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Liste des sujets

La destinée du Prince Noir

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
27 mai 2006 à 19:17:33

Bonjour. :)

Ostrimos
Ostrimos
Niveau 5
27 mai 2006 à 19:18:01

Bonjour. :)

Hari_Seldon
Hari_Seldon
Niveau 8
27 mai 2006 à 19:38:55

Tiens un autre multi pseudo :)

KaiM
KaiM
Niveau 11
27 mai 2006 à 20:18:18

:gne:

Hari_Seldon
Hari_Seldon
Niveau 8
27 mai 2006 à 20:21:20

ostramus= ostrimos
moi= ?? ?
:)

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
27 mai 2006 à 20:51:56

Toi tu es le fondateur de la psychohistoire et le mari de Dors Venabli.

Dors_Venabili
Dors_Venabili
Niveau 4
27 mai 2006 à 21:04:32

Vous aussi êtes un fan de mon mari? :-d

Dors_Venabili
Dors_Venabili
Niveau 4
27 mai 2006 à 21:05:28

Kaim, excusez moi du HS. Nous nous arretons la.

red-rock
red-rock
Niveau 10
27 mai 2006 à 22:21:37

Kami, je viens de lire Les Bracelets d´une traite. J´ai vraiment beaucoup aimé. Je ne citerai que deux défauts: des lieux un peu anonymes, et des personnages un peu anonymes. Même si ceux-ci deviennent passionants pendant les combat. Mais ils ne sont pas aussi profonds que le reste de ton histoire est passionant. Ton intrigue est bien ficelée, elle accroche complètement. Bien évidement, tu décris les combats avec virtuosité, ça, tu le sais déja. Un grand bravo donc, pour m´avoir scotché pendant… Je sais plus, entre une et trois heures ^^. Tu pourrais m´envoyer la suite? Merci d´avance.
red_the_fury@hotmail.com

KaiM
KaiM
Niveau 11
27 mai 2006 à 22:43:39

OK, red, c´est envoyé. Et merci de ton commentaire. Et de ta patience, vu que mes fics doivent compter parmi les plus longues du forum.

Quoiqu´avec le recul, les Bracelets semblent mériter une réécriture complète, que j´annonce depuis belle lurette et dont je me chargerai un jour, peut-être.

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
28 mai 2006 à 12:09:16

J´adore les Terres Mortes, un endroit si sinistre et désolé, c´est pourquoi je les ai déssiné comme je les imagine. Ainsi, voici un lien qui mène à mon dessin, ce n´est pas digne du Louvre mais je pense que c´est plutôt pas mal :

http://www.membres.lycos.fr/ostramus/termort.htm

:)

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
28 mai 2006 à 14:23:37

Pas mal du tout, même si j´aurais personnellement vu moins de relief. :-)

chris12
chris12
Niveau 9
28 mai 2006 à 14:33:36

pas mal, mais je croyais à une plaine gigantesque au sol lezardé..

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
28 mai 2006 à 14:43:46

En fait c´est pas une plaine, c´est des marais je crois bien. (il parle souvent de boue et autres)

Dylfos
Dylfos
Niveau 5
28 mai 2006 à 15:01:37

J´avais la même vision que chaoz. Une terre noire, dévastée, lézardée, avec un peu moins de relief. Mais c´est super bien.

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
28 mai 2006 à 15:57:31

Dans la mesure où Kaim parlait de la vallé de Sigornis je me suis dis qu´il devait bien y avoir des montagnes. Et ce ne pouvait pas être des marais car aucune plantes n´y pousse. :)

KaiM
KaiM
Niveau 11
29 mai 2006 à 20:09:13

Le dessin est très bien, et c´est effectivement dans ce style. Vu le relief, je dirais qu´on n´est plus très loin de Sigornis, qui est un véritable monstre de pierre. C´est vrai que c´est plus plat au départ, mais plus on approche du site, plus il y a de collines, c´est logique.

Et c´est vrai qu´il n´y a pas beaucoup de marais. La boue est due aux flaques laissées par les orages, et les cours d´eau sont rares et étroits.

Sunshadow
Sunshadow
Niveau 7
30 mai 2006 à 18:04:32

Je le voyais plus plat, marron et boueux de partout moi aussi...
Tu la posteras aujourd´hui la suite ?

KaiM
KaiM
Niveau 11
31 mai 2006 à 13:57:08

Chapitre 30 : Face à l’empereur d’Affoth

La salle d’audience de l’empereur Haydarn était à l’image de sa capitale : sobre, dépouillée, fonctionnelle. Ni couleurs éclatantes, ni tentures fastueuses, ni meubles en bois précieux dans cette pièce rectangulaire au sol de dalles grises et aux fenêtres à barreaux. Le long des murs s’alignaient non pas des toiles de maîtres ou des chandeliers d’argent, mais des statues réalistes des précédents souverains. Au fond de la pièce, entre deux lustres d’acier garnis de chandelles, se dressait le trône de l’empereur, massif et carré.
Après des mois passés dans le luxe du Palais de Dümrist, Namâric trouva que l’endroit manquait de prestige ; mais finalement, ça ne lui déplaisait pas vraiment.
Encadré par six gardes particulièrement méfiants, privé de ses épées mais pas de son armure ni de son casque noir, le Paladin avança vers le trône. Il s’arrêta à dix mètres de l’empereur, sous la menace d’arcs prêts à tirer.
- Repos, ordonna Haydarn.
Les archers reculèrent et abaissèrent leurs armes tandis que les ministres échangeaient des commentaires désapprobateurs sur le fait qu’un condamné à mort soit reçu par l’empereur. Ce dernier, pour sa part, ne détourna pas les yeux de Namâric.
- Guerrier, permets-moi de te féliciter à nouveau pour ta victoire. Tu as fait preuve d’un talent que nul n’avait encore admiré depuis la construction de cette arène.
Il sembla se souvenir d’un point contrariant, jeta un regard à Thenetos de Vordal.
- Sait-on maintenant pourquoi des chars de guerre et des soldats sont intervenus dans les jeux ?
Le mage secoua la tête, l’air navré.
- L’officier qui a donné cet ordre est toujours introuvable. J’ai ordonné une enquête, mais je crains qu’elle n’aboutisse pas. Cet homme a dû s’enfuir. Peut-être voulait-il à tout prix la mort de notre invité.
Le regard de Namâric croisa celui de Thenetos, et le Paladin comprit que c’était lui qui avait envoyé des renforts aux gladiateurs. Il n’osa toutefois pas faire part de ses soupçons à l’empereur.
- Peu importe ! fit Haydarn en haussant les épaules. Guerrier, tu nous as offert un spectacle fascinant, et je t’en remercie. La coutume exige que je t’accorde un entretien. Je ne te cacherai pas que, souvent, cette formalité m’agace ; mais je pressens qu’aujourd’hui, elle sera plus intéressante. Alors ? Qui es-tu ? D’où viens-tu ? Que désires-tu ? Tu as la parole, guerrier.
Namâric choisit soigneusement ses mots. Il ne pouvait pas dire la vérité à l’empereur, mais devait lui offrir une histoire crédible et satisfaisante. Celle d’Olaf conviendrait à merveille.
- Je suis né en Dümra, dans les Marches du Nord, puissant souverain. J’ai grandi dans un petit village du nom de Falkhin, puis…
Il s’interrompit en voyant s’agrandir les yeux de l’empereur. Haydarn, stupéfait, paraissait aussi frappé que si un fantôme venait de surgir devant lui. Surpris, les ministres et courtisans s’interrogèrent les uns les autres pour essayer de comprendre ce qui avait pu perturber leur souverain.
- Je connais cette voix, souffla finalement l’empereur.
Namâric se raidit. Qu’arrivait-il ?
- Retire ton casque, commanda Haydarn.
Le Paladin se sentit piégé. Ne voyant aucune solution alternative, il défit les attaches de son heaume et le souleva de sa tête pour le poser au sol. Ses cheveux noirs se déroulèrent dans son dos, ses yeux écarlates luisirent dans les flammes des chandelles.
- Alkion, fit l’empereur dans un souffle.
Un étrange silence s’était établi dans la salle. Personne ne comprenait.
- Sortez tous ! lança Haydarn. Tout de suite.
Thenetos s’avança.
- Votre Majesté, il n’est guère prudent de…
- J’ai dit : dehors ! gronda l’empereur, menaçant.
Trop effarés pour protester, les ministres et les gardes quittèrent la salle d’audience. Thenetos s’attarda, jaugeant Namâric du regard. Le Paladin sentit son armure se charger d’énergie. Le mage avait dû essayer de lui jeter un sort, et avait échoué.
Quand la porte se referma, Haydarn descendit de son trône et marcha vers Namâric.
- Vous devez faire erreur, déclara celui-ci. Je ne m’appelle pas Alkion.
L’empereur s’arrêta, comme contrarié. Namâric l’empêcha de protester.
- Je suis son fils.
Un silence tomba. Puis, après de longues secondes, Haydarn franchit la distance qui le séparait du Paladin et le serra dans ses bras.
- Evidemment. Alkion ne pourrait pas être aussi jeune. Tu ressembles énormément à ton père.
Namâric tentait à la fois d’organiser ces nouvelles informations et de dominer son rythme cardiaque. Haydarn avait connu son père. Que pouvait-il lui apprendre ?
- Comment l’avez vous rencontré, demanda Namâric en se dégageant.
L’empereur eut un sourire grave.
- Je n’avais que dix ans à l’époque, mais je m’en souviens très bien. D’innombrables complots ont toujours apposé les familles régnantes de cet empire. J’ai failli être victime de l’un d’eux – un assassin devait m’abattre dans le parc du château – mais ton père m’a sauvé la vie. J’ai soudain vu le corps de l’archer basculer d’un arbre, et un guerrier en armure noire se laisser tomber à côté de lui. Il avait ton visage, ta voix, et le nom d’Alkion. Nous n’avons discuté que quelques minutes, il m’a donné les noms de ceux qui voulaient ma mort, puis il est reparti. Je n’oublierai jamais ce jour.
L’empereur se tut, le regard dans le vague, tandis que Namâric ressentait une bouffée de fierté envers son père.
Les deux hommes restèrent silencieux pendant une bonne minute, perdus dans leurs pensées, puis Haydarn reprit la parole.
- Quel est ton nom ? Raconte-moi ton histoire.
Le Paladin hocha la tête.
- Je m’appelle Namâric. Je suis né dans le Nord de cet empire…

Namâric confia à l’empereur nombre de détails qu’il aurait tus à bien d’autre. Haydarn lui inspirait confiance, peut-être parce qu’il avait connu Alkion. Le Paladin narra chaque épisode de sa vie, depuis son enfance jusqu’à sa mission à Dümrist, en passant par son entraînement. Il tint cependant secret tout ce qui devait rester confidentiel pour l’Ordre.
Finalement, Haydarn sourit.
- Cette journée aura été radieuse. Je te remercie d’être venu, et peu m’importe que des soldats affotites aient péri par ta main. Je te proposerais bien un poste dans mon armée ; les troupes en Métaca auraient bien besoin d’un officier de ta trempe ! Mais je me doute que ce n’est pas ça qui t’intéresse. J’en viens donc maintenant à la question essentielle : que veux-tu ?
Namâric prit une grande inspiration.
- Votre arrière-grand-père, Synar de Kerenas, a rencontré un jour un homme aux cheveux blancs, très étrange. Il lui a acheté un objet qui m’intéresse particulièrement. J’espérais que ce serait une histoire de famille dont vous pourriez me parler.
Namâric s’attendait à beaucoup de choses – qu’Haydarn ne sache rien, qu’il lui signale qu’Alexandre était passé avant lui, qu’il ne puisse pas donner plus de détails – mais la réaction de l’empereur le prit totalement au dépourvu.
Ses yeux s’obscurcirent, ses mains se crispèrent, il se plia en deux. Namâric voulut le soutenir ; il le repoussa d’un coup de poing.
- Non ! hurla-t-il. Je ne veux pas ! Je refuse !
Il se redressa, ficha ses yeux dans ceux du Paladin.
- Ecoute-moi bien, Namâric. Retiens chacun de ces mots, car je ne les répéterai pas. Je suis sous l’emprise d’un marché diabolique, qui veut m’obliger à te tuer.
Namâric recula instinctivement.
- Ecoute ! poursuivit l’empereur. Je me souviens de l’histoire de Synar. Quelqu’un est déjà passé avant toi pour m’interroger. Le Prince Alexandre de Dümra.
Namâric ne bougea pas, partagé entre la jubilation et l’inquiétude. Ce n’était pas la première fois qu’on s’opposait à lui. Haydarn devait être victime du même sort que les bibliothécaires de Yagatâr, un enchantement conçu pour lui barrer la route.
- L’objet en question est une croix en argent, fit Haydarn avec difficulté. Le Prince Alexandre l’a longuement examinée. Il a traduit le texte gravé sur le métal, puis a quitté la ville, très satisfait, en emportant la croix avec lui.
- Vous l’avez laissé la voler ?
- J’ai eu peur de lui, Namâric ! Tu ne sais pas à quel point il est intimidant ! Même pour un homme comme moi !
- Et c’est tout ?
L’empereur semblait torturé par une souffrance insoutenable.
- Il n’en a pas dit plus. Mais j’ai reçu il y a une semaine un rapport de Keldras, une ville à la frontière des Terres Mortes. Alexandre est passé par là, il a recruté un guide et se dirige vers la vallée de Sigornis. A l’heure actuelle, il doit être à mi-chemin.
Namâric jura entre ses dents. S’il avait pu le savoir plus tôt, il aurait gagné un temps précieux.
- Pars, maintenant ! lui hurla Haydarn. Je ne pourrais pas me retenir longtemps ! Sauve-toi !
Attirés par ses cris, les gardes ouvrirent la porte, pointèrent leurs lances ou bandèrent leurs arcs. Namâric sentit son sang se figer.
- Rangez ces jouets, cracha l’empereur. Reconduisez cet homme, et appelez-moi un médecin. Vite !
Les gardes s’empressèrent d’obéir. Namâric quitta la pièce, se laissa guider dans les escaliers et les couloirs de pierre nue, puis quitta le palais impérial – par chance, sans croiser Thenetos.
Une fois dehors, il s’éloigna à grands pas, partant à la recherche d’Olaf.
Bien qu’il ne comprît rien aux projets d’Alexandre, il savait où le trouver.
Et cette fois, il ne lui ferait pas de cadeau.

Chapitre 31 : Garde gastronome

Une douce brise se leva sur les Terres Mortes en même temps que les lueurs roses et orangées du crépuscule se déroulaient dans le ciel. Le silence angoissant de la lande désertique se muait peu à peu en un calme apaisant. En ce lieu, la nuit au moins n’apportait aucun malheur.
Les ombres des hommes qui s’affairaient dans le camp s’étiraient sur le sol jusqu’à devenir gigantesques, balayant la terre au rythme des pas ou se dressant soudain sur la toile des tentes. De nombreux soldats s’assirent autour d’un repas tandis que quelques-uns, épuisés, allaient se coucher de bonne heure.
De l’eau bouillait dans une casserole suspendue au-dessus d’un feu. Des bulles d’air naissaient au fond du récipient pour aller éclater à la surface, pendant qu’un nuage de vapeur s’élevait en tournoyant dans les airs.
Juste à côté, Varlian se débattait avec ses restes d’araignées.
Il n’avait pas renoncé à tirer un plat comestible de la viande coriace et filandreuse qu’il avait récupérée sur les cadavres des monstres. Taillant à coups de couteau dans la chair des créatures, il tentait obstinément d’en détacher des morceaux fins et nets. Les autres Gardes noirs avaient jeté un coup d’œil à sa cuisine avant de se détourner, Axtros avait examiné la viande et déclaré posément à Varlian qu’il n’avait qu’une chance sur huit cent dix-sept d’obtenir un résultat passable.
- Ca en fait toujours une, avait répondu le Garde.
Axtros n’avait pas fait d’autre commentaire.
Bien que concentré sur sa tâche, Varlian remarqua sans difficulté qu’Emmanuel, qui l’observait avec suspicion depuis dix bonnes minutes, se levait et s’éloignait sur un signe du Prince Alexandre. Celui-ci s’approcha, contempla d’un air intéressé la casserole et le bout de viande sanguinolent, puis lança :
- J’y goûterai volontiers quand ce sera terminé.
Varlian hocha distraitement la tête, les yeux rivés sur son couteau. Il venait d’entamer un filament, et comptait bien pousser son avantage jusqu’au bout.
- Tu as admirablement combattu, aujourd’hui, poursuivit Alexandre.
Varlian parvint à trancher la viande sur la moitié de son épaisseur avant de buter contre un nerf.
- Vos leçons m’ont bien servi, répondit-il.
- Pas seulement mes leçons. Tu avais déjà de solides acquis.
Le Garde déchira la lamelle de viande avec un soupir de soulagement, puis la jeta dans l’eau bouillante en y ajoutant une tranche d’oignon. Un grésillement s’éleva.
- Ces araignées ne me disent rien qui vaille, fit le Prince. A ton avis, devons-nous renoncer ?
Varlian haussa les épaules.
- Vous êtes le maître, moi l’instrument. A vous de décider.
Alexandre esquissa un sourire.
- Je ne veux pas que le rôle de la Garde noire se limite à me protéger. As-tu une idée quant à la suite des événements ?
Varlian arracha un second lambeau et l’envoya rejoindre le premier.
- Maintenant que nous sommes ici, autant continuer. Revenir avec davantage de troupes ne ferait qu’accroître les problèmes logistiques et entraîner d’autres pertes, alors que nous ne sommes même pas sûrs de rencontrer l’ennemi.
Alexandre acquiesça.
- Sans doute. C’est ce que je pense aussi.
Il passa de l’autre côté du feu, jeta un regard circulaire autour de lui. Varlian l’imita, constata que personne ne les écoutait et reposa ses yeux sur le Prince, un peu inquiet. Il sentait confusément que des ennuis approchaient.
- Vous avez quelque chose d’important à me dire ?
Alexandre planta son regard dans celui de son serviteur.
- J’aimerais qu’en tant qu’ancien Paladin Noir, tu me parles de Namâric. Et, accessoirement, que tu m’expliques ce que tu fais ici.

:)

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
31 mai 2006 à 15:41:18

Cool, les chap´s sont trop court depuis que tu as décidé de découper en chap´s clairs. :-) Remarque, c´est plus digeste mais moi j´aime bien les gros pavés. :-)

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