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l'ultime combat de Harry Potter

Dylfos
Dylfos
Niveau 5
13 juillet 2006 à 18:02:31

Vvie la situe. J´ai bein amié clele là.

[Selon une étude, tant que la première et la dernière lettre d´un mot restent pareilles, ont peut toujours le lire.]

tati11
tati11
Niveau 10
13 juillet 2006 à 18:09:06

je poste toute la fin de ce chapitre qui est aussi le dernier qui soit prêt. N´hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Bonne lecture.

« Debout, Harry ! »
S’ébrouant, le jeune homme émergea péniblement. Avec l’excitation due à la découverte de Luna, il n’avait pratiquement pas fermé l’œil de la nuit, et voilà Ron qui le secouait rudement.
« Il y a match au cas où tu l’aurais oublié. Tu n’es pas malade, au moins ? Tu as une mine d’inferi.
- Trop aimable, merci ! Je suis vanné. La douche me retapera. »
D’un pas traînant, Harry gagna la salle de bains. Il laissa longuement s’écouler l’eau tiède sur son front puis sur sa nuque.
Le Quidditch ! Franchement… Il avait beaucoup mieux à faire que de voler sur un balai pour attraper une balle ensorcelée. D’autant qu’un sentiment étrange l’habitait. S’il avait à nouveau rêvé, il ne s’en rappelait pas, mais il ressentait comme une urgence à achever sa quête.
Sa décision prise, il se frictionna d’une serviette un peu rêche puis s’habilla en échafaudant des plans d’action.
La grande salle bourdonnait du joyeux brouhaha habituel au repas matinal quand il y parût parfaitement maître de son esprit.
« Ah ! Tu as l’air plus en forme, sourit Ron qui se glissa de côté pour lui donner une place.
- J’ai une faim d’ogre, dit Harry en empilant des crêpes qu’il nappa de marmelade.
- Moi, comme à chaque fois, je n’arrive pas à avaler quoi que ce soit sauf du jus de citrouille. Tu ne devrais pas te goinfrer ainsi, tu seras trop lourd sur l’Eclair de feu.
- M’en moque, mâcha allègrement Harry : je ne joue pas. Ginny assurera mon remplacement. Elle a déjà fait ses preuves. »
De surprise, Ron recracha sa gorgée dans le gobelet :
« Quoi ? C’est impossible, voyons ! On sait que le Quidditch te botte moins qu’avant, ce n’est pas une raison pour…
- Luna a fait une trouvaille des plus intéressantes, cette nuit ; j’ai hâte de vérifier nos conclusions.»
Discrètement, il narra les événements récents qui déclenchèrent les réactions enthousiastes de ses proches.
« Magnifique, dit Hermione. Quand y allons-nous ?
- J’y vais dès ce petit déjeuner expédié.
- Seul ? Tu es malade, j’en étais sûr.
- Non, Ron, pas du tout. Tu dois jouer, Ginny aussi ; l’équipe compte sur vous.
- Neville, Luna et moi ne volons pas ! Que tu le veuilles ou non, nous t’accompagnerons. »
Tenir tête à une Hermione obstinée était peine perdue. Harry regretta ses confidences ; le mal était fait. D’un haussement d’épaules désabusé, il accepta.

Alors que les supporters des deux Maisons prêtes à l’affrontement se dirigeaient vers les gradins, Harry et ses trois comparses restèrent en arrière. Peu à peu le château se vida, l’instant était idéal pour une balade clandestine.
La poudre de cheminette fonctionna parfaitement, ils atterrirent dans le hall du ministère.
« Tiens ? Il n’y a personne ici, s’étonna Luna.
- Le samedi et le dimanche, c’est fermé. » annonça Neville sûr de lui.
Ils se coulèrent sans bruit jusqu’au neuvième niveau. Dans sa poche, Harry perçut le rayonnement chaleureux de la montre familière. La porte était là ; ils la franchirent.
Ce couloir…
Les aventuriers échangèrent un bref coup d’œil hésitant. Comment négliger les souvenirs qui les assaillirent en cet instant ? Expirant, Harry ferma les yeux. Recueilli, il écarta ces sinistres pensées, et avança.
Au fond, un second panneau s’opposa à eux. Ils connaissaient ce qu’il y avait derrière. La salle circulaire noire du sol au plafond, découpée en sa douzaine de portes identiques les reçut, tremblants. Éclairés par la faible lueur des chandeliers aux flammes bleues, ils se groupèrent au centre.
« Tu… Tu sais de laquelle il s’agit, cette fois ?
- Neville ! Nous en avons seulement expérimenté la moitié ; laisse Harry se concentrer.
- Elles changent de position sans arrêt si l’on referme celle derrière nous. Bloquons-la. Accio tabouret. »
Un siège tripode flotta doucement vers eux. Ils le calèrent solidement afin d’empêcher la fermeture.
« Dans ma vision, c’était celle du milieu, mais… »
Écartelé ! Il n’y avait aucun autre mot qui convienne mieux au partage subi.
« On devrait les marquer quand même, suggéra Neville. Flambios nous y avait aidé.
- Tu as raison. Seulement, les croix s’effacent au bout d’un moment. J’ai mieux, sourit Hermione. »
Ce qu’elle exhiba de sa poche fit pouffer Harry malgré sa tension. Neville et Luna démontrèrent une surprise égale à celle d’Arthur Weasley lorsqu’il avait vu son premier… rouge à lèvres. Ôtant la protection, Hermione dévissa le tube et s’approcha d’une des portes où elle dessina une croix nacrée.
« Allons-y ! dit-elle en poussant. »
Sitôt le couloir révélé, Harry sut que ce n’était pas le bon.
« Ron n’apprécierait pas ce local et ces cuves pleines de cerveaux. Essayons une autre. »
La suivante fit frissonner Harry quand il y reconnut les lumières scintillantes, tels des diamants : elle conduisait à la salle du temps, là où des horloges bruissaient sans cesse, où un colibri renaissait immuablement, et qui débouchait sur la pièce aux prophéties.
Une troisième fut testée, sa résistance à l’intrusion démoralisa le quatuor.
« Dumbledore affirme que… l’amour s’y trouve, soupira Harry ; ce n’est pas elle. »
Consciencieuse, Hermione joua de son tube sur un autre panneau.
Oui ! Harry soulagé bondit en avant :
« C’est ici ! »
Le cœur palpitant follement, il se glissa dans ce couloir tant imaginé. Derrière une de ces nombreuses portes, la cathédrale aux reliques l’attendait. Il freina brutalement et fixa le panneau de gauche.
« Vas-y, pousse-le, s’énerva Neville.
- Je… Il me semble que je devrais… parler Fourchelang.
- Dans ton rêve tu étais serpent, donc ce langage était naturel. Maintenant tu es… toi ! Il n’y a aucune raison valable pour que cette porte te refuse l’accès, rouspéta Hermione. »
Une main hésitante se posa sur la surface lisse… rien ne se passa. Les aventuriers s’interrogèrent du regard, anxieux.
« Alohomora ! » dit Luna.
Aucun effet notable ne transparut.
« Vous voyez, le Fourchelang est indispensable. »
Aussitôt, les lèvres du garçon se soudèrent afin d’émettre un sifflement bizarre :
« Ssssalllohoomoraaaassh »
Le panneau coulissa sans bruit.
« N’entre pas, Harry ! Ce n’est pas normal. Si ça ne s’ouvre qu’au langage favori de… Voldemort, c’est qu’il en est maître. »
Confondu, Harry se figea. Hermione avait probablement raison. S’il s’agissait d’un piège, comme précédemment, il y donnait tête baissée.
Que faire d’autre ? Désemparé, il plongea son regard dans celui de sa sœur de sang. Une communion singulière les habitait, il sut que, malgré sa frayeur, elle l’approuvait ; il avança.

Après avoir côtoyé les pyramides, pénétrer dans ce mausolée démesuré n’aurait pas dû les impressionner. Pourtant, ils s’y sentirent réduits à la taille de souris perdues dans un musée. Sur la défensive, baguettes brandies, ils trottèrent à petits pas en jetant des coups d’œil partout avec le sentiment de commettre un sacrilège.
« C’est vraiment… énorme, murmura Neville.
- Une veine que ce que nous cherchons se situe sur une troisième planche et pas tout en haut, rit Luna. Autrement, on aurait eu besoin de nos balais. »
En effet, il y avait de quoi attraper un torticolis à tenter d’apercevoir les niveaux supérieurs tant ces étagères s’étiraient vers le plafond magnifiquement lambrissé.
« Une chose est sûre : personne n’a mis les pieds ici depuis longtemps, assura Hermione.
- Comment le sais-tu ?
- Voyez derrière nous ; nos pas s’impriment dans la poussière. Devant, il n’y a... rien. »
Voilà qui rassura Harry. Un instant, il avait craint d’arriver trop tard, que Voldemort l’avait devancé. C’était absurde, comment aurait-il été au courant de ses projets ?
Le cœur allégé, le jeune homme donna ses directives. Dans le fond, il était heureux de ne pas se coller seul à cette tâche… écrasante.
« Je vous rappelle que ce que nous voulons est une sphère assez petite portant le numéro 105896. Inutile de chercher au début des allées ni à leur fin, elle est posée environ à la moitié. De plus, les premières travées sont aussi à exclure. On va travailler de front, à partir du milieu. Ah ! N’oubliez pas : certains de ces trucs sont dangereux, ne touchez à rien sans avertir. »
La longue expédition d’observation commença.

« Les troisièmes planches, seulement les troisièmes, se répétait Harry comme une litanie. »
Difficile de résister à ne pas glisser un œil plus haut ou plus bas, tant de merveilles dormaient là ; des bibelots affreux aussi parfois, qui n’avaient probablement d’autre valeur que leur ancienneté voire leur rareté.
À force de marcher à la vitesse d’un escargot en détaillant tous ces objets, la concentration s’évade, la lassitude s’installe. Il y avait bien deux heures qu’ils peinaient dans cette caverne d’Ali Baba façon sorcier, à en avoir le tournis par les rotations du cou de gauche à droite, lorsque, enfin, Luna cria :
« Je l’ai ! C’est sûrement ça ! »
Au galop, les trois autres se ruèrent pour rejoindre la jeune fille qui trépignait d’impatience en fixant une étagère.
Le cœur battant, Harry s’approcha, ralentissant sa course à proximité du point visé :
« Luna… tu as fait un bel effort, mais ça… c’est une balle de golf moldue, soupira-t-il navré.
- J’ai cru… je m’excuse. J’aurais dû lire l’étiquette. Pardon. »
Aussi découragés les uns que les autres, aucun ne blâma Luna pour son erreur. Déçus, ils raclèrent lourdement leurs semelles sur le parquet, prêts à reprendre leur exploration. Au bout de quelques pas, Harry s’arrêta, l’oreille aux aguets. Était-ce un effet de son imagination ou… ?
D’un geste, il intima l’immobilité à ses compagnons qui cessèrent tout mouvement. Soudain alarmés, ils suspendirent même leur respiration.
Harry sentit ses cheveux se hérisser sur sa nuque. Ces frôlements, ces… chuchotements… À n’en pas douter… ils n’étaient plus seuls !
Aux yeux paniqués qui l’entouraient, le jeune homme comprit que ses amis avaient également perçu l’anomalie. Pour se déplacer aussi silencieusement, leurs visiteurs n’avaient certainement pas de bonnes intentions.
Très lentement, de peur de faire grincer une lame de chêne, Harry regroupa ses troupes autour de lui :
« Kamel Leon ! », leur conseilla-t-il dans un souffle.
Il se concentra, ravi de voir ses amis se confondre avec les rayonnages environnants. Même Neville y parvenait ! Mais… horrifié, il constata que Luna ne disparaissait pas. Elle restait clouée sur place, terrorisée, ses cheveux blonds fouettant son visage crispé dans les mouvements désordonnés de son crâne en rotation.
Rapidement, il lui saisit la main et renforça sa concentration. S’effacer… Tous les deux…
« Harry, je…
- Chut ! Ils se pointent. »
Luna tremblait mieux qu’une feuille au grand vent ; lui-même lui donnait une fougueuse réplique.
Ils étaient proches. Harry guetta les sons qui s’intensifiaient :
« Les traces vont par là !
- Non, par là !
- Ils ont traînés partout ces idiots. On s’y perd. »
Le timbre nasillard et froid qui résonna, glaça Harry jusqu’au sang.
« Potter, je sais que tu caches quelque part ! Aurais-tu… peur de moi ? »
LUI ! Ici ? L’esprit en plein chaos, Harry chercha une explication rationnelle.
Épouvanté, il les vit ! Trois à chaque bout de l’allée dans laquelle lui et ses amis se terraient comme des lapins pris au piège.
« À dix mètres, on les stupéfie, pas avant. » chuchota-t-il au trio.
Combien étaient-ils à avoir investi les lieux ? Six se présentaient, mais derrière… ? Transplaner… L’idée était tentante. Se remémorant le duel entre Dumbledore et Voldemort dans l’Atrium, la virtuosité avec laquelle les opposants changeaient de place, Harry se persuada que cette action les sauverait tous. L’ennui, c’était… Luna. Elle n’avait pas encore commencé les cours pour passer son permis. Il devrait se charger d’elle. Mais… hors de question de partir sans le dernier Horcruxe. S’il lui échappait, son créateur le récupérerait et il deviendrait totalement inaccessible.
Les Mangemorts ne bougeaient pas. Ils se contentaient de lorgner le vide apparent devant eux.
« Personne, non plus, Maître ! cria l’un des individus.
- Imbéciles, railla Voldemort. Ne vous fiez pas à vos yeux. Auriez-vous oublié ce que vous avez appris à l’école ? »
L’affreuse silhouette noire, baguette levée, se profila entre ses comparses.
« FINITE », hurla le Seigneur des Ténèbres.
Harry eut la sensation d’un voile glissant sur lui : le camouflage était annulé.
« Ils sont là, au milieu ! jubila un des masques.
- L’Atrium, vite ! commanda Harry en sourdine, ne m’attendez pas, filez. Luna, accroche-toi.»
Les jeunes sorciers entrèrent dans un mouvement tournant, et se volatilisèrent au nez sidéré de leurs adversaires.
Son transplanage avait parfaitement réussi, malgré la stupéfaction de son amie :
« On est au même endroit, s’angoissa-t-elle.
- Tais-toi ! Il ne faut pas qu’ils le sachent. »
Guettant le moindre bruit, Harry se rassura : les ennemis s’étaient dispersés. Tous… ? Difficile à estimer.
« On avance. Ne me lâche pas. »
Collés l’un à l’autre, les jeunes gens s’aventurèrent le long des étagères. Harry avait focalisé ses pensées sur la première allée, à une cinquantaine de mètres de son point de départ. Tout remonter prit un temps fou ; chaque minute paraissait une heure. Involontairement, l’esprit du garçon s’inquiétait pour ses amis. Étaient-ils parvenus à bon port ? Avec sa maladresse, Neville risquait gros. Et Voldemort ? Il ne tarderait pas à comprendre que…
CRAC !
Luna tressaillit violemment, Harry lui plaqua une main sur la bouche la contraignant à l’immobilité totale. Aux abois, il entendit siffler les « FINITE » à tout azimut. Bientôt, ils seraient à nouveau face à face.
« Tu es encore assez gamin pour aimer le jeu de cache-cache, Potter ? Je te croyais plus malin. Seras-tu un couard toute ta vie… pour ce qu’il t’en reste ?»
Résister à la haine qui l’investissait demanda un effort surhumain au garçon torturé. Il ne devait pas céder ; Luna était sous sa responsabilité. Son instinct lui conseillait la fuite. Pourtant… Cela signerait la victoire de son pire ennemi.

tati11
tati11
Niveau 10
13 juillet 2006 à 18:09:45

« Je sais que tu m’entends, Potter ; et ce que tu es venu faire ici. Mais tu ne le trouveras pas, puisque je l’ai déjà ! Je pose mes doigts dessus. »
Effondré, Harry eut les jambes coupées par cette révélation. Trop tard ! Il était arrivé trop tard. Puis… insistante, une petite voix s’infiltra dans son esprit :
« Il ment ! Il veut te débusquer. »
Soudain revigoré, le garçon chercha une échappatoire :
« S’il n’a pas encore repris la relique c’est qu’elle est… »
Fébrilement, il se mit à détailler la troisième planche à sa droite. Inutile de dire à Luna d’en faire autant ; le tenant par la main, elle s’occupa du côté gauche.
CRAC !
Rapprochant Luna d’un geste brusque, Harry s’interposa entre elle et… Voldemort. Plantés à dix mètres, ils se toisèrent dans un silence lourd de menaces rentrées. Les fentes des narines du Seigneur des Ténèbres frémissaient curieusement. Dans ses yeux rouges dansait une ineffable lueur de triomphe.
« Enfin, je te tiens ! siffla l’affreuse figure aplatie. Tu es là, tout tremblant, te demandant sûrement comment j’ai deviné tes intentions. »
Gagner du temps… ? Trouver l’issue ! Un flot d’idées décousues s’entrechoqua derrière l’éclair de sa cicatrice. Harry révisa mentalement les sortilèges les plus cuisants tout en s’étonnant d’être encore indemne. Pourquoi Voldemort n’attaquait-il pas ? Avait-il appris à ne pas sous-estimer son adversaire ? S’en méfiait-il ? Après quatre défaites, il avait de quoi se poser sérieusement des questions. Peut-être attendait-il des renforts ? Ou alors…
Une idée folle lui jaillit à l’esprit. Se pourrait-il que…
Mine de rien, le jeune homme lorgna l’étagère contre laquelle il s’était blotti avec Luna. Son cœur s’arrêta… Là, à quelques centimètres de sa main gauche, sous son manteau de poussière dormait l’ampoule convoitée.
C’était donc ça ! Le Seigneur des Ténèbres craignait de l’endommager en s’en prenant à lui. Il devait agir très vite. Que n’aurait-il pas donné pour bénéficier d’une diversion !
Tout se passa en une fraction de seconde.
CRAC ! Un Mangemort se matérialisa auprès de son maître qui sursauta, désorienté. Dans l’éblouissement de l’aubaine, électrisés, les doigts de Harry se refermèrent sur l’ampoule. Avec l’énergie du désespoir, il agrippa Luna et entama sa rotation alors qu’une explosion retentissait dans un hurlement de rage, suivi comme d’un hideux écho :
« AVADA KEeeee… »
Trop confus, Harry rata l’Atrium. Il regarda autour de lui, perplexe.
« Oh, non, gémit Luna ; je hais cet endroit ! »
Lui aussi détestait ce lieu à la fois attirant et repoussant. Dans cette salle de six mètres de profondeur aux multiples gradins de pierre, Sirius Black – son parrain – avait été abattu par la cruelle Bellatrix Lestrange. Pivotant sur lui-même, il fixa l’arche maudite. Le voile de lambeaux noirs s’agitait immuablement alors qu’aucun souffle ne régnait.
« Tu entends ? murmura Harry, captivé malgré lui.
- Ce n’est pas le moment de s’éterniser. Oui, je perçois des sons, mais… suis-moi. En nous enfuyant avec Ron, on est passé par là ! »
D’une main fébrile, Luna indiquait un point en hauteur. Tout avait été si rapide. Que fabriquait-il avec une jeune fille effrayée accrochée à son bras, une main sur sa baguette, l’autre renfermant… L’Horcruxe. Le sauvegarder, à tout prix ! Il bondit dans la voie désignée.
S’éloignant de la fosse, ils coururent vers une porte qui ne s’opposa pas à leur passage brutal.
Sitôt le seuil franchi, Harry perdit toute notion d’orientation : il flottait. Où était sa tête ? Où étaient ses pieds ? Quand il vit un semis d’étoiles l’entourer dans un ballet fabuleux, il sut où il évoluait : la salle d’astronomie en trois dimensions. S’il n’avait pas eu des Mangemorts à ses trousses, le jeune homme serait resté des heures sur place à observer le spectacle grandiose des planètes dans leur lente migration. Dommage pour Saturne et ses splendides anneaux, il résista à la fascination et raccrocha la triste réalité. Par bonheur, Luna se repéra facilement et, dans les mouvements désordonnés de l’anti-gravitation, elle parvint à les mener hors de ce lieu enchanteur.
Couloirs, portes, tout s’enfila à vive allure. Ils seraient bientôt dans la salle circulaire. Encore un effort, et…
Zut ! Comme ils débouchaient par une des douze issues, quatre Mangemorts leur bloquaient le passage. Machine arrière ! Le panneau que Harry scella derrière lui dans un vigoureux « Collaporta » arrêta heureusement les sortilèges expédiés par les adversaires.
Transplaner. C’était la meilleure solution, mais comment avoir 3 D en tête quand une meute de loups affamés est sur vos talons ? N’arrivant pas à trouver la concentration nécessaire, Harry remorqua Luna dans le dédale des corridors.
Désespérés, ils empruntèrent chaque voie disponible, s’épuisant malgré l’adrénaline qui saturait leurs veines. Encore une porte, là ! Ils s’y engouffrèrent. La surprise les cloua sur place tant ce qu’ils y virent les choqua. Des… monstres ? Baignés de reflets verdâtres, d’étranges aquariums cylindriques accueillaient des hôtes non moins biscornus. Des corps difformes aux multiples crânes, ou membres, offraient des faces ignobles aux dents souvent démesurées ; des hybrides mi-humains mi-crabes ; d’autres aux nombreux yeux à facettes… des horreurs !
Avec, un frisson de dégoût, Harry voulut reprendre sa course. L’accès du fond s’ouvrit.
« Stupefix ! réagit-il »
Deux ennemis s’écroulèrent.
« Ils sont partout. » s’affola Harry qui, sans remords, enjamba ses victimes.
Sauve qui peut !
Il n’avait plus aucun point de repère. Ses sens le trahissaient à nouveau. Ici, un flot de lumières multicolores tournoyait à diverses vitesses, rendant flous les contours du local dont ils eurent du mal à dénicher la sortie.
La tête aussi en feu que ses poumons torturés, Harry crut son évasion irrémédiablement vouée à l’échec. Au bord de la suffocation, il poussa un nième panneau ; il flageola.
« Expelliarmus ! Te voilà ? J’ai failli attendre. »

Fini, terminé ; il était piégé.
Derrière lui, la porte se scella avec un bruit de succion.
Dressée à mi-hauteur des gradins de pierre, flanquée par une vingtaine de ses sbires infâmes, la haute silhouette décharnée du Seigneur des Ténèbres le nargua :
« Le monde est petit, n’est-ce pas Potter ? On revient toujours aux endroits qui nous fascinent le plus. Ici, s’étudie un grand mystère, le plus grand de tous… celui de la mort. »
Haletant, Harry chercha son souffle ainsi qu’une réplique cinglante :
« Je… Je sais que la mort ne vous est pas indifférente.
- Bien sûr, tu le sais : ce vieux fou de Dumbledore t’a renseigné. L’immortalité… quel idée merveilleuse. MOI SEUL ai eu l’audace de dépasser les frontières de l’obscurité afin de bannir cette médiocrité de la condition humaine.
- On voit le résultat, crâna Harry qui récupérait ses esprits. Vous êtes-vous récemment regardé dans un miroir ? »
La bravade sembla toucher Voldemort dont les narines palpitèrent furieusement :
« Que m’importe un aspect physique alors que j’ai l’éternité devant moi ? »
Le ton devint rêveur :
« La vie éternelle… Imagines-tu seulement le bonheur que me procurent ces mots. Posséder ce pouvoir, c’est POSSÉDER LE MONDE ! Finies les contingences terrestres, oubliée la peur de ne pas concrétiser ses aspirations.
J’AI RÉUSSI ! L’unique obstacle à la voie qui m’était tracée est là, grelottant devant moi, suant de cette même peur qui m’habitait parce qu’il sait que sa vie va irrémédiablement s’enfuir… très bientôt. MOI, JE SUIS IMMORTEL, Potter !
- En… en êtes-vous si sûr ? Cette main tient un des objets souillés par votre âme abjecte. Qui sait… c’est peut-être le seul qui vous reste ? Si je le détruis… »
Semer le doute dans l’esprit tortueux d’un adversaire de cette envergure était terriblement aventureux. Harry, mentalement, remercia Hermione pour ses leçons d’Occlumancie.
Incapable de séparer le mensonge de la vérité, Voldemort s’emporta :
« Severus ! Broie-moi le cerveau de cette outrecuidante pustule ! »
Un masque tomba, Harry trembla. Haine, peur, tout se mélangea.
Il était confronté au plus redoutable des Occlumens, un être honni, celui dont la main avait frappé l’homme le plus vénéré à ses yeux, Albus Dumbledore.
Rogue, les lèvres retroussées sur ses dents jaunâtres, leva sa baguette.
« Protego ! » lança Luna glissant son bras armé depuis le dos du garçon.
L’ancien professeur recula légèrement sous le choc, et ricana :
« Potter… encore besoin d’une fillette pour t’aider ? »
Sans émettre un son supplémentaire, Rogue répliqua ; l’éclair bleuté qui jaillit alla frapper la porte derrière le couple, y rebondit et faucha Luna de plein fouet. Elle s’affala doucement comme une fleur coupée ; Harry se retourna, essayant de la secourir.
« ENDOLORIS ! » savoura Voldemort.
Atroce, la souffrance fulgurante transperça Harry. Il roula par terre en proie à d’affreux soubresauts douloureux.
« Legilimens ! » cria le prince de Sang-Mêlé.
Privé de défense physique, l’esprit comprimé par une force sauvage, le garçon perdit pied. Pourtant, c’était moins pire que ce qu’il redoutait. Son apprentissage portait-il ses fruits ?
« ENDOL…
- Inutile de gaspiller votre énergie avec ce freluquet, maître. J’ai percé son piètre barrage, vous n’avez aucun souci à vous faire.
- Fais attention à ce que tu dis, Servilus. Dois-je entendre que mes autres reliques sont intactes ?
- Pas toutes, hélas, maître. Votre journal intime, la bague des Jedusor ainsi que le médaillon de…
- TAIS-TOI ! Ces paroles offensent mes oreilles. Ainsi, il a osé en détruire deux de plus. Il pense peut-être sauver sa peau en menaçant d’éliminer celui qu’il tient. Si les autres sont préservés, que m’importe celui-ci ! AVADA…
- Je crains… »
Furieux d’être interrompu, Voldemort se tourna sur Rogue avec humeur :
« Que me caches-tu ? Veux-tu joindre ton sort à celui de cet idiot ?
- Vos Horcruxes sont saufs, je le jure, plaida précipitamment l’ex-professeur, mais Potter les a… tous… en sa possession. Il peut les éliminer à tout moment. »
Les poings crispés, le Seigneur de Ténèbres éprouvait des difficultés à contenir sa rage. Ses hommes, prudents, s’écartèrent de plusieurs mètres.
Soudain, brisant le silence, des coups sourds retentirent en provenances des différentes issues du niveau supérieur.
Voldemort sursauta :
« Tout est bouclé ?
- Oui, maître, répondit servilement Severus.
- Mais ils peuvent transplaner ! précisa un des sbires.»
L’opposition verbale entre ses deux ennemis avait profité à Harry qui s’était redressé discrètement, subtilisant la baguette de Luna au passage. Des renforts arrivaient ; il osait à peine y croire. Vite, tenir jusqu’à ce que…
Respirant profondément, le chef des masques distribua ses ordres :
« Tenez vous prêts, pas de quartier ; le temps que j’en termine avec cette larve infecte. Je m’en charge seul, qu’aucun n’intervienne. »
Il se retourna, et constata la disparition de sa proie :
« Tu es pire qu’une anguille ! Crois-tu m’échapper ? Je sais que tu te caches, tu ne te sauverais pas en laissant derrière toi ta petite copine. Ta stupide sensibilité te perdra, Potter. »
Quelques secondes s’écoulèrent pendant lesquelles le Seigneur des Ténèbres chercha son gibier, puis… dans des gerbes d’éclairs, les secours débarquèrent. Matérialisés, dix Aurors entrèrent immédiatement dans la danse, arrosant les opposant d’un flot de sortilèges. Parmi les figures connues, Alastor Maugrey, Kingsley Shackelbolt et Williamson bombardaient joyeusement ceux qui osaient s’interposer, mais les deux plus jeunes du lot n’étaient pas les moins fougueux : Neville et Hermione rendaient coup pour coup.
La salle sembla coupée en deux. D’un côté une rixe où tous les sorts étaient permis ; de l’autre, un curieux chassé-croisé. Harry, réapparu, utilisa le sortilège de Icioulà. Il se planta devant, derrière, à gauche ainsi qu’à droite d’un Voldemort assez désorienté par tant de virtuosité.
« Impendimenta », répliqua-t-il.
Zut ! Ralentis, ses tours de passe-passe devenaient ridicules voire dangereux. Harry changea de tactique.
« Incarcerem ! »
Des liens s’enrouèrent autour de la robe noire qu’un simple geste libéra.
« Spina longus ! »
Entravé dans les lianes épineuses, Voldemort parut suffoquer… une seconde.
« Harry, tiens bon ! » s’époumona Hermione pour l’encourager.
Trop concentré à échapper à un « Stupefix » le garçon ne répondit pas. L’éclair rouge le rata d’un cheveu, il roula de côté. Mal réceptionné, son coude heurta violemment le rebord de l’arche ; la secousse irradiante le désarma.
« Accio Baguette ! »
Horrifié, Harry vit le bois enchanté léviter jusqu’aux ongles griffus de son ennemi. Un rire triomphant se répercuta sur les murs de la salle, dominant le tumulte qui y régnait.
« TU ES FAIT, pauvre petit Potter. Aussi fait que cet imbécile de Queudver qui a eu l’idée saugrenue de détourner mon attention tout à l’heure. Escomptait-il payer sa dette envers toi qui lui avais sauvé la mise quand il fut découvert ? Qu’importe, il est mort, et il est temps pour toi de rejoindre tes stupides ascendants. »

tati11
tati11
Niveau 10
13 juillet 2006 à 18:11:04

La baguette d’if se releva, une joie sauvage anima la face plate.
D’un réflexe, Harry brandit l’Horcruxe.
« C’est ça que vous voulez ? Si vous perdez celui-ci, vous devrez renoncer à votre rêve.
- J’en créerai d’autres !
- Vous mentez ! Vous avec déchiré votre âme pourrie en sept parties, au delà vous risquez de n’être pas plus qu’une immonde créature repoussante. Dumbledore disait qu’il y avait quelque chose de pire que la mort ; je crois avoir compris ce que cela signifie : vivre sans âme est pire que tout. »
Discourant, Harry était monté sur le rebord de l’arche. Le voile noir ondula plus vivement qu’à l’ordinaire, lui frôlant presque l’épaule.
Derrière le dos sinistre du maître des ténèbres, il aperçut des bribes du combat furieux qui se poursuivait. Neville se débrouillait parfaitement, et Hermione abattait deux adversaires.
Ce bref instant de distraction lui fut fatal :
« IMPERO ! »
Frappé à la tête, Harry chancela dangereusement sur le rebord de pierre.
« Bois-le ! » commanda Voldemort tranchant.
Comme hypnotisé, Harry stabilisa sa position. Il tenta de dévisser le bouchon de l’ampoule qui, oxydé, résista à ses efforts.
« Attendez ! »
Par transplanage, Rogue revint auprès de son maître.
« Pourquoi le forcer à boire ? Obligez-le à vous le rendre !
- C’est beaucoup plus amusant ainsi : Potter devenant une partie de moi, soumis à tous mes désirs. Je le ferai ramper, me lécher les pieds… un Nagini humain Ahahahahah.
- La prophétie… l’un ne peut vivre tant que l’autre survit…
- Tout sera accompli ! Harry Potter n’existera plus en tant que tel. De plus pour détruire l’Horcruxe, ses mis devront l’éliminer, lui ! »
D’un mouvement brusque, les yeux hallucinés, Voldemort pointa sa branche d’if :
« BOIS ! »
Harry, avec des gestes d’automate, porta la sphère à ses lèvres.
« NON ! » hurla Rogue en se jetant dessus.
Une lutte s’engagea entre le jeune homme et son ancien professeur. Mains crispées sur l’ampoule, chacun se la disputait farouchement.
« Ne faites pas ça, Potter ! grinça sourdement Rogue, lèvres serrées. En mémoire de Dumbledore, résistez ! »
La fureur du Seigneur des Ténèbres s’enfla soudain, allongeant démesurément sa silhouette efflanquée :
« Servilus ! Comment oses-tu t’opposer à mes vœux ; et que marmonnes-tu dans tes dents ? Écarte-toi de mon futur esclave, je…
- AVADA KEDAVRA ! » rugit Rogue en se tournant brusquement sur son maître.
L’éclair mortel jaillit et percuta sa cible en pleine poitrine. Pourtant, ébahi, l’assassin assista à… l’inconcevable, Voldemort resta debout.
Un rire atroce de gaieté démoniaque résonna, à deux mètres du couple de belligérants tandis qu’une robe noire se dissolvait :
« ENFIN ! Tu te dévoiles enfin. Pratiques ces sortilèges de dédoublement, non ? J’ai toujours eu des doutes sur ta fidélité, Servilus. Tes pâles renseignements sur l’Ordre-du-Phénix, tes excuses perpétuelles sur ton manque de dévotion, toujours de belles paroles, peu d’actes. Tu haïssais Potter, j’en suis convaincu. Pourquoi le défendre à présent ?
- À présent ? rit Rogue pathétique. Je le protège depuis des années. Je le hais et je le protège, n’est-ce pas contradictoire ? Pas pour moi, non ! Il n’en sait même rien, cet idiot. Vous m’aviez fait une promesse, et ne l’avez pas tenue. Depuis ce jour-là, j’ai juré votre perte. »
Harry s’ébroua ; à demi conscient, il rattrapa le fil des échanges auxquels il ne comprenait goutte.
En haut des gradins, la bataille continuait sans qu’aucun clan ne l’emporte.
Il ne jeta qu’un œil à la bagarre acharnée de ses alliés, puis revint à la joute entre ses deux ennemis. Que se passait-il ? Rogue le défendait ? Perdu dans un brouillard comateux, il écouta :
« Je n’ai pas eu le choix ; qu’est-ce qu’une promesse envers un être tel que toi ? Bellatrix, malgré le serment que tu as échangé avec à sa sœur, a continué à me mettre en garde. Tu ne cherchais ni Malefoy ni sa mère, tu les aidais, eux aussi !
- J’ai contrarié tous vos plans cette année. Il y a peu de choses que vous ignorez, mon « maître » cracha Rogue, mais il en est une qui vous dépassera, et vous écrasera. »
Les yeux flamboyants, Voldemort se cabra :
« Endolor…
- Protego ! »
Même dans ses rêves les plus déments, Harry n’avais jamais imaginé tableau plus étrange : un duel entre Voldemort et Rogue. Lui, isolé sur le rebord de l’arche, semblait pétrifié.
« Harry, descends de là ! » commanda Maugrey tout en stupéfixant un Mangemort trop hardi.
Loin d’obéir, Harry engloba toute la scène sauvage qui se déroulait en hauteur et à ses pieds. Les corps commençaient à tomber dans chaque rang. L’esprit agité d’idées chaotiques, il se demanda comment arrêter ce carnage. Voldemort et Rogue rivalisaient d’habileté au jeu du chat et de la souris. Le garçon assista à des permutations grandioses de sortilèges inédits. Le Prince de Sang-Mêlé se montrait digne de ses inventions. Par deux fois, Voldemort se retrouva les pieds en l’air. Mais les effets du « Levicorpus » ne duraient jamais plus qu’une fraction de seconde, et la réplique était fracassante. Rogue évita un serpent monstrueux jailli de la baguette de son adversaire, déjoua les tentatives de ligatures avec brio. C’était… hallucinant.
Il fallait ruser. S’il parvenait à semer le doute une ultime fois dans l’esprit du Seigneur des Ténèbres peut-être pourrait-il renverser la situation… Il prit sa décision :
« ROGUE VOUS A MENTI SUR TOUTE LA LIGNE ! hurla-t-il. Les Horcruxes sont détruits. Il ne restait que l’ampoule ; je l’ai jetée derrière le voile. VOUS ÊTES MORTEL ! M’entendez-vous, là-haut ? Voldemort est redevenu mortel, attaquez-le !»
Un instant tout se figea. Harry paradait déjà, la sauce prenait. Fulgurante, la riposte fusa :
« Impero ! Bois ! »
La sphère réapparut dans la main de Harry qui, aussitôt, la porta à ses lèvres.
« NON ! se précipita Rogue.
- AVADA KEDAVRA ! »
Alors qu’il rejoignait le jeune homme, le Prince de Sang-Mêlé reçut l’éclair vert au milieu du dos. Arrêté en plein élan, il s’écroula comme une masse, au pied d’un Harry indifférent. L’ampoule s’éleva et se vida, d’un trait.
Le rire du Seigneur des Ténèbres explosa dans la salle silencieuse où tous fixaient le rebord de l’arche.
« Tu es à moi, À MOI, Potter ! »
Brusquement plié en deux, en proie à une épouvantable colique, le jeune homme chercha son souffle. Haletant, les mains crispées sur son ventre en fusion, il percevait de vagues échos de cette voix maudite qui essayait de le dominer.
« Viens, esclave ! Rampe jusqu’à moi. »
Ses genoux plièrent, l’affreux rire roula de plus belle.
« HARRY, NON ! » s’éleva un timbre familier.
Déchaînée du haut des gradins, Hermione se débattait entre Neville et Williamson. Elle voulait intervenir, empêcher son plus cher ami de…
Une rotule toucha la pierre. Tête baissée, ployé dans cette attitude d’hommage muet, Harry demeura inerte quelques instants.
« VIENS ! » commanda encore Voldemort.
Lentement, la nuque du jeune homme se redressa. L’assistance en émoi fut choquée par les traits inexpressifs de ce faciès blafard dans lequel brillait un regard aux reflets oscillant entre le vert et le rouge.
Le corps de Harry se déplia. Debout, il contempla froidement l’entourage.
« Vas-tu venir, oui ou non ? s’énerva le Seigneur des Ténèbres.
- Non, murmura le garçon.
- Qu’as-tu dis ? Tu oses me braver ? Tu n’es plus qu’une larve bonne à me lécher les bottes, entends-tu ?
- Vous… Je…. Jamais, bredouilla Harry. Je sens votre âme corrompue me ronger de l’intérieur. Je ne suis pas de taille à résister… mais vous ne m’aurez… jamais. »
Levant la tête vers les hauteurs, Harry adressa un léger sourire à une Hermione en pleurs. Sa main s’agita d’un signe d’adieu :
« JAMAIS ! » cria-t-il.
Bras écartés, il bascula en arrière. Le voile noir s’ouvrit, l’absorba et se referma.

Voilà! Qu´en dites-vous??

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
13 juillet 2006 à 19:29:36

Que t´es méchante de nous laisser en plein suspense. :-)

srphirothn98
srphirothn98
Niveau 10
13 juillet 2006 à 20:05:11

Exellent début mais la fin est beaucoup moins bonne:
-Rogue que l´on ne voit pas pendant la quasi totalité de l´histoire réapparaît et d´une bien piètre façon
-Voldemort qui ne ressemble pas du tout à ce que nous a présenté Rowling
-la mort de Queudver mal incrustée

Je dis pas que c´est facile, c´est même la partie du 7 la plus dur à écrire, mais ce n´est pas vraiment au niveau de ce à quoi tu nous a habitué...

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
13 juillet 2006 à 20:30:34

C´est là qu´on reconnaît le type pas très exigeant qui connaît rien à l´univers HP (moi^^) et le fan qu´a tout lu d´une traite et qui s´est jeté dans les magasins à sept heures du mat´ pour avoir le 6^^. (bon, j´exagère, ok. :p) )

[Croustibat]
[Croustibat]
Niveau 6
13 juillet 2006 à 20:36:47

Moi ( oui toujours moi ) j´ai lu que les deux derniers mess ( vu qu´ils sont pas divisé en chapitre ) et ben j´aime bien, peu etre je vais me lancé dans la lecture de tout s´bordel.

srphirothn98
srphirothn98
Niveau 10
13 juillet 2006 à 20:41:06

Je connais pas grand chose à l´univers d´HP mais c´est vrai que je me suis quand même bien fait ch*er pour me procurer le 6 en anglais^^.

srphirothn98
srphirothn98
Niveau 10
13 juillet 2006 à 20:41:54

Désolé pour le double post. Je voulais dire que je suis pas incollable^^.

tati11
tati11
Niveau 10
13 juillet 2006 à 20:58:16

srphirothn98 juste pour éclairer ma lanterne: comment devrait être Voldemort?

vogondy
vogondy
Niveau 10
13 juillet 2006 à 21:10:07

moi j´aime pas trop l´histoire :-(

tati11
tati11
Niveau 10
13 juillet 2006 à 21:34:52

ben c´est dommage. La suite risque d´être pire :rire:

srphirothn98
srphirothn98
Niveau 10
13 juillet 2006 à 21:52:24

Plus froid, moins bavard, plus direct, moins clement...

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
13 juillet 2006 à 21:57:40

Oui sauf que s´il balance un Avada Kedavra directement, l´histoire se termine car le pauv´ Harry ben...il est mort.^^ :)

srphirothn98
srphirothn98
Niveau 10
13 juillet 2006 à 22:18:10

J´ai bien aimé justement le fait qu´il n´attaque pas au début parce qu´Harry est proche de l´ampoule mais l´endoloris aurait bien pu être continué même si Rogue l´arrête, il aurait pu tuer Luna, il n´avait pas besoin de s´étaler sur le sort de Queudver, il ne dirait aps c´est beaucoup plus amusant ainsi, il aurait direct endoloré^^ voir tuer Rogue lorsque celui-ci a essayé d´empêcher Harry de boire la potion...

Enfin, c´est des détails, il fait d´autres choses bien dignes du Voldemort que je connais mais tu nous avait habitué à mieux alorsjesuis un peu déçu...

tati11
tati11
Niveau 10
13 juillet 2006 à 23:02:59

je suis :desole: de décevoir. C´est une question de point de vue: pour moi Voldemort n´est pas aussi terrible qu´on nous l´a "suggéré" sans jamais le montrer ouvertement. Sur les milliers de pages de la saga, on en parle beaucoup mais on le voit très très peu. Voilà!

crazydunkeur
crazydunkeur
Niveau 5
13 juillet 2006 à 23:15:30

Rowling a dit qu´elle n´était pas folle au point de tuer harry, dans ta fic il est mort....cela se sépare trop de HP7
Sinon c´est trop triste...^^

srphirothn98
srphirothn98
Niveau 10
13 juillet 2006 à 23:17:14

tati: oki mais t´inquiètes globalement ça reste suffisamment bon pour me donner envie de lire la suite^^

crazydunkeur: Où t´as vu qu´il était mort?

crazydunkeur
crazydunkeur
Niveau 5
14 juillet 2006 à 00:32:22

il s´est fait absorber par le voile noir

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