C´est qui ces deux personne? Je veux savoir! Tout de suite! Désolé, me suis emporter
. Sinon, c´était très bien comme tout le reste de ta fic
.
continue comme ca ! c´est toujours super !!
LA SUITE !!
moi je crois que c´est Voldemort et Serpentard ms... j´en ss pas sure.... :s
Vous allez avoir la réponse tout de suite
. Bonne lecture^^ :
17
Le duel des âmes
Harry, Ron, Hermione et Neville restèrent à Poudlard en attendant la rentrée du 1er octobre. La Gazette du Sorcier avait annoncé la promulgation de la loi rendant la scolarité magique obligatoire pour tout sorcier âgé de onze à dix-sept ans le mercredi qui avait suivi la première réunion de membres de l’Ordre du quatuor. Neville, Ron et Hermione pressaient sans cesse leur chef de groupe de tenter de détruire l’horcruxe trouvé au cou de Malefoy mais Harry répondait toujours qu’il y était presque et qu’ils n’avaient pas à s’inquiéter pour cela, une réponse qui ne convenait guère à Hermione, laissait Neville perplexe, mais rassurait quelque peu Ron. Ce dernier disait que c’était un bon temps pour les couples pour profiter des journées (parfois) ensoleillées. Il ne cessait de répéter à Neville que lorsque les cours reprendraient, il faudrait lui chercher une petite amie, une remarque qui faisait rougir le visage lunaire du jeune homme.
- Je te jure, Neville ! disait Ron. Une fois que tu sauras ce que c’est que d’avoir une petite amie, tu verras que c’est le pied ! Ca ne peut t’être que bénéfique !
- On peut savoir ce que tu en sais, Ron-Ron ? demanda Ginny. Depuis quand es-tu un expert en relations amoureuses ? Je veux bien croire que tu es un bon petit ami pour Hermione, maintenant, mais pour ce qui était de lui demander de sortir avec toi, c’était autre chose ! Ca a même pris une année entière, moqua-t-elle.
- Et puis arrête de parler des filles comme si nous étions de simples jouets ! s’exaspéra Hermione, forçant ainsi son petit ami à ravaler la réplique qu’il voulait lancer à sa petite sœur.
A la place, il lança une réplique à sa petite amie.
- Je n’ai jamais dit ça ! s’indigna-t-il. Ce n’est pas parce que tu es un être humain que t’avoir ne peut pas être bénéfique, je dirais même que c’est le contraire.
- Comment ça, m’avoir ?
- Non, ce n’est pas ce que je voulais dire ! s’empressa-t-il de rectifier. Je voulais seulement dire que… enfin…
- Je ne t’appartiens pas ! s’énerva Hermione.
- Ce n’était pas dans le sens de posséder ! Je voulais dire t’avoir auprès de moi, assura Ron, ses oreilles devenant écarlates.
- Depuis quand te laisses-tu malmener par les femmes, Ron ? ricana Harry.
- Quelle remarque de machiste ! rit Ginny.
Harry se contenta de sourire. Son regard sembla se vider pendant quelques secondes.
- Ca va, Harry ? s’inquiéta Ginny.
Il sursauta et sembla revenir à la réalité.
- Oui, oui, ne t’inquiète pas, je rêvais, dit-il d’un ton doucereux.
- En général, quand tu rêves, c’est mauvais signe, rappela Ron. Souviens-toi de la dernière fois…
- Tous les rêves ne peuvent pas être des cauchemars, dit Harry d’une voix nonchalante. Je crois que je vais aller faire un tour dans le parc.
Sur ces mots, avant que quiconque d’autre ait pu en prononcer, il se leva et sortit par le portrait de la Grosse Dame.
- Il est un peu bizarre, non ? dit Ron en observant le trou d’entrée, songeur.
- Oui, approuva Hermione, les sourcils froncés. Il n’est pas comme d’habitude.
- Je me demande si… commença Ginny avec inquiétude.
- Quoi ? demandèrent les trois autres.
Elle leur raconta alors l’étrange réaction de Harry quand il s’était recueilli devant la tombe de Dumbledore.
- Tu crois que c’est pour ça qu’il a l’air si… nonchalant ? l’interrogea Hermione, perplexe.
- Je ne sais pas, répondit Ginny. C’est possible.
Hermione ne sembla pas convaincue par cette éventualité. Les garçons, eux, ne paraissaient pas aussi troublés par le comportement de leur ami, quant à Ginny, visiblement, elle se rongeait les sangs.
Harry se réveilla dans le noir total. Il se leva et alluma sa baguette magique pour s’apercevoir qu’il se trouvait dans une toute petite pièce aux murs noirs et sans fenêtre. Si, il y en avait une ! Ou plutôt, c’était une sorte de hublot un peu plus grand que sa tête, et qui se trouvait au niveau de celle-ci.
Par cette étrange ouverture, il apercevait un visage, un visage recouvert d’une barbe noirâtre. D’après le peu qu’il voyait du cou du sombre homme, Harry devinait qu’il était vêtu d’une robe argentée et d’une cape verte comme l’émeraude. L’homme semblait immergé dans l’ennui le plus profond.
- Enfin du nouveau ! s’exclama-t-il d’une voix grave et déplaisante. Je croyais que jamais plus cela ne se produirait, depuis que mon cher descendant est venu me tenir compagnie.
- Où suis-je ? interrogea immédiatement Harry.
- Dans un portrait, bien sûr ! répondit l’homme, étonné. Comment pouvez-vous l’ignorer ? A moins que… ah oui… Finalement, contrairement à toutes les assurances de mon ex-voisin, quelqu’un est parvenu à lui prendre mon médaillon.
- De quoi parlez-vous ? demanda Harry, qui ne comprenait décidément rien à ce qui lui arrivait.
- Il m’avait assuré que jamais personne ne pourrait découvrir cet horcruxe, et que de toutes façons, si cela arrivait malgré tout, que la personne en serait grandement punie et que lui en tirerait un très net avantage. Maintenant je vois qu’il avait raison sur au moins un point : il a pris possession de votre corps et vous, vous êtes coincé ici !
Il éclata d’un rire moqueur.
- Vous voulez dire que… nous avons échangé nos places ? s’exclama Harry, désormais paniqué. Que mon âme est rattachée au médaillon et qu’il dispose de mon corps ?
- Ca m’en a tout l’air, répondit l’homme. Mais vous vous trompé sur un point : ce n’est pas au médaillon que votre âme est rattachée, mais au portrait. Mon précieux héritage n’a jamais été transformé en horcruxe : seul le portrait en est un. Vous vous êtes mis dans de sales draps ! Mais comme ça, vous allez pouvoir me tenir compagnie et me donner des nouvelles du monde magique actuel.
- Vous rêvez ! s’énerva Harry. J’ai d’autres choses à faire, Mr Serpentard, c’est ça ?
- Professeur Serpentard, rectifia le co-fondateur de Poudlard. J’étais respecté avant que je ne sois obligé de démissionner pour que les sang-de-bourbes puissent étudier la magie ! Ce Godric… je le croyais mon ami, mon frère, mais il m’a chassé.
Harry se promenait souvent seul dans les couloirs du château. Il pénétrait dans les salles de classe et y passait parfois des heures, rêveur. Il arpentait les murs, admirait les armures, et semblait avoir une certaine attirance pour les toilettes de filles du deuxième étage. Il parlait peu aux autres qui trouvaient qu’avec ses airs nonchalants et doucereux, il commençait à avoir la façon d’être de Drago Malefoy et de Rogue, à l’époque où ce n’étaient qu’un élève arrogant et un professeur, et non des mangemorts. En réponse à ces allusions, Harry répétait toujours que lui, au moins, n’était pas un serviteur de Voldemort.
Ses amis voulaient parfois lui parler des horcruxes, et comme il prétendait être sur le point de détruire le médaillon, ils lui parlaient des autres à trouver. A la fin de la semaine, même Ron s’accorda à dire qu’ils avaient pris suffisamment de repos comme cela et qu’il fallait s’y remettre. Devant l’insistance sans faille de ses amis, Harry assura qu’ils recommenceraient leurs recherches après la réunion de l’Ordre qui aurait lieu après le dîner.
Ginny voulait parfois passer un peu de temps seul avec son petit ami qui ne se montrait guère conciliant, lui répétant toujours qu’il avait des choses à faire…
- Ah ! Vraiment ? Monsieur à des choses à faire ? s’emporta-t-elle le dimanche, après le déjeuner. Et bien moi, je n’ai pas cette chance ! Et je doute que tu sois vraiment si occupé, vu que tu n’as aucune mission pour l’Ordre et que Ron, Hermione et Neville sont toujours en train de te chercher pour que vous repreniez vos petites affaires, quelles qu’elles soient !
- Et alors, je n’ai pas le droit de me reposer ? questionna Harry d’un ton poli mais où perçait une pointe d’agacement.
- J’aimerais juste savoir pourquoi tu avais l’air si heureux d’être avec moi lundi alors que maintenant tu as l’air de répugner à l’idée de passer la moindre seconde en ma présence ! répliqua la jeune rousse.
- Peut-être que j’ai besoin de vacances avec quelqu’un comme toi qui me harcèles, suggéra Harry. C’est vrai, qu’est-ce que tu crois, je ne peux pas passer mes journées à pratiquer ton activité préférer. Je ne veux pas me salir les mains en pelotant une…
Il prononça alors l’insulte la plus dévalorisante pour une femme, une insulte qui la réduisait à bien peu de choses, surtout de la part d’un homme sensé l’aimer. La main de Ginny sembla se contracter un moment puis elle se relâcha. Les yeux de la jeune femme se remplirent de larmes et elle sortit de la salle de classe où elle avait coincé son petit ami. Le visage de Harry se couvrit d’un sourire goguenard puis soudain, il se plaqua la main sur le front, comme s’il venait de ressentir une vive douleur.
Harry se réveilla en sursauts. Il avait fait un rêve bien étrange, un rêve horrible où il avait qualifié sa chère Ginny de… même dans ses pensées, il ne pouvait se résoudre à prononcer ce mot terrible dont sa petite amie ne lui pardonnerait jamais l’emploi.
Il regarda le visage éternellement las de Salazar Serpentard. D’après son souvenir le plus récent, le moins aimé des fondateurs de Poudlard lui avait fait d’étranges révélations sur ce qui lui était arrivé avant qu’il ne s’assoupisse brutalement et qu’il ne fasse ce cauchemar. Il devait sortir de ce portrait, mais comment s’y prendre ?
- Vous êtes enfin réveillé, dit Serpentard de son ton ennuyé.
- Pourquoi est-ce que je me suis endormi comme ça ? demanda Harry. Qu’est-ce qui s’est passé ?
- Comment voulez-vous que je le sache ? répliqua Serpentard. Vous aviez peut-être tout bonnement besoin de repos ?
- Je ne vois pas pourquoi une image aurait besoin de repos, rétorqua Harry. Et puis on ne s’endort pas comme ça. Même quand on perd connaissance, on met une bonne seconde pour s’évanouir !
- Peut-être que…
- Quoi, qu’est-ce qu’il y a ? demanda aussitôt l’intéressé.
- Mmm… Et puis non, finit-il par dire, je ne vois pas pourquoi je vous aiderais alors que vous êtes contre mon dernier descendant.
- S’il vous plaît ! supplia Harry. Aidez-moi ! Qu’est-ce que ça vous coûte ?
- La véritable question est : qu’est-ce que j’y gagnerais ?
- C’est dingue ! Vous, les Serpentard, vous êtes tous comme ça ! En plus, vous n’avez même pas l’air d’apprécier Voldemort tant que ça alors pourquoi vous voulez l’aider lui ?
- Ce n’est pas ça…
- Qu’est-ce que vous voulez dire ? s’étonna Harry.
- D’accord, il est devenu un sorcier des plus nobles, malgré qu’il soit de sang-mêlé, mais il a vu trop grand… Il n’a pas hésité à créer plusieurs horcruxes alors qu’un seul aurait suffi… Et en plus il ne prend même pas la peine de rester attaché à des objets si importants. Malgré mes conseils, il a décidé de mutiler son âme à répétition et maintenant, il doit être devenu inhumain…
- Vous ne croyez pas si bien dire… Mais que voulez-vous dire par « Malgré vos conseils » ? Le vrai Voldemort vous parlait, avant ?
- Non, répondit Serpentard. C’est le vrai moi qui parlait au vrai Voldemort. Son horcruxe, mon cher voisin, me l’a raconté.
- Que… C’est impossible ! s’exclama Harry, incrédule. Vous êtes mort il y a des siècles !
- Pas du tout ! J’avais une petite assurance… Avant de partir de Poudlard, j’ai déposé une partie de mon âme dans le basilic pour qu’il puisse reconnaître les ordres d’un vrai Serpentard.
- Quoi !?
- C’est moi qui aie inventé ce sortilège de l’horcruxe, mais je n’en connaissais pas tous les effets ni les conditions… Je ne savais pas que mon âme avait pu subir cette mutilation à cause du meurtre de cette sang-de-bourbe… Je ne savais pas non plus qu’en faisant ça, je m’assurais l’immortalité, une vie éternelle sous une bien faible forme… Je ne l’ai appris que quand mon ex-voisin est arrivé, mais le véritable Serpentard a dû s’en rendre compte plus tôt, le malheureux…
Ainsi donc, c’était Salazar Serpentard qui avait inventé l’horcruxe ? Il était encore en vie, sous la même forme d’ombre que Voldemort, trois ans auparavant ?
Laissez des coms,
.
super ! continue comme ca ! ms parfois g du mal a situer ou est harry mais a la fin (a la fin du texte) ca va....
enfin bon ! continue !
j´attend la suite !
![]()
Je comprend plus trop ce qui arrive a Harry, mais sinon le style d´écriture est encore super, et l´idée de Serpentard aussi!
c´est super mais.... difficile a comprendre...
ca s´éclairci de + en + ms...
on c pas trop où est réellement harry... ca s´éclairci un peu quand il dit a Salazar que " Il… il frappait Ron, mon meilleur ami. Il allait continuer jusqu’au soir… "
enfin bon... continue comme ca ! c super !
Mes lecteurs m´ont a nouveau abandonné !
Ben je poste quand même la suite
.
Bonne lecture^^ :
18
La renaissance de Poudlard
Lorsqu’il rouvrit les yeux, Harry était allongé dans des draps blancs. Il regarda autour de lui : que des murs blancs. « Je suis mort » se dit-il. « J’ai sans doute été tué par le basilic et je viens d’arriver au Paradis. Je vais revoir Dumbledore et mes parents, et Sirius, et Lupin… Ron et Ginny doivent être là aussi. Je dois sûrement attendre que mon tour vienne avant de les revoir. Il doit y avoir beaucoup de morts à réceptionner. »
Et en effet, une dizaine de minutes plus tard, une femme à l’air pressée s’avançait vers lui. Il reconnut aisément cette femme…
- Vous voilà réveillé, Potter, il était temps ! dit-elle avec un soupir de soulagement. Vous nous avez fait attendre !
- Mrs Pomfresh ? s’étonna Harry. Vous êtes morte, vous aussi ?
- Morte ? répéta l’infirmière, le regard douteux, comme si elle craignait pour la santé mentale de Harry ou tout simplement que ce soit une mauvaise blague. Certainement pas ! Et vous ne l’êtes non plus, mon garçon, vous vous trouvez simplement à l’infirmerie de Poudlard.
- Mais… le basilic…
- Vous lui avez flanqué une belle raclée, d’après ce qu’on raconté vos deux amis. Enfin… votre ami et votre petite amie, rectifia-t-elle un sourire en coin. Comme si toutes les rumeurs de l’an dernier ne suffisaient pas, Miss Weasley aimait bien passer des nuits entières à votre chevet, ou même vous embrasser alors que vous étiez dans le coma…
Harry sentit ses joues chauffer et il accorda un timide sourire à Mrs Pomfresh.
- Je vais chercher les autres, dit-elle. Ils vous expliqueront ces dernières semaines mieux que moi.
- Quoi !? s’horrifia Harry. Je suis resté plusieurs semaines ici ?
- Non, vous êtes arrivés ce matin, un peu avant les professeurs.
- Les professeurs ? répéta Harry, encore plus inquiet.
- Oui, vous avez passé un peu plus de deux semaines à Ste Mangouste et la guérisseuse Derwent a accepté de vous laisser sortir car votre esprit n’avait gardé aucune séquelle et que vous étiez quasiment guéri. Il ne manquait plus que votre réveil. Nous sommes le mercredi 1er octobre 1997 et la rentrée est pour ce soir. Alors, voulez-vous voir vos amis, oui ou non ? Je vous préviens, il est rare que je fasse de telle proposition !
- Bien sûr ! acquiesça vivement Harry, qui n’était que trop heureux de vivre et que ce soit également le cas pour ses amis.
Ron, Hermione, Neville et Ginny déambulèrent quelques instants plus tard dans l’infirmerie. Ron et Ginny étaient parfaitement guéris de leurs blessures. Les os et la chair réparés, il n’avait plu fallu qu’une potion de régénération sanguine pour remettre Ron sur pied ; quant à Ginny, Harry fut horrifié d’apprendre qu’en plus de ses omoplates cassés, sa colonne vertébrale avait subi plusieurs fêlures. Le fait qu’elle n’en ait conservé aucun dommage à long terme démontrait une fois de plus la supériorité de la médecine magique dans le domaine des fractures.
- Les guérisseurs ont dit que tu n’avais pas la moindre blessure quand nous les avons vu, raconta Hermione. Ils ont dit que…
- …que ton coma était dû à des dommages cérébraux, acheva Neville. A ce moment là on a eu très peur, surtout moi, parce que… Enfin, si tu devais tuer Voldemort avec un cerveau comme celui de mes parents…
Il y eut un silence pesant puis…
- La guérisseuse Derwent a fait venir un legilimens pour examiner ton esprit, poursuivit Ginny.
- Comme quoi, elle a fini par avoir ce qu’elle voulait…
- Euh… oui, confirma Ginny, légèrement décontenancée.
- Ils nous ont dit que tu avais subi un choc à cause de la présence de deux esprits dans un seul cerveau – le tien – mais que tu devrais t’en tirer sans séquelle, narra Ron ; que normalement, quand tu serais réveillé, tu serais normal.
- Et bien, en dehors du fait que je croyais être mort en me réveillant, ils avaient raison, constata Harry. Je me sens parfaitement bien.
- Je suis rassurée, dirent Hermione et Ginny en chœur.
Les deux demoiselles échangèrent un regard puis éclatèrent de rire tandis que Ron levait les yeux aux plafond et que Neville prenait un air amusé. Ah, les filles ! Ginny s’assit sur le lit de Harry, et les trois autres prirent des chaises.
- Mais comment avez-vous fait pour sortir de la chambre ? questionna Harry. Et pourquoi vous avez raconté à Mrs Pomfresh… que j’avais mis une raclée au basilic ?
- C’est ce que tu as fait ! assura Ron. D’abord, tu le bombardes d’éclairs de stupéfixion, ensuite tu lui bousilles les yeux avec un sortilège de conjonctivite, et enfin, tu finis par le stupéfixer complètement ! énuméra-t-il. Crois-moi, quand McGonagall et les autres l’ont achevé, tu leur avais bien mâché le travail ! rigola Ron.
- Mais… vous étiez blessés au point que vous ne pouviez plus bouger, objecta Harry, et moi, je ne me souviens pas avoir été conscient APRES avoir attaquer le basilic.
- Oui… Là, j’ai dû y mettre toutes mes forces pour ramper jusqu’à la baguette la plus proche – celle de Ginny – et envoyer un Patronus – ça m’a pris un bout de temps pour réussir à en faire un qui dure suffisamment longtemps.
- J’ai été intriguée par ce chat tigré et je l’ai suivi, dit Hermione les joues rosies. Le problème, c’est qu’il a disparu au quatrième étage…
- On a dû fouiller tout le quatrième, le troisième, et le deuxième étage avant de voir le tuyau dans les toilettes de Mimi Geignarde, dit Neville. On y est descendus avec McGonagall, Abel et Maugrey et on vous a trouvés puis ramenés en balai.
- Et voilà toute l’histoire, conclut inutilement Ron. Alors, c’est la rentrée, ce soir ! On va de nouveau suivre des cours ! Et on va préparer nos ASPIC, joli programme en perspective ! ironisa-t-il.
- Oui, dit tristement Hermione.
- Qu’est-ce qui t’arrive ? s’étonna son petit ami. Depuis quand la perspective de suivre un cours et de travailler à en devenir insomniaque te rend-elle triste ?
- On ne pourra plus chercher les horcruxes, expliqua-t-elle.
- Hermione ! s’exclama Harry, choqué.
- Quoi ? s’emporta la jeune femme. C’est vrai, on aura sûrement bien trop de travail pour reprendre les recherches avant les vac…
- MAIS TAIS-TOI, BON SANG ! gronda Harry.
Hermione parut offusquée par tant de grossièreté. Mais Ginny, elle, semblait plus perspicace.
- On m’a déjà tout raconté pour les horcruxes, pendant que tu étais à l’hôpital, déclara-t-elle d’un ton calme mais agacé, alors ce n’est pas la peine de te cacher pour en parler.
- Comment !?
- Désolé, dit Hermione d’une petite voix, mais elle avait déjà vu le médaillon, et comme elle connaissait la prophétie et ce que tu tentais de faire… Enfin on s’est mis d’accord sur le fait que… enfin… que ça ne changerait rien qu’elle soit au courant…
- C’est ça ! fit Harry.
- Tu ne croyais tout de même pas que j’allais rester comme une idiote sans chercher à comprendre par quoi j’avais été attaquée ? s’indigna Ginny. Tu sais bien que vous pouvez me faire confiance ! Et tu sais aussi que je ne suis pas plus en danger simplement parce que je sais pour les horcruxes !
- Qu’est-ce que tu en sais ? répliqua Harry avec colère. Maintenant tu fais partie des gens que Voldemort pourra torturer pour savoir ce que je cherche à faire ! Est-ce que vous avez pensé à ça ? demanda-t-il en se tournant vers ses amis.
Hermione fit « non » de la tête.
- Ce que tu n’as pas compris, riposta Ginny, c’est que je suis suffisamment intelligente pour avoir compris que vous cherchiez des objets semblables au journal de Jedusor ! Des objets qui contiennent… ce genre de chose. Hermione, Ron et Neville m’ont juste expliqué ce que c’était vraiment – des horcruxes, des objets contenant des morceaux d’âme créés pour avoir l’immortalité – et pourquoi vous les cherchiez. Et si Ron, mon entêté de frère qui peut être bien plus protecteur que toi en général et qui, dans une certaine mesure, je suis forcée de le reconnaître, l’est plus légitimement et qu’il est d’accord avec moi, alors je ne vois pas pourquoi tu fais toutes ces histoires !
Intérieurement, Harry devait admettre que sa petite amie marquait un point. Mais extérieurement, il se contenta de jeter un regard irrité à la jeune rousse. Ron, lui, paraissait en pleine réflexion.
- Quand tu as parlé de moi, dit-il, c’était un compliment ou…
- Ecoute, Ron, s’exaspéra Ginny, prends-le comme tu veux, d’accord ? Est-ce que vous pourriez nous laisser seuls ? demanda-t-elle aux autres.
Sans un mot et en échangeant des regards éloquents, Ron, Hermione et Neville sortirent de l’infirmerie de Poudlard.
- Qu’est-ce que tu veux ? demanda sèchement Harry.
- Que tu arrêtes.
- Arrêtez quoi ?
- De me surprotéger ! s’exclama Ginny. J’en ai assez que tu ne veuilles pas me parler de ce que tu fais ! J’en ai assez que tu m’écartes à chaque fois que vous parlez de vos affaires concernant Voldemort ! Je veux t’aider !
- Je ne veux pas que tu viennes avec moi ! dit Harry d’un ton catégorique.
- Il faudra bien, pourtant ! Quand je serai majeure, quand j’aurai terminé mes études ici, je me battrai aussi contre les mangemorts, et tant qu’à faire, je préfèrerai le faire avec toi à mes côtés parce que si je meurs, je ne veux pas que ce soit sans te revoir, sans avoir pu vivre avec toi !
Harry ne répondit rien. Il ne savait que trop bien qu’il ne pourrait pas empêcher sa fougueuse Ginny de se battre avec les aurors et l’Ordre, plus tard. Et il était vrai qu’il serait mieux, et même plus sûr, qu’elle le fasse à ses côtés. Cependant…
- En tout cas il est hors de question que tu viennes avec moi avant que tu ne sortes de Poudlard, dans deux ans !
- Ca je veux bien. Mais je te l’ai déjà dit : arrête de me surprotéger. Ca ne sert à rien de me cacher ce que tu fais ! Arrête d’essayer de rompre avec tous tes amis, tous ceux qui peuvent t’aider ou te soutenir !
- Que…
- Hermione m’a raconté comment tu avais failli refuser son aide et celle de Ron juste après l’enterrement de Dumbledore, expliqua Ginny. Mais tu m’as dit toi-même au début du mois dernier que sans eux, tu n’y arriverais pas ! Je suis navrée que ça ne soit pas pareil pour moi…
- Ecoute, je…
- Ah non, c’est vrai, je suis la jolie princesse qui doit sagement attendre dans son château que son prince charmant ait tué le méchant sorcier ! ironisa la jeune fille. Tout ça pour mon bien, évidemment ! Tu sais, si pour toi, je me résume à ça, cet horcruxe n’avait peut-être pas tort en me traitant de…
- LA FERME, GINNY ! rugit Harry.
La cadette des Weasley se figea sur place. Non, il ne pouvait pas laisser faire cela, il ne pouvait pas la laisser faire cela…
- Je suis désolé, s’excusa Harry après un bref silence. Je ne peux pas te laisser te dévaloriser comme ça. Et… il ne faut surtout pas que tu penses que je te considère de cette façon ; c’est totalement faux.
- Oui, tu aimes la Ginny enjouée, sa personnalité, son caractère bien trempé, celle qui te ressemble… Mais à cause de toi j’ai failli perdre tout ça, déclara-t-elle. Quand il m’a insultée, je suis partie en pleurant au lieu de te mettre – de lui mettre – une gifle ou de lui jeter un sort, et ça ne me ressemble pas du tout. Mais je me suis ressaisie pendant que tu étais à Ste Mangouste et j’ai décidé de mettre les points sur les i quand tu te réveillerais. Maintenant, je vais te poser un ultimatum : soit tu acceptes de sortir avec moi au grand jour dès maintenant, soit je te quitte définitivement.
Harry ne s’attendait pas à ça. Il ne pensait pas devoir faire un tel choix un jour, un choix si difficile il y a encore quelques semaines, mais…
Constatant son silence, la jeune fille tourna des talons et marcha d’un pas vif et courroucé vers la porte.
- Ginny, attends ! appela Harry.
Elle s’arrêta.
- Je t’ai donné deux possibilités, dit-elle sans se retourner. Si tu ne choisis pas l’une ou l’autre, je partirai.
- Je ne sais pas…
- Très bien ! s´irrita Ginny.
- ATTENDS ! cria-t-il. Tu ne sais même pas ce que j’allais dire !
Il se leva d’un bond et la rattrapa au beau milieu d’un couloir du troisième étage. Il se plaça devant elle.
- Laisse-moi passer, dit poliment mais froidement la jeune rouquine.
- Pas avant que je t’aie répondu, parce que j’étais en train de le faire quand tu es partie. Alors voilà : je ne sais pas ce que j’aurai répondu à l’époque où Voldemort risquait d’apprendre notre relation. Mais maintenant…
- Pourquoi ? s’étonna Ginny. Le risque a disparu ?
- Oui, reconnut Harry. Le risque a disparu parce qu’il sait déjà que je t’aime.
Ginny fut tellement interloquée par cette nouvelle inopinée qu’elle en demeura bouche bée.
- Tu te souviens de ce qu’a dit l’horcruxe ? demanda Harry. Qu’il avait accès à toutes les informations de mon cerveau quand il habitait mon corps ? Il s’est passé la même chose en sens inverse. Son esprit a laissé dans mon cerveau des souvenirs, pas toujours très distincts, mais j’ai pu saisir certains des plus récents. Je sais qu’il a réussi à communiquer à Voldemort par la légilimancie, ou quelque chose dans ce goût là, des informations sur l’Ordre… et sur moi.
- Mais… comment auraient-ils pu communiquer de si loin et traverser les protections du château ? questionna Ginny.
- Ils disposaient chacun d’un morceau de la même âme, dit simplement Harry. Je suppose… que cela les rapprochait, en quelques sortes.
- Oui, c’est vrai… approuva Ginny. Mais alors…
- Oui, il sait que nous sortons ensembles et quoi que je fasse, je ne pourrai jamais le convaincre que ta mort… ne m’affecterait pas.
- Donc…
- Donc j’accepte de sortir avec toi au grand jour, déclara Harry d’un ton plus joyeux. Puisque ça ne changera rien, comme tu dis, autant que l’on soit côte à côte !
Sur ce, après avoir jeté de faibles coups d’oeils autour de lui, il enlaça sa petite amie et l’embrassa. Il venait de retrouver définitivement sa Ginny… du moins jusqu’à ce que Voldemort ne lui fasse du mal, trop de mal.
Mais il ne le laisserait pas faire. Il était déterminé à tuer cette être inhumain quoi qu’il lui en coûte.
Bien sûr, après le bref savon que lui avait passé Mrs Pomfresh pour être sorti d’une manière si précipitée et déraisonnable de l’infirmerie (toutefois elle n’avait pas crié pour l’arrêter dans sa course, et Harry la soupçonnait d’être une sentimentale), il dut parler à McGonagall de ce qu’avait appris Voldemort quand il était possédé. Les mangemorts connaissaient désormais l’emplacement du nouveau Quartier Général de l’Ordre, ainsi que le moyen d’y entrer. Cependant, la directrice de Poudlard le rassura.
- De toutes façons, si Vous-Savez-Qui transplanait dans ce petit bout de tunnel, il ne pourrait pas y tenir plus de quelques secondes sans subir de graves dommages – oui, oui, Harry, même lui, garantit McGonagall devant l’air sceptique de son élève. Car si ce coin du tunnel entre Pré-au-Lard et Poudlard n’est pas protégé par un sortilège anti-transplanage, il l’est bel et bien par des couches et des couches d’enchantements anti-magie noire que les membres de l’Ordre du Phénix et moi-même nous sommes appliqués à mettre en place.
Il était ensuite ressorti du bureau de McGonagall (il se disait qu’il aurait encore plus de mal, quand Poudlard serait à nouveau une école, le soir même, à ne pas l’appeler intérieurement le bureau de Dumbledore que cette pièce circulaire avait été pendant tant d’années).
Avant qu’il ne la laisse pour cette mise au point concernant l’Ordre, Ginny avait avoué à Harry qu’une surprise l’attendait pour le déjeuner. Il se demanda quel pouvait bien être ce fameux « cadeau » quand il entra dans la salle commune pour retrouver sa bien mystérieuse petite amie, ainsi que Ron, Hermione et Neville. Tous les quatre souriaient étrangement.
- Oh, salut, Harry ! dit Ron qui s’efforçait apparemment de ne pas éclater de rire.
- Qu’est-ce qui vous arrive, tous ? se méfia Harry.
- Et bien alors, Harry ? dit une voix derrière lui.
- On ne dit plus bonjour à ses amis ? dit une autre exactement semblable mais qui pour il ne savait quelle raison, lui semblait venir d’une autre personne…
Il connaissait ces voix…
D’un mouvement rapide, il se retourna et vit Fred et George Weasley lui adresser un sourire radieux, de part et d’autre du trou du portrait de la Grosse Dame. Il cligna des yeux dans le but de vérifier la réalité de ces deux visions qui s’avérèrent. A ce moment là, il ne parvint plus à prononcer le moindre mot.
- Et bien alors, dis quelque chose ! rigola Fred.
- Que… bredouilla Harry. Que faites-vous ici… ?
- Nous nous sommes échappés, bien sûr ! répondit George.
- Co… bégaya Harry. Comment…
- Comment est-ce qu’on a fait ? Disons que nous avons plus d’un tour dans notre sac, dit simplement Fred en éclatant d’un rire joyeux.
Ils s’étreignirent alors comme des frères.
- Vous êtes revenus ! s’exclama alors Harry qui commençait à réaliser l’ampleur de la nouvelle. Vous êtes revenus et vous êtes vivants ! Ginny, ça, c’était une sacré surprise, dit-il en serrant également sa petite amie mais brièvement tout de même : trois de ses frères étaient présents.
Ils s’assirent dans l’allégresse et Harry, plus heureux qu’il ne l’avait été depuis de nombreux mois, avait énormément de questions a poser. Les jumeaux se lancèrent alors dans un récit que les autres avaient visiblement déjà entendu, vu qu’ils ne prenaient pas la peine de l’écouter sérieusement. Fred et George racontèrent tout ce qui leur était arrivé depuis le jour où ils avaient été soumis à l’Imperium.
- Le soir où Dumbledore est mort, ils sont entrés dans notre boutique pour voler la poudre d’invisibilité du Pérou et ils nous ont attaqués. Nous nous sommes défendus, évidemment, mais ils étaient une dizaine contre nous alors nous n’avons pas pu faire grand-chose.
- Au début, narra Fred, après nous avoir neutralisés, ils voulaient nous tuer. Mais l’un deux a dit que nous pourrions être utiles vu que nous connaissions personnellement Harry.
- Alors ils nous ont soumis à l’Imperium, dit George, et nous ont ordonnés de ne pas bouger. Au beau milieu de la nuit, ils sont revenus avec Malefoy, et nous ont dit que nous devions servir ce petit merdeux. Il nous a demandé de t’espionner, ainsi que l’Ordre. C’est pour ça que nous avions abandonné notre magasin.
- Et puis l’occasion du mariage est arrivée. Nous avons prévenu Malefoy et t’avons entraîné dans un coin pour t’enlever. Mais nous avons été stupéfixés. Seulement les mangemorts sont arrivés et… enfin tu sais ce qui s’est passé.
- Ensuite, nous sommes restés dans ce manoir…
- Celui des Malefoy ? interrogea aussitôt Harry.
- Non, répondit George. C’était un manoir bizarre où on avait l’impression… qu’il faisait toujours nuit.
- En fait, dit Fred, je crois qu’il faisait vraiment toujours nuit. Ca devait être un tour de Tu-Sais-Qui. On pense que c’était son repère jusqu’à ce qu’il aille à Pré-au-Lard, mais on ne pouvait pas y transplaner ni en retrouver le chemin, donc il n’a pas été très utile aux aurors qu’on le leur révèle, mais on l’a fait quand même.
- Et heureusement ! s’indigna Hermione. Une information aussi capitale ! Au moins ils savent quoi chercher, maintenant !
- Si tu nous avais écoutés, rétorqua George, tu saurais que : de un, on a pas vu ce truc de l’extérieur donc non, ils ne savent pas quoi chercher.
- De deux, ils n’ont pas vraiment besoin de la chercher vu que maintenant, Tu-Sais-Qui doit vivre tranquillement dans sa capitale, rappela Fred. Et ça, c’est vraiment capital.
Ron et Ginny eurent un petit rire.
- Très drôle, répliqua Hermione d’un ton ironique.
Ginny continua à sourire mais Ron n’émit plus aucun son.
- C’était vraiment une maison bizarre, répéta George sans tenir compte de la remarque de la jeune femme. Au sous-sol, il y avait des hublots qui donnaient sur le fond d’une mare ou d’un marécage.
- Mais au rez-de-chaussée, poursuivit Fred, les fenêtres donnaient sur une plaine.
- Vous plaisantez ? s’hébéta Harry.
- Crois-moi, on ne plaisanterait pas là-dessus, même nous, dit George, très sérieux.
- Désolé…
- Ce n’est pas grave, assura Fred. Ensuite, il y avait l’étage où les fenêtres montraient une forêt de chênes. Et puis il y avait la tour où on se voyait au sommet d’une montagne.
- On aurait dit une maison composée, fit remarquer George ; comme si chaque partie se trouvait dans un endroit différent. En tout cas on est restés là-bas. Ensuite on s’est revus même si ce n’est pas un très bon souvenir… Et quand vous vous êtes enfuis de chez lui, Malefoy et nous sommes retournés à Godric’s Hollow le soir même.
- Il vous a suivis et a transplané avec nous en utilisant une technique que lui a apprise par Tu-Sais-Qui pour suivre un transplaneur peu de temps après qu’il ait disparu.
- On vous a encore suivis et on s’est installés dans un appartement qui faisait face à vos chambres d’hôtel. De là, on a pu vous voir transplaner.
- Malefoy est allé dans votre chambre et à pu suivre votre trace… déclara Fred. Il s’est jeté le sortilège de désillusion, a attendu que vous soyiez sortis et…
- Et quoi ? demanda Harry.
Fred jeta un regard oblique à Hermione qui éprouvait une certaine difficulté pour respirer. C’est alors qu’il comprit…
- Ce… C’est Malefoy qui a tué les Granger ? balbutia-t-il.
Les jumeaux hochèrent la tête d’une façon plus qu’explicite.
- Mais… c’est impossible ! Malefoy est incapable de tuer… D’accord, c’est un lâche et un minable petit mangemort ! Mais je l’ai bien vu le soir où il a essayé sur Dumbledore…
- Il est capable de tuer des animaux, j’en suis sûre, dit Hermione d’une voix chevrotante.
Ils se tournèrent tous vers elle. La jeune femme tremblait de tous ses membres et des larmes de rage coulaient de ses yeux.
- Hermione…
- C’est vrai, Ron ! s’exclama-t-elle. Pour lui, ce n’étaient que des animaux. Mes parents étaient des moldus. Alors pour lui, les tuer revenait à tuer des animaux, des êtres sans valeur, sans sentiment… des êtres non humains.
Et soudain, elle bondit et éclata :
- POUR LUI MES PARENTS ETAIENT DES ANIMAUX !! ! IL LES A TUES SANS PROBLEMES, CETTE ORDURE !! IL LES A TUES POUR S’AMUSER, COMME TOUS LES MANGEMORTS !! ! PENDANT QUELQUES SEMAINES, J’AVAIS CRU QU’IL ETAIT UNE VICTIME, QU’ON L’OBLIGEAIT A FAIRE TOUT CA ! MAIS NON ! IL LES A TUES DE SANG FROID ET IL FERAIT PAREIL AVEC MOI, JE LE SAIS, JE L’AI VU DANS SES YEUX CE JOUR-LA !
Harry savait qu’elle faisait allusion au jour où Malefoy l’avait d’abord soumise à l’Imperium puis au Doloris pendant quelques secondes. Lui et les Weasley furent passablement secoués par cette rage soudaine de leur amie d’origine moldue. Jamais Hermione n’avait parut autant en colère, tant éprouvée, si révoltée, et ce n’était pas si étonnant que cela, en fin de compte. Après tout, elle avait perdu ses parents pour découvrir qu’ils avaient été tués sans raison par un minable, et Harry avait une expérience suffisamment douloureuse en ce qui concernait la perte d’êtres chers pour comprendre sa réaction.
Il y eut un très lourd silence, puis la jeune femme se rassit, les yeux fixés sur ses genoux. Au bout d’une bonne minute de mutisme, les jumeaux décidèrent de reprendre leur récit tandis que Ron ceinturait chaleureusement les épaules de sa petite amie.
- Nous sommes partis ensuite pour Pré-au-Lard et là-bas, on ne faisait pas grand-chose, à part apporter son repas à ce petit salaud. C’est là-bas qu’on a commencé à se réveiller, déclara George.
- Cet idiot a négligé le pouvoir qu’il avait sur nous, raconta Fred. Il ne renouvelait pas l’Imperium et ça nous a permis de redevenir nous-même très vite.
- C’était il y a un peu plus de deux semaines, on a recouvert totalement le contrôle de nous-même.
- On faisait semblant d’être toujours des zombis pour ne pas éveiller les soupçons, et on réfléchissait ensemble à un moyen de s’échapper quand on a eu une idée.
- Pendant qu’il dormait (on en était sûr parce qu’on avait jeté en informulé le sort nécessaire), on a décidé d’attendre la pleine lune. C’était le lendemain soir.
- A ce moment là, il y aurait une foule de loups-garous dans la grand-rue, personne ne nous verrait parmi toutes ces créatures déchaînées.
- On a privé Malefoy qui ne se doutait de rien de sa baguette, on l’a menacé et il nous a docilement obéi en nous sortant du village, raconta George.
- Alors il est à Azkaban ? demanda Harry, ébahi.
- Parfaitement, certifia Fred. Et il ne sortira pas de si tôt, crois-moi.
- Bizarrement, dit George, il a tout de suite avoué qu’il avait torturé Ron après le mariage et qu’il avait tué les parents d’Hermione.
- Il n’y a rien de bizarre à ça, assura Harry. Il doit craindre la colère de Voldemort quand il apprendra qu’un de ses mangemorts a négligemment laissé échapper une véritable mine d’informations…
- C’est vrai, je n’avais pas pensé à ça.
- En tout cas, il a été condamné à la détention à vie à Azkaban ! annonça joyeusement Fred.
A peine eurent-ils achevé le récit de leurs péripéties qu’une note de service leur indiqua que le déjeuner était prêt.
- C’est Maman, précisa Ron. Elle est venue spécialement pour fêter ton réveil avec Bill et Fleur.
- Pourquoi ? s’intrigua Harry. Elle est partie ?
- Evidemment ! rit Ginny. Poudlard rouvre ce soir, et les professeurs sont déjà là.
- Mais… ils ne seront plus vraiment… en sécurité ?
- C’est sûr que le Terrier ne vaut pas Poudlard, dit Ron.
- Ils ne pouvaient pas dormir dans la Salle sur Demande ? questionna Harry. Si on le lui demande, la salle pourra devenir suffisamment grande.
- Le problème c’est que la salle n’a pas pu se transformer en plusieurs pièces séparées, dit Hermione un peu calmée.
- Et puis il aurait fallu que tous les matins, Papa soit toujours très discret en allant au bureau, dit Ginny. Ils auraient dû vivre cachés. Et mes parents ne voulaient pas d’une survie au lieu d’une vie. McGonagall leur a assuré que s’ils voulaient revenir, ils auraient toujours une place ici. Bon, on y va ?
Ils descendirent dans la Grande salle où ils trouvèrent les deux couples de Mr et Mrs Weasley : Arthur et Molly accompagnés de Bill et Fleur. Les professeurs étaient également présents : Mrs Bibine, Flitwick, Chourave, Binns, Sinistra, Vector, Gobe-Planche – il eut un pincement au cœur à la pensée de Hagrid détenu à Azkaban –, Dumou, le professeur d’études des Moldus, Sands, le professeur d’études des Runes, et Slughorn. Harry avait craint que ce dernier, jugeant que Poudlard n’était plus un lieu sûr, ne quitte son poste. Mais il était bien là, tenant un verre de cognac avec sa main épaisse, riant aux éclats. Il manquait tout de même trois professeurs. Firenze, bien sûr, devait se trouver dans son placard aménagé en forêt ; mais il n’y avait ni nouveau professeur de Métamorphose, ni nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal. Ces absences l’inquiétèrent.
- Harry ! s’exclama Slughorn. Et toute sa bande de jeunes justiciers ! Asseyez-vous donc, jeunes gens, les invita-t-il.
- C’est lui, Slughorn ? chuchota George. Il n’a pas vraiment l’air d’un Serpentard.
Les jumeaux Weasley avaient quitté l’école l’année précédant l’arrivée du nouveau maître des potions. En tout cas, ils s’assirent tous face aux enseignants.
- Alors, dit joyeusement Slughorn, j’espère que vous avez bien profité de ces vacances prolongées ? Trois mois ! Ca doit faire des siècles que les élèves de Poudlard n’ont pas eu une telle aubaine ! En fait, je ne saurais dire si une telle chose est déjà arrivée ! Bien sûr, ces vacances n’ont pas été très joyeuses pour tout le monde… surtout pour les Lards-du-Pré.
- Les quoi ? s´ahurit Harry.
- Les habitants de Pré-au-Lard, expliqua Bill.
- Ah, oui, c’est vraiment triste, dit sombrement son père. La moitié des habitants sont revenus sains et saufs, et il a fallu s’occuper d’eux. Ceux qu’on hébergeait à Ste Mangouste n’ont plus de trace de blessure et comme les guérisseurs sont déjà suffisamment occupés par les blessés, les accidentés, les victimes d’objets ensorcelés et j’en passe, ils n’ont pas pu les garder. Certains sont au ministère, d’autres sont hébergés par des familles de sorciers, et il y en a aussi qui ont trouvé un petit travail au Chemin de Traverse.
- On en a engagé plusieurs dans notre boutique, déclara Fred. Comme trouver du travail sur le Chemin de Traverse est dur en ce moment, à cause de tous les magasins qui ferment, ils ont accepté nos offres comme des dons du ciel.
- Maintenant, on a un balayeur, deux vendeurs, et un caissier, annonça joyeusement George. Ils nous ont été très utiles pour relancer nos produits.
- Mais pourquoi donc tenez-vous tant à rester dans ce stupide commerce ? s’exaspéra Mrs Weasley.
- Ce « stupide commerce », c’est l’œuvre de la créativité de tes fils, répliqua froidement Fred. Ce sont nos créations et notre passion.
- Et d’ailleurs, tu n’avais pas l’air si mécontente de la voix qu’on avait choisie quand tu as vu les bénéfices de nos ventes, rétorqua son frère jumeau.
- Ne parlez pas comme ça à votre mère, dit Mr Weasley d’une voix ferme. Vous savez très bien que si elle disait ça, c’est parce qu’elle s’inquiète pour vous.
- Bien sûr que je m’inquiète pour vous ! s’exclama sa femme. Vous avez été soumis à l’Imperium sans pouvoir vous défendre ! Si vous n’aviez pas été entre les mains d’un novice, vous seriez peut-être morts ! Et maintenant vous retournez dans cette boutique… Les mangemorts vont prendre ça comme une provocation ! Vous allez vous faire tuer ! se lamenta-t-elle.
- Allons, Molly, apaisa Slughorn, vos fils sont des hommes d’affaires ! Ils font tourner l’économie magique et en plus, ils amènent de la gaieté à la communauté des sorciers ! Si j’étais vous, je serais fier d’eux.
- Je suis fière d’eux ! garantit Mrs Weasley, indignée. J’ai juste peur.
- Ne t’inquiète pas, Maman, rassura Fred d’une voix plus compatissante, nous ne nous laisserons plus prendre par surprise. Nous avons jeté des sortilèges anti-catimini sur toutes les ouvertures, nous sommes prêts à tout moment pour nous défendre contre une quelconque attaque.
- Si vos sorts sont du même niveau magique que tous vos tours d’il y a un an, couina le professeur Flitwick avec un sourire, vous ne devriez pas avoir de problèmes.
Les jumeaux poursuivirent avec animation la discussion sur des sortilèges à utiliser pour leurs produits. Pendant ce temps, le professeur Dumou demandait à Harry pour quelle raison il s’était retrouvé pendant plus de deux semaines à Ste Mangouste. En effet, le fait ne pouvait échapper à personne vu qu’une banderole au-dessus de leur table écrivait en lettres scintillantes :
Bon réveil, Harry
Le jeune homme expliqua qu’avec ses amis, il était parti en voyage et qu’on lui avait remis un objet ensorcelé, sans doute introduit par les mangemorts. Le professeur d’étude des moldus accepta cette version et Harry en fut soulagé.
Ron parlait Quidditch avec Mrs Bibine tandis qu’Hermione discutait de la difficulté de la septième année et des ASPIC avec le professeur Vector.
- Vous comprenez, Professeur, j’ai certaines choses à faire cette année et ajoutées à mes obligations de préfète-en-chef…
Ces derniers mots alertèrent Harry.
- Tu es préfète-en-chef ? demanda-t-il brusquement.
- Oui, acquiesça la jeune femme en prenant une teinte rose. Je ne te l’avais pas dit ? Le profess… J’ai reçu une lettre avec ma liste de fourniture avant-hier.
- Les fournitures ! s’exclama Harry en faisant sursauter tout le monde. Je ne les ai pas achetées !
- On a pris les tiennes quand on est allés au Chemin de Traverses, rassura Ron. Tu ne croyais tout de même pas qu’on t’avait oublié ? En tout cas, dit-il sur le ton de la conversation, moi, je ne suis plus préfet, cette année ; d’autres vont prendre le relais, annonça-t-il gaiement.
- Oui, plus de salle de bain des préfets pour toi… répliqua Hermione, songeuse.
Beaucoup, dont Slughorn, éclatèrent de rire.
Le déjeuner s’acheva et six des Weasley durent quitter le château. Fred et George échangèrent des poignées de mains chaleureuses avec leur frère, Harry, Hermione, et même Neville, serrèrent à tour de rôle leur jeune sœur dans leur bras. Molly Weasley les étreignit tous les cinq, Fleur les embrassa (avant d’embrasser son époux mais sur une partie plus intime du visage), et Bill et son père imitèrent les jumeaux. Les six partants serrèrent poliment la main des professeurs et furent raccompagnés au portail où ils transplanèrent.
Les professeurs de Poudlard retournèrent à leurs préparatifs, tandis que les cinq jeunes gens faisaient une promenade dans le parc sous le soleil d’automne. Ils entrevirent gaiement l’année qui se présentait.
Ginny avait passé ses BUSE au ministère de la magie avec tous les futurs élèves de sixième année. Elle recevrait ses résultats fin octobre, bien qu’il y eût de fortes chances qu’avec tout le travail que les employés du ministère de la magie avaient en cette période de guerre, les notes arrivassent plus tardivement.
Une année difficile se préparait, une année au cours de laquelle ils allaient devoir travailler de façon acharnée pour pouvoir décrocher leurs ASPIC. Maintenant qu’il pouvait parler librement devant sa petite amie, Harry ne s’en priva pas, et fit part de ses craintes au sujet des horcruxes. Certes, il en avait détruit un, mais il en restait toujours trois, selon les prévisions de Dumbledore, et avec tous les devoirs qu’ils auraient pour cette septième année (Ginny pouvait être au courant mais pas participer, il était catégorique), Harry doutait presque d’avoir ne serait-ce qu’un petit peu de temps pendant les vacances de Noël et de Pâques.
- On cherchera dès qu’on pourra, Harry, assura vivement Hermione. Mais on pouvait prévoir qu’avec les ASPIC, nous n’aurions que très peu de temps libre.
- Non, justement, on ne pouvait pas ! fit judicieusement remarquer le jeune homme. On ne pouvait pas parce qu’on ne savait pas qu’on retournerait en cours !
- N’empêche que s’il faut attendre la fin de l’année pour recommencer à chercher les horcruxes, ce n’est pas si terrible, dit Hermione.
Les trois garçons lui lancèrent un regard effaré.
- C’est vrai, expliqua la jeune femme, quand nous aurons fini cette année scolaire, nous serons bien mieux armés que maintenant pour détruire des objets bourrés de magie noire.
Harry fut forcé de reconnaître la sagesse de ces paroles. Il soupira sombrement.
- Bien sûr, ça ne veut pas dire que l’on doive arrêter complètement, dit Hermione. Dès qu’on aura du temps libre, on en profitera pour les chercher, les détruire, ou tout simplement y réfléchir. D’ailleurs, on peut commencer dès maintenant : réfléchissons.
- Pour ça, au moins, je pense pouvoir vous aider, dit Ginny.
- Et vous voulez qu’on réfléchisse à quoi ? questionna Ron.
- Par exemple, où va-t-on commencer à chercher ? Vers quel horcruxe va-t-on se tourner ?
Harry sortit de la poche de son jean le morceau de parchemin sur lequel il avait pris des notes. Il emprunta une plume à Hermione et corrigea certaines choses pour mettre à jour le bilan de sa quête. Il nota également toutes les possibilités qui lui venaient en tête :
1. Bague de Gaunt : détruite
2. Journal de Jedusor : détruit
3. Médaillon de Serpentard : détruit
4. Coupe de Poufsouffle : Barjow et Beurk ? Maison de Voldemort après sa sortie de Poudlard ? Chez Hepzibah Smith ?
5. ? : peut-être objet ayant appartenu à Gryffondor ou à Serdaigle.
6. ? : Sûrement le serpent de Voldemort : sûrement avec lui : Pré-au-Lard
7. Voldemort : Pré-au-lard
- Il en reste encore trois, dit Harry. Pour l’instant, je ne connais aucun moyen pour enlever Nagini à son maître, on ignore quel peut bien être l’objet ayant appartenu à Gryffondor ou à Serdaigle, donc je pencherais pour chercher la coupe de Poufsouffle.
- Et où on la chercherait ? demanda Neville.
- J’ai une petite idée là-dessus, déclara le chef de groupe. Abelfo… Abel a dit que Voldemort était du genre à lier un horcruxe à ce qu’il représente pour lui. A l’époque, il travaillait chez Barjow et Beurk et rapportait des objets de valeur appartenant à des clients. C’est ce que représente la coupe pour lui. Je pense qu’elle pourrait se trouver chez Barjow et Beurk ou l’endroit où habitait Voldemort à cette époque. Il se pourrait aussi qu’en tant qu’objet de Poufsouffle, il l’ait mise dans la maison de Smith…
- Smith ? s’étonna Ron. Qu’est-ce qu’il vient faire là-dedans ?
- Hepzibah Smith, expliqua Harry, la vieille dame que Voldemort a tué avant de lui voler la coupe et le médaillon. C’était une descendante de Poufsouffle.
- Oh… Je pensais à Zacharias Smith…
- Mais oui, bien sûr ! s’exclama Ginny en faisant sursauter tout le monde. Zacharias Smith… Il est à Poufsouffle !
Harry réfléchit quelques secondes puis l’évidence le subjuga.
- Tu penses que…
- Oui, Hermione ! dit Harry, triomphant. J’aurais dû faire le lien plus tôt ! Smith… Merci, Ginny !
Il serra brièvement la jeune fille dont le frère fit un tour complet sur lui-même. Harry estima qu’il avait peut-être exagéré sa gratitude et qu’il l’avait peut-être aussi confondue avec son envie de passer du temps avec sa petite amie. Hermione toussota, Neville regarda en l’air, et Ron reprit une position normale. Ginny resta muette et afficha une mine détendue.
- Et bien, euh… bredouilla Harry, embarrassé. On cherchera par là quand on aura le temps, hein ?
Les autres approuvèrent silencieusement.
- Et bien, vu qu’on ne pourra rien commencer aujourd’hui, je propose qu’on se défoule ! clama une voix grave et joyeuse.
Une fois de plus, malgré le fait qu’ils aient parlé de ses idées, ils avaient oublié d’inviter Abelforth Dumbledore à se joindre à leur conversation. Cependant, ce dernier ne sembla pas s’en formaliser et, avec la vivacité et la spontanéité d’un adolescent, il organisa une course de balais au dessus des tours pointues du château.
Harry était en tête, Ginny et Abelforth se disputaient la seconde place, Ron avançait un peu plus loin derrière eux tandis qu’Hermione et Neville peinaient à respecter le parcours choisi. Au bout d’une demi-heure de vol, Ginny finit par dépasser le « jeune » vieillard et fonça coude à coude avec Harry. Ce dernier accéléra de plus belle sur son Eclair de feu mais son impétueuse petite amie ne le lâcha pas d’une semelle. Au bout d’une heure, Ron, Hermione, Neville et Abel s’étaient posés depuis longtemps pour tremper leurs pieds nus au bord du lac en regardant le couple faire des acrobaties aériennes.
- On dirait qu’ils répètent pour jouer un ballet aérien, rit Neville.
- Ils ne sont toujours pas fatigués ? s’exaspéra Hermione.
Elle poussa un soupir de lassitude puis s’autorisa un sourire.
- Ces deux là sont bien les mêmes, rajouta la jeune femme.
- Et, fais attention ! hurla inutilement Ron qui ne quittait jamais sa soeur des yeux. Il va finir par la faire tomber à force de faire toutes ces feintes !
- Et alors ? plaisanta Abelforth. Il la rattrapera ! Mon feu frère m’a confié à plusieurs reprises que notre jeune Elu était l’un des meilleurs attrapeurs de Quidditch qu’il lui avait été donné de voir !
- Allez, Ron, laisse-les un peu s’amuser, dit Hermione en plaçant ses deux bras autour du cou du jeune homme.
- Et occupe-toi plus de ta petite amie… murmura Neville en pouffant de rire.
Ron le fusilla du regard et le conseiller conjugal improvisé tourna son visage lunaire vers le ciel dont les nuages parurent le fasciner. Cependant, le cadet des Weasley se leva et entraîna sa compagne rayonnante de l’autre côté du château, dans un coin du parc où on ne pouvait plus les voir.
Harry, épuisé par cette interminable course, se posa sur la tour d’astronomie et fut rejoint quelques secondes plus tard par sa poursuivante.
- Alors, déjà fatigué ? demanda la rouquine, essoufflée mais souriante.
Harry ne répondit rien. Il observait la partie du rempart qui faisait face à la porte donnant sur l’intérieur.
- Oh, ne fais pas ton mauvais joueur ! s’énerva Ginny.
- Je ne fais pas mon « mauvais joueur », dit tristement Harry en s’approchant du rempart.
- Qu’est-ce qui t’arrive, alors ?
Il avait presque réussi à l’oublier, il ne faisait plus de cauchemars et il était allé jusqu’à se poser dessus sans s’en rendre compte… sans se rappeler que Dumbledore était mort ici, qu’il avait été abattu contre ce mur. Il revoyait très bien la scène.
« Severus… Severus… S’il vous plaît… »
« Avada Kedavra ! »
Dumbledore avait alors été projeté dans les airs, était resté suspendu… Non, cela ne collait pas. Avada Kedavra ne suspendait pas dans les airs. Par contre, Harry connaissait un sortilège qui avait ce pouvoir : Levicorpus, un sort inventé par Rogue lui-même. Cela signifiait-il que Rogue avait jeté un Levicorpus à Dumbledore, en même temps que l’Avada Kedavra ? Pour ensuite le libérer afin que le directeur s’écrase sur le sol herbeux ? Cela n’avait strictement aucun sens.
Derrière lui, quelqu’un s’éclaircit la gorge. Il se retourna brusquement et vit le visage inquiet de Ginny.
- Qu’est-ce que tu as ? demanda-t-elle.
- Je rêvais, répondit Harry.
- De quoi ?
- Euh… de toi !
Cette réponse ne sembla pas satisfaire la jeune fille. Harry, se disant que de toutes manières, peu importe la façon dont il s’y était pris, Rogue avait tué Dumbledore, adressa un sourire à sa petite amie et l’entraîna dans les profondeurs du château de Poudlard.
Il était huit heures du soir, McGonagall leur avait dit de se rendre dans la salle de Défense contre les Forces du Mal pour attendre la venue des élèves de Gryffondor. Abelforth, qui semblait ne pas avoir les mêmes réticences que les parents Weasley pour rester à Poudlard, allait jusqu’à accueillir les étudiants. Cela intrigua Harry : n’y avait-il pas de nouveau directeur de Gryffondor ?
- Salut, Harry ! dit Seamus Finnigan. Tu as passé de bonnes vacances ?
- Pas vraiment, répondit Harry.
- Evidemment, dit Dean Thomas, le meilleur ami de Seamus, avec tous ces morts… Tu savais que le professeur Lupin était parmi tous ces gens qui sont morts à Pré-au-Lard ?…
Heureusement, la voix d’Abelforth fit avancer la foule d’élèves qui emporta Dean et un Seamus effaré par une telle nouvelle.
- Ca va ? demanda Ginny.
- Oui, assura Harry. Mais ce n’est pas non plus spécialement agréable qu’on me rappelle ça…
Il dévala les escaliers, main dans la main avec Ginny. Il devina aisément que Ron et Hermione devaient faire de même derrière eux quand il vit le regard courroucé que Lavande Brown jetait toutes les trente secondes vers le haut des escaliers.
Ils entrèrent dans la Grande salle avec les élèves des autres maisons. En passant devant la table des Poufsouffle, ils saluèrent Ernie Macmillan et Justin Finch-Fletchley ainsi que Hannah Abbot et Susan Bones ; Luna Lovegood leur fit de grands signes de la main auxquels ils répondirent, un peu gênés, par de petits gestes timides ; Anthony Goldstein et Terry Boot leur lancèrent des « Salut ! ». Harry aperçut Cho en grande conversation avec une Marietta toujours encagoulée après sa trahison de l’A.D.
Ils s’assirent vers le milieu de la table des Gryffondor et Harry jeta un coup d’œil celle des professeurs.
- Il n’y a toujours pas de nouveau prof, dit Neville comme s’il lisait dans ses pensées.
- Slughorn n’est pas là non plus, remarqua Harry, mais McGonagall est toujours assise.
- C’est normal, dit Hermione, Slughorn est le nouveau directeur adjoint. C’est son rôle de chercher les première année.
- Mais il n’y a toujours pas de professeur de Défense contre les Forces du Mal, dit Ron, ni de professeur de Métamorphose. Je me demande qui va être le directeur de Gryffondor.
- Moi aussi… avoua Hermione.
Menés par un Horace Slughorn aux traits allègres, les nouveaux élèves, minuscules et paniqués, entrèrent dans la Grande salle. Ils la traversèrent en observant avec incertitude les étudiants déjà assis, les enseignants, et le plafond magique qui indiquait que le ciel se couvrait, dehors : apparemment, un orage se préparait. La file des première année s’arrêta entre la table des professeurs et celles des élèves. Slughorn porta devant eux un tabouret où il déposa un vieux chapeau de cuir noir et rapiécé en d’indénombrables endroits : le Choixpeau magique. La déchirure près du bord s’ouvrit et…
Il y a près de mille ans,
J’assistais à l’avènement
D’une nouvelle amitié.
Le courage de Gryffondor,
Le travail de Poufsouffle,
La science de Serdaigle
Et l’ambition de Serpentard
Furent en moi liées.
Seulement bien vite
Les tensions arrivèrent,
Chacun voulant de suite
Enseigner son univers.
Le résultat le voilà :
Serpentard est parti.
Aujourd’hui un de ses disciples,
Après avoir tué Dumbledore
Lui aussi est parti.
Mais ne laissons pas nos préjugés vaincre,
Car tel est le désir de l’ennemi !
Unissez-vous, mes amis !
Car tel est le prix
Pour vaincre
Le Seigneur obscurci.
Il y eut un silence pesant, puis les applaudissements habituels. Seulement, cette fois, ils furent beaucoup moins bruyants, et plus proches de la politesse que de l’engouement. Le Choixpeau venait de demander deux choses qui relevaient désormais de l’impossible : le pardon aux Serpentard et l’union de toutes les maisons. Harry se disait qu’une union entre les Gryffondor, les Poufsouffle, et les Serdaigle contre les Serpentard était plus concevable et raisonnable.
Slughorn, qui semblait ne pas avoir remarqué l’ambiance refroidie laissée par l’antique chapeau, prit un long rouleau de parchemin et lut le premier nom :
- Baley, Anny !
Une toute petite fille émergea de la file des nouveaux, s’assit sur le tabouret et mit le Choixpeau qui recouvrit la quasi- totalité de sa tête. Le chapeau réfléchit quelques instants puis…
- Serpentard !
Les élèves de cette maison détestée applaudirent la nouvelle, huée par ceux des autres maisons. Décidément, se disait Harry, les évènements n’étaient pas très encourageants pour ce qui était de l’avenir de Poudlard… ou ne serait-ce que l’ambiance de la soirée. La cérémonie de la répartition se poursuivit ainsi dans le malaise. Après « Zabberman, Cedric ! » « Gryffondor ! », le directeur adjoint remmena le tabouret et le Choixpeau magique dans la petite pièce, derrière les professeurs, puis revint s’asseoir à leur table, à la gauche du professeur McGonagall, elle-même installée sur son dossier d’or. La directrice se leva et de son habituel air sévère, elle dit :
- A toutes et à tous, je vous souhaite un excellent appétit pour fêter la renaissance de Poudlard !
Des applaudissements solennels surgirent de trois des tables d’étudiants et le repas concocté par les elfes de maison tomba dans les profondeurs des estomacs affamés.
Quand les toutes dernières traces du dessert eurent disparu, le professeur McGonagall se leva et le silence se fit instantanément.
- Mes chers élèves et professeurs, dit-elle, je vous souhaite un bon retour à Poudlard. Je souhaite également la bienvenue à tous nos nouveaux élèves à qui je précise qu’il est absolument interdit de pénétrer dans la forêt. Et j’aimerais bien, d’ailleurs, que certains de nos plus anciens élèves s’en souviennent enfin, ajouta-t-elle en jetant un regard perçant vers la portion de table que Harry, Ron et Hermione occupaient. La liste de tous les objets interdits est affichée sur la porte du bureau de notre concierge, Argus Rusard.
J’aimerais maintenant en venir à un autre point. Comme vous le savez tous, Poudlard, après un dramatique incident, a perdu son plus grand directeur. Un élève et un professeur nous ont quitté pour rejoindre les rangs des mangemorts. Cet évènement vous a tous marqués, et à cause de cela, parce que la plupart de vos parents estimaient que cette école n’était plus un endroit sûr, ils ont voulu vous garder chez eux, chose que je comprends aisément. Le conseil d’administration a voté à l’unanimité la fermeture. Cependant, le ministère a décidé de forcer les parents à envoyer leurs enfants ici. A ceux qui estimeraient que c’est une décision arbitraire, je réponds que si vous n’êtes pas éduqués, si vous n’avez pas une maîtrise suffisante de vos dons magiques, jamais vous ne pourrez poursuivre la lutte après nous. Gardez bien ces éléments en tête, et je vous en prie, consacrez-vous sans relâche à votre apprentissage. Je suis consciente que ce que vous a demandé notre cher chapeau est très difficile à concevoir, alors je vous demanderai au moins, si vous ne pouvez vous entendre, de ne pas vous provoquez entre élèves de maisons différentes…
- Tu parles ! murmura Ron. Il n’y a que les Serpentard qu’on ne puisse pas sacquer ! Et il n’y a qu’eux qui vont provoquer…
- Chut ! cracha Hermione.
- …J’espère vraiment que cette année, malgré la disparition de notre regretté Dumbledore (certains Serpentard eurent des sourires ironiques qui mirent Harry dans une fureur noire), nous pourrons connaître une ambiance de travail convenable.
J’en viens maintenant aux changements dans la hiérarchie des professeurs. Comme vous l’aviez sans doute compris, en tant que directrice adjointe, je suis devenue directrice à la mort de notre ancien directeur. Le conseil d’administration a décidé de maintenir mes nouvelles fonctions.
Une salve d’applaudissements approbateurs s’éleva de la table des Gryffondor. Harry, Hermione et les Weasley furent de ceux qui maltraitèrent le plus leurs pauvres mains. Le professeur McGonagall s’autorisa un de ses rares sourires et reprit :
- Nous avons donc besoin d’un nouveau directeur adjoint : le professeur Slughorn a accepté cette charge avec plaisir.
De nouveaux applaudissements s’élevèrent dans toute la salle, et Slughorn se leva avec un sourire.
- Il continuera à se charger des cours de potions, et remplacera également le profess… il remplacera Rogue en tant que directeur des Serpentard.
Il y eut des applaudissements polis des plus jeunes élèves de Serpentard, mais rares furent ceux qui saluèrent joyeusement leur nouveau directeur de maison : il était de notoriété publique qu’Horace Slughorn n’appréciait pas beaucoup les enfants de mangemorts.
- Malheureusement, poursuivit McGonagall, je n’ai trouvé personne qui accepte le poste de professeur de Métamorphose.
Il y eut un silence inquiet, puis…
- J’ai donc le très grand plaisir de vous annoncer que je continuerai à enseigner cette matière.
Il y eut des applaudissements polis, un peu plus forts à la table des Gryffondor. Ces derniers avaient certes du respect pour leur ancienne directrice de maison, mais ils auraient sans doute préféré ne pas l’avoir sur le dos en cours.
- Je précise également pour les élèves concernés que le cours de Divination sera désormais exclusivement assuré par le professeur Firenze…
Les filles faillirent faire trembler les fenêtres tant elles étaient heureuses – et le faisaient savoir.
- …étant donné la disparition du professeur Trelawney.
Parvati et Lavande affichèrent des mines affligées.
- Il n’y aura donc qu’un seul nouvel arrivant cette année, déclara McGonagall. Il assurera le cours de Défense contre les Forces du Mal et sera le nouveau directeur des Gryffondor.
Il y eut un silence attentif.
- Je vous demande de saluer comme il se doit le professeur Dumbledore !
Fin du chapitre
J´espère que vous comprendrez de quel Dumbledore il s´agit^^.
Laissez des coms,
.
Ils passèrent ainsi la première partie du double cours à prendre des notes sur les détraqueurs, les inferi, les géants… A ce moment là, Harry s’en voulut de suivre paisiblement ses cours tandis que l’ancien professeur de soins aux créatures magiques passait ses jours et ses nuits en prison. Mais il chassa ces pensées de sa tête pendant les quarante minutes suivantes où ils révisèrent les sortilèges de défense en informulé. Les tables furent misent le long des murs et la salle devint le siège de nombreux duels. Les uns jetaient des sortilèges de désarmement et les autres devaient répondre par le charme du bouclier. Harry et Hermione se montrèrent particulièrement bons à cet exercice.
- Vous avez l’année dernière appris à jeter des sortilèges sans en prononcer la formule, dit Abelforth. Cette année, vous verrez encore deux nouvelles méthodes de lancer de sorts que seuls les mages d’élites, et donc une faible partie de la classe, sait ou sauront maîtriser. Je parle des sortilèges multiples, ou des sorts sans baguette. Qui peut me dire ce qu’est un sortilège multiple ? interrogea-t-il.
Après six longues années d’habitude, personne ne tressaillit quand Hermione leva la main comme un ressort. Mais certains tournèrent la tête quand Harry l’imita avec toutefois plus de dignité.
- J’aurais beaucoup aimé vous interroger, Miss Granger, assura courtoisement Abel, mais comme vous répondrez à la moitié des questions posées pendant vos cours, vous ne m’en voudrez pas si je donne la parole à Mr Potter.
Certains rirent, d’autres – les Serpentard – se moquèrent méchamment. Hermione baissa la main, visiblement déçue et jeta un regard hautain à ces derniers avant d’écouter poliment la réponse de Harry.
- Alors, Mr Potter ? dit Abel.
Le jeune homme, sans se soucier des Serpentard, se rappela un après-midi à Pré-au-Lard et dit d’un ton hésitant :
- Et bien… j’ai cru comprendre qu’on pouvait jeter plusieurs sorts en une seule fois. En prononçant une fois la formule… du Patronus, par exemple, il y en a plusieurs qui… sortent de la baguette. C’est ce qu’on appelle un sortilège multiple.
Il y eut de nouveaux ricanements, et même si Harry se fichait de ce que pensaient d’anciens camarades de classes de Drago Malefoy, il se disait qu’il n’avait pas été très précis, voire minablement incompréhensible dans sa description.
- Ce n’était pas très clair, mais vous avez dit l’essentiel, dit Abel. Je dois cependant vous apprendre la définition exacte, et je suis certain que Miss Granger peut nous la donner.
Avec un air de vengeance qui amusa beaucoup Ron, Hermione prit la parole.
- Un sortilège multiple est un ensemble de sortilèges de même nature tous jetés au même instant par la même personne et avec la même baguette magique, récita-t-elle.
- En effet, approuva Abelforth, cinq points pour Gryffondor. Les sortilèges multiples relèvent d’une grande puissance magique et la plupart des sorciers n’arrivent à les utiliser que pour des sortilèges courants. Je pense notamment aux sortilèges de locomotion – Mobilicorpus, Mobiliarbus, Mobilifirmus et Locomotor Barda, bien que ce soit plus rare pour le dernier qui sert pour les objets lourds. Les sorciers qui arrivent à jeter des sorts de plus haut niveau en multiples, des sorts qui demandent un certain niveau de maîtrise magique ou des maléfices, sont très rares mais existent. De tels ennemis sont terriblement dangereux dans des batailles entre groupes de sorciers, et vous devez apprendre à les connaître et à les contrer. Nous n’aurons malheureusement pas le temps de les étudier en détail aujourd’hui. Je veux pour vendredi prochain une rédaction sur la difficulté de l’exécution des sortilèges multiples, ainsi qu’une dissertation sur les sorts sans baguette. Vous devrez me résumer et m’expliquer clairement tout ce que vous pourrez trouver sur le sujet. Ceux qui ont eu du mal pendant la révision des sortilèges informulés devront aussi s’entraîner. Vous pouvez ranger vos affaires.
Pendant quelques minutes, les élèves notèrent le commencement de l’habituelle avalanche de devoirs des années d’ASPIC sur des cahiers de textes, des agenda, des plannings de devoirs ou des rouleaux de parchemins. Puis la cloche sonna et les élèves sortirent de la classe.
- Mince ! s’exclama Ron, dépité. Je ne croyais pas qu’il nous donnerait autant de devoirs !
- Moi je trouve que c’était un très bon cours, dit Hermione. En plus, il est très impartial quand il donne ou enlève des points. Il a été bien meilleur que je ne le pensais, avoua-t-elle.
- J’imagine que tant qu’un prof te donne pleins de devoirs, tu l’aimes bien, répliqua son petit ami.
- On ferait mieux de faire tout ça tout de suite, dit Hermione sans tenir compte de son petit ami. Si on a autant de devoirs que l’année dernière et qu’on veut avoir un peu de temps libre dans la semaine sans avoir le stress des devoirs, ajouta-t-elle.
- Du temps libre pour… commença Harry, mais Hermione l’interrompit.
- Je pensais à nous détendre entre amis ou… en amoureux, précisa-t-elle en rougissant, pas pour… ce que nous avons prévu de faire pendant les vacances.
- OK, acquiesça Harry, un peu déçu.
- C’est vrai, approuva Neville. On ne va pas ne penser qu’au hor…
- Chut ! cracha Hermione.
- Désolé, s’excusa Neville. Je voulais dire qu’on ne va pas penser qu’à ça alors qu’on est entouré de tous nos amis du collège. Pendant les vacances on aura plus de temps et ce sera plus propice… Et puis on ira à fond quand on sortira de Poudlard, hein ?
- Tout à fait d’accord, dit Hermione.
- Tu n’avais pas l’air de beaucoup apprécier l’idée de s’amuser au lieu de chercher il y a quelques semaines, rappela Harry.
- A ce moment-là, tu sais très bien que je n’étais pas dans mon état normal et puis justement, nous étions en vacances, répliqua sèchement Hermione.
- Et, Harry !
Ils s’arrêtèrent et virent Dean Thomas courir derrière eux.
- Salut, Dean, dit Harry.
- Salut, répondit Dean un peu froidement et tout haletant. Je voulais te demander quand auraient lieu les essais pour choisir un nouveau poursuiveur.
- Comment ? fit Harry sans comprendre.
- Katie est partie alors il faut un nouveau poursuiveur.
Il mit quelques secondes avant de se rappeler qu’il était le capitaine de l’équipe de Gryffondor.
- Oh, euh… balbutia-t-il. Et bien la semaine prochaine, comme d’habitude. Sûrement samedi. L’heure exacte sera sûrement sur le tableau d’affichage.
- D’accord, dit Dean, toujours froidement.
Et il reparti dans la direction opposée.
- On dirait qu’il ne t’a pas encore pardonné de sortir avec Ginny, dit Hermione avec perspicacité.
- Pardonner quoi ? s’offensa Ron. Ils avaient déjà rompu et de toutes façons, Harry est bien mieux que lui !
Hermione leva les yeux au ciel, Harry et Neville préférèrent ne rien dire.
- En tout cas, ajouta Ron, j’avais complètement oublié que Katie avait quitté Poudlard. Je me demande qui va la remplacer.
- Dean était remplaçant l’année dernière, rappela Harry. Je pense qu’il sera le meilleur aux essais, déclara-t-il sur un ton sombre.
Ron renifla d’un air dédaigneux tandis qu’ils arrivaient devant le portrait de la Grosse Dame.
- Paix aux défunts, dit Hermione. C’est vraiment glauque comme mot de passe, ajouta-t-elle une fois le trou franchit. Au lieu de nous remonter le moral, elle nous rappelle tout le temps que des gens meurent régulièrement. Bon, je vais chercher quelques affaires et je vous rejoins, enfin si vous voulez aussi vous avancer pour les devoirs.
Les garçons acceptèrent et quelques minutes plus tard, le quatuor entrait et s’installait dans la bibliothèque. Ils décidèrent de commencer par les sortilèges multiples. Ils écrivaient depuis une heure déjà quand Anthony Goldstein surgit à toute vitesse pour freiner devant leur table.
- Hé, Granger ! dit-il. On peut se parler ?
- Euh… hésita Hermione.
- Qu’est-ce que tu lui veux ? interrogea Ron d’un ton méfiant.
La jeune femme lui lança un regard noir qui ferma sa bouche avant de se retourner vers le Serdaigle.
- Tu es le nouveau préfet-en-chef, non ?
- Oui, répondit Anthony. Il faudrait qu’on ait une réunion le plus tôt possible avec les nouveaux préfets pour leur expliquer leur tâche. J’ai déjà dû rappeler ceux de Poufsouffle et de Serpentard à l’ordre pour qu’ils conduisent les première année dans leur salle commune. On peut discuter de ça ailleurs ?
- Si tu veux.
Hermione se leva et suivit Anthony Goldstein hors de la bibliothèque, sous le regard irrité de Ron.
- Pourquoi est-ce qu’il a besoin de lui parler seul à seul ? dit-il. C’est vrai, on dirait qu’on ne peut pas nous faire confiance.
Harry et Neville échangèrent un regard éloquent avant de reprendre leurs devoirs. Au bout d’une demi-heure, ce dernier était déjà en proie à une véritable crise de nerfs, Hermione n’étant plus là pour l’aider.
- Je n’y arriverai jamais ! se lamenta-t-il.
- Mais si, assura Harry. Moi aussi j’ai du mal, et Ron n’a pas écrit grand-chose… Mais finalement on arrive toujours à passer, alors tu peux y arriver aussi. De toutes façons, il est presque midi, on ferait mieux de reprendre ça après déjeuner.
Soulagés de faire une pause, ils déposèrent leurs affaires dans le dortoir et allèrent déjeuner. Ginny les rejoignit dans l’escalier de marbre en compagnie de Luna Lovegood.
- Salut Harry, dit cette dernière de son habituel ton rêveur.
- Salut Luna, répondit-il.
- Alors, comment c’était, cette première matinée ? demanda Ginny après avoir embrassé Harry. Pas trop de devoirs ?
- Une rédaction et une dissertation rien que pour le seul cours qu’on a eu ce matin, énuméra sombrement Ron. Je n’aurais jamais cru qu’Abel nous donnerait autant de devoirs.
- C’est à peu près la même chose pour nous, déclara Ginny. On a eu un double cours avec McGonagall, ce matin, et elle a gardé ses vieilles habitudes.
- Et on la retrouve demain, première heure, grogna Ron.
Ils entrèrent dans la Grande Salle, Luna alla rejoindre les Serdaigle tandis que Harry, Ginny, Ron et Neville s’asseyaient à la table des Gryffondor.
- Où es Hermione ? demanda Ginny.
- Là, répondit Harry en apercevant une jeune femme brune se précipiter vers eux.
- Qu’est-ce que vous faisiez ? interrogea Ron pendant que sa petite amie se servait une part généreuse de hachis Parmentier.
- A ton avis ? riposta Hermione sur un ton irrité.
- Vous aviez besoin de tout ce temps pour fixer une date ?
- Anthony est quelqu’un de très enthousiaste, avoua la jeune femme, légèrement embarrassée. Il a plein d’idées en tête. Par exemple, il veut fixer des horaires de surveillance pour chaque section du château. On aura une réunion avec les préfets demain midi. On mangera dans une salle de classe vide et on leur expliquera leur rôle.
Je suis désolé, j´ai oublier de vous dire que j´était parti en vacances, alors j´ai pas pu poster de commentaires. Je vais lire et je te donne mes coms!
Bon, enfin Poudlard est réouvert! J´ai hate e voir quelle nouveau sort tu vas inventer pour leur 7iem années. Sinon, le style d´écriture est toujours aussi bon et merveilleux.
J´aime bien ta fic, l´écriture est pas mal et il y a une intrigue. C´est netement mieux que ce qu´on trouve habituellement. si sa t´interesse de lire ma fic:
https://www.jeuxvideo.com/forums/1-34-7687325-1-0-1-0-0.htm
Et merde, elle est passée ou Hermione?
J´ai adorer encore! Mais, comment tu fais pour faire d´aussi long chapitre en une journée?
Darkdark
Je ne les fais pas du tout en une journée, tu peux me croire
. Un chapitre me prend une semaine en moyenne mais j´en ai d´avance donc je peux poster tous les jours
. Mais ce 20e chap a été achevé hier donc vous allez devoir attendre plus longtemps, maintenant
. Comme j´ai envie que vous en soyez tous au même point sur tous les sites ou je poste ma fic, je poste un chapitre complet
. A partir de là, je n´ai plus de chap d´´avance
.
Bonne lecture^^ :
20
Rappel à l’ordre
Le lendemain, ses deux meilleurs amis si disaient bonjour dans un tendre baiser prolongé et se rendaient dans la Grande Salle, en cours, en bibliothèque ou dans la salle commune main dans la main. Harry ne savait pas ce qui avait bien pu les réconcilier. Après avoir disputé une longue partie d’échecs avec Neville (ce dernier emporta la partie de justesse à la grande déception de Harry qui désespérait de pouvoir un jour jouer convenablement à ce jeu), il avait dîné, puis passé une agréable vingtaine de minutes, assis sur un fauteuil confortable de la tour de Gryffondor, Ginny installée sur ses genoux, à caresser et s’amuser avec la chevelure flamboyante de la jeune fille. Il s’était ensuite endormi pour se réveiller peu avant minuit. Il n’y avait plus personne dans la salle commune : sa petite amie s’était levée sans le réveiller. Apparemment (en tout cas, c’était ce que Neville lui avait rapporté) c’était pendant son sommeil que Ron et Hermione avaient discuté à voix basse pour ensuite partir chacun de leur côté, dans les dortoirs des filles et des garçons.
En tout cas, si le jour de la rentrée, le fait n’avait apparu qu’à ceux qui, comme Lavande Brown, se trouvaient près du couple, il n’y avait désormais plus personne pour ignorer que Ronald Weasley et Hermione Granger sortaient ensembles. Certains s’amusaient en les surnommant « les amoureux » ou « les tourtereaux », ce qui les faisaient rougir mais ne les laissaient pas mécontents d’eux-mêmes ; d’autres les qualifiaient de « traîtres à leur sang », ce qui les faisaient beaucoup moins sourire. Ces mauvaises langues appartenaient évidemment à Serpentard, qui n’aimait pas voir un sorcier de sang pur avec une fille de moldus. Bien sûr, ces couples étaient loin d’être rares, il y en avait même un certain nombre à Poudlard. Mais Harry devinait que ses amis étaient des cibles prioritaires : c’étaient un Weasley et une Sang-de-Bourbe excellente sorcière doublés d’ennemis déclarés de Lord Voldemort ; en outre, il s’agissait des deux meilleurs amis de Harry Potter… Ce dernier dut retenir à plusieurs reprises, aidé de Neville et d’Hermione, un Ron qui n’avait pas l’intention de laisser sa compagne se faire insulter sans réagir.
- Un jour je leur mettrai mon poing là où je pense, à ces petits salauds ! s’énervait Ron sans avoir pu assouvir ses pulsions meurtrières. On me prenait pour un perdant, et bien je vais leur prouver que gagner me convient beaucoup mieux !
Quand il disait cela, Harry se sentait embarrassé. Il se disait qu’il avait peut-être été un peu trop dur avec son meilleur ami. D’un autre côté, cela avait porté ses fruits et Ron avait gagné en puissance depuis qu’il lui avait mis les points sur les i. Il s’était réconcilié avec sa petite amie (ce qui était d’autant plus difficile que cette petite amie était Hermione, une personne avec laquelle il avait bien du mal à ne pas se disputer) et montrait un peu plus d’assurance qu’à l’ordinaire. En tout cas, il manifesta un peu plus de bonne volonté lorsque Hermione leur proposa une fois encore d’avancer leurs devoirs ensembles (et il aimait par-dessus tout quand « ensembles » signifiait elle et lui et non le quatuor tout entier).
Jeudi, après déjeuner, Harry redoutait étrangement le cours de potions. Slughorn était un professeur bien plus efficace que Rogue mais d’un autre côté, il pensait à l’aide que ce dernier lui avait apporté l’an dernier et cela le mettait mal à l’aise…
- Tu ne vas quand même pas recommencer !? s’offusqua Hermione quand il eut confié son malaise à ses amis. Pas maintenant que tu sais qui a inventé ses sorts ?
- Certainement pas ! dit Harry sur un ton sec et catégorique. Seulement, je l’ai laissé dans la Salle sur Demande…
- Pas de soucis, assura Hermione. On t’a acheté un nouveau livre de potions sur le Chemin de Traverse, tu n’auras plus besoin de celui du Prince… enfin de celui de Rogue.
- Mais qu’est-ce que je pourrais faire de l’autre ? demanda Harry.
- Laisse-le dans la Salle, conseilla Ron.
- Ou débarrasse-t’en ailleurs, suggéra Neville.
- Mais où ? s’exaspéra Harry.
- En tout cas je crois que tu ne devrais pas le laisser dans la Salle, intervint Hermione. Il pourrait tomber en des mains innocentes qui ne connaîtront pas la dangerosité de certains de ces sortilèges.
- Ou alors entre de mauvaises mains qui pourraient utiliser ces sorts pour faire du mal à quelqu’un, ajouta judicieusement Ron.
Harry réfléchit un petit moment puis…
- Je vais le détruire, finit-il par dire. Je vais le brûler, c’est la meilleure solution.
- Mais… il peut quand même être utile, non ? objecta Ron.
- Et surtout dangereux ! riposta Hermione. Maintenant qu’on sait quel genre d’individu y notait ses sorts, on ne peut pas penser que Sectumsempra était une exception !
- De toutes façons j’ai déjà lu et expérimenté tous les sorts que j’ai pu l’année dernière, dit Harry. Et je ne supporterai pas l’idée d’avoir encore Rogue comme professeur de potions… que ce soit par l’intermédiaire d’un livre ou non !
Ils se mirent d’accord pour récupérer le livre du Prince avant le déjeuner. Pendant que les trois autres faisaient le guet, Harry pénétra dans la Salle sur Demande après être trois fois passé devant la porte en se répétant « Je veux reprendre le livre que j’ai caché… Je veux reprendre le livre que j’ai caché… Je veux… » Apparemment, la salle fonctionnait comme il l’avait pensé, car au lieu de se retrouver face à un labyrinthe d’étagères remplies d’objets dissimulés par des élèves de Poudlard, il avait atterri dans une petite pièce au centre de laquelle était installée une table. Le livre était posé dessus. Il le prit et le dissimula hâtivement sous sa robe de sorcier avant de sortir et de repartir avec ses amis.
Harry se concentra au maximum pour préparer un antidote d’urgence au venin du Basilic. Il obtint un résultat relativement satisfaisant mais cependant insuffisant pour arracher de gros compliments de Slughorn. Cette fois, ce fut Hermione qui obtint les félicitations du professeur, et son air de suffisance semblait indiquer qu’elle pensait que ce n’était que justice. Ron, lui, n’avait pas produit quelque chose de très efficace contre n’importe quel poison. Il était même probable que ce soit un poison. Ils eurent un devoir dans lequel ils devaient énumérer et décrire les ingrédients les plus courants et les plus actifs dans la préparation des antidotes en citant leurs propriétés magiques propres.
Ils avaient beaucoup de travail ce soir là, sauf Neville qui n’avait pas de cours de potions : il n’avait pas choisi cette matière pour ses ASPIC. Ron monopolisait l’aide d’Hermione, prétendant qu’il voulait s’améliorer en potions, que sans Rogue, ce n’était plus une chose impossible. Mais Harry le soupçonnait surtout de vouloir passer plus de temps seul avec sa petite amie. Celle-ci avait parfois un sourire mais s’en tenait malgré tout à son rôle d’auxiliaire scolaire.
Le lendemain, Ron avait eu le bon sens de ne pas déranger la jeune femme dans ses traductions pour le cours d’étude des anciennes runes qui la rendaient très nerveuse et susceptible.
- Ecoute, Ron, j’ai trop de travail et je n’ai pas de temps à te consacrer ce matin, s’exaspéra Hermione. Je dois travailler et me concentrer à fond si je veux décrocher mon ASPIC dans cette matière. J’ai déjà failli la rater pour les BUSE !
- Mais je n’ai rien dit ! protesta Ron.
Et c’était parfaitement vrai. Il avait embrassé Hermione après qu’elle soit revenue de son cours et il s’apprêtait à s’éloigner et rejoindre sa partie d’échecs où il tentait vainement de faire de Harry un bon joueur.
- Oh… bredouilla Hermione, désolée…
- Non mais on dirait que je l’ai cherchée alors que j’allais juste la voir trente secondes ! dit Ron, scandalisé, en se rasseyant devant Harry. Ce n’est pas comme si je lui avais demandé de passer notre vie à nous embrasser !
- C’est le complexe lavandin, rigola Harry avant de paraître beaucoup moins fier : sa reine avait été mise KO par un pion de Ron.
Un véritable miracle se produisit à la fin du cours de potions magiques : Slughorn ne leur avait pas donné de devoirs. Toutefois, ils en auraient sûrement un certain nombre à faire pour le week-end : le tout dernier cours de la semaine était celui de défense contre les forces du Mal.
Le thème du cours fut les sortilèges multiples et sans baguette, un sujet qu’ils avaient déjà abordé en métamorphose et en Enchantements tout au long de la semaine.
- Les sortilèges multiples ne peuvent généralement pas être exécutés avec les sorts exigeant une grande puissance magique, dit Abel. On rencontre le même problème avec les sorts sans baguette ; toutefois, il est surmontable jusqu’à un certain point. La clé pour réussir un sort sans baguette, c’est la concentration. C’est plus facile pour les sorts… et bien, faciles, justement. Mais c’est aussi possible pour des sorts de plus haut niveau, à condition d’être très concentré. Mais il s’agit malgré tout d’une pratique que les sorciers utilisent surtout en cas d’urgence, ou s’ils sont pressés, car si cela devient une habitude, ils risquent fort d’être pris d’affreuses migraines et insomnies. Notez bien qu’il relève de l’impossible de jeter un sort sans baguette en prononçant la formule, car l’effort de concentration est si important qu’en parlant, vos efforts seraient réduits à néant. Non, les sorts sans baguettes reposent sur le même principe que les informulés, mais en beaucoup plus dur. Heureusement, pour certains sortilèges, ne pas dire la formule ou ne pas utiliser de baguette est impossible, comme les sorts mots de passe, ou ceux qui font apparaître un signe particulier – inutile de préciser à quel signe je pense. Les sorts sans baguette sont aussi impraticables pour les sortilèges les plus puissants – je pense notamment aux sortilèges impardonnables. Et maintenant, qui peut me dire quel est le problème posé par la magie sans baguette, qui peut m’expliquer pourquoi c’est si difficile pour un sorcier et non pour les autres espèces magiques ? Oui, Miss Granger ?
- A l’origine, contrairement aux autres êtres et créatures magiques, les sorciers n’ont pas la maîtrise de leurs pouvoirs, récita Hermione qui avait pour l’énième fois levé la main. Ceux-ci ne se manifestent que lorsque le sorcier est soumis à une émotion particulièrement forte. Les baguettes magiques ont été inventées pour canaliser les pouvoirs du sorcier afin qu’il puisse les maîtriser. Ensuite, une fois qu’il a une certaine expérience avec la baguette, il peut tenter de s’en séparer de temps en temps mais cela reste trop dur pour que ça fonctionne longtemps.
- C’est tout à fait ça, assura Abel, j’accorde dix points à Gryffondor. Au départ, les sorciers ne faisaient de la magie qu’avec leur baguette, ou d’autres objets inventés dans le même but. Mais certaines pratiques magiques, autres que les sortilèges, sont issues de la magie sans baguette. Des pratiques qui ne demandent pas leur usage, justement. Autrefois, le transplanage consistait sans doute à se jeter le sortilège de transplanage. De même, il y a les enchantements et les sorts n’appartenant pas – ou plus – à la catégorie des sortilèges, comme les nombreux enchantements qui protègent ce château, ainsi que la légilimancie, pour ceux qui savent de quoi il s’agit.
Ils prirent des notes pendant tout le cours et eurent des recherches à faire sur quelques créatures pour des révisions qu’ils feraient lors du prochain cours.
Hermione parvint à convaincre les garçons de s’avancer une nouvelle fois pour leurs devoirs ce soir-là au lieu de profiter du temps qu’offrait le week-end. Mais quand un beau soleil de fin d’été entra par les fenêtres du dortoir des garçons de septième année, Harry remercia intérieurement sa meilleure amie : il allait en profiter, du temps ! Après avoir ingurgité leurs œufs au bacon, Harry, Ron, Hermione et Neville, rejoints par Ginny, Luna et Colin Crivey, se hâtèrent de sortir dans le parc.
- Oh non, dit soudain Hermione, j’ai oublié quelque chose ! Je reviens tout de suite.
- Je peux venir avec toi ? demanda Ron.
- Si tu veux mais dépêche-toi ! dit Hermione qui courait déjà.
- Tu crois qu’ils vont vraiment chercher quelque chose où qu’ils voulaient juste rester tous les deux, Harry ? questionna Colin dont la présence laissait Harry perplexe, tandis que Ron se hâtait derrière sa petite amie.
- Tels que je les connais, répondit Ginny à la place de ce dernier, Hermione voulait sûrement vraiment chercher un livre ou des chapeaux à tricoter et soit ils vont revenir, soit ils vont se disputer, soit ils vont trouver un endroit tranquille…
Tout le monde éclata de rire.
- Ronald a fait des progrès en matière de compréhension et de galanterie, depuis l’année dernière, dit Luna de son air distrait. Avant, il pouvait être très méchant, mais il a l’air de s’être amélioré, vu qu’Hermione accepte de sortir avec lui.
- Et moi, je me suis amélioré ? demanda Colin, comme avec espoir.
- Toi ? s’étonna Ginny. Tu n’as jamais été méchant ! Enfin pour ce que j’en sais, pouffa-t-elle en rejetant sa chevelure rousse en arrière avec grâce, ce qui ne laissa pas Harry indifférent.
Luna eut un étrange tressaillement de sourire.
- Qu’est-ce qu’il y a, Pansy ? entendit-il en reconnaissant la voix de Zabini. Serais-tu trop sensible ?
- Je… Je ne suis pas habituée à voir ça, c’est tout, répondit faiblement Parkinson. Et tout ça me fait peur. C’est normal, non ? Drago aussi avait peur !
- C’est vrai, admit Nott. Et pourtant il est devenu un mangemort efficace… Enfin, hormis la fois où il a laissé partir les jumeaux Weasley, rectifia-t-il. Maintenant, ils ont rouvert leur stupide magasin… Mais je vais t’aider, Pansy, ricana Nott ; je vais te montrer l’exemple. Endoloris !
Nott ne fit pas de mystère quand à la personne visée. La douleur de Harry s’intensifia au point qu’il avait l’impression que tous ses nerfs étaient en feux. Il se tordit sur le sol en poussant des hurlements assourdissants.
Nott n’avait aucune réticence dans ce qu’il faisait… Il n’avait rien de la peur de Malefoy, Harry le sentait très bien… C’était un vrai Doloris qu’on lui soumettait. Et cela dura… dura… Cela ne s’arrêtait plus, cela continuait ; une longue minute s’était déjà écoulée, une minute insupportable…
Et soudain, tout s’arrêta. Enfin pas tout, il y avait toujours les blessures infligées par Crabbe et Goyle. Des bruits secs et violents avaient alerté Nott. Harry se trouvait désormais sur le dos, haletant et tremblant, et il pouvait voir Crabbe, Goyle, et Millicent Bulstrode qui retenaient la porte. Visiblement, quelqu’un avait un besoin urgent d’entrer et frappait de toutes ses forces contre le panneau.
- REDUCTO !! ! rugit quelqu’un.
La porte vola en éclat, projetant les trois imposantes carrures sur le sol. Deux éclairs de stupéfixion frappèrent immédiatement Nott et Zabini de plein fouet et ils s’affalèrent l’un sur l’autre. Ron et Hermione se tenaient tous deux dans l’encadrement, baguettes brandies. Sans avoir eu le temps de réagir, Pansy Parkinson se retrouva sous un maléfice du saucisson informulé de Ron. Mais Crabbe, Goyle et Bulstrode bondirent et le plaquèrent au sol. Heureusement, Hermione avait eu la bonne idée de rentrer dans la pièce et d’enjamber les gros bras.
- Impedimenta ! lança-t-elle.
Il y eut une lumière puis Ron parvint à se dégager et il s’empressa de se placer à côté de sa sauveuse. Ils jetèrent le maléfice du saucisson à toute la bande des Serpentard (même ceux qui étaient stupéfixés, au cas où ils se réveilleraient, chose rare mais pas impossible). Paniqué, Ron se pencha ensuite sur Ginny, et Hermione s’occupa de Harry.
- Episkey, murmura-t-elle.
Harry sentit les blessures de son visage se refermer, bien qu’il eût toujours très mal. Quant à ses côtes, elles restèrent fracturées. Il se releva tant bien que mal, le bras passé autour des épaules d’Hermione qui le soutenait.
- Ca va, Ginny ? demanda Ron avec inquiétude.
- Oui, ça peut aller, répondit-t-elle, encore plus pâle que Ron.
- Qu’est-ce qui s’est passé ? interrogea Hermione.
- On vous racontera tout plus tard, ou sur le chemin de l’infirmerie, répondit faiblement Harry.
- D’accord.
Ils descendirent donc péniblement les quatre étages qui les séparaient de l’infirmerie de Poudlard et Harry leur raconta toute l’histoire.
- Ils préparaient quelque chose, c’est sûr, dit Harry.
Il avait achevé son récit et ils venaient d’atteindre le quatrième étage. Harry était toujours soutenu par Hermione et Ron tenait fermement l’épaule gauche de Ginny, qui n’avait plus dit un seul mot. Elle était pâle et semblait terrifiée.
- Nott voulait que ça reste secret, expliqua Harry. Ce n’est pas par hasard qu’il avait réuni toute une bande pour aller dans la Salle sur Demande. La première réaction qu’il a eue…
Il avait tu un détail.
- … c’est de jeter un sortilège d’amnésie.
Il y eut un bref silence anxieux puis…
- Mais j’ai utilisé le charme du Bouclier. Je ne pensais pas que ça avait marché mais apparemment, tu te souviens de nous, Ginny ?
Cette dernière confirma d’un signe de tête, mais son silence obstiné inquiéta beaucoup Harry.
Ils parvinrent à l’infirmerie où Mrs Pomfresh les accueillit de mauvaise humeur.
- Qu’est-ce que vous êtes encore allé faire, Potter ? demanda-t-elle. Une bagarre, c’est ça ?
- On peut dire ça comme ça, dit Harry, le souffle court.
Hermione l’aida à s’installer sur un lit.
- Où avez-vous mal ?
- Aux ventre… répondit Harry, ou à l’estomac, plutôt. Je crois que j’ai des côtes cassées.
- Je vois. Allongez-vous. Doucement… voilà. Et maintenant, ne bougez plus. Souddoss, prononça-t-elle en pointant sa baguette sur la cage thoracique de Harry.
Ce dernier sentit aussitôt ses os reprendre leur place habituelle et se recoller et la douleur disparut lentement.
- Je pense qu’on peut aussi peaufiner ça, ajouta Mrs Pomfresh en montrant le visage de Harry. Episkey.
La douleur de son visage s’en alla également mais il se sentait encore faible.
- Il faut aller voir McGonagall, déclara alors Hermione.
- Vous voulez déranger la directrice pour une bagarre ? questionna Mrs Pomfresh, choquée.
- Vous ne connaissez pas toute l’histoire, dit Harry. On a été attaqués…
- Très bien, dit l’infirmière, douteuse, mais vous avez besoin de vous reposer, pour l’instant.
- Alors je vais y aller, dit Hermione.
Elle se hâta de sortir de l’infirmerie. Il y eut un silence pesant.
- Et Miss Weasley, qu’avez-vous ? finit par demander Mrs Pomfresh, qui avait également remarqué le teint de Ginny.
- Euh… rien, répondit la jeune fille.
- Vous êtes bien sûre ?
- Oui.
- Très bien.
L’infirmière repartit dans son bureau. Ron se retourna brusquement et regarda Ginny et Harry à tour de rôle.
- Qu’est-ce que vous faisiez là-bas, tous les deux ? interrogea-t-il, les sourcils froncés. Pourquoi la Salle était… comme ça ?
Harry avait redouté cette question, surtout de la part de Ron.
- Ecoute, dit-il, ne t’imagine pas des choses, d’accord ? Ginny et moi, on cherchait juste un coin tranquille pour… Enfin, tu vois ce que je veux dire. Je me suis dit que la Salle sur Demande était idéale pour ça, alors on y est allé et… disons que la salle a un peu exagéré la notion d’intimité et la nature de nos besoins. On a voulu sortir et on est tombés sur Nott et les autres. La suite tu la connais.
Il y eut un silence, le soulagement commençait à se lire sur le visage de Ronald Weasley. Mais il fut interrompu par des reniflements. C’est alors que Harry remarqua que Ginny pleurait.
- Qu’est-ce qu’il y a ? s’inquiéta-t-il.
Ginny ne répondit rien, elle se contenta de sangloter.
- Qu’est-ce qui se passe, Ginny ? chuchota Ron.
Elle resta silencieuse encore quelques secondes puis…
- Ron, je… j’avais l’esprit embrouillé quand tu m’as réveillée tout à l’heure, gémit-elle. Je… Je croyais me souvenir que j’avais été attaquée. Mais quand on est descendus… quand vous avez parlé, j’ai compris… j’ai compris qui c’était.
- De qui tu parles ? s’étonna Harry.
Ginny se retourna vers son petit ami et elle le dévisagea comme si elle le voyait pour la première fois.
- Je me souviens que j’aime quelqu’un, que je l’aime vraiment très fort, de tout mon cœur, mais… je ne sais pas qui. Je… Je n’ai aucun souvenir de toi ! cria-t-elle.
Elle cacha alors son visage dans ses mains.
Harry se tassa sur son lit. Non, c’était impossible… Mais si. Il le voyait à son regard. Il voyait qu’elle ne le reconnaissait pas. Une immense tristesse s’exprimait dans son regard. Finalement, c’était arrivé…
On lui avait enlevé Ginny Weasley.
Voilà, le chap est fini et je n´en ai plus d´avance^^.
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NOON! Plus de chapitre d´avance! On va tous mourire! Bon, le j´exagère un peu beaucoup
. C´était vraiment bien, j´espère que Ginny sera soignée un jour ou l´autre.
Continu comme ça! ![]()
C´est plate, plus de suite tout les jour. On va devoir être patient!
J´ai encore adorer par contre! Alors, vivement la suite!