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Liste des sujets

La destinée du Prince Noir

chaoz
chaoz
Niveau 10
12 avril 2006 à 16:40:42

bon pour le moment ça ne me plais que moyennement mais bon ce n´est que le début (même si pour la cathédrale et le siège j´avais direct accroché) :p)

par contre là tu m´as tué en disant qu´on ne verrait pas Tektus et surtout Adrien, juste au moment où il était bien baleze, c´est cruel :snif: :o))

bon sinon vivement la suite :)

chris12
chris12
Niveau 9
12 avril 2006 à 21:07:43

tu pourrais pas le caser discretement dans un bar, derrière un gnome ? juste pour le fun, ou au moins un clin d´oeil pour le varak !

Les démarrages ont tjrs été un peu lent et pas trop accrochant. Pour une fois qu´y a direct de l´action tu te plains chaoz ? :lol:

chaoz
chaoz
Niveau 10
12 avril 2006 à 22:13:42

euh bah sérieu j´avais largement préféré la petite touche d´humour au début de la cathédrale qui meetait tout en place suivit d´un alexandre muri, dans le siège l´attaque contre le roi, le combat de namaric ... ça c´était de l´action un bon combat etc ... :p)

par contre là je suis désolé, mais namaric et draxior (si je ne me trompe pas) bof bof même si leur dialogue était un peu marrant, les deux se lachent tout ce qu´ils ont à dirent :p) mais j´ai pas accroché du tout pour la première apparition d´alexandre dans cet partie, désolé, malgré son côté ténébreux qui ressortait :coeur: :o))

enfin bref je m´attendais à mieux, beaucoup mieux même, mais ce n´est que mon avis après tout, il vaut ce qu´il vaut :)

chris12
chris12
Niveau 9
13 avril 2006 à 16:39:34

bon pour mieux juger, t´envoie la suite maestro ?

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
13 avril 2006 à 20:35:17

Ouais, trop court, et je trouve l´explication de la survie de Namâric bancale, ou sinon les Bracelets sont pas si puissants, mais comme je suppose qu´Alexandre va s´en servir et tuer plein de monde avec... :sarcastic:

Mouais. La suite, faudrait r´monter l´niveau là. :-) Je préfèrais les Bracelets en toute honnêteté, et j´espère bien me tromper. :ok:

KaiM
KaiM
Niveau 11
13 avril 2006 à 20:43:31

T´oublies que Molloch l´avait maintenu en vie et que par conséquent même s´il le lâchait il l´avait un peu soigné, que l´armure de karalite avait absorbé une partie de l´attaque, et que de toute façon Namâric est quasi invincible.

Sinon ouais, je sais que ce chapitre n´est pas terrible, l´introduction de cette fic est assez longue et peu intéressante, mais bon je pense que la suite relève le niveau.

Quant aux Bracelets, j´ai bien entendu trouvé le moyen de pallier au fait qu´ils servaient de joker.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
13 avril 2006 à 20:47:45

Certes, Molloch l´a maintenu en vie. Mais comme tu le dis, de toute façon Namâric est quasiment invincible, et je suppose que s´il meurt un jour ce sera dans plusieurs centaines de pages (autrement dit, dans la vraie Guerre du Tigre). C´est ça le problème. C´est que dans cette fic, on sait très souvent au premier coup d´oeil d´un combat qui va gagner, rien qu´en analysant qui affronte qui. Du coup, le suspense que t´arrives pourtant bien à recréer dans les combats (voir ceux de l´arène (oui je sais ça remonte)) perd de sa substance. La seule surprise (et malheureuse), c´était la mort de Dario...ça fait peu, nan? :-d

Donc, j´aimerais bien être surpris dans c´te fiction. :-)

KaiM
KaiM
Niveau 11
13 avril 2006 à 20:51:37

Euh ? Les combats de l´arène ? De quoi tu parles ? Je crois pas avoir écrit ça... Enfin si j´ai écrit une scène dans une arène pour cette fic, mais je ne l´ai pas encore publiée.

Pour être surpris par l´issue d´un combat, faudra attendre un peu. Voire beaucoup. Mais ça viendra dans cette fic, enfin j´espère. (Je ne peux pas savoir à l´avance comment tu vas imaginer le dénouement des duels.)

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
13 avril 2006 à 20:58:51

Je parlais des duels qu´on a fait sur le forum. :-) Comme Namâric vs MadMenrik (perso de chris). :ok: Il a la mémoire courte le KaiM! :rire2:

:o))

KaiM
KaiM
Niveau 11
13 avril 2006 à 21:01:14

J´avais oublié ce pic´. Mais je crois que chris avait Bob le butor, et que Mad Menrik appartenait à un certain Fcgame.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
13 avril 2006 à 21:02:21

Euh ouais pâs faux, j´aurais mieux fait de me taire finalement sur la mémoire. :o))

chris12
chris12
Niveau 9
13 avril 2006 à 21:47:46

Et ouais, c´etait moi le bob, le bon temps. J´ai hésité à le reupper pour les nouveaux. Puis je me suis dit que personne y postait plus deja avant.

Sinon, je sais pas, moi j´aime bien ce début calme qui cache pas mal d´action. Je le trouve moins "ennuyant" que le siege. A suivre

KaiM
KaiM
Niveau 11
14 avril 2006 à 21:58:01

Avis mitigés sur le début donc... Bon, au moins chris tu apprécies.

Remarque, je me doutais bien que plus j´avancerais, plus vous deviendriez exigeants.

La suite demain.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
14 avril 2006 à 23:24:05

Il est vrai qu´avec la qualité du Siège -qui reste mon épisode préféré, et je pense que c´est définitif vu comme ça s´annonce, mais on n´est qu´au début alors bon^^-, forcément on est devenu exigeants^^.

KaiM
KaiM
Niveau 11
15 avril 2006 à 09:26:37

Bon, alors voilà un long chapitre qui devrait continuer à mettre les choses en place (je sais, l´intro est très longue), avec en prime un peu de baston.

Evan était déterminé à ne plus y penser.
Les deux assassins avaient croisé sa vie pour quelques minutes, c’était tout. Il ne les reverrait jamais. Il ne devait plus s’en soucier.
Finalement, tout ça était normal. Arlas leur avait dérobé un objet auquel ils tenaient, et ils l’avaient tué pour se venger. Point final. Rien à ajouter.
Et pourtant, Evan ne parvenait pas à oublier la terreur qui l’avait saisi durant toute la scène? Jamais, dans sa courte vie, il n’avait eu aussi peur. Comme s’il ne s’était pas trouvé face à des humains, mais à des démons.
Après leur départ, il était resté plusieurs minutes dans l’impasse, incapable de faire un seul geste. Finalement, Jelius avait rouvert la porte dérobée et lui avait demandé de rentrer. Hagard, le garçon lui avait obéi. Bien que secoué, le marchand s’était efforcé de ne pas accorder d’importance à l’incident. Le cadavre d’Arlas finirait bien par être découvert par la garde. En attendant de devoir fournir des explications, Jelius avait repris ses tractations avec Evan, qui lui avait finalement cédé ses Salanites pour trente-cinq couronnes. Le garçon avait empoché ses petites pièces de bronze et regagné sa maison pour se changer.
Evan habitait dans une petite chaumière en bordure de la ville, au pied de la colline ouest. Une demeure confortable, à défaut d’autre chose, dont il avait hérité à la mort de ses parents. L’ameublement sommaire comprenait un lit, une table et une chaise. De décoration, il n’y en avait pas. Evan avait tout vendu.
A la nuit tombée, quand des bruits animés commencèrent à monter du centre-ville, Evan se changea et, quelques couronnes en poche, quitta sa maison pour se diriger vers le cœur de la cité. Non seulement il avait coutume de se détendre un peu en rentrant d’une expédition, mais en outre il avait vraiment besoin d’un verre pour se changer les idées.
En chemin, il repensa pourtant aux événements de l’après-midi. Pourquoi diable personne n’était-il intervenu ? D’accord, la ville était un peu engourdie à cette heure, mais quand même... Quelqu’un aurait bien dû passer par là et essayer d’empêcher le chevalier d’abattre Arlas ! Pourquoi donc n’y avait-il eu aucun témoin ?
D’un autre côté, Evan n’avait pas à redouter qu’on le sache mêlé à cette affaire. Jelius saurait tenir sa langue...
En traversant la ville, il croisa plusieurs badauds déjà ivres, quelques marchands opportunistes, et une poignée de gardes auxquels il jeta des coups d’œil inquiet, craignant qu’on l’accuse du meurtre d’Arlas. Enfin, il atteignit sa taverne favorite.
« La Chope Noire », une grande bâtisse de pierre, était le repaire attitré des prospecteurs, mercenaires, chasseurs, convoyeurs, et autres aventuriers du même genre, à la moralité douteuse mais aux activités parfaitement légales. En tout cas, le patron se donnait beaucoup de mal pour attirer cette clientèle. La grande salle, située au rez-de-chaussée du bâtiment, offrait une multitude de tables en pin encadrées de chaises au confort acceptables, ainsi que des alcôves plus ou moins à l’abri des oreilles indiscrètes et des serveuses aux uniformes aussi allégés que la milice locale l’autorisait. Au fond de la pièce, un escalier donnait accès à une salle souterraine réservée aux clients d’importance. Evan n’y avait pas accès.
Il s’installa donc sous les poutres incurvées de la grande salle après s’être fait reconnaître des deux vigiles qui gardaient l’entrée. C’étaient des hommes solides aux vêtements austères, armés de lourds bâtons, chargé de couper court à tout début de bagarre. Fonction que, en pratique, ils remplissaient rarement, soucieux d’éviter les ennuis.
Evan se dirigea vers le mur du fond, à l’écart de la trentaine d’hommes qui occupait la pièce, buvant, riant et jouant. Il s’assit à une petite table usée par le temps, que laissait un peu dans l’ombre la lumière des torches fixées aux murs. Il commanda « quelque chose de fort » et paya sa consommation sans vraiment regarder la jeune femme aguichante qui la lui apporta.
Evan n’avait pas vraiment d’ami. Les garçons de son âge le tenaient pour un fou qui risquait sans hésiter sa vie dans les Terres Mortes, quant aux autres prospecteurs, ils le trouvaient trop jeune. Il avait fini par s’y habituer, vivant seul, en périphérie, sans rien demander à personne.
Au cœur de la salle, les conversations allaient bon train sur le commerce, la chasse, les richesses de la région, les charmes des filles, et la guerre. Concernant ce dernier sujet, un mercenaire récemment revenu du Sud relatait les derniers événements survenus dans la province de Métaca, région fertile et propice à la culture de l’orge.
- L’empereur ne prend pas cette menace au sérieux, déclarait-il. Il se montre trop indulgent avec Ethiol. Pourtant, ce n’est pas qu’une simple campagne. Nos ennemis veulent envahir et annexer Métaca ! Et au lieu de riposter, l’empereur se contente d’espérer que les Ethioliens ne pousseront pas plus loin.
- Mais la tâche de défendre la région revient au comte Hankar, non ? demanda son voisin.
- Oui, mais il est débordé ! Et les renforts que lui a envoyé l’empereur ne lui permettront pas de tenir très longtemps ! C’est pour ça que j’ai quitté son armée.
Un homme en habits de chasse prit alors la parole.
- C’est pourtant le général Uther qui commande cette armée de soutien, si je ne me trompe pas ?
Une expression rêveuse passa sur le visage du mercenaire.
- Oui, en effet. Celui-là, c’est quelqu’un. Un brillant tacticien, un gestionnaire exceptionnel et un sacré combattant ! Mais le problème, c’est que le comte Hankar ne lui fait pas confiance. Il pense que l’empereur veut l’évincer et reprendre de l’influence dans la région.
- En fait, résuma quelqu’un d’autre, nous sommes plus puissants qu’Ethiol, mais nos souverains manquent de cohésion, et l’ennemi en profite.
- Il n’y a pas que ça, reprit le mercenaire sur le ton de la confidence. Une horde d’Orks est descendue de l’Echine du Dragon. Parmi eux se trouvent ceux qui ont pillé Alméra, le royaume des Elfes. A ceux-là s’ajoutent une nouvelle génération qui a atteint l’âge adulte pendant l’été. En tout, ils sont bien dix mille, et ils pillent la province de Métaca en évitant soigneusement de rencontrer nos armées ou celles de nos ennemis.
Les hommes autour de lui frissonnèrent. Aucun ne se réjouissait de savoir que des monstres sanguinaires comme les Orks arpentaient leur pays, même à trois mille kilomètres au sud.
- En fait, conclut le mercenaire, c’est surtout une guerre de mouvements. On bouge beaucoup, on se bat peu. Et quand on se bat, ce sont des escarmouches et pas de vraies batailles. D’ailleurs...
Un bruit violent du côté de l’entrée lui coupa la parole. Les conversations moururent, et tous les regards se posèrent sur la porte.
Presque en volant, les deux vigiles passèrent à travers l’ouverture et s’écroulèrent sur le sol où ils demeurèrent étendus, sans connaissance. Au même instant, deux silhouettes se découpèrent dans les ombres du dehors.
Le cœur d’Evan se figea.
Calmement, sans montrer d’inquiétude, le garçon vêtu de noir et le chevalier à la cape blanche pénétrèrent dans la taverne. Ils jetèrent un bref coup d’œil aux corps inanimés des vigiles, puis se tournèrent vers les clients.
Le patron de l’établissement quitta son comptoir et avança vers eux. Son pas ralentit pourtant à mesure qu’il approchait, et il finit par s’arrêter avant d’avoir parcouru la moitié de la distance. Quelques murmures parcoururent les tablées, vite étouffés.
Un silence absolu s’établit dans la salle.
Le garçon en noir balayait les clients de son regard aussi froid que la glace, comme pour les défier de se dresser face à lui. Ses bras détendus, immobiles, paraissaient prêts à tirer le glaive qu’il portait à dans le dos. Après une bonne minute d’un silence étouffant, il parla d’une voix posée.
- Vous m’excuserez pour les coups que j’ai dû infliger à ces deux hommes. Je ne voulais pas qu’ils me gênent. Rassurez-vous, ils s’en remettront.
Ses yeux marron se posèrent sur le tavernier, un gros homme au teint rougeaud.
- Apporte-moi un verre d’eau.
En temps normal, on se serait moqué d’un homme qui évitait l’alcool. Aujourd’hui, non. Même les clients les plus hardis et les plus enivrés sentaient que la moindre provocation pourrait avoir de fâcheuses conséquences sur leur espérance de vie. Les serveuses s’étant habilement esquivées, le patron dut aller remplir lui-même le gobelet commandé. Il le porta au garçon qui le remercia d’un signe de tête, but une gorgée et reprit la parole.
- Permettez-moi de me présenter. Je me nomme Alexandre, Prince de Dümra.
Cette déclaration agit comme un coup de fouet sur tous les hommes attablés. Certains sursautèrent, d’autres devinrent livides, quelques-uns se durcirent et portèrent leurs mains à leurs armes. Evan, pour sa part, se recroquevilla sur sa chaise.
Il connaissait bien l’histoire du Prince Alexandre. L’année passée, le roi Itraïr, seigneur du pays elfique d’Alméra, avait entamé une campagne contre le royaume de Dümra et son souverain, Alexandre VII. On avait appris par la suite qu’Itraïr, jugeant la race elfique supérieure à toutes les autres, avait décidé d’éradiquer l’humanité toute entière. A l’époque cependant, personne n’y avait cru, et les Dümréens avaient dû affronter seuls les forces d’invasion. L’empereur d’Affoth, pour sa part, s’était totalement désintéressé de ce qui pouvait se produire à l’ouest de son territoire.
Le roi Alexandre avait été victime d’un attentat qui l’avait laissé entre la vie et la mort, incapable de gouverner. Son fils avait alors pris la relève, défendant la ville de Dümrist, capitale du royaume, jusqu’au départ des Elfes. Ceux-ci, en effet, avaient appris que les Orks de l’Echine du Dragon avaient profité de leur absence pour aller piller leur pays. Furieux, Itraïr s’en était retourné chez lui.
Malgré les mesures très dures qu’il avait prises, le Prince Alexandre était très apprécié par le peuple, et considéré comme le sauveur de la capitale. Son père sur le point de mourir, le Prince se préparait à devenir le prochain roi.
C’est alors que tout avait basculé. Alexandre VII s’était remis et avait accusé son fils de trahison. On avait appris à cette occasion que c’était le Prince lui-même qui avait organisé l’attentat contre son père, afin de prendre le pouvoir. Le roi n’avait aucune preuve de ce complot, en revanche il disposait du témoignage de dizaines de gardes qui avaient surpris le Prince dans les appartements royaux, sur le point d’achever son père avec sa propre épée, au terme d’un duel acharné.
Conséquence logique de l’affaire, le roi avait ordonné la pendaison de son fils. Mais le Prince n’avait pas dit son dernier mot. Une escouade bien organisée s’était chargée de le faire évader, au nez et à la barbe de toute l’armée royale. Le Prince avait disparu dans la nature. L’anecdote restait gravée dans les mémoires, et prêtait souvent à rire.
Moins amusante, la présence d’Alexandre dans cette taverne laissait présager des événements au mieux mystérieux, au pire sanglants et dévastateurs.
Lorsque tout le monde fut parvenu à cette conclusion, le Prince désigna son compagnon.
- Voici le commandant Karen, qui me seconde dans ma mission.
Le chevalier saisit son heaume d’acier, déboucla ses fixations et le souleva avec précaution.
Sous la surprise, Evan faillit tomber de sa chaise.
Devant lui resplendissait la plus belle femme qu’il ait jamais vue. Les traits gracieux, le teint de lait, les lèvres sensuelles, elle avait le charme d’une déesse. Ses cheveux dorés, drus et soyeux, cascadaient en boucles épaisses sur les épaulettes de son armure. En apercevant ses grands yeux verts en amande et ses longues oreilles pointues, Evan comprit.
Karen était une Elfe.
Si l’on évitait de tenir compte des récents égarements de son roi Itraïr, ce peuple passait pour le plus raffiné au monde. Ses membres cultivaient une passion pour les arts, la musique et la poésie, qui s’accompagnait d’un talent incomparable pour le combat et d’une fascinante beauté. Rares, très rares étaient ceux qui s’aventuraient dans les domaines des hommes - enfin, c’est ce qu’on avait prétendu quelques siècles auparavant, avant que les Elfes ne commencent à s’intéresser à ce qui se passait hors de leurs frontières. Il devenait fréquent, désormais, d’en croiser dans les rues des grandes cités, rencontre troublante qui restait gravée dans la mémoire jusqu’à la fin de la journée.
Emerveillé, Evan, comme tous les autres clients de la taverne, contempla la guerrière. Elle déposa son casque sur une table avec une délicatesse envoûtante, bien consciente de l’effet qu’elle produisait dans la salle, puis se redressa et posa sur chacun un regard doux et pénétrant.
Le Prince Alexandre brisa la béatitude ambiante en s’éclaircissant la gorge.
- Messieurs, j’imagine très bien que vous pourriez passer des journées entières à admirer mon équipière, cependant je n’ai pas de temps à perdre. Je suis ici pour...
- Mourir !
L’homme qui venait d’intervenir, un grand gaillard aux cheveux bruns nattés, bondit de sa chaise et se campa devant le Prince. Son épée, jaillissant de son fourreau comme un serpent d’entre les pierres, se pointa droit sur Alexandre.
- Ton père offre une prime colossale pour ta mort, fils de chien ! Aussi vrai que je m’appelle Erkhan Strad, c’est moi qui la remporterai !
- Quand vous irez la lui réclamer, répondit le Prince, j’espère que vous omettrez de lui répéter cette insulte. Il se pourrait qu’il n’apprécie pas...
Erkhan mit plusieurs secondes à comprendre. Puis son épée se tendit un peu plus vers la gorge d’Alexandre.
- Rends-toi, ou prépare-toi à mourir.
Ni Alexandre ni Karen n’esquissèrent le moindre mouvement. Un sourire amusé flottait sur leurs lèvres, et quand le Prince répondit à son agresseur, ce fut avec une légère nuance d’ironie.
- La prime est sur ma mort, Erkhan Strad, pas sur ma capture. Et je ne t’empêche pas d’essayer de me tuer. Simplement, si tu veux y parvenir, je te conseillerais de ne pas rester si loin de moi.
Tout le monde prit alors conscience que six bons mètres séparaient le chasseur de primes et son gibier, et qu’Erkhan n’avait visiblement aucune intention de faire un pas de plus. Quelques ricanements s’élevèrent.
- J’en venais donc au but de ma visite ce soir, poursuivit Alexandre sans prêter plus d’attention à la lame d’Erkhan. Si mes informations sont correctes, les meilleurs prospecteurs de la région se réunissent ici. Or il se trouve que j’ai besoin d’un guide. Un guide qui connaisse assez les Terres Mortes pour me conduire à la vallée de Sigornis.

chris12
chris12
Niveau 9
15 avril 2006 à 11:51:22

"qu’il portait à dans le dos" manque un mot ?

pourquoi la garde noire ? Il avait dit qu´il l´appelerait les 88 cinglés : "Les quatre-vingts huit cinglés, ce n’était pas si mal comme nom en fait. Alexandre décida d’appeler ainsi sa future garde personnelle et reporta son attention sur la bataille." Ils sont plus 88 ?

Le prince tjrs aussi charmant, mais je me rappelle plus pk Karen avait décidé de se battre contre sa propre race.

KaiM
KaiM
Niveau 11
15 avril 2006 à 13:09:55

Ben, il en a pas trouvé 88, donc il a changé le nom.

Quant à Karen, je comprends pas ta remarque. En quoi se bat-elle contre sa propre race ?

chris12
chris12
Niveau 9
15 avril 2006 à 13:24:52

mdr pour les 88

Ma memoire doit me faire défaut mais elle l´aide pas contre les elfes dans le siege ? Ah si y avait une explication. Pas grave dsl

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
15 avril 2006 à 13:32:11

Excellent, quelques fautes d´inattention "ce qu’on ne peu vous reprocher" à la fin notamment). Vivement qu´il crève ce Prince...quoiqu´il ne soit plus considéré comme Prince, si? Ah oui, le coup du verre rattrapé en plein vol c´est un peu caricatural, et si tu veux mon avis (non? mais euh^^) pas vraiment crédible, mais pas grave.

chris==>Karen est une Elfe, certes, mais avant tout une membre des Chevaliers Blancs (désolé, je crois qu´le nom c´est Vzad´ôru´bausns, mais voilà quoi c´est un nom à la con^^), elle n´a jamais connu sa famille d´après mes souvenirs, donc c´est en tant que membre des Chevaliers qu´elle aide Alexandre, et non en tant que membre de la nation Elfe. :-)

Docteur_Chakall
Docteur_Chakall
Niveau 8
15 avril 2006 à 13:46:27

Je confirme, sauf que c´est les Vzad´orû´bausns (accent sur le u).

A part ça, c´est du bon. J´imagine qu´Alexandre est toujours appelé "le Prince" parce que c´est le seul synonyme possible (enfin si, y a "garçon", mais c´est moyen).

Finalement Alexandre évolue à chaque épisode.
Dans les Bracelets, il est noble, droit et généreux, courageux et juste.
Dans la Cathédrale, il est tout aussi attachant, mais plus mûr, plus égoïste, et s´embarrasse moins de scrupules.
Dans le Siège, il est encore plus froid, impitoyable, ambitieux et presque dénué de morale.
Dans la Destinée, il est devenu un véritable méchant.

On se demande ce que sera la suite... Son retour vers la lumière, comme dans Star Wars ?

A part ça, c´est pour quand les batailles démesurées ?

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