J´en pense un peu comme Agraf, à savoir que la décision t´appartient mais que personnellement, te connaissant, je te dirais d´attendre d´être sûr d´être satisfait de la tournure que prend ton chapitre.
A la vitesse à laquelle vont les chapitres (^^), on peut pas se permettre d´en voir passer un puis que tu le repostes en complètement changé après^^. ![]()
C´est déjà un peu mieux qu´avant.
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- Avance, Metatron.
Metatron s’avança. Il se garda toutefois d’enfreindre les limites du trône de lumière, de peur de faire preuve d’irrespect envers son occupant. Devant lui se tenaient deux séraphins, les muscles bandés, les lèvres crispées sous l’effort. Leur regard se perdait derrière l’horizon de nuages, sans ciller ni, surtout, se retourner. Leurs deux plus hautes ailes voilaient Sa face, les deux plus basses Ses pieds, le rendant invisible. Quant aux membres intermédiaires, ils leur servaient évidemment à se maintenir en l’air. Le séraphin éprouvait toujours un petit pincement au cœur en contemplant ses semblables, pour avoir occupé pendant plusieurs années cette place inconfortable et tentatrice : il lui aurait de dévisser le cou pour…
Non.
- Agenouille-toi, Metatron.
Metatron s’agenouilla. La voix douce et grave résonnait toujours dans la pièce, se réverbérant sur les murs d’air. Un vrai prodige, qui l’impressionnait toujours, et l’aurait conforté dans sa foi, si besoin avait été.
- Parle, Metatron.
Metatron parla. En sa qualité d’archange-recteur, il dirigeait les séraphins, et avait le privilège rare de Le rencontrer, pour lui transmettre les informations auxquelles Son omniscience n’avait pas accès.
- Seigneur, commença-t-il, les jugements se sont déroulés comme prévu. Malgré cela, le nombre des désertions ne cesse de s’accroître.
- Je sais, affirma Dieu.
L’archange-recteur observa un silence religieux.
- Les châtiments manquent de spectaculaire, déclara-t-Il enfin. Ils ne suffisent plus à maintenir l’ordre.
Metatron acquiesça prestement.
- Du côté d’Heled ? enchaîna son maître, comme si la situation des limbes ne représentait pas un danger suffisant pour que l’on s’y attarde davantage.
- Un ange de la 24ème légion a causé quelques troubles, Seigneur, s’empourpra-t-il. Enivré, il est apparu à une femme de mauvaise vie dans l’intention d’avoir des relations inavouables avec elle.
Il savait que son maître détestait ce genre de débordements.
- Encore ? Quelle insanité, s’emporta-t-Il, les mains crispées sur les accoudoirs lumineux. J’aurais dû laisser le cadavre de Gabriel suspendu en place publique pendant au moins cent cycles de plus, afin de graver l’exemple dans vos mémoires…
Il se tut un instant, avant d’ajouter :
- Je suppose qu’un nouveau Messie serait difficile à faire avaler.
- Ce ne sera pas nécessaire, Seigneur, assura Metatron. Une femme enceinte a plus de mal à réussir dans ce genre de professions. Et même dans l’hypothèse qu’elle n’avorte pas, ébruiter cette histoire la ferait passer pour folle. Il y a peu à craindre.
Le soupir de soulagement que poussa Dieu à cet instant produisit le même effet sur son archange-recteur. Mais quand Il lui fit signe de se retirer, l’étonnement remplaça cet apaisement momentané. Il se redressa pourtant, docilement.
- Eh bien, quoi ? Autre chose à dire ?
- Sataniel a prononcé un autre discours, Seigneur. Je… J’imaginais que vous alliez prendre des mesures.
- Oh, cet importun… Je l’avais presque oublié.
Le Créateur réfléchit quelques instants.
- Envoie des fidèles à sa prochaine manifestation, ordonna-t-Il. Si je le confonds publiquement, cela facilitera les choses.
- Tout le monde sait déjà ce qu’il prêche, Seigneur.
- Et alors ? répondit-Il, l’air moqueur. Cela me laisse-t-il le droit de le condamner ? Si je ne suis pas un tyran, je dois juger mes opposants politiques avec doigté, sans quoi ils créeront autant de troubles vivants que morts.
L’archange-recteur hocha la tête.
- Tu peux disposer, Metatron.
Metatron disposa.
Excusez pour ma présentation laconique, on m´a appelé ailleurs avant que j´aie pu finir correctement.
Donc, ouais, il manque un "enjoy (genre !) " et un "bonne soirée" dans le coin. Je vous laisse les placer vous même, vous devriez arriver à vous en tirer ![]()
j´enjoy
J´adore même. J´avais pas lu le chapitre précédent, et y´a un truc que je trouve pas tres beau dedans (mais c´est pas ta faute^^), c´est juste que je trouve que l´expression "fauteur de rébellion" est assez moche. Avis qui n´engage que moi.
Et sinon, continue comme ça, je t´aime.
Bonne soirée ![]()
On (= MaYL) m´a fait remarquer que l´histoire de l´avortement faisait penser au XXème siècle avec l´IVG, alors qu´au niveau d´Heled (la Terre), on est censés être au Moyen-Âge...
Vous le ressentez aussi comme ça ? (sachant qu´historiquement je suis quasiment certain que ça existait déjà, mais je veux juste pas induire en erreur au niveau de la date, étant donné que je la précise nulle part^^)
Sinon c´est bien beau tout ça hobbit, mais faudrait faire gaffe aux pentagones amoureux avec Soul´, Masterbow, etc... ![]()
ça finit toujours dans le sang et la sueur, ces histoires-là.
(si vous voyez un sous-entendu foireux dans la phrase ci-dessus, c´est pas que vous êtes pervers, c´est juste qu´il y est. Mais à ma décharge, je ne m´en suis aperçu qu´après l´avoir écrit.)
L´avortement existait au Moyen Age, même si niveau hygiène et sécurité c´était autre chose^^
Enfin moi non, ça m´a pas choqué plus que ça.
Et pour ce qui est des histoire de géométrie et de sécrétions corporelles, j´ai peur de rien ![]()
Voilà, comme promis...
J´enjoy aussi (pour changer^^). Pour l´avortement, il existe en effet depuis le Moyen-Age, voir même avant, mais le taux de survie (de la mère s´entend
) était comme qui dirait relativement bas. Il devait y avoir toutes sortes de p´tites infections tout ce qu´il y a de plus sympathiques...
Cependant, il est vrai que cela fait plutôt penser à notre époque, à l´IVG, puisqu´il me semble qu´auparavant, l´Eglise aidant, il était considéré comme un crime, une hérésie (de fait, que Méta´ et Dieu converse de la sorte à ce propos peut sembler étrange). Il n´est d´ailleurs pas toujours mieux vu aujourd´hui, allez savoir pourquoi
Voilà, une fois de plus bravo^^
![]()
En même temps on parle d´une prostituée, c´est pas le genre de filles dont l´église fait principalement la promotion... Du coup on peut se dire que ce jugement va pas trop la gêner^^
salut xbq_ en fait je lisais la fic de Kaim " le royaume de Dumrist et je me disais :" putain celui la pour les commentaires il est bon " et donc si tu aurais l´extremme gentillesse de faire un commentaire sur ma fic peut être pas aussi détaillé que sur Kaim ( parce que je suis nul) mais au moins une petite. STP
![]()
On ne demande pas à être lu, surtout pas en faisant le lèche bottes, on attend que ça vienne. Si ça vient pas, tant pis.
alors l
alors la je suis pas d´accord pour ton petit message de ton pseudo le Chocolat c´est ce qui a de mieux dans le monde
oh petit hobbit ne le prends pas mal pour le chocolat je rigolais
mais maintenant j´essayerai de faire plus attention à ma conduite
Je crois que je te l´avais dit via msn, mais bon moi ça m´a plu comme suite, et j´attends ce qui vient après ![]()
Oui, c´est très bien, le style s´est beaucoup simplifié depuis le premier chapitre. Toujours aussi fluide, l´histoire avance lentement, progressivement... bref, pour faire court et original.
La suite!
La suite est en cours, j´ai du mal à faire entrer Sataniel dans ma liste de points de vue... ça ferait quand même tâche qu´il ne soit qu´un observateur, alors qu´il est dans les acteurs principaux :/
Désolé pour le retard, je m´applique, mais j´ai du mal^^
Je viens de remarquer une faute qui m´avait échappé en première lecture
"il lui aurait de dévisser le cou pour… "
Il lui arrivait non?
Enfin bon, rien de bien grave^^
Hey. C´est un fourbe "suffi" qui s´est fait la malle je sais pas trop comment entre la première et la seconde relecture Oo.
Merci de me l´avoir fait remarquer^^
Ayé ! J´ai vraiment eu du mal à finir ce passage, désolé pour le délai. Il faut dire qu´il s´est défendu, cet enfoiré, il voulait pas se laisser écrire.
Enjoy ! (ou pas, plus probablement)
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Un peu après le coude que marquait le corridor de brume, trompé par la vitesse de ses enjambées, l’ange se prit le pied droit dans un nuage. Sa cheville se tordit gauchement pour ne pas se déboîter, et son aile droite se froissa contre la paroi. Le parchemin qu’il tenait fermement en main lui échappa, se déroulant dans un roulement étouffé sur le plancher immatériel.
- Par Samhiel ! grommela-t-il.
Il ne prit pas la peine de ramasser l’objet, préférant poursuivre sa course malgré une légère claudication.
Il déboucha enfin à l’air libre, et manqua percuter de plein fouet celui qu’il venait chercher. Sataniel lui adressa un regard interrogateur.
- Jeqon ? Que t’arrive-t-il ?
Jeqon baissa la tête respectueusement, mais sa respiration saccadée démasquait son impatience. Il n’attendit même pas qu’on l’interroge pour parler :
- Tu devrais venir, le pressa-t-il.
Sataniel le réprimanda du regard, signalant de la main qu’ils n’étaient pas seuls. Les deux gardes du corps, stoïques, ne réagissaient pas, mais nul n’aurait pu deviner leurs pensées.
- Tu devrais venir, insista pourtant Jeqon, avec un petit sourire en coin.
- Que se passe-t-il ? demanda son ami, intrigué. Et pourquoi ne portes-tu pas la liste sur toi, ainsi que je te l’avais ordonné ?
- Quelqu’un souhaite se joindre à notre lutte.
Il connaissait Sataniel presque depuis leur conception. Très vite, l’affection qu’il éprouvait pour lui s´était muée en une admiration sans bornes, à mesure que les talents d’orateur de ce dernier s’accroissaient. Quand il développa sa propre rébellion, influencé par les discours de Samaël, Jeqon fut parmi les premiers enthousiastes à y adhérer. La confiance qui régnait entre eux poussa Sataniel à lui confier le Registre, dans lequel il inscrivait minutieusement tous les partisans de son maître. Un choix risqué, car la découverte de cette liste mettrait en danger toute la rébellion. Mais un choix stratégique également, car une fois un certain nombre dépassé, il devenait possible de submerger Dieu sous le nombre. Elle servait donc de balise et de signal. Il avait fêté il y a peu l´inscription de son centième nom.
Mais rien d’aussi futile ne l’aurait fait se hâter de la sorte, ni donner des signes de familiarité en public à son chef spirituel, malgré leurs liens passés.
- Qui ?
Il retenait son souffle, ce qui amusa Jeqon.
- Beliel, souffla-t-il.
Un ange passa. L’étonnement se peignait sur les traits du rebelle, leur conférant un aspect comique. Il finit par assimiler.
- Emmène-moi à lui immédiatement, ordonna-t-il. Où l’as-tu fait patienter ?
- Dans les jardins de bruine, confia Jeqon, assez fier de lui. Il convenait de l’éloigner autant que possible de l’influence de l’Usurpateur.
- Bien pensé, confirma Sataniel. Allons-y.
Jeqon revint sur ses pas, ramassant le parchemin au passage, sans se départir de son expression satisfaite. Puis il rejoignit son maître et lui emboîta le pas, conversant avec un des gardes du corps, un dénommé Sorath.
Au fil du temps, les limbes s’étaient imprégnées de la présence divine, si bien que partout où on allait, des résidus lumineux, des effluves mystiques, une aura de sainteté envahissaient l’air, rappelant à chaque légionnaire Qui il servait. Cette impression se renforçait à Eden, car Dieu y avait été particulièrement prolifique, et s’atténuait dans les endroits qu’Il honorait le moins souvent de sa visite. Au fond du panier, pour ainsi dire, figuraient les jardins de bruine. L’atmosphère qui régnait dans ce lieu simple, propice à la méditation, différait à peine de celle d’Heled. Ici se nouaient la plupart des conspirations célestes.
Ici patientait Beliel.
Adossé à une colonne curieusement effilée, l’ange lissait consciencieusement son aile droite, centimètre après centimètre. Ces gestes doux ravivèrent la douleur de Jeqon, consécutive à sa chute, qu’il avait jusque là réussi à occulter. Il examina le membre, mais jugea les dégâts bénins.
Déjà, Sataniel s’avançait vers son allié possible, dissimulant son exultation.
Si cet ange à l’atour ordinaire déchaînait tant de passions, c’était tout simplement à cause de son rang dans la hiérarchie : Beliel dirigeait dans l’ombre un groupe d’environ quatre-vingt légions, de l’ordre des Vertus. S’ils le convertissaient, ses soldats le suivraient. Sans oublier l’influence qu’aurait ce coup d’éclat auprès des autres : les Vertus, symbole du bien par excellence, décrédibiliseraient la diabolisation qui entourait toute rébellion contre l´état actuel, rendant tout un chacun plus apte à choisir son camp sans interférences ; car beaucoup des fidèles ne le restaient que parce qu’ils n’avaient jamais eu l’idée de réfléchir sur leur condition.
En somme, ce que Beliel leur offrait s’apparentait à une propagande efficace.
- Enchanté de vous voir ici, commença Sataniel avec un sourire nerveux. Je suis…
- Trêve de banalités, coupa sèchement Beliel. Vous prêchez un converti, je n’ai pas besoin de votre persuasion.
La tension s’envola à cette réplique. Beliel fixait Sataniel d’un air mauvais, semblant le jauger.
- Quel poste me proposez-vous dans votre nouvelle hiérarchie ? demanda-t-il, sans quitter son air dédaigneux.
- Vous comprenez mal mes principes, rétorqua le chef de la rébellion, patiemment. Le peuple décidera lui-même de qui…
- Gardez cela pour les idéalistes crédules qui assistent à vos discours, s’il vous plaît. Vous m’insulteriez.
Après un silence court, il réitéra :
- Quel poste me proposez-vous ?
- Chef de l’assemblée populaire, avança son interlocuteur.
- Insuffisant, écarta-t-il avec un geste désinvolte. Pensez à l’aide cruciale que vous fourniront mes anges, au combat.
Jeqon intervint, tirant son maître à l’écart.
- Laisse-lui mon poste, se résigna-t-il. Il ne cédera pas à moins que ça, et il a raison : on n’arrivera à rien sans quelqu’un de son calibre. Il nous tient.
Sataniel réfléchit quelques instants, peu désireux de trahir son plus vieil ami, même sur sa propre instigation. Mais il dût se rendre à l’évidence.
- Fort bien, concéda-t-il, se retournant vers le méprisant Beliel. Archange-recteur et gouverneur en second de toutes les affaires célestes.
Pour la première fois depuis le début de la négociation, celui-ci se détendit quelque peu. Un sourire emprunté traversa même ses lèvres fines.
- Si nos thèses ne vous séduisent pas, risqua Jeqon, pourquoi vouloir vous joindre à notre entreprise ?
Son sourire carnassier s’agrandit.
- Dieu me méprise depuis toujours, répondit-il. Le nom qu’il m’a donné signifie « sans valeur ». Jamais je ne pourrai gravir ouvertement des échelons dans son domaine, ni le quitter sans vous. Or, le pouvoir m’intéresse.
Il passa la main dans ses cheveux blonds, tandis que son regard s’emplissait de convoitise.
- Pour tout vous dire, je me demande ce qu’on ressent en regardant les limbes depuis sa position. Oui, exactement : j’aimerais bien jouer à Dieu.
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Comme d´habitude, merci aux critiques et à ceux qui prendront le temps de lire.
Y a un passage un peu rapide vers la fin, mais j´ai fait ce que j´ai pu :/
Ben j´aime toujours autant, même si effectivement je trouve ce chapitre un peu inférieur au précédent, sans toutefois pouvoir expliquer pourquoi :/ Sinon pour la fin je la trouve pas particulièrement baclée, et l´histoire continue à m´intéresser au plus haut point, moi qui adore les histoires d´anges et de religion ![]()