J´ai trouvé le debut baclé (mais comme ptit hobbit je ne sais pas comment l´expliquer) et le reste, eeh bien... c´est bien ecris, ca avance progressivement, on sent qu´il va se passer un truc... mais il ne se passe rien! Je trouve l´histoire un peu trop statique pour le moment, pas d´action, juste du complot (et un premier chapitre mené d´une main de maître, que j´ai bien peur que tu n´arrive pas à egaler), et le complot donc, c´est amusant cinq minutes mais... En fait, ton histoire va se baser sur l´après dieu ou sur le complot pour le renverser? Tu penses faire quelque chose de court, long, très long? Ah, et puis j´ai tjs autant de mal avec les noms (simple remarque, je me doute bien que tu n´y changera rien mais bon...).
En fait, je pense que ma reflexion du debut (a savoir : pas d´action) n´aurait pas lieu d´être si nous nous trouvions ds un livre. Ton histoire se met lentement en place mais il y a un décalage entre le tps que l´on mettrait normalement à lire si c´était imprimé et le tps que l´on met pour avoir les suites. Je me suis mal exprim je sens, voyons, comment dire... Bon, je vaios laisser ce messages là ou il est pour le moment et re-faire un post si je suis entre temps touché par la grâce Satanaline.
Au fait : 40ème messages
![]()
Moi je sais pourquoi c´est un peu moins bon : il manque un "quasiment"
Private Joke...
Pour ma part, par ailleurs, je ne le trouve pas vraiment inférieur aux autres, ou plutôt si mais ni par sa forme ni par son avancé scénaristique (?). Par quoi donc, me diras-tu ? Eh bien je déclare comme les autres que je n´en sais fichtre rien...
Mais n´ais pas peur, c´est tout de même acceptable
et dans notre immense mansuétude nous te Pardonnons
!! !
Merci à vous trois pour avoir lu aussi vite
.
Le passage bâclé est la résignation de Jeqon, mais à chaque essai de développement j´en faisais des tonnes, et ça devenait lourd ![]()
Du coup j´ai préféré rester "sobre".
Agraf : L´histoire fera dans les 15 pages, et tu as tout à fait raison de dire qu´elle souffre de sa non-continuité. Seulement on sait tous que personne n´aurait lu 15 pages à la suite, et je pensais réussir à m´en tirer en postant tous les 3 ou 4 jours (et je me suis fait baiser là, certes...)
(et juste un truc par rapport aux noms, je n´en ai inventé que deux depuis le début, hein^^ Si vous les trouvez moches, plaignez-vous en à la cabale et aux écrivains religieux, mais pas à moi
)
Tyriel ne se montrait pas. Malgré plusieurs coups d’œil inquiets, qui commençaient à agacer les anges les plus proches, l’importun restait hors de la vue de Voreniel. En même temps qu’un certain soulagement, l’archange ne pouvait s’empêcher d’éprouver une certaine appréhension, à cause de l’incertitude ; il n’avait jusque là pas eu à expliquer sa présence, mais cette possibilité continuait à planer au-dessus de sa tête si Tyriel l’apercevait, le mettant continuellement en danger.
Evidemment, il avait fallu que Metatron le choisisse. Aucun honnête légionnaire ne déclinerait un ordre émanant de Dieu en personne, et jamais le recteur ne se serait risqué à prendre une décision par lui-même. Comment lui avouer que la proximité des sympathisants de Sataniel le mettait mal à l’aise ? Dans l’esprit de Metatron, un tel argument serait devenu positif, éloignant le spectre de la traîtrise. Et si ces pensées l’avaient effleuré, ce n’avait été quand bien même que plus tard, une fois l’accord déjà établi : quoiqu’accrue par l’inquiétude, sa contestation venait trop tard. D’abord, obéir. Ensuite, réfléchir. Voilà une maxime qui ne lui avait pas souri.
Une seconde chose l’indisposait : la foule, quoique déjà compacte, qui avait écouté le discours sur la place du tribunal comptait moitié moins de participants que celle qui assistait à la harangue d’aujourd’hui. Les paroles de Sataniel touchaient de plus en plus de ses congénères, d’autant que ces manifestations n’avaient rien d’obligatoire et ne pouvaient donc en aucun cas être considérées comme représentatives du nombre total de fidèles.
« Dieu ne se préoccupe plus que de sa – soi-disant – création, il nous a oubliés ! » scandait le meneur, sous les applaudissements du public enthousiaste.
Voreniel constata que son discours n’avait pas vraiment évolué, et se demanda comment sa popularité avait pu autant s’accroître, alors qu’il ne faisait que marteler les mêmes arguments. Tous les yeux se rivaient sur lui, en adoration, comme si ce qu’il débitait constituait parole d’évangile. Sataniel deviendrait une vraie menace. Non. Inutile de se voiler la face en employant le futur.
Soudain, un des auditeurs se retourna vers lui et le poussa brusquement en arrière.
- T’as l’air perdu, mon frère… J’peux t’renseigner ? fit-il d’une voix menaçante.
L’espion comprit qu’il avait scruté ses voisins un peu trop ouvertement. Désireux d’éviter la confrontation, il préféra s’écarter. Mais l’autre ne l’entendant pas de cette oreille, il lui emboîta le pas.
- Un perturbateur, hein ? Ou un espion d’En Haut ?
- Non… balbutia-t-il, peu convaincant.
- Si… minauda le rebelle, caricaturant le ton de Voreniel.
Bousculé par les auditeurs, qui lui intimaient l’ordre de se tenir tranquille, il entraîna sa proie à l’écart des autres, malgré la virulence des protestations de celle-ci. Avisant une ruelle inoccupée, le rebelle s’y engagea.
Le sol brumeux exhalait une odeur nauséabonde, et la couleur brunie des murs de nuages attestait de la nonchalance de leur entretien ; personne ne s’en préoccupait depuis des lustres. Lorsque Voreniel fut projeté au sol, il souleva un nuage considérable de poussière d’étoiles.
- Un espion, j’suis prêt à le parier, cracha le rebelle. Un maudit Loyal ! Foi d’Antheriel, tu sortiras pas d’ici vivant !
Apeuré, l’archange regarda brièvement autour de lui, mais la situation semblait désespérée : il n’y avait qu’une seule entrée, et la carrure imposante du dénommé Antheriel la bouchait entièrement. Quant à s’envoler, il n’en aurait pas l’occasion : l’autre serait sur lui en moins de temps qu’il n’en faut pour déployer une aile et le maintiendrait au sol. Il allait sans doute devoir combattre pour sa vie, au corps à corps, en duel. Cette perspective l’angoissait.
Bien que formant une armée, les anges ne se battaient que rarement. Jamais un de ces êtres lumineux ne fomenterait le plan honteux de faire mal à son prochain, et aucune autre forme de vie ne hantait les cieux depuis fort longtemps. Parfois, quelques âmes humaines s’égaraient sur le chemin de l’au-delà, et les légions les y acculaient ; mais ils s’y prenaient en considérable supériorité numérique, si bien que le nombre faisait la différence, plus que les capacités de chacun. La simple idée de combattre semblait tout à fait étrangère à l’espion et, pourtant, son adversaire paraissait déterminé à en venir aux mains.
Il recula le plus possible, jusqu’à heurter le mur moelleux, comme s’il pouvait s’y fondre. Puis, réalisant que ce n’était pas le cas et qu’Antheriel l’observait d’un air amusé, comme un chat tourne autour d’une souris, il préféra se relever. S’il devait mourir, autant en finir avec une certaine dignité.
Il reprit son souffle, poussa un cri de guerre rouillé et s’élança contre le rebelle.
Surpris par la violence du choc, Antheriel perdit presque l’équilibre et dût reculer de plusieurs pas. Mais il n’était pas du genre à se laisser impressionner : fermement campé sur ses deux jambes, il encaissa le second assaut de sa proie sans bouger un cil et, très stable, le repoussa au fond de la ruelle d’une simple pression des bras. Pour la seconde fois, Voreniel mordit la poussière. Là encore, il se releva courageusement.
En se passant le poignet sur la lèvre inférieure, il ne fut pas surpris d’y découvrir du sang. En outre, une douleur lancinante s’étirait dans son aile droite. Malgré tout, il se jeta sur son ennemi avec rage, galvanisé par ses blessures, déterminé à survivre. En vain… Il avait perdu tout effet de surprise, et la force brute de l’ange suffit à contenir ses ardeurs. Après deux nouvelles tentatives, il ne parvint plus à se redresser ; son cœur tambourinait contre sa poitrine et il ne contrôlait plus sa respiration haletante. De la poussière d’étoile, adhérant à la plaie de sa bouche, s’infiltrait dans sa bouche pour y laisser le goût chloré de
l’ozone.
Antheriel ricanait méchamment, sans l’ombre d’un remords, et son regard brûlait du désir de nuire. Il ne se pressait pas. Pourquoi se presserait-il ? pensa l’archange. Il connaît déjà le discours par cœur.
Le comportement du rebelle le révulsait. Jamais deux êtres de lumière – deux êtres de bien ! – ne se querellaient : rien ne lui semblait plus contraire, plus qu’à leur éthique, à leur nature même. Bon sang, Dieu les avait élu, rien que ça ! Comment quelques paroles en l’air, lancées par un fanatique, avaient-elles pu pervertir tant l’âme d’un simple fidèle ?
- Tu te damnes, frère, souligna-t-il. Tu commets l’irréparable.
Il ne cherchait pas vraiment à gagner du temps. Résigné à la mort, il réaffirmait seulement sa foi, pour se démarquer de la bête qui le terrassait.
- Me damner, vraiment ? lança Antheriel, narquois. Et qui me réserve ce sort peu enviable ? Toi ?
- Dieu l’a écrit, tu l’as appris comme moi. Tu ne te détourneras pas de sa lumière, car il t’a créé.
Le rebelle se pencha sur Voreniel et lui sourit.
- Dieu, tu dis ? Etonnant. Ce que Sataniel prêche ne fait mention d’aucun châtiment de ce genre. Et comme tu le vois, j’ai l’air en pleine forme. A vrai dire, en bien meilleure forme que toi, ajouta-t-il en riant.
- Imbécile, répliqua l’archange. Tu te laisses guider par Sataniel, tu ne jures que par lui… Tu ne penses même plus par toi-même, tu te coupes de la société… Ne te rends-tu pas compte, disciple, que tu appartiens à une secte ?
Antheriel fit mine de réfléchir quelques instants, puis considéra son semblable, impuissant, allongé au sol. Il tentait de s’adosser au mur, usant ses dernières forces.
- Tu appartiens à une secte, répéta-t-il faiblement. L’adoration sans limite d’un chef, la valeur donnée à la moindre de ses paroles… Voilà des caractéristiques qui ne trompent pas.
Un nouveau sourire se dessina sur les joues du rebelle. Plus épanoui, plus satisfait que le premier. Il s’agenouilla à côté de l’archange, le souleva par les épaules, et lui glissa doucement à l’oreille :
- Hormis la personne que tu vénères, qu’est-ce qui différencie ton attitude pieuse de mon attitude blasphématoire ?
Voreniel ouvrit la bouche pour répliquer, puis la referma. Il s’éclaircit la gorge, fit une seconde tentative, sans plus de succès, car il ne voyait que dire.
- Eh bien, frère, il semblerait que nous ne soyons pas si différents l’un de l’autre, après tout, conclut-il avec un regard malicieux.
Il enserra de sa main le cou de l’archange incrédule, qui essayait toujours de formuler une réponse. Puis, d’un seul mouvement, il le souleva de terre.
Voreniel cessa subitement de respirer. Il commença à apercevoir maintes étoiles, à respirer maintes étoiles – mais cette partie-là se justifiait. Leur danse envoûtante, si pure, si enfantine, captiva tant son esprit qu’il commença à désirer ardemment les rejoindre, pour se mettre à tourner avec elles, longtemps… Il ne souhaitait rien de plus, que passer le restant de l’éternité en compagnie de ces êtres chaleureux et simples. Quelque part au fond de lui, son esprit lucide lui criait de se ressaisir, de ne pas se laisser entraîner par l’exaltant sentiment de repos qui l’emportait ; bien au contraire, de lui résister… Il devait lui résister…
Ou pas.
Un voile rougeâtre avait déjà occulté son champ de vision lorsqu’il lui fut à nouveau permis de respirer. D’abord, il s’étrangla tout seul, crachant un obstacle inexistant hors de sa tranchée. Ensuite, il haleta à la manière d’un marathonien en fin de course, comme si l’air possédait des propriétés toxiques contre lesquelles il luttait désespérément. Ensuite seulement, il consentit à relever la tête pour comprendre comment il avait obtenu ce délai.
En vérité, la responsabilité ne lui incombait que très indirectement : une ombre s’était profilée dans le dos d’Antheriel et l’avait violemment repoussé sur la droite. Surpris, le rebelle avait lâché sa proie et percuté de plein fouet le mur de la ruelle. A moitié sonné, il rampait sur le sol en essayant de rassembler ses esprits, sous le regard entendu du nouveau protagoniste.
Lui aussi de taille imposante, il semblait cependant moins robuste que l’ange qu’il venait d’écarter. Sans être arrogant, son maniérisme et son maintien accentuaient la noblesse que lui conférait sa nature. Ses traits fins, son regard brillant… Voreniel le connaissait, Voreniel espérait ne jamais le revoir il y a moins d’une demi-heure. Maintenant, son seul espoir, bien mince, reposait en Tyriel.
- Qu’est-ce qui se passe ? lui demanda ce dernier. Je l’ai vu te traîner ici et…
De retour à la conscience, l’archange s’avisa qu’il n’avait aucune intention de la perdre à nouveau. En quelques secondes, sa version s’échafauda, avec comme arrière-fond les grognements du rebelle qui tentait à présent de se relever.
- C’est un espion de Dieu, affirma-t-il, très calme. Je l’avais repéré, et il s’apprêtait à m’éliminer dans cette ruelle afin de garantir mon silence.
Une fois sa tirade terminée, il s’aperçut qu’il avait parlé beaucoup trop posément pour garder un soupçon de crédibilité, et une sueur froide coula le long de son échine. Toutefois, Tyriel ne semblait pas s’en préoccuper : un pied entre les omoplates d’Antheriel, à la jonction des ailes, il le maintenait au sol.
- Ce maudit « Créateur », marmonna-t-il. Maintenant, il veut s’en prendre physiquement à nous… Tuer un ange ? Quelle insanité…
Voreniel soupira de soulagement ; d’une part, son sauveur se laissait trop porter par la haine que lui insufflaient ses adversaires pour s’intéresser à une intonation peu adéquate. D’autre part, il restait donc d’autres anges révulsés par la transgression de ce principe fondamental, même parmi les fidèles de Sataniel.
L’archange se releva. Après avoir atterri si souvent à terre, c’était comme si celle-ci ne supportait pas de le voir partir, et l’attirait vers elle. Mais cela n’avait aucun sens ; quelques instants plus tard, il réalisa qu’il avait simplement le tournis et se rassit, le temps que son indisposition le quitte.
- N’est-ce pas ? insista-t-il, histoire de consolider son mensonge. Une honte !
Tyriel acquiesça avec ferveur. Puis, il dégaina sa lame et la planta sans trembler entre les côtes du malheureux Antheriel, qui émit en guise de cri un gargouillis étouffé. Sa tête retomba comme celle d’un pantin, et de ses lèvres entrouvertes, son sang pur d’être de lumière constella d’un rouge lumineux le sol embrumé.
Voreniel en resta coi.
- Mais… bafouilla-t-il.
Le tueur jeta un coup d’œil désinvolte à sa victime, puis haussa les épaules.
- Il l’a cherché, non ? S’ils nous attaquent de la sorte, nous devons riposter aussi fort qu’eux, où ils nous écraseront.
Il paraissait convaincu de son bon droit. A l’état de cadavre, Antheriel tressaillit une dernière fois, ce qui fit frissonner l’archange. De sa position, il apercevait le profil droit du rebelle, et le regard vide qu’il lui adressait semblait plein de reproche. Au fond de la pupille, Voreniel entrevit le néant. Pour se détourner de cette vision morbide, il se releva pour de bon ; il ne se souciait plus guère de sa migraine, à présent.
- Que va-t-on faire, pour lui ? s’inquiéta-t-il.
Une nouvelle fois, Tyriel ne se laissa pas émouvoir.
- Quelqu’un finira par le trouver, fit-il simplement. Si Dieu ne nous trompe pas, il saura qui a commis ce crime, grâce à sa prétendue omniscience. Dans le cas contraire, personne ne remontera jusqu’à nous.
Le rebelle ricana, avant d’énoncer la chute :
- En gros, personne ne remontera jusqu’à nous !
Le trait d’esprit ne dérida pas Voreniel. Pour parvenir à ses fins, il avait menti sans le moindre remord et occasionné la mort, d’un traître certes, mais avant tout d’un de ses semblables. Pendant un bref instant, il se prit à espérer que Sataniel ait au moins en partie raison.
Il se ravisa. S’il persistait à ajouter l’impiété à son infamie initiale, son châtiment allait empirer. Rassemblant sa mauvaise foi, il trouva la force de sourire à Tyriel, puis lui emboîta le pas hors de la ruelle.
Allez up aussi ici, tiens.
Suite dans la semaine, je me fixe d´avoir fini le texte milieu/fin juillet.
Dommage que tu n´es pas plus de lecteur, je suis certains que c´est très bien comme récit, normalement tu es vraiment pas mal comme auteur.
Enfin j´y jetterai un coup d´oeil si je trouve le temps, promis.
* Posté le 20 juin 2006 à 19:02:11 avertir modérateur
* Allez up aussi ici, tiens.
Suite dans la semaine, je me fixe d´avoir fini le texte milieu/fin juillet.
:xbq: :epitaph:
Comme quoi c´est pas une coïncidence qu´on soit nés le même jour ![]()
Allez, t´avais pas précisé juillet de quelle année, t´as 6 mois pour retrouver un semblant de crédibilité ![]()
Parce qu´il est pas mort, lui ? ![]()
xbq never dies. Merde, on dirait le titre de ma prochaine fic.
Bah le truc c´est que j´ai TOUJOURS PAS précisé quelle année, donc euh... 2010 ? 2013 ? ![]()
Nan, après ça tombe dans le domaine public, je me l´approprie, et j´en fais un texte de merde ![]()