres. Et à part ça, euh...la suite? ![]()
J´espere que la suite ne mettra pas autant de temps à venir que cette partie, sinon je pense que le passage dans le monde des hybrides est trop farfelu....
farfelu? C´est bien possible; j´ai déliré, c´est vrai. La suite sera soit dans deux jours soit dans 20 car je pars en vacances. Si j´ai terminé, je posterai le dernier chapitre au complet.
Je t´en pris dans 2 jours sinon faut que j´attende un mois ![]()
Exellent! Personnellement je le trouve mieux que le chapitre précédent. Le seul défaut que j´ai trouvé (c´est un détail) est le "je l´aime maman" un peu... :hum
Je viens de lire le premier chapitre et je trouve le style de l´ecriture remarquable , pas de faute d´orthographe sa aide a mieu lire et tu employ un vocabulaire riche donc bravo je fini vite le message pour lire le second chapitre ![]()
bon je voulais faire un post developé...
Je te jure j´ai longtemps cherché...
mais bon, le voici:
Excellent la suite
![]()