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Liste des sujets

Fic : 'So, what?'

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
14 décembre 2005 à 22:03:07

Allez, un ´tit up avant de me mettre à la suite (très certainement demain)..^^

Seskoisa>Oui, même en écrivant j´ai senti des trucs qui ne collaient pas, mais j´avais du mal à imaginer autre chose, donc j´ai laissé...:s^^
Vais essayer de m´y mettre sérieusement pour la suite.

ptit_hobbit
ptit_hobbit
Niveau 8
14 décembre 2005 à 22:10:19

Quoi? Un chapitre tierce que je n´ai point lu? L´erreur devait être réparée, c´est maintenant chose faite.
Bah j´aime toujours, j´aime bien ta narration au présent, avec des phrases courtes. Y´a effectivement 2-3 trucs pas terribles comme le fait remarquer Seskoisa, mais rien de bien grave.

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
15 décembre 2005 à 16:07:42

Lol, mici hobbitounet^^!

Comme promis, la suite^^.

Chapitre quatrième

Après quelques minutes en voitures durant lesquelles la radio n’a cessé de diffuser des chansons que j’adore – de « Californication » des Red Hot Chili Peppers à « I feel fine » des Beatles, en passant par « Come as you are » de Nirvana – j’arrive près de la plage. Mon regard est alors immédiatement attiré par l’immensité de l’océan et je reste plusieurs minutes dans la voiture après m’être garé à regarder, sans bouger, sans mot dire, les vagues qui déferlent, l’écume que celles-ci déposent sur les rochers, et comme je ne peux plus attendre, je descends de la voiture et me dirige rapidement vers la plage.
Je descends les escaliers qui mènent à l’immense étendue de sable et alors que je jette un coup d’œil derrière moi, ayant eu l’impression d’entendre mon prénom, je percute une jeune fille qui s’apprêtait à s’en aller. Il ne me faut pas plus d’une demie seconde pour me souvenir d’elle. Ses yeux profonds, ses lèvres charnues, ses traits dessinés me reviennent immédiatement à l’esprit : c’est Ailee Ward, ma cavalière pour le bal de fin d’année au lycée. Elle était l’une des filles les plus populaires du coin, et je me demande encore aujourd’hui pourquoi elle avait bien pu accepter de m’accompagner à cette soirée. Mais alors que je l’ai reconnue en une fraction de seconde, mon visage ne semble rien lui rappeler, et si elle me sourit pour me dire que tout va bien quand je m’excuse de lui être rentré dedans, c’est uniquement par politesse. Comme si je n’avais jamais existé pour elle. Comme si après cette soirée passé ensemble (mais pas terminée, puisqu’elle était partie en larmes en plein milieu du bal sans que je ne sache jamais pourquoi), elle m’avait à jamais effacé de son esprit.
Alors que je m’apprête à lui rappeler qui je suis, je sens le souffle chaud du vent caresser ma peau, et je n’ai alors plus aucune envie de savoir pourquoi elle m’avait planté là-bas. Parce que ça n’a plus aucune espèce d’importance.
Mes pieds nus touchent enfin le sable brûlant. Je fais quelques pas, marchant à tâtons, comme en terrain inconnu, alors que cette plage est la mienne, celle que j’ai parcouru avec mes amis étant jeune, celle où j’ai fait des dizaines de séances photos, celle où j’ai dit à Evelyn que je l’aimais.
Je m’arrête finalement, étend ma serviette et m’installe dessus. Je laisse mon regard se porter sur tout ce qui l’entoure : le soleil éblouissant, la mer déchaînée, les parasols bariolés, les gens qui se baignent,… Vagabondant sur ce paysage quasi idyllique, mes yeux se posent soudain sur un groupe de jeunes femmes, étendues les unes à côtés des autres sur le sable, leur peau couverte d’huile solaire brillant au contact des rayons de l’astre. Je les observe quelques minutes, toujours immobile, quand l’une d’elle se met à discuter avec sa voisine. Je comprends que je suis le sujet de la conversation quand une des jeunes femmes se tourne vers moi et me jette un sourire, auquel je réponds aussitôt. Visiblement intéressée, celle-ci s’assoit et se met à me regarder fixement avec une lueur lubrique dans le regard. Je me lève alors, et tandis que je m’approche d’elle, je la détaille toujours : blonde, bronzée, visiblement bien foutue, exactement le type de femme que j’apprécie.
Je ne suis plus qu’à quelques mètres d’elle quand je décide de cacher mon excitation en détournant mon regard de son corps. Mes yeux rencontrent alors ceux d’un jeune garçon, jouant au bord de l’eau. Vêtu d’un caleçon de bain bleu marine, un ballon de beach-volley coincé sous le bras, il me dévisage. Je m’arrête alors et me met aussi à le regarder fixement. Sans pouvoir dire qui, il me rappelle quelqu’un. Il me faut plusieurs longues secondes durant lesquelles nous ne nous lâchons pas du regard pour me rendre compte que c’est moi-même qu’il me rappelle. Moi quand j’avais son âge, moi quand j’étais encore chez mes parents, quand j’avais encore une famille. Nous clignons des yeux ensembles, et, le soleil m’éblouissant, je dois détourner le regard. Puis je porte ma main à mon front pour me protéger et je tente de le retrouver, mais il a disparu. Il s’est envolé, comme celui que j’étais plus jeune, comme se sont envolés le bonheur et l’insouciance dans lesquels je nageais pendant ces années. Troublé, je me mets alors à courir vers l’océan, sans me retourner vers la fille, sans me préoccuper de savoir si elle était vraiment mignonne, et une fois arrivé au bord de l’eau, je tombe au sol, à genoux, et je me mets à pleurer.

AShnRuins
AShnRuins
Niveau 10
15 décembre 2005 à 16:12:10

Faudra que je lise ça aussi... quel taf´ mes amis^^

Sinon bonjour modo vénéré...

:fou:

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
15 décembre 2005 à 17:26:48

Dreams of Californication :-)

Bon ben j´ai lu (dingue non?) et j´aime toujours, même si je trouve ce chapitre légerement inférieur en qualité, on dirait aussi qu´il y a comme un changement de style et que tu veux nous emener dans une autre direction. Mais comme on savait pas où on allait au début, c´est pas bien grave... Et la fin est assez étrange. Y´a encore une ou deux phrases que je trouve pas terrible, mais en disant ca je sais plus lesquelles, c´est que ca devait pas être bien grave. Voilou^^

Grhyll
Grhyll
Niveau 7
15 décembre 2005 à 17:55:28

L´avant-dernière partie, comme d´autres te l´ont fait remarquer, y avait des trucs quand même pas terribles, quelques phrases à peine correctes, mais sinon pour le reste ça va, ça me plaît toujours, et pis... beeeen la fin de la dernière partie que tu as postée est un peu brutale mais faut voir la suite :)

Seskoisa
Seskoisa
Niveau 10
16 décembre 2005 à 00:03:32

Intriguant. :-)

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
19 décembre 2005 à 23:52:03

C´est... beuh, mauvais, lent et vide au possible, mais faut que je finisse ça sinon ça va encore trainer. Je vais encore sans doute le bâcler mais ça m´excite moins qu´avant et je n´arriverai pas à faire ce que je voulais faire (d´autant plus que je ne sais pas vraiment ce queje voulais faire).
Pas trop trop mauvaise lecture j´éspère...

Chapitre cinquième

Je reprends mes esprits quelques secondes après m’être agenouillé. Je me relève, essuie mon visage couvert de traînées salées, renifle bruyamment et repart en sens inverse, vers la sortie.
Je passe devant des dizaines de gens sans même leur jeter un regard, à la fois pressé de sortir de la plage et honteux pour je ne sais quelle raison. Je monte les marches trois par trois et une fois en haut des escaliers, je me retourne vers l’océan. Mes yeux rougis par les pleurs et le contact de l’eau salée sont une nouvelle fois éblouis par le soleil qui se reflète sur l’eau, et dans un dernier regard de défi, je dis au revoir à cet océan, comme si je n’allais plus jamais le revoir. Ou plutôt comme si lui n’allait plus jamais me revoir moi. Moi tel que je suis aujourd’hui.
Oubliant ma voiture, je me mets à marcher en direction du centre-ville, errant sans but dans les rues qui me sont si familières d’habitude mais qui me paraissent à ce moment totalement étrangères. Je passe devant des boulangeries, devant des boutiques de vêtements, devant des librairies, et je m’arrête devant chacune d’elles pour observer la vitrine. Mes yeux parcourent les différents objets exposés, et je m’abandonne devant celles-ci, le regard vide et terne, comme empreint d’une terrible fatigue et d’un désespoir sans commune mesure.
Je finis par longer la rue dans laquelle j’habitais étant enfant avec mes parents. La maison qui était la nôtre est toujours en place et est désormais habitée par une famille de plusieurs enfants. J’ai dû la vendre après le décès de mes parents, et je désirais qu’elle soit toujours le « réceptacle » de l’âme d’une famille. J’avais, je crois, trouvé de bons acquéreurs.
A côté de celle-ci se trouve également toujours une librairie, celle où j’avais l’habitude de passer des heures en rentrant de l’école à lire des bd. C’était là aussi qu’était née ma passion pour la lecture, et qui m’avait amené, des années après, à tomber amoureux d’un auteur à succès, Evelyn. Je pénètre dans la boutique en faisant tinter la clochette, et je souris à la vendeuse qui me reconnaît et répond à mon sourire par un simple mais sincère « Bonjour monsieur Lilac. » plein de la douceur dont je raffolais étant plus jeune. Je me dirige immédiatement vers le rayon des bandes dessinées, et j’en feuillette quelques unes avant de tomber sur mon titre préféré. C’est le même que celui de mon enfance. Les illustrations de première et de quatrième de couverture ont changé mais c’est bien la série qui m’a donné envie de lire et dans laquelle je dépensais tout mon argent de poche. Emu par ces retrouvailles, je décide de rentrer chez moi. Quand je ressors, la vendeuse me fait un signe de la main que je lui rends, et quand la clochette retentit à nouveau puis se tait, je me sens apaisé.
Je retourne vers l’endroit où j’ai garé la voiture sans jeter un regard vers la plage, comme si le simple fait de la regarder allait à nouveau me faire monter les larmes aux yeux. Je grimpe à l’intérieur du véhicule et me met en route. Je n’allume pas la radio, trop content de profiter du calme froid mais agréable régnant à l’intérieur. Sur la route, je ne croise presque personne et mon esprit s’évade au fil des kilomètres, voguant de ma première école à mon premier appartement, les souvenirs se bousculant dans ma tête. Je parviens à retrouver mes esprits et une fois arrivé devant la maison, je n’en descends qu’après m’être assuré que tout va bien et que je ne m’écroulerai pas en sortant de la voiture.
J’entre. Evelyn n’est pas rentrée et la pagaille qui règne dans le salon m’exaspère. Je me décide à commencer à ranger quand je remarque que la diode du répondeur clignote, signalant la présence d’un message. Je me dirige vers l’appareil et presse le bouton :
« Monsieur Lilac, c’est Tom Brady, le médecin de l’agence Delfino. Vous avez passé une visite médicale à notre cabinet il y a quelques jours. Il faudrait que vous repassiez nous voir dans les plus brefs délais, demain serait le mieux. Merci beaucoup. »
« -Woaw, peut-être enfin un job, ça faisait longtemps… Il faut fêter ça. »
Je me dirige rapidement vers le buffet, l’ouvre lentement et en sort une bouteille de gin. Je l’amène dans la cuisine, sort le shaker, un citron du frigo et me prépare un gin fizz. Je le serre dans un grand verre et quand je me rends compte qu’Evelyn n’est pas prête de rentrer, je décide de le siroter devant la télévision.

Grhyll
Grhyll
Niveau 7
20 décembre 2005 à 11:35:05

:)

Bon bah ça reste chouette, à voir la suite ^^

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