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Liste des sujets

Froid...

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
19 février 2006 à 21:47:44

Ca f´sait un bail que j´avais rien écrit, hein? J´avais dit que j´écrirais quelque chose durant les vacances (bon ok pas sur le forum mais bon^^), et, celles-ci s´achevant pour moi dans quelques dizaines de minutes, j´ai pourtant un truc à vous proposer^^. Alors je précise, c´est différent de ce que je fais habituellement, je sais pas ce que ça vaut et je sais encore moins comment j´ai pu faire pratiquement quatre pages avec une partie qui était sensée être "courte". A l´origine la nouvelle devait tenir en un post, ce serait deux finalement, peut-être même trois mais ça m´étonnerait.

Trève de bavardages, j´envoie donc la première partie. :-)))

Froid…

On ne sait pas comment c’est arrivé. C’est un jour en apparence banal, comme tous les autres. La journée de cours a été chiante au possible, et la grippe ayant jeté son dévolu sur la plupart de mes amis, je me suis retrouvé à m’emmerder comme un rat mort. Faut dire qu’à part notre groupe de cinglés misanthropo-gothiques, j’ai peu d’interactions avec les autres élèves, on pourrait même dire aucune. Je ne dirais pas que je ne les aime pas, enfin pas tous en tout cas, mais j’ai du mal à aller vers eux, à briser cette magnifique entente qu’il y a entre eux. Je suis l’éternel cheveu sur la soupe, qui tente tant bien que mal de ne pas tomber au pire moment. Mais évidemment, fallait que ça tombe sur nous, enfin sur moi je suppose…

Il est cinq heures, on sort de deux heures de philo, et on est tous morts, enfin quasiment tous, ce qui représente environ un tiers de la classe normale, l’épidémie de grippe étant exceptionnellement importante, à mon grand dam. Et puis soudain, un grondement sourd, grave, et puis plus rien. Du moins, durant quelques secondes, le temps que nos pupilles s’élargissent, puis s’écarquillent devant le spectacle qui s’offre alors à nous. Il n’a fallu que quelques minutes pour qu’une neige épaisse tombe par torrents, surprenant tout le monde et notamment les services chargés de l’empêcher de bloquer la ville. Cependant aucune neige n’était prévue, on est en plein mois de Mars et les jours sont justement anormalement chauds. C’est à n’y rien comprendre.

Je suis le premier à réagir, de manière fort intelligente :
-C’est quoi ça ? Merde à la fin, je dois rêver !
-Non tu rêves pas, murmura une jeune fille dont je ne me rappelais même plus le nom.
-On doit être victime d’une hallucination collective possiblement créée par…
-Ta gueule l’intello, gueulons-nous en cœur. Voilà un point sur lequel nous sommes tous d’accord : la haine de cet individu exécrable avec ses petites lunettes rondes, sa coupe bien lisse et sa manie de lécher les bottes. Incapable de se démerder seul, malgré son QI soi-disant « exceptionnel ». J’me demande comment il réagirait s’il devait s’occuper autrement qu’en lisant des bouquins d’études supérieures… Je décide de me reprendre :
-Ouais ben c’est pas de la neige qui va nous tuer, non ? Moi en tout cas, j’vous dis à plus et j’me taille. Parce que d’ici peu, ça va p’têt effectivement devenir impraticable.

Grave erreur. Je ne sais pas ce que c’est cette connerie, mais c’est pas naturel. Après cinq secondes dans le frigo le plus efficace que je connaisse, je rentre à nouveau, puis m’arrête devant l’air hagard de mes camarades.
-Ben quoi ? Je ressemble à un fantôme ?
Faut croire que oui, d’ailleurs un mec que je n’entends jamais me le signale gentiment et avec le sourire :
-Ben…ouais en fait. Et je déconne pas mec, t’es pâle à fond. Moi ça m’fout les chocottes ce truc.
-Hey, parmi les filles y’en a pas une qui aurait un miroir ? Elles n’ont pas l’air d’apprécier ma question. Et quoi, on n’a plus le droit de demander à voir sa tronche ? Ah, y’en a une qui tripatouille son sac, peut-être que…Elle s’avance en bégayant :
-Ttttiens…
J’en reste sur le cul. C’est vrai que j’ai une tronche de déterré. On dirait les photos qu’un de mes potes m’a montrées sur des gothiques extrêmes…et ça ne me rassure pas des masses à vrai dire.
-P’tain vous avez raison…hey toi l’intello, tu sais d’où ça vient ?
-Euh…non, désolé, ce n’est pas un phénomène normal et peut-être même pas naturel.
Allons bon, l’intello rationaliste du groupe admet qu’on n’a pas à faire à un truc normal…quelqu’un a une solution à ce merdier ?

-Bon alors on réfléchit calmement…
-Calmement ?! T’as vu ce que ce truc t’a fait en quelques secondes ?
-Oui, merci, j’ai pas besoin de toi pour me rappeler que j’ai une tronche de cadavre. Bon, je disais : on peut pas sortir, or il va falloir dormir à un moment ou à un autre.
Une fille m’interpella. C’est la grosse niaise du groupe, brune –comme quoi les clichés sont pas toujours vrais- aux cheveux longs, yeux marron et poitrine bien supérieure à ce qu’elle devrait avoir à son âge, à savoir quinze ans.
-Ecoute moi- bien Valérie : si tu veux, tu peux tenter d’y aller seule, et de faire à pied le trajet que tu fais normalement en train. Mais moi, je pense que je vais rester ici et attendre que ça se calme…si ça se calme, bien sûr.
Elle réfléchit, après tout, une fois la situation correctement exposée, c’est vrai qu’il paraît suicidaire de sortir…
-Oui, t’as raison…mais on est seuls ici ?

Normalement, la réponse à une telle question est « non » dans un lycée d’un bon millier d’élèves. Mais les circonstances jouent contre nous : on est Mercredi et il est dix-sept heures, donc peu de monde, et la seule classe qui pourrait être également là est partie en voyage…on a de la veine quand même. On décide donc de se diriger vers le gymnase, car il est grand et il n’y a pas besoin de passer dehors pour l’atteindre. –On a désormais tous une peur panique d’aller à la rencontre de…ça-

Le froid nous atteint même à travers ces murs extrêmement épais. Mes os gèlent de l’intérieur et mes nerfs commencent à ne plus m’obéir réellement. Au vu de l’état des autres élèves, j’en déduis que je ne rêve pas et que nous souffrons tous de la même manière. J’éprouve pour la première fois de ma vie un besoin de contact humain…c’est très étrange, après tout, ne disais-je pas hier encore qu’il faut tous nous exterminer ? D’ailleurs, je me demande si nous ne sommes pas indirectement la cause de tout ceci…Visiblement, nous pensons tous à la même idée en même temps : tous se serrer. Seul l’ « intello » reste à part. Soit il ne nous aime vraiment pas, soit il est ultra coincé, ou peut-être simplement qu’il nous méprise.
-Dis…tu penses qu’on va s’en sortir ? Me demande la fille collée à moi, une des rares à qui je peux parler en fait. Elle n’est pas très grande, des cheveux blonds et de beaux petits yeux verts. Et puis, elle n’a pas l’arrogance qu’ont ses « amies ».
-J’aimerais bien dire « oui »…mais je peux pas si je veux être honnête. Y’a encore des chances je dirais…mais t’inquiète on fera tout pour s’en sortir.

Une heure a passé. Une heure effroyablement longue passée à tenter de lutter contre ce froid qui nous envahit, tous. Quand je regarde les têtes de mes camarades, je ne trouve rien d’anormal de prime abord, et puis quand je regarde de plus près, ça me fait peur : on a tous ce teint blafard qui au début les avait surpris, mais maintenant plus personne ne s’en rend compte. Ils sont quasiment tous endormis, et moi-même, insomniaque de renom, suis sur le point de sombrer, quand un détail attire mon attention. Un détail simple, et qui aurait facilement pu passer inaperçu. Une silhouette se déplace vers la porte, et pas n’importe quelle porte : celle qui mène à la morgue, autrement dit, dehors. Seule une personne est capable de raser aussi souplement les murs, seule une personne peut passer inaperçue dans ces moments. Je sors de l’étreinte des deux personnes m’entourant et cours souplement à la rencontre de l’obscure silhouette.
-Pssst ! Qu’est-ce tu fous bordel ?
-J’vais dehors, ça se voit pas ?
-…j’avais compris ça, j’suis pas aussi décérébré que ce que tu sembles penser. T’es conscient du pourcentage de chance que tu as de t’en sortir ?
-Oui, il est nul, je le sais.

Cette phrase me frappe comme un coup de poing. J’ai déjà connu des suicidaires, j’ai toujours réussi à les stopper à temps, parfois avec autre chose que des mots, certes, mais ils m’en ont toujours été reconnaissants. Mais c’étaient des gens que je connaissais bien, je savais quels points appuyer pour gagner, le risque était généralement très faible, c’était une sorte de coup de tête. Mais là…comment influencer cette tête de mule ?
-Tu veux vraiment te suicider ? Tu sens la douleur que le froid nous fait à travers les murs ? Tu veux réellement endurer ça au maximum ? Je l’ai vécu quelques secondes, et je ne le souhaiterais pas à mon pire ennemi. Si tu veux crever fallait te jeter sous un train ou un métro.
-J’ai jamais eu envie de me suicider.
Il se fout de ma gueule en plus ? Il est conscient de la situation ?
-Explique. Tu te contredis toi-même là. Y’a erreur dans le programme, veuillez réinitialiser le tout.
-Très drôle. Tu comprendrais pas, laisse tomber et fous-moi la paix. Après tout, je suis pas une grande perte, et viens pas me dire le contraire, je sais détecter l’hypocrisie.
-Forcément, sans explications, un tel truc risque d’être difficilement compréhensible…et non tu ne seras pas une grande perte, mais c’est pas une raison pour te laisser crever, je sais que tu le regretterais.
Là il commence à m’énerver. D’une, parce que j’arrive pas à le convaincre, et deux, parce qu’il m’énerve avec son ton. Il me repousse alors que je surprends des larmes à ses yeux.
-Dégage à la fin ! Ça m’fout la gerbe de vous voir tous collés, et moi comme un clodo à côté. Et je peux pas venir parce que ça fait trop longtemps que j’me suis taillé une réputation que toutes mes tentatives n’ont contribué qu’à renforcer. J’en ai marre, je sers à rien et je le sais, alors maintenant laisse-moi crever, bonne chance pour la suite, je doute que vous vous en sortiez.

Je suis forcé d’admettre qu’il a gagné. Finalement, c’était pas une blague son QI. C’est peut-être pas un génie, mais ses raisonnements sont sans faille apparente. Je sens une boule se nouer dans mon estomac au moment où il ouvre brièvement la porte avant de sortir. Un courant d’air froid me glace le sang durant une seconde, seconde qui paraît durer des minutes. Je décide de retourner dormir, après tout, un mort-vivant ne sera guère utile.

Je suis dans une grotte. Une stalactite tombe devant moi dans un bruit ressemblant à un verre brisé. Puis une autre derrière, et encore une. Tout autour de moi tombent ces obus comme si la fin du monde était là, devant l’entrée de ce refuge. Le froid me gèle de l’intérieur et je ne peux pas bouger, je sens mon corps mourir à petit feu…j’entends des cris, ils semblent comme…humains. Quoiqu’on dirait plutôt des échos, oui ça doit être ça : d’autres paumés comme moi qui hurlent en pensant à une hypothétique aide qui ne viendra jamais.

-Ça va ?
Je me réveille en sueur malgré le froid ambiant. Putain, saloperie de cauchemar. Il faut croire que je suis marqué, en tout cas suffisamment pour en rêver même la nuit. Cette malédiction ne nous lâchera donc pas, ou peut-être est-ce à moi qu’elle en veut, qui sait ?
-Ouais, cauchemar à la con…
-Paumé dans une grotte et hurlant à la lune ?
-Paumé oui, mais agonisant en silence en écoutant des cris désincarnés. J’en déduis qu’on a tous plus ou moins rêvé de ça ?
-Oui…
Le jeune homme semble anxieux. Je peux le comprendre d’ailleurs, mais j’espère que c’est pas à cause de ma tronche…ses traits sont tirés comme s’il n’avait pas dormi depuis des lustres.
-Et toi ça va ? On dirait pas…
-C’est Jean. On sait pas où il est, ça nous inquiète.
Jean…ça y est ça me revient, ma défaite me revient. Je ne pensais pas qu’ils s’en apercevraient si rapidement. Je tremble rien que de penser à ce qu’il est advenu à son pauvre corps. Au moins, il sera pas rongé par la vermine.

-Hummm…il est mort.
Ça y est, je viens d’attirer toute l’attention sur moi. Faut dire, y’a de quoi, mais bon. Une foule de questions sont prononcées en même temps, ce qui entraîne un désordre monumental :
-Qu’est-ce que t’en sais ?
-C’est toi qui l’a tué, hein ? On sait tous que tu le détestais !
-J’suis sûr que ce con nous fait une blague et que t’es son complice !
-Vos gueules ! Je viens d’exploser, et ça a eu le mérite de ramener le calme. Il a attendu que tout le monde pionce et il s’est délicatement glissé vers la porte. D’ailleurs j’étais limite en train de somnoler à ce moment. Mais je l’ai vu, alors je suis allé lui demander ce qu’il foutait. Il m’a expliqué qu’il en avait marre de nous voir tous « ensemble » -douce ironie, vous venez juste de démontrer qu’on est tout sauf soudés- et de rester comme un clodo. Croyez-moi ou pas, j’en ai rien à foutre. Mais vous le reverrez pas, du moins j’espère pour nous…et au fait, ça s’est calmé dehors ?
-Non, on commence à baliser sec…

Y’a de quoi. Imaginez-vous paumé dans un gymnase, avec une neige qui tombe par cascades entières et un froid surnaturel, et maintenant essayez de rester calme. A moins d’être un génie de la zen-attitude, vous succomberez à la panique en très peu de temps, surtout si vous n’avez aucune solution à portée. En attendant, nous, on n’a strictement rien à faire à part attendre…et on n’a rien à bouffer non plus, mais bon.

J’ai perdu la notion du temps. On a attendu des heures, avant de se rendre à l’évidence : le jour ne se lèvera pas aujourd’hui. On est complètement déboussolés, et certains commencent à vouloir tenter l’ « aventure ». Moi et quelques autres encore lucides on les a convaincus d’attendre encore un peu pour voir si une accalmie va se pointer. Mais ça doit maintenant faire deux jours que ça dure, et on s’hydrate à grand-peine avec les quelques réserves d’eau de la cantine. Deux filles inséparables prennent soudain la parole. Ce sont les meneuses des expéditionnaires.
-Bon, nous deux on y va. Libre à vous d’attendre là comme des glands.
-Vous êtes cinglées…soupire-je. Mais allez-y, vous le voulez en quoi votre cercueil au fait ?
Et puis un bruit contre la porte. Tout le monde hurle de joie et s’y précipite, tandis qu’un indicible sentiment de malheur m’envahit. Le truc auquel je pense est trop con, mais je ne peux m’en empêcher. De toute façon je vais bientôt voir, la porte s’ouvre…

Bourreau_Kwama
Bourreau_Kwama
Niveau 10
19 février 2006 à 21:58:00

Je ne commenterai qu´en ayant lu le reste. Allez, ne sois pas cruel, donne-la-moi :hap:

Bourreau_Kwama
Bourreau_Kwama
Niveau 10
19 février 2006 à 22:00:23
  • donne-le-moi
SkySoft
SkySoft
Niveau 10
19 février 2006 à 22:07:46
  • Mwarf, cliquer sur le bouton "rafraichir" après avoir lu ça, nyahaha^^*

Woaw, intrigant! L´ambiance est prenante, étouffante même. La psychologie du perso est bien amenée même si ça va un peu vite de ce côté, et que tu nous files le cliché de l´intello de service, mais j´imagien que c´est voulu^^.
Sinon, le rythme est bien tenu et le style agréable, et on ne demande que la suite!!!

KaiM
KaiM
Niveau 11
19 février 2006 à 22:21:44

En tant qu´individu exécrable avec ses petites lunettes rondes, sa coupe bien lisse et sa manie de lécher les bottes, incapable de se démerder seul, malgré son QI exceptionnel, je désapprouve vigoureusement le traitement réservé au personnage correspondant.

Quelques fautes d´accord, passé au lieu du présent.

A part ça, j´aime bien, bonne ambiance, c´est assez inquiétant pour m´accrocher et j´attends la suite.

KaiM
KaiM
Niveau 11
19 février 2006 à 22:22:16
  • lunettes rectangulaires pour moi, pardon.
Lazy
Lazy
Niveau 4
20 février 2006 à 01:22:07

Très bon texte, ça ressemble beaucoup au film "le jour d´après". Bien écrit, un style fluide, le "héros" possède un langage un peu "foutage de gueule", ce qui renforce le côté "anti-héros". Quelques clichés, sans doute voulu.
J´ai hâte de voir la suite. :)

Agraf
Agraf
Niveau 10
20 février 2006 à 03:54:42

Je ne vois pas en quoi c´est different de tes autres fic et nouvelles : héro marginal et adolescent et personnage secondaire caricatural au possible.

Mais il y a quand même quelque chose de different, ce texte me semble beaucoup plus travaillé que les autres, aucune répétitions ne vient freiner le lecture et on se prend à la lecture de ton texte, qui est vraiment très addictif. L´ambiance est bien retranscrite, le suspens est savament (ca se dit ?) distillé, je me suis surpris à lire ce texte très facilemnt, très rapidement, sans aucune baisse d´attention, quoique, si : une petite phrase m´a gêné "Vous êtes cinglées…soupire-je" je pense que tu l´a fait exprès mais comme c´est la première fois que je le lis où l´entend, je me demandais si c´était vraiment corect.

Bon, voilà, que dire d´autre à part que t´es un salaud d´avoir coupé en plein milieu :-(
Ca coupe tt le rythme, bien sûr, j´attend la suite avec impatience mais je pense que cela va gâcher un peu l´ambiance de tt couper en plein milieu. Surtt que comme ton texte passe vraiment bien, un gros pavé n´aurait, je pense, pas découragés les forumeurs...

Bon voilà, awaiting la suite ! :ok:

AShnRuins
AShnRuins
Niveau 10
20 février 2006 à 06:06:24

Bon, je vais pas te faire un truc bien long, pour ça j´attends la suite.

C´est du bon Az´, je trouve, on retrouve l´état d´esprit des perso qui t´es propre.
Peut-être ai-je trouvé le début un peu trop rapide, la catastrophe arrive trop vite surement. Je pense que tu aurais dû alonger un petit peu, mais ce n´est qu´un détail.
Sinon... Ah oui, je trouve le fait qu´ils soient la seule classe au bahut un peu... coincidenciforme, et je dois l´avouer peu crédible. D´autant plus qu´il n´y a visiblement aucun adulte. Je sais pas si ça se passe comme ça dans ton lycée, mais par ici les prof/CPE/secrétaires etc restent quand même un peu après 17 heures, surtout s´il y a un internat. Bon, peut-être sont-ils tous sortis et ont-ils clamsé comme il se doit, mais la façon dont ils sont passés à la trappe est plutôt dérangeante...

A part ça, bien joué d´avoir fait crever l´intello :banzai: Pour le coup des meneuses - et du groupe en général - qui compte sortir, cela fait effectvement penser au "Jour d´après" (bon film d´ailleurs) comme l´a fait remarquer j´ai-la-flème-de-retrouver-qui.

Voilà, je crois que ce sera tout :o))

:fou:

Qu´ils crèvent !! :fou: :o))

chris12
chris12
Niveau 9
20 février 2006 à 09:12:13

super, atmosphère bien décrites et tout et tout, la suite ?

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
20 février 2006 à 09:58:59

J´apprécie également. Oui, c´et tout.

  • repart comater dans son lit*
ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
20 février 2006 à 09:59:35

c´est tout*! Mon dieu

  • repart VITE comater dans son lit*
chocobo3
chocobo3
Niveau 10
20 février 2006 à 10:40:09

Yeah!
J´aime bien! C´est du bon Az quoi comme dirais Ash :) Balance la suiiiiiteeuuuuh!!!!

(L´perso principal m´fais marrer^^)

SophyErzengel
SophyErzengel
Niveau 10
20 février 2006 à 12:08:15

Bon, tout a été dit...
J´aime :coeur:

On va avoir le droit au retour de l´intello, non?

Troll_a_Fleurs
Troll_a_Fleurs
Niveau 5
20 février 2006 à 12:15:20

Tiens oui, j´ai oublié de dire que je le pressentais... Mais par quel miracle ?

:fou:

:o))

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
20 février 2006 à 15:39:33

Putain une dizaine de commentaires en une journée! :ouch: Je dois dire que j´ai été très agréablement surpris. :-)

Merci à vous tous, la suite peut-être ce soir, mais je ne promets rien. Le cliché de l´intello est effectivement totalement volontaire. :-)
Et le texte est différent parce que...niark vous verrez avec le suite^^.

Sofyt==> lol le coup du "*Mwarf, cliquer sur le bouton "rafraichir" après avoir lu ça, nyahaha^^* "^^

supreme2
supreme2
Niveau 10
21 février 2006 à 19:40:27

Mwarf c´est bon ça envoie la suiteuuuuuuuuuuuuuuuuuh
Mdr soft

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
22 février 2006 à 17:10:35

Vous savez quoi? J´ai la suite. :-d Bon, comme d´habitude, je sais pas si c´est bon ou si j´ai lamentablement fait foirer un texte qui semblait bien partir, mais bon, advienne que pourra. Ah et encore deux précisions quand même : ce n´est pas la fin, et c´est d´ailleurs pour ça que cette partie est (beaucoup) plus courte que la précédente. La prochaine sera la dernière à coup sûr par contre.

Logiquement, soit les cris continuent, ce qui signifie que les improbables et hypothétiques secours sont arrivés –se pose alors la question de comment ils ont été avertis-, soit ils cessent, car on s’aperçoit qu’on a rêvé, ou autre chose…comme…non, pas possible c’te connerie, je délire. Et pourtant, les cris continuent, mais ils ont maintenant changé de ton, en fait, on dirait plutôt des hurlements…un peu de ces cris terrorisés et archétypés qu’on retrouve dans la plupart des films d’horreur. J’ai un peu de mal à y croire, mais pourtant…tout concorde absolument : les cris, les raclements contre la porte démontrant une faiblesse extrême…j’ai peur, j’ai réellement la trouille parce que je pense que notre intello a survécu plusieurs jours dans le froid, et ça, ce n’est absolument pas possible.

Et pourtant, quand je le vois je comprends. Il n’a plus rien d’un humain si ce n’est la forme vaguement bipède. Tout son corps est couvert d’affreuses engelures et son teint est plus pâle que celui qu’aurait une allégorie de la Mort. Sa peau n’est qu’un lambeau et il se traîne plus qu’autre chose dans notre direction. J’entends soudain un vague son émanant de la cavité qui fut autrefois une bouche…il veut nous dire quelque chose mais forcément, personne ne l’approche. Je décide de m’approcher de ce…truc :
-Tu dis quelque chose ?
-l…le….f…froid….
-Oui, qu’est-ce qu’il a le froid ?
-ppas….pas….pas na….pas naturel. Trop….trop dan….dangereux. N’y….n’y a….n’y allez pas.
-Comment t’es encore en vie ? Et pourquoi ?
-Sou….souff….souffrir. Ven…vengeance….peu…peut-être. Dou….douleur a...a...atroce. Veux…mou…mourir.

Sous mes yeux tétanisés se déroule alors une scène étrange et affreuse. La chair commence à se décomposer, comme s’il devait être dans le froid pour « survivre », si l’on peut encore utiliser ce mot pour l’état dans lequel il est. Il tombe lentement sur le sol dans un bruit flasque et son oeil coule par l’orifice prévu pour l’accueillir chez les êtres normaux. Puis le bras droit se détache lentement du corps dans un dégagement d’odeur putride. Et ainsi tout le corps se liquéfie tandis que sur son air est peinte pour l’éternité la souffrance qu’il a ressentie depuis les dernières heures. Douce vie tourmentée qui s’achève dans un tourbillon de sang. Tiens je deviens poète alors que je suis au bord du gouffre morbide, pourtant j’ai rien pris d’illégal depuis plusieurs jours. Encore une victoire du paranormal.

Je me retourne lentement vers les autres, terrorisés par ce qu’ils viennent de voir. Normal, y’a un peu de quoi c’est vrai, c’est pas tous les jours qu’un humain fond sous nos yeux.
-Oui je sais c’est choquant et tout et tout, vous inquiétez pas les cellules psychologiques vont arriver…enfin sauf si vous vous magnez pas le fion avant pour survivre, bien entendu. Au fait, vous voulez toujours sortir ?
-P’tain tu restes con même quand tu vas crever toi…t’es un cas. Et oui je veux sortir, mais non je le ferai pas parce que j’ai pas envie que ça m’arrive.
-D’une, faut bien prendre ça avec humour, on n’a globalement aucune chance de s’en sortir, ou en tout cas, je préfère crever que de ressembler à un zombie. Et de deux, tu sais que si tu restes tout le temps dehors, tu fondras pas ? Bon, t’auras pas une belle tête mais…
-Mais tu vas la fermer oui ?!
Bon, je devrais quand même arrêter, après tout, si on n’est pas soudés on a encore moins de chance de sortir vivants de là, et comme j’ai finalement pas envie de crever aujourd’hui, je vais stopper avant qu’on dégénère.
-Ok c’est bon…relax, ça te servira à rien de t’énerver, on n’a quasiment plus de réserves de toute manière, va pas gaspiller tes forces.

Finalement, on détourne tous la tête du tas de liquide verdâtre devant la porte, n’osant y toucher pour l’enlever, et on retourne pioncer, le mieux que l’on puisse faire je crois dans la situation présente, même si nos rêves risquent d’être aussi gelés que le sol dehors. Je retourne auprès de la fille avec qui j’étais y’a plusieurs heures, une éternité…fille dont j’ai par ailleurs réussi à me souvenir du nom : Marion. Elle semble désespérée, comme tout le monde ici par ailleurs. Même les joyeux drilles ont perdu de leur entrain habituel, le gymnase s’est transformé en gigantesque morgue…enfin, il fait quand même plus chaud dans une morgue je crois.

Encore cette saleté de grotte. Je suppose que je vais entendre les mêmes cris et que tout va s’effondrer…ah ça commence bien, j’entends déjà les hurlements…sauf qu’ils sont plus graves…et que contrairement à l’autre fois, je n’ai pas l’impression qu’il s’agisse d’échos…plutôt comme si…
-Aide moi…
Une voix rocailleuse, me rappelant celle de l’autre mort-vivant…ah non va pas me dire qu’il va me poursuivre jusque dans mes songes ! C’est lui ou moi le damné à la fin ?
-Qu’est-ce que tu veux ? Tu es mort !
-Fuyez. Vous ne savez pas ce que l’on endure après la mort. C’est un virus…un virus indestructible. Le froid n’est que l’habitat de la…chose. Suicidez-vous avant d’être touchés.
Et puis rebelote, les stalactites tombent de partout, comme si j’étais sous un tapis de bombes lors de la Seconde Guerre Mondiale.

Je me réveille paniqué. Je dois faire vraiment peur, ou peut-être ai-je hurlé, car tous me regardent comme un alien.
-Bah quoi ? J’ai revu le zombie, on peut comprendre que ça foute la trouille, non ?
Marion me regarde en larmes et murmure…
-Tu es atteint du virus. Tu deviens comme lui, regarde tes doigts.
Oh merde. Ouais, il avait raison l’enfoiré. Sauf que sur le coup, je ne me suis pas rappelé que j’étais sorti moi aussi. Mes doigts sont couverts d’engelures et je ne les sens presque plus, alors qu’il ne fait pas très froid dans le bâtiment. Bordel mais comment je vais faire moi ? Et je peux même plus me suicider pour y échapper, je suis déjà condamné ! Et ça n’avait franchement pas l’air réjouissant à l’entendre…ça me fait penser à un truc :
-Attendez, comment il a pu tous nous contacter s’il est en train de souffrir le martyr ?
-Euh…j’en sais rien, mais moi je préfère pas y penser, déclara en tremblant un mec qui il y a une semaine se piquait d’être sans peur.

Je suis prêt d’éclater en sanglots. Merde, vous feriez quoi si vous veniez d’apprendre que vous êtes voué à devenir un tas de liquide et à être torturé à vie, enfin pour toujours ? Et y’a aucune solution à ce merdier en plus, on est coincés là comme des rats et on va tous crever de faim ou de soif…enfin tous, je m’exclus, je suis déjà mort. Et si je me tranche les veines maintenant ça atténuera les effets ? Question stupide, évidemment que non. Je pourrais quand même essayer, je perds rien…ah si, l’impossible venue de secours. Je m’affale sur le sol, laissant libre cours à mon désespoir sous la forme de larmes acides qui brûlent ma peau gelée et gercée, mais je m’en fous désormais…

Tiens, Marion est revenue me voir. Elle semble paniquée. Bah quoi, j’vais crever, comme vous tous, pas besoin d’en faire un fromage. A moins que…nan, c’est risible et totalement con comme situation. Bordel m’étais juré de jamais alimenter les stéréotypes, et là je suis en plein dedans. Remarque, je m’étais juré de crever en le décidant aussi.
-Je…je…
-Je vais crever ? Nan c’est moi ça, enfin toi aussi, mais plus tard.
Elle n’arrivera pas à parler et elle le sait, donc elle se jette directement dans mes bras qui ont du mal à réagir à temps, et elle pleure longuement, j’espère que je ne suis pas contagieux. Finalement la carapace à cédé…en même temps que le toit du bâtiment en fait, et tout le monde se remet à hurler, enfin sauf moi, je me sais condamné.

:mort: :fou:

chris12
chris12
Niveau 9
22 février 2006 à 17:19:15

mdr, c´est tout ce que j´ai trouvé, j´adore le gars qui déprime pas du tout

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
22 février 2006 à 17:22:20

Merci du commentaire mais...je dois le prendre bien ou pas? Parce que je trouve que c´est un peu ambigü^^

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