Félicitations collectives
Puisque Google est votre ami, je préfère vous prévenir. Cette fois nous ne sombrerons pas dans la facilité et vous perdriez le fil à rechercher sur la toile.
SI PETIT MAIS SI GRAND, SI LEGER MAIS IMPOSSIBLE A SOULEVER
Je suis volontiers peu de chose, presque rien et tu me trouveras bien négligeable,
N’empêche que j’existe car j’ai une dénomination et cela est tout à fait louable,
Je peux être plus altier que le donjon d’une forteresse prétendument imprenable,
Mais je sais aussi ramper à tes pieds, pas plus grand qu’une fourmi méprisable.
Si tu veux marcher sur mon corps, tu auras beau tenter, tes efforts seront inutiles
Je ne crains aucune souffrance, et ces antagonismes nous paraîtront bien futiles,
D´autre part ce qui me rend vraiment dissemblable, c’est que je suis plat et léger,
Néanmoins, malgré le fait que je ne pèse rien, jamais tu ne pourras me soulever.
J’ai bien des formes, mais mes couleurs jamais ne varient, quelle que soit la saison
Je suis un associé dévoué à chaque occasion où tu quittes ton bureau ou ta maison
Il est vrai que c’est dommage, mais je ne peux pas porter des apparats de couleur
Mais je suis un as de l’évolution, voilà un dernier point qui mérite bien un honneur.
Si le patronyme du héros de ce éphémère ébauche lyrique vous inspire,
N’hésitez pas à nous faire part de vos idées, n’ayez pas peur du délire.
Répondez sans appréhension et n’hésitez pas à quémander des indices,
Gardez en mémoire que la lumière du jour augure de meilleurs auspices.
UNE INCLINAISON SPONTANEE
Reines et rois, devant toi se mettent à genoux et courbant l’échine se prosternent,
Rimailleurs et muses également, penchant leur tête en acte de dévotion, alternent,
Pourtant tu ne pèses rien quasiment, mais tu abrites le souffle d’une nouvelle vie,
Tu es une élégie au renouveau et à l’espoir, l’attente de jours plus roses à l’envie.
Les séraphins aux joues rembourrées autour de toi embouchent leurs trompettes,
Autour de ce nid douillet veillent les gardiens dont l’or est la couleur des bouclettes.
Une assemblée aussi diversifiée, enchantée, plaçant ses espérances dans l’avenir
Tant d’inclinaisons pour toi qui recèles une graine à peine éclose, en plein devenir.
L´amour est éphémère, mais l’éphémère est une fleur exotique au parfum suave
Ferme-les yeux, rouvre-les, mais souviens-toi : l’amour ne te rend pas esclave
Est-il encore sur terre? Il a élu son domicile dans tous les recoins du globe
Il vient de s´envoler, Il n’a fait que s’absenter un peu, caméléon dans sa robe
Ne cherche pas à le rattraper, Car il rappliquera vite, il a son port d’attache
Il est insaisissable, Mais la patience est la meilleure arme pour qu’il se relâche
Tu auras beau pleurer, Laisse le vent sécher tes larmes et retrouve le sourire
Il est imperturbable, L’amour est comme une valse effrénée, un bal de vampire
Attend qu´il revienne, Tantôt ondoyante, tantôt galopante, le tourbillon t´emporte
Et saisis le au vol, Un trublion aux bras de géant qui tangue, virevolte et t’exhorte
Espère qu´il te fasse sienne, Le grand vertige te guette, ne craint pas l’ivresse
Avec lui prend ton envol, Lui aussi est pris dans le vertige, vaincu par sa déesse