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Liste des sujets

La destinée du Prince Noir

chris12
chris12
Niveau 9
31 mai 2006 à 16:55:18

Alkion a eut une dette envers Molloch, non ?

C´est fou le nombre de traitre chez les paladins noirs, mdr

Allez avec des chaps de cette taille mets en tout les jours :-)))

Sunshadow
Sunshadow
Niveau 7
31 mai 2006 à 16:55:55

Quelques petits trucs:
dans le premier chapitre, Evan est vraiment un boulet pur et dure. Trop d´ailleurs. A part si sa relation avec Karen est vraiment importante par la suite, je connais pas grand monde qui serait prêt à corrompre un gamin de 16 ans comme ça. Et puis c´était vraiment pas obligé.
dans le second, je trouve que Haydarn et Alkion devrait plus se connaître que ça, genre ils parlaient de temps en temps et Alkion était le modèle du futur empereur.
le troisième est bien, mais "l´approche" d´Alexandre est pas génial.

KaiM
KaiM
Niveau 11
31 mai 2006 à 17:15:49

Un chap de cette taille, c´est déjà 5 pages Word, et ma moyenne hebdomadaire est de 14 pages les bonnes semaines. Donc je peux difficilement en mettre un par jour, quoique... J´ai de l´avance.

Ensuite, chris, je crois que tu voulais parler d´Haydarn.

Sun :d) Qu´est-ce que tu entends par "l´approche d´Alexandre est pas géniale" ?

Sunshadow
Sunshadow
Niveau 7
31 mai 2006 à 17:21:04

Je veux dire la façon dont il aborde Varlian. C´est comme se balader en sifflotant pour faire style qu´on a rien fait.

Zlink
Zlink
Niveau 9
31 mai 2006 à 23:39:13

Kaim juste une question vu que je suis en train de lire le siège de Dumrist, la version que tu m´a envoyé t´avais déjà tenu compte des remarques qu´on t´avait faites ou pas ?
Juste pour savoir si ya besoin que je te fasse remarquer les trucs que je vois :p) j´ai commencé mais bon ya pas grand chose à redire donc pour savoir si ya besoin de continuer ou pas.

je sais je suis pas très claire et je m´embrouille mais apres tout, chacun ses défauts.

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
01 juin 2006 à 00:22:08

Bonnes suites. Le scénario avance et alors que la monotonie s´installait (Alexandre toujours dans les Terres Mortes - Namâric toujours en train d´enquêter) tu arrives à nous surprendre avec le coup de l´empereur et du paladin qui est avec Alexandre.

J´espère que le récit en sera meilleur et que ce ne sera pas un simple coup de bluff.

:)

KaiM
KaiM
Niveau 11
01 juin 2006 à 21:01:00

Ostramus :d) On verra bien. Je sais déjà que l´empereur ne devrait plus avoir de rôle primordial à jouer, en revanche Varlian aura de l´importance.

ZLink :d) Je n´ai pas encore commencé la correction en tenant compte de toutes les remarques, mais si tu vois des trucs à redire n´hésite pas, tous les avis son bons à prendre.

chris12
chris12
Niveau 9
02 juin 2006 à 16:05:36

le pere de Namaric devait avoir une dette envers Molloch pour sauver l´empereur qui devait parler à Namaric... C´est comme ça que je le voyais ^^

KaiM
KaiM
Niveau 11
02 juin 2006 à 22:18:01

chris :d) Ca m´étonnerait beaucoup vu que, pour Molloch, Namâric n´était pas censé se lancer à la poursuite d´Alexandre.

Et voilà la suite :

Chapitre 32 : Pénibles retrouvailles

A la porte est de Sarkhan, une surprise attendait Namâric.
Olaf était là, de l’autre côté de la massive arche de pierre, chevauchant Belanar et tenant Norzac par la bride. Sur la selle de son étalon, Namâric aperçut ses armes, intactes et prêtes à regagner leur place, comme lassées de se trouver loin de leur maître. Malgré le masque d’or qui dissimulait le visage d’Olaf, Namâric eut la conviction que son camarade était heureux de le revoir sain et sauf. Il franchit la grande porte, passa sous deux herses d’acier, croisa un chariot ainsi qu’une troupe de gardes, et découvrit la surprise suscitée.
Une mauvaise surprise.
Très mauvaise.
Présage de disputes éreintantes, de piaillements interminables et de réparties cinglantes ; mais en même temps signe que le groupe se trouvait à nouveau au complet, allié fidèle sur lequel on pouvait s’appuyer – très légèrement, toutefois, au vu sa carrure.
Frid était perché sur l’épaule d’Olaf.
Son bec s’ouvrit. Namâric serra les dents.
- Pas trop tôt ! hurla le minuscule volatile. Tu sais depuis combien de temps on t’attend ici comme des abrutis ?! Vous m’avez rappelé pour quoi, au juste ? Pour me laisser cuire en plein soleil ?
- C’est l’automne, Frid, tu ne risques pas de…
- Et puis ça veut dire quoi, ces histoires, hein ? Le vieux n’a rien voulu m’expliquer et je commence à en avoir ma claque ! D’ailleurs…
- Frid ! s’emporta Olaf, vexé. Tu…
Il remarqua soudain les gardes postés devant la porte, les marchands et paysans qui la franchissaient, le mendiant assis au pied de la muraille, la fragile jeune fille aux yeux de biche qui allait vendre ses œufs, la vieille femme en robe noire pliée en deux sous un sac de laine, ces gens que tout opposait sauf une chose : ils s’étaient tous arrêtés et fixaient Frid avec des yeux stupéfaits.
Olaf décida de calmer le jeu pour cesser d’attirer l’attention.
- Frid, on en discutera après, attends…
Mais il était trop tard. L’oiseau avait aperçu la foule.
- Qu’est-ce que vous avez à me regarder comme ça, vous ? Allez, allez, circulez ! Allez ! Est-ce que je vous regarde, moi ? Est-ce que je m’occupe des fromages puants sur ce chariot ? Est-ce que je fais des commentaires sur vos armes pitoyables ? Est-ce que je profite de ma vue plongeante dans le décolleté de cette fille ? Hein ?
Une série de grondements, regard indignés, cris effarouchés, acheva de mettre Olaf mal à l’aise. Il choisi donc d’étouffer l’affaire – au sens propre.
Sa main gantée de noir se referma sur Frid et le fourra dans une poche à l’arrière de sa selle, sur laquelle il assena un violent coup de poing. Il y eut un grognement furieux, puis plus rien.
- Qu’est-ce qui t’a pris de le rappeler ? demanda Namâric en enfourchant Norzac et en récupérant ses armes.
- J’en avais besoin pour la mission que tu m’avais confiée.
- Parlez pas de moi comme si j’étais pas là, c’est impoli, fit une voix nasillarde avant qu’un second coup ne la réduise au silence.
Un paysan s’approcha en levant un bâton, suivi d’un soldat mécontent qui avait à moitié tiré son épée.
- On se tire et on en discute, proposa Namâric.
- Entendu, fit Olaf en tournant bride. Tu as le renseignement ?
- On part au nord. Direction Keldras et, de là, les Terres Mortes.

Chapitre 33 : Passés tourmentés

Un long moment de silence s’écoula entre Varlian et Alexandre. Le vent ondulait entre les tentes, faisant voleter les cheveux du Prince et siffler le casque noir du Garde. Leurs regards fichés l’un dans l’autre, ils se considérèrent sans ciller pendant une bonne minute. Quand enfin Varlian prit la parole, ce fut d’une voix mal assurée dans laquelle perçait une tension éprouvante, et qui tranchait avec son flegme habituel.
- Comment avez-vous compris ?
Alexandre répondit sur un ton réellement décontracté.
- Des détails. Feinte aux jambes, coup en arc à la tête. « Si tu perds un bras, c’est la mort à court terme ». Attaque plongée, roulade, rétablissement et fente. Je pourrais en citer toute une liste, mais je pense que tu as compris l’idée. Namâric et toi avez les mêmes techniques, le même style, les mêmes remarques. Vous avez suivi la même formation, n’est-ce pas ?
Varlian regarda nerveusement autour de lui, s’assurant de l’absence de toute oreille indiscrète.
- Si vous en parlez aux hommes, je suis mort.
- Ne t’inquiètes pas. Je ne pense pas que tu aies été envoyé pour me tuer, auquel cas tu l’aurais déjà fait. Je veux juste en savoir plus sur Namâric et toi.
Varlian ajouta une pincée de sel dans la casserole, plus pour retrouver son calme que par réelle nécessité.
- Très bien. Vous avez raison, j’ai servi dans l’Ordre des Paladins Noirs. Mais mieux vaut commencer par le début. Je suis né à l’est, en Ertussie, à Vriskà pour être précis. J’étais le quatrième enfant de mes parents, après deux fils et une fille. Mon père, ma mère et mon plus grand frère travaillaient dans les aciéries de la ville. Mais, dès ma naissance, j’étais condamné à ne pas suivre leurs traces. La loi d’Imenica oblige le troisième fils de chaque famille à entrer dans l’armée. J’ai donc été enrôlé de force à mon douzième anniversaire, et n’ai plus jamais revu mes parents.
Varlian se tut un instant et, d’un geste rageur, trancha une troisième langue de viande qui alla rejoindre les deux autres dans une gerbe d’éclaboussure. La casserole se balança au-dessus du feu, Alexandre la stabilisa.
- Mon entraînement a débuté. La discipline était dure, les punitions sévères, les exercices difficiles. Avec d’autres garçons de mon âge, je m’efforçais de devenir un parfait soldat. Seuls les meilleurs recevaient des récompenses, comme de l’argent ou de l’alcool. C’est peut-être ça qui m’a motivé à faire de mon mieux. Très vite, mon talent s’est révélé. A tel point que le jour de mes dix-sept ans, alors que je devais recevoir mon affectation dans l’armée, mon commandant m’a orienté vers une toute autre possibilité : rejoindre les Paladins Noirs.
« L’Ordre venait de remplir une mission pour Imenica. Et l’Ordre ne réclame pas que de l’or comme paiement. Il exige également de son employeur le droit de recruter l’un de ses hommes, s’il semble capable de devenir un Paladin. J’avais été repéré par un certain Olaf…
- Lord Draxor ! s’écria Alexandre.
Varlian lui lança un regard surpris.
- Vous le connaissez ? Draxor est son deuxième nom, qui lui a été donné par un baron histenien, lorsqu’il a été anobli à la suite d’une mission particulièrement dangereuse et décisive. Au sein de l’Ordre, Olaf était un héros.
« Avant de devenir Paladin, je devais passer par cinq années d’initiation. Olaf a tenu à devenir mon maître et, si l’entraînement que j’avais suivi dans l’armée était rude, cette nouvelle formation s’est révélée encore pire. Non seulement physiquement – je vous passe les détails sur les exercices d’adresse, d’équilibre, de vitesse et de musculation – mais aussi moralement : il faut apprendre à ignorer ses douleurs, ses sentiments, à obéir sans discuter et sans hésitation. Ces principes sont au cœur de l’instruction d’un Paladin. Et c’est ce qui la rend difficile. Mais au final, je ne la regrette pas. Elle a fait de moi ce que je suis.
« Olaf m’a d’ailleurs beaucoup apprécié. Avec les problèmes que lui posait son précédent élève, il était heureux de se m’avoir, moi, un disciple docile qui ne risquait pas de lui créer des difficultés.
- Une seconde, le coupa Alexandre. Tu viens de parler de son précédent élève… Je suppose que…
- Namâric, oui. C’est le premier Paladin qu’Olaf a formé.
Alexandre fronça les sourcils.
- Quand j’ai rencontré Draxor, j’ai compris que Namâric et lui se détestaient, qu’ils étaient rivaux, mais jamais ils n’ont évoqué cette relation.
- Je m’en doute, fit Varlian. Après ce qui s’est passé entre eux…
- Quoi donc ? Justement, j’aimerais savoir ce qui…
Le Prince s’interrompit.
- Non, plus tard. Termine ton histoire.
- Bref, au bout des cinq ans, j’étais un Paladin. J’ai quitté Olaf et commencé à accomplir mes missions pour le compte de l’Ordre : assassinats, protection, espionnage, conseil… J’étais un bon élément, point final. Rien à ajouter.
- Et pourquoi es-tu parti ?
Varlian sala encore le contenu maintenant rougeâtre de la casserole, dans laquelle les morceaux de viande semblaient se convulser pour s’échapper.
- J’avais énormément de respect pour Olaf. Quand il a déserté pour se lancer à votre poursuite et récupérer les Bracelets d’Arzhan, j’ai secrètement approuvé son choix. Quand l’Ordre a chargé Namâric de vous protéger et de tuer Olaf s’il se manifestait, j’ai commencé à m’inquiéter. Quand j’ai appris que mon maître avait été tué à Hözel, j’ai craqué.
Varlian vit un tic agiter le visage d’Alexandre. Le Garde ne pouvait évidemment pas savoir que Namâric avait en fait laissé partir son ancien professeur.
- Olaf était un modèle pour moi, reprit-il, et l’Ordre l’avait tué. Malgré ma formation et la loyauté à toute épreuve qu’elle était censée m’avoir inculquée, je n’ai pas pu supporter ça. J’ai compris que je ne pourrais plus jamais servir ceux qui avaient ordonné la mort d’Olaf. Alors je suis parti.
« Chez les Paladins Noirs, la désertion est punie de mort. J’ai fait en sorte qu’on ne me retrouve pas, j’ai brouillé les pistes et filé. Je suis devenu un mercenaire, un tueur à gages. Jusqu’à ce que ma route passe par Vordal et que vous me recrutiez pour votre Garde noire.
Il se tut. Alexandre hocha la tête, réfléchit à ces informations, le laissa reprendre son souffle.
- Bien, dit-il enfin. Je te crois. Et que peux-tu me dire sur Namâric ? Je sais qu’il est mort, mais j’aimerais en savoir plus sur lui…
Varlian poussa un long soupir, à la fois de soulagement et de lassitude.
- C’est une histoire pénible, que je n’ai apprise que lorsqu’elle a explosé dans l’Ordre. Namâric est le fils d’un autre Paladin, Alkion. Un Elfe Noir dont on n’a jamais connu le passé, qui a rejoint l’Ordre volontairement. Il a en fait trouvé notre quartier général, rencontré notre chef et demandé à faire partie de l’organisation. Pourquoi, nul ne l’a jamais su. Il aimait les secrets.
« Alkion était un génie du combat et de la stratégie, un espion hors pair et un assassin discret. Une véritable légende vivante. Cette renommée, et le mystère de son passé, n’étaient pourtant pas du goût de tous. Il s’était fait des ennemis au sein de l’Ordre. Des ennemis tenaces.
« Il est mort en mission. Un coup mal organisé. Un seigneur d’Affoth l’avait recruté pour éliminer un magicien qui avait élu domicile dans les montagnes de Kerleist et terrorisait la population qui vivait à ses pieds, exigeant de chaque village une victime tous les ans. Les paysans, superstitieux, le prenaient pour un dieu et lui obéissaient, livrant chaque année un jeune homme à la montagne.
« Alkion est arrivé sur ces entrefaites. Il a empêché un garçon de partir, et s’est rendu dans la montagne à sa place. Il a trouvé le sorcier, mais il n’étais pas seul. Le clan d’Orks qui vivait dans le massif s’était depuis longtemps rallié à lui. Alkion aurait dû faire demi-tour et revenir avec des renforts, mais peut-être son orgueil l’en a-t-il empêché, ou sa volonté de protéger les civils de la colère du mage, ou alors il s’est fait piéger ; toujours est-il qu’il a livré bataille.
« Un véritable carnage. Il a fait face, seul, à près d’une centaine d’Orks. En tant que Karalor, il a sûrement été protégé des sortilèges du mage, mais pas des coups d’épée. Il a anéanti le sorcier et ses serviteurs, puis succombé à ses blessures.
« Les villageois l’ont retrouvé, mais l’Ordre a récupéré le corps. L’armure de karalite ne devait pas tomber entre de mauvaises mains.
« L’histoire aurait pu s’achever ainsi. Mais Alkion avait laissé une trace. Avant de partir dans les montagnes, il avait séduit une fille du village et engendré un fils. Ce qu’on n’a appris que des années plus tard. La fille n’était pas mariée. Pour la tradition locale, qu’elle ait un enfant aurait été intolérable. Elle a donc accouché en secret avant de confier son fils à un couple d’un village éloigné.
« Namâric a grandi là-bas, jusqu’à ce que l’Ordre apprenne son existence et décide de le former. Le fils d’Alkion aurait sans nul doute tous les talents du père, et ferait un excellent Paladin. En outre, son passé et ses intentions n’avaient rien d’obscur ni de douteux.
« Olaf a été chargé de l’initier. Il a réussi à convaincre Namâric de rallier l’Ordre, puis a débuté son entraînement. Un entraînement mouvementé, soit dit en passant, mais qui reste secondaire. Namâric est devenu un Paladin Noir et, pendant qu’Olaf s’occupait de moi, il a commencé à travailler pour l’Ordre.
« C’est là que tout a basculé.
« Au cours d’une mission, ou bien en enquêtant pour son compte, Namâric a découvert que son père n’était pas mort par malchance. L’Ordre, ou du moins certains Paladins, savaient très bien qu’Alkion allait se heurter à un ennemi bien trop puissant et nombreux pour lui. Il avait été envoyé à la mort. Délibérément. C’était un complot.
Varlian retira une lamelle de viande de la casserole et mordit dedans.
- Coriace, fit-il en mâchant, mais honnête. Je reprends.
« Namâric, furieux, a décidé de venger son père. De traquer tous ses assassins, ces hommes qui avaient tué Alkion simplement parce qu’ils se méfiaient de lui. Il a retrouvé tous les conspirateurs et les a abattus un par un, jusqu’à l’avant-dernier.
« Il s’est arrêté là, et l’Ordre l’a félicité pour cette purge bénéfique dans ses hautes sphères. Nos chefs voyaient finalement d’un assez bon œil qu’un Paladin ait éliminé leurs rivaux. Et puis, Branial de Kit’for appréciait Namâric, l’approuvait et le couvrait.
Varlian se tut et mastiqua sa viande. Alexandre sortit un autre morceau de la casserole puis l’attaqua.
- Et qui était le dernier conspirateur ?
Une ombre plus grave que jamais passa sur le visage de Varlian.
- Namâric n’a pas réussi à le tuer, soit parce qu’il n’avait pas les moyens de le vaincre au combat, soit parce qu’il ne pouvait s’y résoudre. Il n’est mort que récemment. C’était Olaf.

:)

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
03 juin 2006 à 11:17:56

Bonne suite. :)

(je ne sais pas quoi dire de plus)

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
03 juin 2006 à 12:36:07

Moi si : vivement la prochaine. :-) :o))

chaoz
chaoz
Niveau 10
04 juin 2006 à 18:36:32

:up: pour une suite demain :p)

KaiM
KaiM
Niveau 11
05 juin 2006 à 09:19:31

Un nouveau pavé, qui clôt la première partie de cette fic. Bonne lecture !

Chapitre 34 : Les cavaliers de la huitième légion

Laissant derrière eux les tours massives de Sarkhan, Olaf et Namâric se mirent en route vers le nord. Norzac et Belanar rivalisaient de vitesse et d’endurance, couvrant chaque jour plus de deux cents kilomètres à travers les plaines, les vallons et les bois. Sentant approcher le moment de la confrontation décisive, les Paladins parlaient peu. Ce qui ne rendait absolument pas le voyage morose ou silencieux, car Frid piaillait pour trois, voire quatre, cinq ou même dix. En fait il se plaignait et insultait ses maîtres à longueur de journée. Sans le prodigieux entraînement qui leur avait inculqué une impassibilité à toute épreuve, Namâric et Olaf l’auraient déjà fait cuire sur la broche avant de le dévorer avec délectation ; mais ils se maîtrisaient.
Ils chevauchèrent six jours. Durant les deux premiers, ils longèrent le fleuve Askal, regardant défiler les champs de maïs qui le bordaient. Au troisième, alors que le paysage se changeait en verts pâturages, ils empruntèrent le pont suspendu de Dalrath Tor, une immense structure de pierre et de bois qui enjambait l’Askal et ouvrait l’accès aux routes du Nord.
Le quatrième jour, ils traversèrent les plateaux du Veld, peuplés de rochers, de ronces et, occasionnellement, de moutons et de bergers. Au soir, ils firent halte non loin de Yomwaq, une ville qui, de manière très paradoxale, parvenait à repousser les limites de la banalité.
Le cinquième, ils coupèrent par la grande forêt de Zerivan, une masse de sapins fiers ou décharnés, dressée sur une terre humide où vivaient surtout des rongeurs. Frid qualifia l’endroit de « coin sinistre avec des méchants arbres à épines qu’il faudrait abattre pour faire pousser des fraisiers ».
Ils quittèrent Zerivan à l’aube du sixième jour, et s’engagèrent dans les vertes plaines qui les séparaient encore de Keldras. A midi, ils s’arrêtèrent au sommet d’une colline pour étudier le paysage. Coulant d’est en ouest selon une ligne presque droite, une rivière traversait une lande couverte de hautes herbes et jonchée de bosquet avant d’aller paresser dans des champs d’orge ou de blé délimités par des haies de sapins. Une route peu fréquentée la croisait et la franchissait par un pont, là où se dressait un petit village aux toits d’ardoises. Loin au nord-ouest, de petites montagnes se découpaient sur l’horizon ; une agglomération s’étendait à leurs pieds, laissant supposer la présence de carrières ou de mines.
- Nous allons passer sur ce pont, décida Namâric en désignant le village. Ensuite, direction nord-est.
Olaf acquiesça et talonna son cheval. Belanar descendit la colline, suivi par Norzac, tandis que Frid voletait au-dessus du groupe.
- On s’ennuie, lança-t-il sur un ton plaintif alors que les montures atteignaient le bas de la colline. Quand est-ce qu’on va s’amuser ?
- Frid, répliqua Namâric, si nous rencontrons des problèmes, tu seras le premier à le déplorer. Alors, s’il te plaît, boucle-la.
- Et pourquoi je la bouclerais, hein ? Liberté d’expression, tu connais ? Non, évidemment, espèce de sale fasciste aviophobe !
Namâric leva un sourcil.
- Qu’est-ce qu’un « fasciste aviophobe » ?
- Tu sais même pas ? T’as lu quoi, dans ta jeunesse ? Des trucs pour enfant du genre « Les merveilleuses aventures de Kalon » ?
- Je…
- Silence, vous deux ! aboya Olaf.
Frid aussitôt darda sur lui un regard furieux.
- Je parle si je v…
- LA FERME, J’AI DIT !! !
Frid s’étrangla, perdit l’équilibre et tomba en piqué. Namâric en profita pour le saisir de la main gauche et lui clouer le bec entre deux doigts.
- Un problème ? s’enquit-il ensuite.
Olaf désigna une crête rocheuse.
- Des cavaliers. De l’autre côté. Je les entends d’ici.
- Ton ouïe m’étonnera toujours…
Frid se débattait avec vigueur, mais Namâric le retenait fermement.
- Je te dis que j’ai entendu quelque chose, fit Olaf. Une quinzaine d’hommes, peut-être. A surveiller.
En effet, des silhouettes de chevaux ne tardèrent pas à paraître au sommet de la crête. La troupe s’immobilisa un instant, puis un cavalier tendit le bras vers les voyageurs, et ses compagnons s’élancèrent.
Les talents des Paladins se complétaient. Olaf avait l’ouïe fine ; Namâric, lui, disposait d’une vue très perçante, supérieure à celle du masque d’or. Il examina en détail les hommes qui galopaient vers eux.
- Ils sont seize, commenta-t-il. Chevaux de course, sûrement très rapide. Equipement militaire, à n’en point douter.
- Décris-les moi davantage, lança Olaf, soudain très soucieux.
Namâric redoubla d’attention, plissant les yeux pour mieux distinguer les uniformes.
- Cuissardes et plastrons en fer. Cotte de mailles sur les bras. Chacun porte une épée au côté, une arbalète et un carquois sur sa selle. Ils ont des capes pourpres qui doivent descendre jusqu’à leurs genoux, et des heaumes argentés munis d’ailettes en or. Tu penses à ce que je pense ?
- Unité d’interception appartenant à la cavalerie de la huitième légion impériale. Une force d’élite dans les troupes affotites. Apparemment, Haydarn a envoyé des hommes à nos trousses.
Namâric demeura impassible. Il avait vu l’empereur lutter contre lui-même, contre la volonté de le tuer. Quel sortilège pouvait le contraindre à cela, Namâric l’ignorait, et s’en moquait. Quel qu’il fût, Haydarn avait fini par y céder et envoyer des hommes pour l’éliminer.
Les cavaliers se rapprochaient.
- Un plan, Olaf ?
- On les balade en ville, on prend le free way à contresens, on les sème dans la circulation et on se débarrasse des derniers en les combattant sur le toit d’un camion avant de s’enfuir en volant.
- Quoi ?
- Laisse tomber. C’est dans un bouquin.
- Je crois que je connais, fit Namâric en fouillant dans sa mémoire. « La matrice avec de nouvelles munitions », des frères Wachencol, c’est ça ? Un roman d’anticipation, si je ne me trompe pas…
- Tout juste.
- J’aime pas. J’y ai rien compris.
- Moi, ça m’avait bien plu.
Namâric se secoua.
- C’est très drôle, mais dans le contexte actuel, ça ne nous sert pas à grand-chose, hein ?
Les cavaliers affotites se déployèrent en arc de cercle et fondirent sur les Paladins.
- C’est vrai, admit Olaf. Séparons-nous et supprimons-les un par un. Si besoin, on se retrouve au pont pour les finir.
Namâric acquiesça de la tête et, sans une parole de plus, talonna Norzac qui s’élança vers le village au bord de la rivière. Olaf, quant à lui, se dirigea vers un champ de blé sur sa droite.
Comme prévu, les cavaliers ennemis se scindèrent en deux files de huit hommes qui se lancèrent chacune à la poursuite d’un Paladin. La plaine tout à l’heure silencieuse retentit soudain du bruit sourd des sabots martelant le sol, tandis qu’un nuage de poussière s’élevait dans le sillage des chevaux.
La chasse avait commencé.
Norzac filait comme le vent, si rapide qu’il ne semblait pas toucher terre mais glisser au-dessus de l’herbe avec grâce et légèreté. En quelques moins d’une minute de course folle, il distança ses poursuivants. Sur son dos, Namâric tira l’arc de l’étui entre ses épaules, et sortit une flèche du carquois qui pendait à sa ceinture.
Semer les Affotites ne servirait à rien. Ils pourraient toujours les rattraper puis les attaquer par surprise. Il fallait se débarrasser d’eux au plus vite.
Tirant sur les rênes de sa monture, Namâric la fit ralentir. Puis il se retourna sur sa selle et lâcha la bride, ne conservant le contrôle du cheval que grâce à ses genoux. Il encocha la flèche, amena la corde de l’arc jusqu’à sa joue, pointa le trait sur le légionnaire le plus proche.
Tira.
Le projectile fendit l’air en décrivant une courbe tendue qui alla s’achever dans la gorge de l’Affotite. Le cavalier chancela sur sa selle, bascula sur le côté et roula dans l’herbe tandis que son cheval s’arrêtait. Les autres s’espacèrent et se placèrent prudemment hors de portée de l’arc en bois d’if, avant de décrocher leurs boucliers et de les lever devant eux. Namâric lâcha une seconde flèche, mais elle ricocha contre le bronze sans causer d’autre dégât qu’une éraflure.
Dans une volée de poussière, le Paladin obliqua vers un arbre isolé. Trois cavaliers le suivirent, boucliers brandis, pendant que les autres se séparaient pour tenter de le devancer. Namâric sentit que Norzac, poussé à la limite de ses capacités, n’allait pas tarder à faiblir. Il ralentit encore, laissant les Affotites se rapprocher. L’un d’eux leva son arbalète et pressa la détente. Un carreau fusa et manqua sa cible : Namâric s’était penché sur la droite.
L’arbre était tout proche désormais. Un légionnaire rattrapa le Paladin par la gauche et brandit son épée. La lame brilla sinistrement dans la lumière de midi avant de s’abattre en un arc de cercle éblouissant.
Namâric bondit de sa selle, esquivant l’attaque. Dans son vol plané, il empoigna une branche de l’arbre, se balança autour du tronc et, utilisant tout l’élan que lui avait donné Norzac, lâcha prise pour s’envoler vers l’Affotite. Le pied du Paladin percuta le soldat en pleine tête. Il vida les étriers et tomba au sol. Namâric s’abattit sur lui en dégainant son couteau et lui trancha la gorge sans lui laisser la moindre chance de se défendre.
Le second cavalier était presque sur lui. Namâric tira son épée, et chargea l’animal en agitant les bras. Effrayé, le cheval se cabra. D’une puissante impulsion, le Paladin s’éleva dans les airs et porta un coup de taille qui lacéra le flanc de l’Affotite. L’homme s’écroula. Le troisième légionnaire arrivait par la gauche. Namâric plongea au sol, roula entre les pattes du cheval, se redressa à temps pour parer un coup d’estoc. Un autre Affotite fondait sur lui par-derrière. L’épée du Paladin siffla, contra celle de son adversaire, revint en une courbe élégante bloquer une nouvelle attaque. Les lames des cavaliers se levèrent en même temps…
Namâric bondit.
Il exécuta un saut périlleux arrière, tournoya dans le vide, écarta les jambes…
… et retomba sur la selle de Norzac, promptement revenu le chercher. Il glissa ses pieds dans les étriers, fonça sur les deux Affotites alors que les trois derniers le chargeaient par tous les côtés. Un des soldats arriva au contact et frappa. Namâric se pencha pour éviter le coup de taille et, croisant son ennemi, lui assena un puissant revers de sa lame. L’acier déchira le bras du guerrier, envoyant voler son épée et le désarçonnant du même coup. Les autres hommes faillirent se percuter, tirèrent sur les rênes, virèrent, s’empêtrèrent, et laissèrent filer leur proie.
Namâric avait brisé l’encerclement. Au lieu de s’enfuir tout de suite, il repartit vers ses adversaires et profita de la confusion pour traverser leurs rangs en taillant de droite et de gauche. Un Affotite s’effondra, un autre ne contra que par un prodigieux réflexe l’assaut qui l’aurait décapité. Namâric s’échappa de la mêlée et cavala vers le village près du pont.

KaiM
KaiM
Niveau 11
05 juin 2006 à 09:19:55

Plus lourd et moins rapide que Norzac, Belanar ne disposa pas de la même marge de manœuvre. Ses huit poursuivants eurent tôt fait de le rejoindre et de se déployer autour de lui, l’empêchant de galoper autrement que droit devant lui. Il filait aveuglément, écrasant sous ses sabots les épis de blé. Secoué par les foulées de sa monture, Olaf cherchait un moyen d’échapper aux Affotites. Un carreau d’arbalète fendit l’air à sa droite, un autre siffla juste à côté de sa tête. Le Paladin tenta de virer vers la gauche pour réduite les angles de tir de ses adversaires. Un cavalier ennemi se précipita vers lui et, pour éviter la collision, Olaf dut renoncer à sa manœuvre.
Le plan des Affotites était à la fois très simple et redoutablement efficace : ils le forçaient à avancer selon la même trajectoire, et en profitaient pour ajuster les tirs de leurs arbalètes. Tôt ou tard, un carreau finirait par le transpercer. Olaf en prit conscience à l’instant où un projectile érafla son brassard gauche.
« Très bien, gronda-t-il intérieurement. Ca passe ou ça casse. »
Il tira de toutes ses forces sur les rênes de Belanar. Le cheval freina de toutes ses forces, s’arrêta presque tandis que deux carreaux se croisaient devant lui.
Olaf se retourna, bras levé. Deux couteaux quittèrent ses doigts et filèrent côte à côte à une vitesse fulgurante. L’un d’eux se perdit dans le champ de blé, l’autre se planta sous le menton d’un légionnaire.
Le Paladin fit volter Belanar et, s’engouffrant dans la brèche, repartit vers le village. Les sept soldats restants tournèrent bride et reprirent la poursuite.
Cette fois, Olaf ne se laissa pas encercler. Il zigzagua dans le champ, empêchant les Affotites de se déployer correctement. L’un d’eux, se croyant plus malin que les autres, le dépassa par la droite, fit demi-tour et fondit sur lui.
Olaf tira son sabre.
Le cavalier ennemi arrivait par l’avant et brandissait son épée. Les lames s’abattirent, s’entrechoquèrent, tourbillonnèrent en un ballet scintillant aussi bref que violent.
L’échange ne dura qu’une fraction de seconde, le temps pour les chevaux de se croiser et de s’éloigner. Celui de l’Affotite poursuivit sa course sur une dizaine de mètres avant de ralentir quand son cavalier tomba de selle, un torrent écarlate jaillissant de son flanc.
Deux autres ennemis prirent Olaf en étau. Le Paladin décrocha sa hache et, une arme dans chaque main, attendit le choc. Au dernier moment, Belanar fléchit les pattes et glissa dans la poussière. Les épées affotites ne déchirèrent que le vide. Le sabre et la hache étincelèrent en tournoyant. Un cheval s’abattit, une patte tranchée, tandis que le maître de l’autre hurlait en portant la main à sa cuisse à moitié fendue.
Les bêtes se cabrèrent, et tout ne fut plus que chaos. Belanar bondit en avant et, reprenant son galop, se dirigea vers le village.
Les quatre légionnaires qui restaient se firent plus prudents. Ils restèrent à l’écart, évitant le corps à corps, et se contentèrent d’utiliser leurs arbalètes. Olaf n’eut cependant aucun mal à esquiver le tir, maintenant beaucoup moins nourri. La folle cavalcade se poursuivit dans un tonnerre de chocs.
Le pont sur la rivière était une simple structure de bois jetée sur les eaux lentes et claires. Le village se composait de quelques maisons en pierre blanche coiffées de toits d’ardoises, entourées d’un plus grand ensemble de constructions, des demeures bâties avec du bois et du chaume. Alors qu’il arrivait, Olaf vit Namâric pénétrait dans le village par l’autre côté, pourchassé par trois ennemis. Le vieux Paladin obliqua vers la grande rue, s’y engagea…
… et découvrit des hommes occupés à décharger une immense charrette de foin qui barrait entièrement le passage.
« C’est pas vrai ! »
Belanar n’avait plus le temps de s’arrêter avant l’impact. Risquant le tout pour le tout, Olaf beugla :
- Dérapage !
Son cheval l’entendit, et pivota sur le côté en repliant ses genoux. Il se coucha presque, ses sabots raclèrent les pavés de la rue, il continua de foncer sur la charrette…
Dans un horrible crissement, et sous le regard stupéfait des paysans, Belanar et Olaf glissèrent entre les roues du véhicule, évitant de justesse d’être fauchés par la plate-forme. Un terrible fracas retentit derrière eux. Les Affotites avaient eu moins de chance.
Belanar se redressa de l’autre côté de la charrette. L’épée de Namâric brillait au soleil alors qu’il contenait les assauts de ses trois adversaires. Olaf mit à nu la lame de son sabre et lança son cheval en avant. Norzac et Belanar virevoltèrent tandis que leurs maîtres, debout sur les étriers, maniaient leurs armes avec une envoûtante maestria. L’acier chanta et cliqueta, les attaques fusèrent de chaque côté, des blessures s’ouvrirent sous les lames. Un homme mordit la poussière, puis deux, trois.
Tout était terminé.
Olaf et Namâric se tenaient sur leurs chevaux, leurs armes ruisselant de sang, tandis que les trois légionnaires gisaient à terre et que, derrière la charrette, leurs camarades tentaient de se relever malgré leurs membres brisés.
Frid se posa sur l’épaule de Namâric.
- Joli boulot, patron ! Je vous aurais bien aidé, mais de toute façon vous vous débrouillez très bien sans moi, hein ? Bon, on se bouge ?
Les habitants du village les fixaient avec des yeux ronds.
- On se bouge, acquiesça Olaf.
Ils s’élancèrent sur le pont, laissant à leur triste sort les cavaliers de la huitième légion.

KaiM
KaiM
Niveau 11
05 juin 2006 à 09:20:27

Chapitre 35 : Les monts de Sigornis

- Voilà, nous y sommes.
Debout en haut d’une butte, Evan désigna le nord.
Un fleuve aux eaux noires serpentait dans les plaies boueuses des Terres Mortes, s’écoulant paresseusement au sortir d’un énorme amas de rochers.
Non, pas un amas.
Une formidable masse de roc, une armée de montagnes dressée entre le ciel et la terre, dardant ses flèches de pierre à l’assaut des nuages, détachant ses dents sur un horizon tourmenté, s’étendant vers l’est et l’ouest en une succession de pics et d’arêtes avant de disparaître au loin. Nul plateau, nulle forêt, nulle pente douce n’était visible ; seuls les falaises, les crêtes et les sommets se partageaient l’espace. Unique trace de vie en ce lieu, la vallée qui servait de lit au fleuve, et qui traçait dans les grises montagnes un chemin bordé de cactus aussi noirs que la nuit.
- Le massif forme une sorte de cercle, d’un diamètre de presque cinquante kilomètres. Beaucoup de gens on trouvé étrange qu’un tas de rocaille dans ce genre se trouve au beau milieu des Terres Mortes, où le relief est d’ordinaire moins accentué. Mais ils n’ont jamais réussi à l’explorer. On ne peut pas attaquer les montagnes autrement que par la vallée, et elle-même devient impraticable au bout d’une dizaine de kilomètres. Même des experts en escalade s’y sont cassé les dents – voire bien pire. Mais je suppose que vous deviez déjà savoir tout ça.
La troupe avait fait halte au sommet de la butte. Sidérés, les hommes contemplaient l’incroyable masse de pierre qui se dressait devant eux. Certains en avaient le souffle coupé. Les Gardes noirs, pour leur part, demeuraient impassibles.
Et un petit sourire flottait sur les lèvres d’Alexandre.
- Parfait, Evan. Je te remercie de nous avoir guidés jusqu’ici.
Puis, se retournant vers ses hommes :
- Nous voici au terme de notre voyage à travers les Terres Mortes ! Nous avons enduré nombre d’épreuves, mais le pire est peut-être encore à venir. Alors, restons sur nos gardes. Notre mission touche à sa fin, nous ne devons pas flancher maintenant !
Les soldats l’acclamèrent, Emmanuel le premier. Karen, elle, demeura silencieuse.
Evan s’approcha d’elle. Depuis le jour de l’attaque des araignées, leur liaison s’était poursuivie pendant les douze jours qu’avait encore duré le pénible voyage dans les Terres Mortes. Ils se retrouvaient chaque soir sous la tente d’Evan, qui voyait s’illuminer de mille feux l’éprouvant trajet dans le désert. Jamais il n’avait aussi heureux.
- Que se passe-t-il ? demanda-t-il à l’Elfe.
Elle continua d’observer le Prince lancé dans son discours avant de répondre :
- Tôt ou tard, un désaccord surviendra entre Alexandre et moi. Je le sens. C’est inévitable.
Evan se raidit.
- A quel sujet ? Quoi qu’il arrive, je suis avec toi !
- Ce ne sera peut-être pas grave, mais je vais devoir raisonner Alexandre. Il risque de pousser trop loin cette mission.
- Quoi ?
Evan voulait en savoir plus, mais comme Alexandre approchait, la discussion mourut.
- Tu as rempli la moitié de ton contrat, Evan, annonça le Prince. A présent, tu dois encore nous ramener à Keldras. Mais auparavant, nous allons nous aventurer dans la vallée. Tu n’es pas obligé de nous suivre.
Le guide bomba le torse.
- Je viens ! Je ne connais pas les montagnes, mais vous avez quand même besoin de moi. Et si je vous attendais à la sortie de la vallée, je courrais bien plus de risques qu’en vous accompagnant.
Il tut sa raison principale : il ne voulait pas s’éloigner de Karen.
Alexandre hocha la tête.
- Entendu.
Il lança des ordres brefs, et la colonne se mit en marche, descendant de la butte pour s’engager dans l’ultime plaine qui les séparait de Sigornis.
Le soleil était haut dans le ciel, mais un vent glacial dispersait sa chaleur. La plupart des soldats s’emmitouflèrent dans leurs manteaux blancs tandis que les Gardes noirs, toujours imperturbables, continuaient de défier fièrement les éléments.
Venant de l’est, des nuages approchaient ; mais ils étaient encore loin, et n’atteindraient pas la troupe avant au moins une journée. Evan, cependant, sentait son cœur se serrer alors qu’il avançait vers les montagnes. Le fleuve, les pics noirâtres ou enneigés, les improbables cactus aux épines acérées, tout dégageait une aura presque maléfique qui comprimait la poitrine du garçon. Il coula un regard à Karen, qui lui répondit d’un sourire. Ses craintes se dissipèrent.
Il leur fallut deux heures pour atteindre les premiers rochers. Le fleuve jaillissait des montagnes par une passe entre deux crêtes ; plus loin, la vallée de Sigornis n’était qu’un couloir sombre bordé de falaises vertigineuses. La troupe fit une halte, les hommes prirent une collation en échangeant des commentaires peu enthousiastes.
- Repartons, ordonna Alexandre au bout de vingt minutes.
Les parois des falaises se refermèrent bientôt sur la colonne, qui se trouva plongée dans l’ombre. Le bruit de leurs pas résonna dans la vallée, accompagnant le clapotis des eaux du fleuve. Evan lutta de nouveau contre le sentiment d’oppression qui lui nouait la gorge. Il leva les yeux. Cent mètres au-dessus de sa tête, une minuscule ligne de lumière fendait la noirceur de la vallée. Il se força à respirer profondément et se concentra sur sa marche.
Combien de temps elle dura, il ne sut le dire. Le terrain plat qui longeait le fleuve se couvrit peu à peu de rochers en même temps qu’il s’étrécissait. A un moment, la troupe dut escalader un énorme éboulis. Evan manqua perdre l’équilibre et ne dut qu’à la solide poigne de Varlian de ne pas dégringoler dans le fleuve glacé. Il ne le remercia pas. Plus tard, la rive gauche devint impraticable. Il fallut jeter des pierres dans l’eau pour aménager un pont sur lequel traverser. La marche reprit de l’autre côté du fleuve. Emmanuel trébucha sur un rocher, mais se rattrapa de justesse. Un homme restait à la traîne, et il fallut l’attendre. La lumière baissait. Kebald et Sorelial durent empêcher Jobas de goûter à l’eau du fleuve. La largeur de la rive diminuait ; les hommes s’alignèrent les uns derrière les autres. Les Gardes noirs dégagèrent un passage dans un second éboulis, plus petit que le premier. La marche se poursuivit, toujours plus lente et pénible.
Enfin, après des heures et des heures de progression, alors qu’Evan s’était résigné à marcher jusqu’à l’épuisement, Alexandre s’immobilisa.
Il marchait en tête, et son arrêt surprit toute la colonne avant de la contraindre à faire halte à son tour. Des questions fusèrent de l’arrière de la file.
- La croix, ordonna le Prince.
Emmanuel relaya son ordre, et deux hommes qui portaient un coffre de plomb le mirent précieusement à terre. Alexandre lança une clé à Karen, qui alla la glisser dans la serrure. Le couvercle se souleva et la croix d’argent apparut. Karen la donna au Prince.
Le rubis fixé à l’intersection des branches semblait briller d’une lueur irréelle. Alexandre l’examina longuement en passant son doigt sur les inscriptions qui parcouraient le métal.
- Axtros, quelle distance pour l’instant ?
- Nous avons parcouru neuf kilomètres et nous sommes élevés de cent mètres. Au son de l’eau, j’estime que nous ne tarderons pas à rencontrer le premier confluent.
- Nous serons donc allés trop loin, fit Alexandre. Le texte demande à l’« enfant » de « suivre la rivière qui coule dans les montagnes telle un arbre à cinq branches », puis de « remonter le tronc jusqu’au premier rameau », et de « s’arrêter sous l’ombre du père » pour « ne pas rentrer trop tard chez sa mère et regagner son lit au milieu du désert ».
Emmanuel eut un rire sans joie.
- Des ombres, il y en a partout ici.
Axtros s’empressa de le contredire.
- Parce que nous arrivons trop tard. Plus tôt dans la journée, une ombre doit être visible à l’approche du confluent. Donc projetée par quelque chose.
Les hommes levèrent les yeux. Karen fut la première à remarquer quelque chose.
- Regardez ! s’exclama-t-elle soudain et levant la main.
Tous suivirent la direction de son index tendu. Une aiguille rocheuse se dressait au-dessus de la falaise de droite, éclairée par les lueurs orangées de la fin de journée. Etrangement, on distinguait dans ses anfractuosités ce qui ressemblait aux traits d’un visage masculin, avec deux creux profonds pour les yeux et un énorme rocher en guise de nez.
- Intéressant, dit Alexandre. D’après l’orientation de la vallée, le soleil l’éclaire sur une période d’une heure, un peu avant midi. L’ombre de cette pointe balaye alors…
Il tendit le bras vers la gauche.
- … cette zone.
C’était la pire partie de la falaise, une muraille de pierre de soixante mètres de haut, lisse et verticale. Rien qu’à en jauger la taille, Evan eut le vertige.
- Il va falloir escalader ça ? balbutia-t-il.
Alexandre réfléchissait.
- La vallée pénètre dans la montagne par le sud, mais bifurque en gros vers l’est puis le nord. Nous devons à présent nous trouver dans l’est des montagnes. Ce qui signifie que derrière cette falaise ce trouve le cœur du massif. Un endroit jamais exploré…
- Et comment allons-nous y accéder ? fit Karen.
Alexandre se contenta de sourire.
- Cette croix permet à l’enfant de rejoindre sa mère. En toute logique, c’est la clé de la maison. Il faut chercher la serrure. Au travail !
Pendant trente minutes, les soldats examinèrent la paroi à la recherche d’un trou, d’une faille, dont la forme s’approchât de celle de la croix. Ce fut finalement Emmanuel qui la trouva. Il appela ses compagnons, et Alexandre vint contempler la découverte, une sorte de fissure dans la roche, un creux à quatre branches de la taille de la croix en argent.
Son sourire s’élargit.
- Allons-y. Le tout pour le tout.
Evan n’y comprenait plus rien et, au vu de l’expression des hommes, il n’était pas le seul. Il se rappela soudain que les soldats ne connaissaient pas le but de l’expédition. Puis l’excitation monta. On allait enfin savoir pour quelle raison Alexandre, Thenetos et les Chevaliers Blancs avaient organisé cette mission !
Le Prince approcha la croix de la serrure avec une infinie lenteur puis, soudain, l’y enfonça d’un geste brusque.
Evan n’en crut pas ses yeux. Le rubis qui ornait la croix projeta brusquement une lumière écarlate si violente que les hommes durent détourner le regard. Au même instant, un formidable grondement résonna à travers toute la vallée. Evan se boucha les oreilles alors que le bruit se faisait de plus en plus assourdissant. Les pierres tremblaient sous ses pieds, il perdit l’équilibre.
La falaise, elle, paraissait vibrer sous une pression inimaginable. Une couche de poussière se détacha de sa paroi et tomba en nuage à ses pieds. Evan toussa violemment. Des rochers se détachèrent et s’abattirent dans le fleuve. Les soldats reculèrent tandis qu’Alexandre, fasciné, restait immobile devant la croix scintillante.
Une gigantesque entaille s’ouvrit à la base de la falaise, et en une seconde atteignit son sommet. Un rai de lumière orange apparut à l’intérieur au moment où Evan comprenait ce qui se passait.
La falaise s’ouvrait ! Tels les battants d’une porte titanesque, les pans de la paroi coulissaient vers l’intérieur de la montagne. Le bruit, insupportable, se répercutait entre les murailles et levait des vagues à la surface du fleuve tandis que l’ouverture devenait de plus en plus large et que la lumière du couchant illuminait la vallée. Une minute passa dans le vacarme et la lumière, les rochers s’écrasant avec fracas autour d’un Prince Alexandre figé d’admiration.
Puis tout s’arrêta.
Le silence, après tout ce bruit, parut étrange, presque inquiétant. Les soldats approchèrent, ceux qui s’étaient jetés à terre se relevèrent et regardèrent la falaise.
Sur quarante mètres, une ouverture perçait l’infranchissable paroi de roc. Derrière, le soleil descendait sur la ligne des montagnes, profitant des quelques heures qui précédaient le crépuscule pour jeter ses rayons sur une immense…
- Incroyable, murmura Emmanuel.

KaiM
KaiM
Niveau 11
05 juin 2006 à 09:20:44

Chapitre 36 : La dernière ligne droite

Olaf et Namâric se tenaient à la frontière des Terres Mortes.
Ils avaient entendu parler de cette ligne, mais ne l’avaient jamais vraiment imaginée. Maintenant qu’elle était sous leurs yeux, ils peinaient à admettre sa réalité. Que des plaines verdoyantes s’arrêtent devant le désert, passant sans transition d’une herbe grasse et drue à une étendue terreuse et dépeuplée, paraissait impossible. Et pourtant…
Après leur combat contre les cavaliers de l’empereur, les deux Paladins avaient poursuivi leur route à travers l’immense pays, pour atteindre enfin la ville de Keldras et s’y ravitailler. Ils avaient écouté les témoignages au sujet du passage d’Alexandre, et conclu que le Prince avait sombré dans la folie. Au souvenir de tous ces innocents massacrés, Namâric serra les dents.
- Avant, il ne méritait pas de mourir. Mais maintenant, si je le retrouve, je n’hésiterai pas.
Plus réaliste, Olaf désigna les Terres Mortes.
- Comme tu dis, si tu le retrouves. Nous devons convenir d’un plan d’action. Et à mon avis, ce ne sera pas simple. Alexandre a un mois d’avance sur nous et…
- Et on n’a pas le choix ! s’écria Frid. On sait qu’il va aux montagnes de Sigornis, et qu’il a sûrement déjà dû les atteindre. Mais on ne peut pas se permettre d’attendre son retour. Il peut ressortir des Terres Mortes à peu près n’importe où ! Et si nous le laissons s’échapper, nous perdons sa trace et je me retrouve à devoir supporter votre compagnie pendant des mois supplémentaires ! Alors on y va !
Olaf secoua la tête.
- A quoi bon ? Le temps d’arriver à Sigornis, Alexandre sera déjà reparti.
- Pas si sûr !
- Il faut un mois pour gagner les montagnes…
- Nous avons un avantage ! Nous ne sommes pas à pied, nous !
Olaf poussa un très long soupir.
- Frid, laisse-moi t’expliquer. Si Alexandre et ses hommes sont partis en marchant, c’est parce que les animaux ne supportent pas de se trouver dans les Terres Mortes. Ils refusent. Catégoriquement. Il faut vraiment une grande force de caractère pour tenir le coup.
- Balivernes ! piailla Frid.
Il s’envola, fusa au-dessus du désert, effectua quelques acrobaties et revint.
- Tu vois ? Je n’ai pas de mal à le faire moi !
- Frid, tu es magique et par conséquent capable de choses que les animaux ordinaires ne peuvent pas accomplir. Namâric, pourrais-tu lui expliquer que…
Olaf se tut. Penché sur Norzac, Namâric lui murmurait de douces paroles à l’oreille. Stupéfait, le vieux Paladin le laissa faire en silence. Au bout d’une ou deux minutes, Namâric donna un petit coup de rênes sur l’encolure de sa monture. Norzac se rua en avant, franchit la frontière et s’élança dans les Terres Mortes où il galopa sans peur avant de revenir vers Olaf.
- Je vais m’occuper de Belanar, annonça Namâric. L’Ordre a vraiment fait des miracles en termes de dressage.
Olaf ne répondit pas, trop ébahi pour parler.

Deux chevaux noirs s’engagèrent dans les Terres Mortes, portant leurs cavaliers vers le nord-est. Debout dans les hautes herbes qui couvraient une plaine au sud, une vieille femme les regardait s’éloigner.
- Voilà qui est contrariant, Molloch. Tu m’avais assuré que tu les empêcherais d’arriver ici…
Une silhouette noire se matérialisa à son côté.
- J’ai essayé. Mais j’ai échoué. Comment pouvais-je savoir qu’Anathor s’intéresserait assez vite à la destruction des archives pour mettre les copies en sécurité et m’empêcher de les détruire ? Comment pouvais-je imaginer que trente prêtres se feraient tailler en pièce par un homme enchaîné sur une table ? Comment pouvais-je deviner que le souvenir d’Alkion suffirait à retarder les effets du serment sur l’empereur Haydarn ? Comment pouvais-je prévoir tout cela ?
La vieille femme prit un air déçu.
- Prévoir ? Mais c’est ta tâche ! Tu es censé envisager l’avenir afin de changer ce qu’il est nécessaire de modifier dans le présent. Tu es un devin, oui ou non ?
- J’en étais un. Ou plutôt, je connaissais si bien ce monde que je savais avec précision quels événements allaient se dérouler. Mais Namâric a tout bouleversé. Son refus de coopérer a perturbé mes données, et par là ma technique même de divination. J’ai perdu de mes pouvoirs, Mémoire.
- Je saurai m’en souvenir. Il ne reste plus qu’à prier pour qu’Alexandre s’en sorte…
L’ombre noire jeta un regard vers le soleil.
- Tu as raison, il doit survivre. Nous n’avons plus que quelques années pour tout organiser, et il est trop tard pour remplacer Alexandre. Toutefois, tu parles de prier…
La silhouette se retourna vers la vieille femme.
- … mais qui prier ? Nous sommes les dieux ! Les seuls !

:)

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
05 juin 2006 à 11:44:26

:d) Les allusions à Kalon, ça pourrait passer, mais le coup de la Matrice je trouve un peu gros. Ca n´apporte rien à l´histoire et ça donne un côté vraiment n´importe quoi.

:d) Ensuite, pour le combat de la 8° légion impériale. Il est long, vraiment long et au bout d´un moment j´ai lu en diagonlae pour finir à sauter tout le passage. Ce qui me chiffone d´autant plus, c´est que Namâric sort ENCORE indemne du combat, ce serait bien parfois de le voir se faire blesser,une grosse entaille ou une vilaine entorse qui le rendrait plus humain car à force c´est vraiment fatiguant. Franchement, moi je ne lis pratiquement plus les combats avec Nam$aric car l´issu est toujours là même : Namâric gagne. Adieu le suspens, ça donne au récit un côté routinier et pas vraiment crédible, et à force ça tape sur les nerfs de voir ce mec complètement invincible sachant qu´il aurait dû mourir une bone dizaine de fois.

:d) Sinon, le récit semble avancer avec Olaf et Namâric qui sont à la poursuite d´Alexandre, pourtant, c´est mou, plat. Rien de concret ne se passe ou d´important pour l´histoire.

:d) A propos de Hayrdan, j´y pense maintenant, il faudrait m´expliquer comment ça se fait qu´il a pu résister au sortilège alors que tout le monde à Yagatar y à sucomber. Il y a sans doute une raison, j´en doute pas, mais il faudra la doner sinon ça pose un petit problème de cohérence.

:d) Pour les terres mortes, tu avais bien spécifié qu´aucune plante n´y poussaient. Pourtant, dans la chapitre précédent avec Alexandre tu dis qu´il y a une lande, et dans celui-là tu décris des cactus noirs. Là aussi, on se retrouve avec un contradiction dans ton récit.

:d) Une autre petite incohérence à propos des Terres Mortes. Tu y décris des orages, et tu fais mention de pics enneigés, donc il y a des nuages de vapeur d´eau. Cependant, il n´y a pas de lacs, pas d´océans dans les Terres Mortes ni à proximité, donc le cycle de l´eau peut difficilement s´éffectuer. A moins que tu apportes des précisions sur les distances par rapport aux fleuves et océans, on peut dire que les nuages viendraient de loin, mais dans le cas contraire, c´est assez improbable tout ça.

:d) Tu dis qu´ils ont dû jeter des pierres dans le fleuve, c´est bizarre là aussi. Un fleuve, c´est profond, et des pierres, très lourd, surtout sans magie alors ce n´est pas très crédible, à moins que le fleuve soit un torrent avec des rochers par endroit où marcher.

:d) Le passage de l´ouverture de la falaise est magnifique !

:d) Après le Deus ex machina de Molloch, on tombe sur celui d´Olaf avec sa fameuse magie de dressage des cheveaux. Il est étrange, que Thenetos, pratiquement le plus puissant des sorciers au monde, disposant d´une science immense, ainsi que Karen, n´aient pas tenter de trouver pareil sortillège. C´est un peu gros tout ça.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
05 juin 2006 à 11:47:12

Pour Thenetos, il n´était pas sur place je te rappelle. Et Karen ne fait pas partie des Paladins, elle ne connaît donc pas leur techniques. :-)

Bon, perso, je vais faire bien plus court : génial, un gros pavé! :hap: A part ça, vu que je l´ai gobé j´aimerais bien la suite. :-)

KaiM
KaiM
Niveau 11
05 juin 2006 à 13:07:41

Namâric va finir par se faire allumer, c´est prévu. Reste à savoir par qui.

En ce qui concerne Haydarn, Molloch a donné l´explication : l´empereur avait aussi une dette envers Alkion qui lui avait sauvé la vie, donc il ne pouvait pas tuer Namâric. Ce qui lui a permis de résister, et a retardé le moment où il a cédé à Molloch. Mais il fallait bien que ce moment arrive, d´où la scène des cavaliers.

J´avais aussi spécifié au début de l´histoire que des cactus poussaient à Sigornis.

Le cycle de l´eau pose en effet problème, peut-être une réponse viendra-t-elle au chapitre suivant, mais ce sera à toi de juger car je ne suis pas sûr qu´elle soit vraiment satisfaisante.

En effet, je voyais plus le fleuve comme un torrent à cet endroit-là, mais j´ai oublié de le préciser. Mea Culpa.

Quant à Thenetos, il est certes puissant mais ses pouvoirs restent limités. Et de toute façon, ce n´est pas un sortilège. En fait, si ces chevaux peuvent entrer dans les Terres Mortes, c´est parce que les montures de l´Ordre, dressées par de véritables experts, sont les plus disciplinées qu´on puisse trouver.

Voilà.

Dylfos
Dylfos
Niveau 5
05 juin 2006 à 19:43:57

Très bons chapîtres (avec des pavés comme on les aime). Mais comme dit Ostramus, je l´ai lu le combat en diagonale. Namâric commence à devenir pourrais-je dire... saoulant. Il est invincible ! Même pas une égratignure !
Je suis pressé qu´il se prenne sa raclée...

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